mardi, 07 avril 2015

FC Servette et Stade de la Praille : y'en a qui manquent pas d'air

Le Servette Football club est en cessation de paiement, les salaires des joueurs n'ont pas été payés en mars, les fournisseurs non plus, le spectre rigolard de la faillite, qui avait déjà survolé le trou de la Praille à plusieurs reprises, y refait un petit tour, il manque 400'000 balles pour mars, quatre millions et demi pour la saison, le club risque de ne pas obtenir sa licence pour la saison prochaine et de se retrouver en ligue plébéienne, son président (qui est aussi le président de la société d'exploitation du stade) sonne le tocsin et en appelle aux fonds publics, comme d'hab'... Et il faudrait qu'on s'émeuve ? On est plutôt enclins à ricaner, là... surtout quand on lit dans la "Julie" ce titre : "Le SOS de Servette agace le pouvoir politique" (sauf Gominator, qui est prêt à siphonner les caisses publiques de tout ce Quennec demande). "Agacé", les "politiques" ? C'est le moment... nous, on avait plutôt souvenance que la plupart d'entre eux  avaient pour le Servette FC le Stade de la Praille des yeux bien plus énamourés qu'"agacés"...


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On nous supplie de « sauver Servette », mais sauver Servette de quoi, ou de qui ?

On se marre doucement, en apprenant que l'exploitant du Stade de Genève (et président du Servette FC) Hugh Quennec plaide désormais pour un stade de 18'000 places au lieu des 30'000 qui ont été balancées, avec les millions qui vont avec, dans le trou de la Praille. On se souvient surtout qu'on avait fait aboutir une initiative pour un stade de 15'000 places, mais que cette initiative n'avait pu être soumise au peuple parce que les partisans du stade de 30'000 places avaient fait traîner suffisamment longtemps l'examen de l'initiative pour que la construction du gros machin ait commencé, et que l'initiative pour un plus petit machin devienne caduque... Cela dit, comme on ne refait pas les stadolâtres, Quennec va quand même demander des sous aux collectivités publiques, parce que supprimer 12'000 des 30'000 places du stade pour en faire des bureaux et des espaces commerciaux, plus un stade de 18'000 places, ben oui, ça coûte du pognon. En plus, il faut payer la finition du stade, le déménagement du FC Servette au Grand Saconnex et l'installation à la Praille d'une pelouse synthétique. Donc il est à la recherche de 30 millions, Quennec. Alors à tout hasard, on avertit : la décision de principe de lancer un référendum contre toute dépense publique de plus d'un million pour le trou de la Praille (ou le FC Servette, entreprise privée et non association sportive) tient toujours... on dit ça comme ça, hein, histoire que les choses soient claires...

Quennec se plaint et récrimine. Il se plaint d'avoir hérité, à l'insu de son plein gré, d'un accord passé par son prédécesseur avec la Fondation du stade, accord qu'il n'a pas dénoncé et qui laisse la gestion de l'enceinte au club en lui en laissant aussi les bénéfices. Mais quand bénéfice il n'y a pas (et ne peut y avoir) et qu'il n'y a (et ne peut qu'y avoir) qu'un trou, c'est le trou dont hérite le club. Et selon Quennec, ce trou lui coûte deux millions par an. A cause de l'accord passé en son temps par Madjid Pishyar. C'est le jeu, au Servette et à la Praille : chaque président dénonce l'héritage du président précédent. Qui avait déjà dénoncé l'héritage de son prédécesseur. Le Servette de Quennec est dans la mouise ? C'est la faute à Pishyar. Qui s'est planté par la faute de Vinas. Qui s'est gaufré à cause de Roger. Qui a plongé à cause de Lüscher. Qui a vendu à Roger à l'insu de son plein gré. La routine quoi, le mélange de la faute à pas de chance et de la présidence d'avant.  Donc, comme tous ses prédécesseurs, Quennec se plaint, et récrimine, c'est-à-dire réclame du pognon. A l'Etat. A  qui d'autre oserait-il en réclamer, d'ailleurs, après avoir refusé des offres de reprise ? De toute façon, c'est aussi une habitude, dans ce dossier : quand le fric manque, on le pompe dans les caisses publiques. Ou on essaie, comme il fut tenté auprès de la Ville (nous y mîmes bon ordre par un référendum victorieux). Là, on essaie auprès du canton, de l'association des communes genevoises, de la Ville de Lancy (bientôt le Qatar ?). Et on s'y prend si mal que le président du Conseil d'Etat, vexé, résume la demande comme celle d'"un locataire qui ne paie pas son loyer et qui réclame le remboursement de travaux qu'il n'a pas effectués". Et en plus, il ne le fait pas poliment : qu'il le fasse "dans les formes" et on verra, temporise François Longchamp. Mais on s'en fout, des formes, Votre Seigneurie, c'est le fond qui interpelle, pas les "formes"...

Aujourd'hui, Quennec réclame six (ou sept, on ne sait pas trop) millions à l'Etat, au prétexte du remboursement de frais d'entretien dont il est incapable de prouver qu'il les a réellement assurés. Le président de la Fondation du Stade, Laurent Moutinot, a adressé au Conseil d'Etat un rapport qui signale que le loyer du stade, d'ailleurs impayé, ne se monte qu'à 150'000 francs par an, que l'entretien n'étant pas effectué, et n'ayant donc rien coûté, n'a pas a être remboursé, et que les coûts du stade ne sont qu'un prétexte pour camoufler le déficit structurel du club  (dont le "staff" coûterait à lui seul trois millions par an).

Désigné par le Conseil d'Etat pour siéger au Conseil de fondation du Stade de Genève, et devenu président de ladite fondation, Laurent Moutinot n'a rien d'un footophobe ni d'un mysostade. Il avait accepté l'apostolat de présider au destinées du trou de la Praille (trou financier et populaire -le stade est généralement à 90 % vide les jours de match) pour essayer d'en sauver ce qui peut l'être, et voulait, comme le recommandaient les députés Sami Kanaan et Ivan Slatkine en 2004 déjà, clarifier ce qui, dans ce pensum, devrait relever de la responsabilité du secteur public (à notre sens : rien...) et ce qui devrait revenir au secteur privé (à notre sens : tout... eh oui, il nous arrive d'être partisans d'une privatisation...). Argument (du moins à l'époque) : "l'Etat ne peut se désintéresser du stade, vu l'argent public qu'il y a investi". Or c'est précisément parce qu'il y a déjà balancé plus d'une centaine de millions de francs qu'il convient, à notre sens, de s'en désengager le plus rapidement et le plus totalement possible, sauf à se résigner à, pendant encore quarante ans, en boucher le trou financier sous le seul prétexte qu'on a déjà passé douze ans (le stade a été inauguré en 2003) à y gaspiller des fonds publics. Or le stade n'est pas rentable. Il ne le sera jamais. Et le contrat de gestion du Stade par le FC Servette n'est pas tenable : le club n'a pas les moyens de financer l'entretien, voire la rénovation partielle du machin... Il ne les avait pas avant Quennec, il ne les a pas sous Quennec, il ne les aura pas après Quennec.

Alors, aujourd'hui, on nous supplie de "sauver Servette", mais sauver Servette de quoi, ou de qui ? Le sauver du stade ? Mais ceux qui nous supplient de sauver Servette du Stade ne sont-ils pas les mêmes que ceux qui ont tout fait pour que l'étron de la Praille soit chié à la taille qu'il a (et au coût qu'il a), quand nous proposions de le réduire (et d'en réduire les coûts) de moitié ? On peut certes reprendre l'appel lancé par l'ancien capitaine du Servette (du vrai Servette, celui des Charmilles, pas celui de la Praille...) Gilbert Guyot "aux autres entreprises genevoises" (privées) "de se mobiliser et d'investir"... en n'omettant pas les derniers mots de l'appel au soutien : "... pour autant que M. Quennec ouvre les comptes". Oh voui, qu'il les ouvre, histoire qu'on rigole !
 
Faut dire que sur ce terrain (de stade de foot), notre mauvais fond remonte très, très vite à la surface. Même en période électorale. Et qu'on préfère de loin voir et entendre Cantona nous raconter "les rebelles du foot" sur Arte que Quennec nous réclamer le fric du stade dans la "julie"...

14:02 Publié dans Genève, Sports | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : football, servette, sfc, stade de genève | |  Facebook | | | |

Commentaires

Une fois n'est pas coutume, je suis totalement d'accord avec votre cri de colère !

Quennec est un fin renard, il a attendu patiemment pour lancer son pavé dans la mare électorale, histoire d'entendre les coin-coin des canards boiteux, gominés à la graisse populiste pour les faire sortir du cloaque. Du pain et des jeux !

Ce stade de La Praille est le tonneau des Danaïdes de Genève !

Merci pour cet aveu apostasique :
" ...à notre sens : tout... eh oui, il nous arrive d'être partisans d'une privatisation... "
Comme quoi il n'est jamais trop tard pour faire sa conversion, avec ou sans contorsion ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | mardi, 07 avril 2015

Soyons clairs, Genève et le sport ça ne va pas ensemble. Le stade n'a jamais été terminé et la patinoire ne répond pas aux normes de la Ligue. Il reste le tourniquet qu'est le vélodrome et qui n'attire personne ou le boulodrome réservé au 3ème âge ! Il est évident que, pour les élus, le gotha de Genève, il est normal de bâffrer au Grand Théatre avec champ et caviar (normal pour le PS, la gauche-caviar) que de boire une bière et croquer une saucisse ! Le stade a coûté 160 millions soit 3 ans de subventions du Grand Théatre Etatisé !! Je ne parle même pas de la future rénovation de 100 millions qui,bien entendu, sera nettement plus élevée ! Le sport populaire n'a aucune chance face à l'élitisme politique ! C'est lamentable.

Écrit par : Octave Vairgebel | mardi, 07 avril 2015

160 millions (le stade), ce n'est pas trois ans, mais quinze ans de subventions au Grand Théâtre... lequel n'est d'ailleurs pas "étatisé" puisqu'il est une fondation autonome (dans laquelle il est vrai que la Ville -mais pas l'Etat- est représentée)... Quant au sport populaire, ce n'est pas le stade de la Praille qui l'abrite, mais plutôt ceux de Varembé ou de Frontenex...

Écrit par : Pascal Holenweg | mardi, 07 avril 2015

Mauvais calcul puisque chaque année le Grand Théatre reçois 50 millions. Au fait, Varembé et Frontenex sont dans quel état ?

Écrit par : Octave Vairgebel | mardi, 07 avril 2015

Le Grand Théâtre ne reçoit pas 50 millions par en mais entre dix et douze millions, plus les subventions en nature. Soit une quinzaine de millions au total. Vous confondez ce que le Grand Théâtre reçoit (la subvention monétaire et les subventions en nature)et la totalité de ce qu'il coûte, dont l'entretien du bâtiment (à la charge de la Ville, puisque le bâtiment lui appartient) et les salaire du personnel municipal affecté au Grand Théâtre...

Écrit par : Pascal Holenweg | mardi, 07 avril 2015

Grand amateur de hockey sur glace et de foot, je vais vous surprendre mais je suis en bonne partie d'accord avec votre discours. Pleurer sur l'épaule de l'état comme ça du jour au lendemain est une méthode pour le moins déplacée...

On ne changera pas la manière dont ce stade a été construit (trop grand, pas fini et raboté de tout les côtés pour ne pas trop dépasser le budget), il faut malheureusement faire avec. Je comprend tout à fait que vous n'ayez pas spécialement envie de dépenser de l'argent public une nouvelle fois dans une infrastructure qui est à l'heure actuelle un véritable boulet pour toutes les parties (club, collectivités et public).

Mais la question des infrastructures pour le sport d'élite (stade, patinoire, salle de basket etc.) se pose néanmoins. Si les collectivités n'ont pas à subventionner le sport pro, une participation dans la construction et la mise aux normes de ces installations me parait légitime. C'est du moins comme ça que ça se pratique ailleurs, car ces installations répondent aussi à une demande de la population. Êtes-vous donc opposé à tout investissement public dans ces installations? Dans ce cas la différence de traitement avec la culture serait flagrant (le GT touche une bien petite frange de la population par rapport à la somme d'argent public investie).

Écrit par : Romain Szynalski | mardi, 07 avril 2015

Je suis entièrement d'accord avec votre cri de colère.

Monsieur Quennec n'a pas mesuré la portée de ses déclarations, qui sont
irresponsables et égoistes. Servette FC n'est plus une institution,et
son appétit financier mais dans une situation délicate les autres Clubs de Ville qui
ne bénéficie pas d'autant de mansuétude auprès des autorités.

C'est le football de base qui fournit les jeunes talents de demain, et il serait
équitable de lui donner les moyens nécessaires pour représenter le football régional
et ses 65 Clubs. Ceci par le bais d'un centre régional de formation ou Servette FC serait traité traité comme tout le monde.

Si investissement il devait y avoir, il serait bien de songer au stade de Frontenex,
classé et datant de 1921, sur lequel joue encore 350 gamins tous les jours. Stade sans locaux sociaux, secrétariat, buvette ou salle d'éducateur social.


Un vrai dialogue constructif dans le respect de chacun serait le bienvenu, car les 15000 gamins qui jouent aujourd'hui sont les électeurs de demain.

Écrit par : Jacquet Daniel | mercredi, 08 avril 2015

Et ce qui ne gâte rien, le stade de Frontenex est beau, lui...

Écrit par : Pascal Holenweg | mercredi, 08 avril 2015

C'est bizarre, le grand théâtre appartient à la ville, donc elle en finance l'entretien ... normal. Le stade de la Praille appartient à la ville, mais là, comme un hic, ce n'et pas au propriétaire de l'entretenir mais au locataire ! Il y aurait comme une impression de traitement très différencié, non ? Le problème c'est que les politiques n'osent pas assumer les conséquences de leur décision. Si on ne veut plus de foot pro à genève, il faut le dire, clairement, rase le stade et en faire un boulodrome géant ou je ne sais quoi. Mais continuer comme ça : juste impossible. Et demain ce sera la patinoire qui sera déclarée 'inadéquate' par la ligue et hop, le cirque va recommencer. Là , avec le foot on et en plein dans le marché de dupe : un stade coûteux - dont personne ne veut payer l'entretien - et un club qui ne pourra pas monter en super league car pas de budget. Autant supprimer le foot. Au fait, si c'est au club de financer l'entretien, alors qu'on lui donne les moyens - l'autorisation en premier - de faire du stade ce qu'il en veut. modifier la capacité, relouer des surfaces, bref agir en tant que 'propriétaire' et pas seulement en tant que payeur qui n'a aucun droit si ce n'est de payer.Trop facile de tout mettre sur le dos de Quennec.

Écrit par : uranus2011 | jeudi, 09 avril 2015

Le stade de la Praille n'appartient pas à la Ville (il n'est d'ailleurs même pas sur son territoire...)... et l'exploitant du stade, s'il a l'accord du propriétaire (la fondation du stade) peut l'aménager comme il l'entend, pour autant qu'il paie...

Écrit par : Pascal Holenweg | jeudi, 09 avril 2015

Un truc m'échappe. Si le proprio (la Ville) construit des bureaux au sommet des gradins, dans un quartier qui va devenir le nouveau centre de Genève, il devrait pouvoir se faire un max de pognon, non ?
Et si jamais il veux pas se lancer et bien il devrait vendre l'infrastructure à des privés qui ne manqueront pas de le faire fructifier.
Ou bien ?...

Écrit par : PIerre Jenni | jeudi, 09 avril 2015

Bonjour à tous,

La prise de position de Monsieur Pascal Holenweg, est honnête et courageuse.

n le voit bien dans les réponses de chacun, mais beaucoup de gens oublie l'essentiel. C'est ce que nous allons donner comme exemple aux jeunes joueurs d'aujourd'hui, futurs électeurs de demain.

La question n'est pas de savoir si on veut aider Servette FC ou pas, sa situation d'enfant gâté ne le justifie pas. De plus. le silence des instances du football sur ce dossier est assez explicite.
La qualité des talents à Genève ne s'est jamais démentie, mais on ne s'en soucie pas.
C'est là ou l'on doit investir de manière correcte, mais raisonnable.

Avec la vente du stade en l'état à un investisseur privé, la Ville retombe sur ses pattes, et se décharge d'un problème insoluble. Ainsi, avec des ressources supplémentaires, et à peine 10 % des sommes demandées par Monsieur Quennec, on peu mettre sur pieds un centre régional de formation dans le vrai sens socio - éducatif, qui associe études, devoirs et apprentissage du football, pour le bien de tous les jeunes à Genève.

Bien sûr, il faut pour ceci une vraie volonté politique des départements concernés.

Le football est une chose beaucoup trop sérieuse pour le laisser aux politiques et dirigeants du football
actuel.

Écrit par : Jacquet Daniel | vendredi, 10 avril 2015

La Ville n'est pas le proprio. Le proprio, c'est la fondation du Stade. C'est elle qui peut décider (ou pas) de modifier le stade pour y coller des bureaux, ou ce qu'elle veut. Ou en effet vendre le machin à qui en veut. Le problème, c'est le stade qui est dedans : il plombe financièrement toute l'infrastructure, parce que lui ne sera jamais rentable. C'est cela qui doit dissuader d'éventuels acheteurs...

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 10 avril 2015

Et pourquoi un stade ne pourrait-il pas être rentable ?
Le Hallenstadion de Zürich est parfaitement polyvalent. On refait la glace plusieurs fois par semaine afin de libérer l'infrastructure pour d'autres activités.
Nous ne disposons pas à Genève d'un lieu qui peut accueillir de grands concerts.
Le rugby ne demande qu'à se développer.
L'équipe de foot de Thonon-Evian aurait rêvé de pouvoir utiliser le stade.
Et j'oublie quantité d'activités qui profiteraient d'une telle infrastructure, comme les courses de chevaux ou de chiens, le motocross qui fait un raffut terrible en salle à Palexpo, etc. Même la culture pourrait en profiter avec des pièces de théatre en plein air puisque le sport c'est pas vraiment votre tasse de thé.

Écrit par : PIerre Jenni | vendredi, 10 avril 2015

Par comparaison, le stade de Bâle fonctionne très bien, les commerces aussi et il y a même, dans l'enceinte du stade, un EMS ! Alors, cela devrait donner des idées à certains élus et développer, par exemple, autour du stade, un centre pour remplacer les Tattes !!

Écrit par : Gedeon Teusmany | samedi, 11 avril 2015

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