• Arrêter le sabre de nos bons amis et clients saoudiens : Pour sauver Ali...

    Imprimer

     

    Arabie Saoudite, peine de mort

     

    L’Arabie Saoudite, qui depuis le début de l'année a déjà exécuté a déjà exécuté plus de 100 personnes, soit une personne tous les 2 jours, soit plus que les abrutis de Daech, s’apprête à décapiter un jeune homme de 21 ans avant de crucifier son cadavre et de l’exposer en public. Et l'Arabie Saoudite préside désormais le comité de l’ONU en charge des nominations de rapporteurs spéciaux et d’experts indépendants clefs, dans le domaine des droits de l'Homme (et de la Femme). Une pétition, c'est peu de choses, et la signer, peu d'engagement, mais c'est au moins dire, avec des milliers d'autres personnes, que nos Etats ont des alliés aussi infréquentables que les fous furieux contre lesquels une coalition est paraît-il en train de se montrer, et dire aussi qu'il y a des limites au cynisme de la raison d'Etat, s'il n'y en a guère à la schizophrénie consistant à se poser en adversaires du délire djihadiste tout en acceptant à peu près tout d'un régime, celui de l'Arabie Saoudite, qui ne diffère des délirants de Daech que parce qu'il est à la tête d'un Etat prodigieusement riche en dollars et en pétrole -et en clients de nos hôtels de luxe, de nos courtiers en immobilier haut de gamme pieds dans l'eau du Léman et de nos Fêtes de Genève. Alors, signez là : https://secure.avaaz.org/fr/stop_saudi_beheadings_loc/?tjXGadb

    Lire la suite

  • Une affaire de couilles

    Imprimer

    heurtoir.jpgDe la sous-représentation des femmes au parlement fédéral

    On lit, dans la brochure officielle éditée par la Chancellerie fédérale et accompagnant accompagne les listes électorales, ce rappel : "les femmes sont sous-représentées" au Conseil national : dans la Chambre basse sortante, on comptait 61 femmes pour 139 hommes, alors que les femmes sont majoritaires (52 %) dans la population résidente, et cette sous-représentation ne va certainement pas se réduire après les élections de cette année.  Ce qui ne gène d'ailleurs pas les élus du segment le plus à droite du paysage politique, lesquels, comme Oskar Freysinger, se repaissent des vieilles âneries patriarcales sur le déclin de la politique lié à la féminisation du personnel politique, et sur le caractère naturellement, organiquement, définitivement masculin du combat politique -dont les femmes seraient naturellement, organiquement, définitivement incapables d'assumer les rites et les pratiques... Parce que chez ces gens-là, Monsieur, La politique, c'est une affaire de couilles. Et si on privilégiait plutôt la tête ?

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Femmes, Politique 2 commentaires
  • On tot comença...

    Imprimer

    Catalogne : (re)naissance d'une nation ou coup politique ?

    Catalogne, Espagne, séparatisme

         Les partis en faveur de l'indépendance de la Catalogne (la coalition Junts Pel Si et la gauche alternative de la Cup) ont donc obtenu la majorité des sièges au Parlement catalan, et il ne leur manque que deux pourcents des suffrages pour obtenir la majorité des suffrages dans les urnes (en novembre 2014, un référendum symbolique avait donné 80 % des suffrages à l'indépendance, mais avec plus de 60 % d'abstention -hier, on a dépassé les 80 % de participation). A Madrid, à Bruxelles et ailleurs, on tente de minimiser et on assure qu'on se démènera pour que le choix indépendantiste ne se traduise. institutionnellement, par rien, ou par des miettes. C'est que ce choix est fort subversif du dogme de l'intangibilité des frontières internes de l'Union Européenne (il y eut d'autres sécession en Europe, d'autres éclatements, mais ils concernaient des pays qui n'étaient pas membres de l'UE - : la Tchécoslovaquie, l'Union Soviétique, la Yougoslavie...) : Pour la première fois dans un Etat membre de l'Union Européenne. un vote populaire ratifie un projet de sécession, et derrière les Catalans, il y a, en embuscade sur un projet indépendantiste, les Basques et, à nouveau, les Ecossais. Et d'autres encore, un peu ou beaucoup plus loin.  "On tot commença" (tout commence)...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Europe, Politique 1 commentaire
  • Politique d'asile : le parlement genevois, déversoir électoraliste

    Imprimer

    Sornettes d'automne...

    La semaine prochaine, le Grand Conseil genevois est convoqué en séance extraordinaire sur la politique d'asile, par le duo MCG-UDC (en fait surtout par le MCG -à Genève comme au Tessin, l'UDC est à la remorque de sa concurrence) pour débattre de résolutions issues du tonneau xénophobe. Une opération par laquelle la droite de la droite locale, en transformant le parlement en déversoir électoraliste,  espère se faire voir et entendre sur son obsession : les étrangers (en l’occurrence, les réfugiés). Et surtout, une opération par laquelle le MCG, dont l'objectif électoral est de piquer un des deux sièges UDC, va tenter précisément de séduire l'électorat blochérien en étant plus blochérien que Blocher. Coût de l'opération électorale : 26'000 francs. Payés par le canton (en jetons de présence et en frais de fonctionnement parlementaire), pour proposer au Grand Conseil une sauce qu'il venait de rejeter... mais à laquelle ledit Grand Conseil, si une majorité se met d'accord sur un texte d'amendement général aux trois textes staufféro-blochériens, est tout de même libre de substituer la sienne, du genre des textes votés sur le même sujet, il y a une semaine, par le Conseil municipal de la Ville : une position respectueuse, elle, de l'histoire de la "Cité du Refuge", et d'une convention internationale sur les réfugiés qui porte le nom de cette Cité...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Immigration, Politique 8 commentaires
  • Campagnes électorales : qui paie, et combien ?

    Imprimer

    En campagne pour les élections fédérales, les partis ne sont pas tous logés à la même enseigne financière -et ne font pas tous preuve du même souci de transparence. L'écart entre les moyens dont disposent les trois grands partis de droite (UDC, PLR et PDC) et ceux dont doivent se contenter les partis de gauche (PS, Verts, groupes de la "gauche de la gauche") est effarant : les partis (de droite) les plus riches peuvent consacrer jusqu'à vingt fois plus d'argent à faire campagne que les partis (de gauche) les plus fauchés. Certes, on n'en est pas encore tout à fait dans la situation où les votes populaires sont totalement déterminés par les moyens dont disposent les partis (sans quoi la gauche ne réussirait jamais ni à gagner un référendum, ni à gagner une élection  -or elle y arrive tout de même...), mais on est déjà dans une situation où la liberté du choix démocratique est restreinte par l'inégalité des ressources consacrées à l'influencer.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Politique, Suisse 0 commentaire
  • "Plan Berset" sur les retraites : Quinze ans de sursis ?

    Imprimer

    retraite.jpgLe Conseil des Etats a donc avalisé le plan du Conseil fédéral, porté par le socialiste Alain Berset, présenté comme une "réforme du système des retraites". Pour faire accepter ce plan par la gauche parlementaire et, sans doute, par le peuple, le Conseil des Etats l'a un peu amélioré, en rétablissant des éléments (la compensation du renchérissement, le niveau du financement par l'impôt) que le Conseil fédéral voulait mettre à mal, et en augmentant les rentes AVS des futurs rentiers (mais pas celles des rentiers actuels). Alain Berset vante ce compromis (les mauvais esprits -il y en a- parlent, eux, de marchandage) : "Pour la première fois depuis la fin du siècle passé, une réforme (des retraites) qui a de réelles chances de passer est sur la table". A quel prix ? 70 francs par mois de plus pour les rentiers AVS (240 francs pour les couples). Pour le Conseiller fédéral socialiste, on tient là une "réforme équilibrée capable d'obtenir le soutien d'une majorité". Et même, une réforme à laquelle, selon lui, ses opposants ne proposent aucune alternative. Or il y a une alternative (de gauche), le basculement progressif du "2e pilier" dans l'AVS qui, elle, serait réellement une réforme, quand le "plan Berset" n'est, de l'aveu même du Conseiller fédéral, qu'un moyen d'assurer quinze ans d'équilibre à un système, l'actuel, fragilisé moins par le nombre de rentiers que par un "deuxième pilier" bien plus sensible que l'AVS à la conjoncture économique (et à la spéculation et aux placements imprudents).

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Politique, Suisse 0 commentaire
  • Bonne année !

    Imprimer

    1er Vendémiaire, jour du raisin 
                 
              

    Nous sommes donc le premier Vendémiaire, premier jour de l'an nouveau dans le calendrier républicain, et premier jour, aussi, de la Première République française, proclamée au lendemain de la victoire de Valmy. Et en ce jour de Nouvel-An, nous avons accoutumé de vous balancer l'indispensable, l'incontournable, l'irréfragable Manifeste de la Gauche Dugong -ce que nous faisons donc ci-dessous. Rappelons toutefois la genèse de ce qui, à n'0en point douter, marquera, comme Goethe le vit dans Valmy, un tournant de l'Histoire. Or donc, il y a quelque temps, nous fûmes de ceux qui, « pour en finir avec la gauche caviar » qui commençait sérieusement à nous courir sur les blinis, lancèrent sur le marché déjà fort encombré de la critique de gauche de la gauche, la « Gauche Anchois », destinée à rester d'une confidentialité élitaire confinant à la conspiration aristocratique. Las ! Par maladresse, cette phalange reçut de quelques media une publicité malencontreuse, qui nous convint de procéder, sans regrets, à sa dissolution. Mais, orphelins d'un réseau de comploteurs ricanants, nous ne nous résolvions pas à son absence. Et c'est ainsi qu'après une fugace tentative de créer une « gauche pingouin », tôt condamnée par le réchauffement de la planète, nous procédâmes à la création de la « Gauche Dugong », dont le prestige depuis ne cesse de croître, certes souterrainement (ou plutôt subaquatiquement), mais en proportion de la crainte qu'elle suscite -à juste titre, car sous l'apparente vacuité de son manifeste fondateur se cachent d'abyssales profondeurs : que chacun en barbarouffe autour de lui, car l'état des choses politiques (et les élections municipales à venir) rend urgente l’émergence d'une pensée à la fois radicale et cohérente : la nôtre, forcément... vous en voyez une autre, vous ?

    Allez, bonne année à vous toutes et tous...

     

    gauche, gauche dugong, calendrier républicain

     

    Lire la suite

  • Grèce : la victoire désenchantée de Syriza

    Imprimer

    Tsipras, par défaut 

    On les avait enterrés un peu vite sous les pelletées d'"austérité" du mémorandum européen, Alexis Tsipras, et son parti avec lui... or ce sont eux (lui, surtout) qui viennent de gagner largement les élections législatives anticipées, avec une marge qu'aucun sondage n'avait prévue. Et c'est leur troisième victoire électorale, après celles des législatives de janvier et du référendum de juillet. Il y avait pourtant de la résignation et du désenchantement dans la campagne électorale. De la résignation à un "vote utile" pour Syriza, un vote par défaut d'un autre choix pour éviter le retour de la droite au pouvoir ("la restauration de l'ordre ancien", dénonçait Tsipras) et du partage du pouvoir entre la "Nouvelle Démocratie" et le Pasok, la première étant aussi nouvelle que le second est socialiste, et du désenchantement à l'égard  de Syriza, même si Alexis Tsipras est l'homme politique le plus respecté par les citoyennes et les citoyens. Ces élections se jouaient entre Syriza et la "Nouvelle Démocratie", les petits partis ne pouvant au mieux (comme celui des "Grecs Indépendants") que jouer un rôle d'appoint à l'un ou l'autre des deux grands, pour lui permettre d'obtenir une majorité parlementaire : le PASOK (socialiste d'étiquette, clanique de réalité) est toujours moribond, l'"Unité Populaire" issue de la gauche de Syriza n'a pas eu le temps de rassembler plus qu'une petite minorité des déçus de la gauche gouvernementale, le Potami (centriste europhile) est sans implantation populaire, les communistes sont fossilisés dans leur sectarisme et les néonazis d'"Aube Dorée" (qui restent tout de même la troisième force politique du pays) sont infréquentables... Dès lors, le choix était simple : Tsipras, qui d'autre ?

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Europe, Politique 9 commentaires
  • Convention et Cour européennes des droits de l'homme : Des juges ou des droits étrangers ?

    Imprimer

    CEDH, Conseil de l'EuropeLe 28 novembre de l'année dernière, on a (ou aurait du) célébrer le 40e anniversaire de la ratification par la Suisse de la Convention Européenne des droits de l'Homme -une ratification qui impliquait l'acceptation de la juridiction obligatoire de la Cour européenne de Strasbourg. L'UDC avait, à sa manière, célébré cet anniversaire, en remettant en cause cette juridiction, en annonçant le lancement d'une initiative inscrivant dans la Constitution fédérale le principe (à rebours de toute l'évolution du droit depuis 1945...) la primauté du droit de l'Etat sur le droit international (celui de la Cour européenne, en l'occurrence). La Cour européenne a en effet un rôle, une fonction, insupportable aux udécistes : celle de faire respecter les libertés individuelles (et collectives) proclamées dans la convention européenne. Et dans la constitution suisse : "Tout comme la démocratie directe ou le fédéralisme, les droits de l'homme sont indissociables de la Suisse", déclare (optimiste) Simonetta Sommaruga. Dès lors, "un juge qui veille à la défense des droits de l'homme peut-il vraiment nous être étranger ?", s'interroge la présidente de la Confédération. A nous étranger, certainement pas -du moins pas plus que n'importe quel juge indigène. Mais à l'UDC, apparemment oui. Mais ce n'est pas tant ce juge qui lui est étranger que  la Convention européenne des droits de l'homme elle-même... et l'idée même de droits plus fondamentaux que les décisions d'une majorité électorale ou référendaire.

    Lire la suite

  • Répartition des compétences entre le canton et les communes : Où en est la "chasse aux doublons" ?

    Imprimer

    Comme l'on sait, la "chasse aux doublons", sport politique assez habituel de la droite genevoise, avait connu en 2013, avec l'élection d'un Conseil d'Etat plus à droite, et d'un Grand Conseil encore plus à droite, que les précédents, une vigoureuse inflexion rhétorique et procédurale, avec notamment la création d'un "comité de pilotage" (accessoire désormais indispensable à tout projet politique), formé paritairement par l'Association des communes genevoises et le Conseil d'Etat, et aidant ce dernier à accoucher d'un projet de loi (transmis au Grand Conseil en janvier de cette année) à la vaste ambition : fonder la répartition des tâches entre le canton et les communes. On attend toujours le retour de la chasse aux "doublons".

    Lire la suite

  • Election de Jeremy Corbyn à la tête du Parti travailliste britannique : Fin (enfin) du blairisme ?

    Imprimer

     

    Corbyn, Blair, Labour, Grande-Bretagne

     

    Au risque, parfaitement assumé, d'une déperdition électorale, et convaincus qu'il vaut mieux, pour exister politiquement, affirmer ce qu'on est au risque de perdre, que de se perdre soi-même pour ne pas effrayer le "centre", les membres et les sympathisants du Parti Travailliste britannique ont élu triomphalement (au premier tour, avec près de 60 % des suffrages, quarante points devant son plus proche concurrent) Jeremy Corbyn, représentant emblématique de l'aile gauche du parti à leur tête. Toute la "gauche de la gauche" européenne a chaleureusement salué la victoire du "gauchiste" britannique... en oubliant opportunément que ce n'est pas en créant un  nouveau parti, ou en rassemblant dans une coalition fragile, forcément fragile, les morceaux épars d'une "gauche radicale" toujours plus prompte à la division qu'à l'unité, que Jeremy Corbyn et ses partisans ont renforcé cette fameuse "alternative de gauche à la social-démocratie"... mais en prenant la tête de la social-démocratie, au nom de ce qu'elle était et avait renoncé à être pour se liquéfier dans le "social-libéralisme" à la Tony Blair.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Europe 0 commentaire
  • Le tripartisme, une arme contre le populisme ?

    Imprimer

    Un accord inédit contre la sous-enchère salariale et sociale

    La faiblesse de la gauche (politique et syndicale) suisse s'est jusqu'à présente traduite par la faiblesse des dispositifs de lutte contre la sous-enchère salariale et sociale, qu'elle n'arrive pas à renforcer suffisamment pour priver d'efficacité électorale le discours isolationniste et discriminatoire de l'extrême-droite. Et cette faiblesse de la gauche s'est aussi traduite en son sein par le renforcement de la contradiction entre deux vieilles tendances, l'une protectionniste et social-xénophobe, l'autre acquise à la libre-circulation des personnes et à la fin des frontières. A Genève, un accord original a été passé entre les syndicats, le patronat et l'Etat, pour renforcer l'Inspectorat cantonal du travail et créer un nouvel instrument, une nouvelle inspection du travail, paritaire. A défaut d'être, ce à quoi il ne prétend pas, LA réponse définitive à la sous-enchère salariale et sociale et à son exploitation par l'extrême-droite, cet accord manifeste au moins la reconnaissance du rôle essentiel des organisations de travailleurs dans la lutte contre la mise en concurrence des travailleurs entre eux.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, syndicats 1 commentaire
  • Jeûne Genevois en temps d'exils : Passer de l'affliction à la solidarité

    Imprimer

     

    asile, réfugiés, migrants

     

    Demain, jeudi, c'est le Jeûne Genevois. Un jour férié depuis 1966, célébré pour la première fois par les Genevois en octobre 1567 pour témoigner de leur affliction (et de leur solidarité avec les victimes) après un massacre de huguenots lyonnais, puis à nouveau, et pour les mêmes raisons et le même témoignage, le 3 septembre 1572, lorsque fut connu à Genève le massacre de la Saint-Barthélémy. Historiquement, ce jeûne est confessionnel -mais qui, aujourd'hui, dans feue la Rome Protestante, déguste sa tarte aux pruneaux par adhésion calviniste ? Le Jeûne était marque d'affliction et de solidarité ? Il peut l'être toujours -les raisons d'être affligés et les causes, et les gens, avec qui être solidaires ne manquent pas. Nous pouvons l'être avec ceux qui par centaines de milliers frappent aux portes de l'Europe quand ils y arrivent vivants. Cette élémentaire solidarité, on aura l'occasion de la manifester à Genève (la "Cité du Refuge", donc...)  le surlendemain du Jeûne : samedi, à 15 heures, dans le cadre d'une journée d'action internationale pour l'ouverture des frontières, pour une Europe disant "bienvenue" aux réfugiés. Les larmes devant la photo du petit cadavre d'Aylan, l'indignation à l'annonce de la découverte de 70 réfugiés morts étouffés dans un camion frigorifique, la consternation devant la récurrence des naufrages en Méditerranée, ne sont qu'impuissantes tant qu'on ne sera pas allé au-delà de l'émotion. Qu'on ne sera pas passé de l'affliction à la solidarité.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Immigration, Monde, Solidarité 0 commentaire
  • Une initiative populaire de l'Asloca pour des « logements abordables »

    Imprimer

    L'Asloca suisse a lancé, avec le soutien de l'Union Syndicale Suisse, du PS, de la JS, des Verts et des coopératives d'habitation , une initiative populaire fédérale « pour des logements abordables », exigeant de la Confédération  qu'elle «  encourage l'offre d'appartements à loyers bon marché dans tout le pays », en concertation avec les cantons. Les collectivités publiques, qui disposeraient d'un droit de préemption sur les terrains, devraient favoriser l'achat et la construction de logements pour des coopératives sans but lucratif ou des sociétés d'intérêt public. Dans toute nouvelle construction, la part de tels logements devrait s'élever au moins à 10 %. L'initiative prévoit même que la Confédération encourage l'achat d'appartements ou de maisons familiales par des particuliers, pour leur usage personnel.
    L'initiative doit aboutir avant le 1er mars 2017, et on peut déjà la signer ici :
    http://logements-abordables.ch/fr/initiative-logements/

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Logement 0 commentaire
  • Budget municipal genevoise : la droite cale...

    Imprimer

    Travailler, c'est trop dur...

    Ce soir, au Conseil Municipal de la Ville de Genève, on décidera d'entrer ou non en matière sur le projet de budget 2016 de la Ville, et si c'est "oui", de le renvoyer ou non en commission. Le Conseil administratif de la Ville de Genève a fait son travail : présenter un projet de budget équilibré (légèrement bénéficiaire, même).  Le Conseil Municipal fera-t-il le sien -étudier ce projet ? Sa putative majorité de droite distandue tient à l'en empêcher. Suspense insoutenable... En octobre de toute façon, le Conseil administratif devra présenter un rectificatif budgétaire, basé sur les nouvelles prévisions cantonales de recettes fiscales. Si l'entrée en matière sur son projet actuel est refusée, ce rectificatif deviendra simplement un nouveau projet, et on repartira pour un tour... quel intérêt peut bien avoir un exercice dont le seul effet sera de faire perdre deux mois ou d'en venir aux fameux "douzièmes provisionnels", une sorte de budget provisoire découpé en tranches mensuelles, et basé (sans y être identique) sur le budget de l'année précédente ? Quel intérêt ? Un seul, de pédagogie : celui de permettre au bon peuple de distinguer celles et ceux qui, au Conseil Municipal, veulent faire leur boulot, de celles et ceux qui s'y refusent -et veulent empêcher les autres de le faire...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Politique 2 commentaires
  • Il y a un siècle, à Zimmerwald...

    Imprimer

    "Guerre à la guerre" !

    Zimmerwald.JPG

    Le 5 septembre 1915, un an après le déclenchement de la Grande Guerre, une quarantaine de militants de la gauche socialiste européenne, drôles d'oiseaux se présentant pour l’occasion comme des « ornithologues », tiennent conférence dans la pension Indermühle à Zimmerwald, dans le Mitelland bernois, accueillis par le socialiste bernois Robert Grimm et par Lénine (alors membre du PS suisse...) Venus de onze pays (de France, de Suède, de Roumanie, de Russie, de Norvège, des Pays-Bas, de Bulgarie, d’Italie, d’Allemagne, de Suisse, ces 38 personnages représentent en fait l’avant-garde du mouvement socialiste européen : Lénine, Trotsky, Zinoviev, Martov, Rakovsky, Angelica Balabanova en sont, et avec eux les syndicalistes révolutionnaires français Bourderon et Merrheim, et les députés sociaux-démocrates allemands Ledebour et Hoffmann. Thème de la conférence : la stratégie à opposer à la guerre impérialiste. Et ce week-end, à Berne, on commémorera (http://www.zimmerwald1915.ch/) ce réveil de l'internationalisme socialiste, auquel les socialistes suisses prirent une part notable, puisqu'ils furent, souterrainement, les organisateurs...

    Lire la suite

  • Alexis Tsipras sur le bûcher de la gauche

    Imprimer

    Retour sur la Grèce

    Dans "Le Monde" du 28 août, l'économiste Maria Negreponti-Delivanis excommunie Alexis Tsipras et son gouvernement pour ce qu'elle même qualifie de "sacrilège" : "le premier gouvernement de gauche radicale en Grèce aura donné sa bénédiction à la poursuite d'une dictature financière étouffante"... "sacrilège", "bénédiction" : est-on encore dans un débat politique ou est-on passé à la prédication religieuse (après avoir, tout aussi religieusement, brûlé le héros qu'on adorait) ? Il est vrai que l'enthousiasme de la gauche de la gauche (y compris de la gauche des partis socialistes et sociaux-démocrates) après la victoire électorale de Syriza et les attentes qui étaient nées de la formation du gouvernement présidé par Alexis Tsipras, étaient exorbitantes de la réalité, c'est-à-dire des possibilités mêmes de ce gouvernement, et de ce pays, d'être l'étincelle mettant le feu à toute la plaine. C'était oublier un peu vite les rapports de force, mais c'était aussi, de la part de nombre de ceux qui collaient à Tsipras comme une bernicle à son rocher et ne s'en sont détachés que pour se coller à Varoufakis,  oublier qu'avant sa victoire déjà, et après elle, Tsipras, Syriza, et même Varoufakis, situaient leur mouvement dans le champ du socialisme démocratique  : "il y a une tradition réformiste de la gauche démocratique, nous nous y inscrivons", déclarait ainsi Varoufakis, même si les mots "réformiste"  et "démocratique" ne prennent pas pour lui le sens, détourné et dévalué, que lui donnent les sociaux-libéraux...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Economie, Europe, Politique 0 commentaire
  • A propos des budgets de Genève

    Imprimer

    Le trou et la corne (d'abondance)

    Le Conseil administratif de la Ville de Genève a présenté mercredi dernier son projet de budget 2016, bénéficiaire de 1,3 million de francs sur une masse totale de plus de 1,4 milliard. Il n'est pas parfait, ce projet, il peut être amélioré, on peut y renforcer les engagements sociaux de la Ville, garantir la réalisation de projets déjà acceptés (le Pavillon de la Danse, par exemple, ou même la Nouvelle Comédie), ré-internaliser des fonctions actuellement sous-traitées à des privés (le nettoyage, par exemple), mais on conviendra qu'on est loin de l'état dans lequel les finances cantonales se retrouvent (avec un  trou prévu de 240 millions de francs) -et qui va servir de prétexte, à ceux-là même qui les ont mises dans cet état, de produire pour le coup un vrai budget cantonal de droite à côté duquel le budget municipal de gauche prendra des airs de corne d'abondance...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Fiscalité, Genève, Politique 0 commentaire
  • Elections fédérales : un peu plus de gauche ou encore plus de droite ?

    Imprimer

    votez!.jpgLe poids des votes

    La maison « CauseS touSjours« » ne reculant devant aucun cadeau, elle vous livre un scoop :  au soir des élections fédérales de cet automne, la Suisse n'aura pas basculé à gauche. Ni d'ailleurs à droite, puisqu'elle y est déjà. Mais elle peut y être encore un peu plus, à droite, ou un peu moins. Un  peu plus si l'UDC et le PLR atteignent leur objectif commun d'être majoritaires à eux deux au parlement et au Conseil fédéral, un peu moins si le PS progresse, et que les Verts d'une part, le PDC d'autre part, restent à peu près stables. Tout cela tient à moins d'une dizaine de sièges au parlement et à un seul siège au gouvernement. Et on aurait tort de sous-estimer cet enjeu, si modeste qu'il paraisse.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Politique, Suisse 1 commentaire