mercredi, 03 juin 2015

Que faire de la « Loi Zacharias » ? poursuivre sur sa lancée...

caveau.jpgOUI A LA CONVERSION DE CAVEAUX EN BUREAUX

PLUS DE BUREAUX POUR LES VIVANTS !
SANS CONSTRUIRE
SANS DECLASSER
SANS ATTENDRE
(et sans chauffage, sans eau et sans électricité, mais surtout sans avoir besoin d'expulser des locataires vivants, c'est parfois rétif, les locataires vivants, surtout quand ils sont à l'ASLOCA...)

Alors, ne barguignons pas, ne mégotons pas, ne procrastinons pas : disons sans tarder un résolu « OUI A LA CONVERSION DE CAVEAUX  EN BUREAUX », reconvertibles ensuite en logements, puis re-reconvertibles en caveaux convertibles en bureaux convertibles en logements, ad libitum...
Simple et raisonnable. Et logique. Et rationnel. Et tout et tout... Non ?





Ne laissons pas des milliers de m2 occupés par des dépouilles qui n'en ont que faire

Le taux de vacance (en % des objets disponibles) des bureaux était l'année dernière de 1,55. Autrement dit, 1,55 % des bureaux existant sur le marché étaient libres. C'est plus que pour les logements (dont le taux de vacance était au même moment de 0,39 %, soit quatre fois plus bas), ce qui explique que, reniflant la bonne affaire, les milieux immobiliers proposent, par un projet de loi MCG (combattu par référendum et sur lequel nous voterons le 14 juin), de « libéraliser »  la transformation de bureaux en logements -transformation déjà possible, mais à des conditions qui gênent ces milieux parce qu'elles ne leur permettent pas de louer n'importe quoi à n'importe quel prix et de pouvoir exploiter sans effort et sans investissement la crise du logement. Vu les moyens engagés par les milieux en question (toute la droite, le MCG en tête, souvent camouflé dans une palanquée de comités et d'associations bidons, genre PRO-LOC ), le résultat du vote est assez incertain. Opportunistes comme nous le sommes, nous avons à nous préparer à utiliser ce résultat, quel qu'il soit, pour aller plus loin que la « lex Zacharias » elle-même. Et aller plus loin, c'est exploiter les gisements de mètres carrés inoccupés (du moins par des vivants) pour en tirer quelque profit possible, sans effort. 
Nous suggérons donc de nous atteler dès maintenant à proposer la conversion de caveaux funéraires en bureaux bon marché (qui pourront ensuite être convertis en logements bon marché si la «loi Zacharias» passe le 14 juin)... L'argumentaire d'une telle loi ne sera pas difficile à pondre : il suffira de décalquer celui de la loi libéralisant la transformation de bureaux en logements. Or donc :
« Ne laissons des milliers de m2 de caveaux funéraires occupés par des dépouilles qui n'en ont que faire : ce gaspillage équivaut à des centaines de charmants petits bureaux possibles », sommaires mais situés dans de paisibles cadres de verdure, que l'on pourrait ensuite convertir à leur tour en charmants petits logements, certes sans eau courante, sans électricité et sans chauffage, mais bucoliquement situés, et sans voisinage gênant ni bruyant. Et de toute façon, ça serait forcément pour les pauvres, et les pauvres, ça n'a pas besoin de commodités. Même quand ils sont encore vivants. Ou survivants.

Si vous soutenez cette idée, si vous êtes prêts à la défendre, à signer une pétition, une initiative, un projet de loi ou d'arrêté municipal, contactez nous au cas où serait acceptée la loi MCG promouvant la libéralisation de la transformation de bureaux en logements (sans contrôle des loyers ni protection des locataires, bien entendu, c'est une loi MCG, faut pas croire au miracle...).
Avec un peu de pot, on devrait avoir le soutien de PRO-LOC : des vivants dans des caveaux ne peuvent que plaire ä une association zombie.

19:15 Publié dans Genève, Logement | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Gamin, j'ai vécu une dizaine d'années au 17 rue des Rois, en face du cimetière des célébrités qui était notre terrain de jeu. Les tombes nous servaient de poteaux de buts tant que le jardinier ne nous confisquait pas notre ballon.
Les caveaux sont des denrées rares qui n'existent pas même dans cet écrin, faudra trouver mieux. En attendant, on pourrait envisager de reloger ces personnalités défuntes, qui bénéficient d'un statut un peu particulier avec une concession indéfinie, afin de donner un parc au nouveau quartier d'Artamis. On fera toutefois une exception pour Grisélidis qui a payé cher sa place au panthéon et dont la stèle mérite d'être élevée au statut d'oeuvre de santé publique en restant visible pour le plus grand nombre.

Écrit par : Pierre Jenni | jeudi, 04 juin 2015

Vous auriez fait un sacré promoteur...

Écrit par : Ronald ZACHARIAS | jeudi, 04 juin 2015

c'est une des nombreuses vocations ou reconversions que j'ai ratées. Est-il. trop tard pour y resonger ?

Écrit par : Pascal Holenweg | jeudi, 04 juin 2015

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