mercredi, 25 décembre 2013

LE PETIT NOËL DU MILITANT DE GAUCHE (parabole édifiante)

Bon, ben voilà, c'est noël.
Et qu'est-ce qu'il dit, le militant de gauche, à noël ? Qu'est-ce qu'il se sent tenu d'écrire à noël, le militant de gauche, conscient de son rôle éducateur et conscientiseur des masses ?

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vendredi, 20 décembre 2013

Comment Dugong déplacera la montagne de gauche

« Ce qui est, est. Le reste, faut voir » (Jean-Baptiste Botul)

Au terme annuel (mais on récidivera l'année prochaine) de la publication de cette lettre, un doute nous assaille : peut-être vous êtes vous demandé ce qui pouvait bien justifier que nous vous abreuvions presque journellement de nos états d'âme personnels (en usant, pour plus d'arrogance, du pluriel de majesté). Cette question, nous aussi nous la sommes posée. Sans être capable d'y répondre de manière convaincante, même pour nous. Mais peu importe, au fond, ce qui peut bien nous requérir : ce qui importe, c'est le socle idéologique de notre scriptomanie, ce qui, au-delà de sa manifestation conjoncturelle, fonde notre action (à supposer que nous en ayons une qui soit décelable) et notre discours (qu'il soit ou non audible). Alors voilà, ce socle idéologique, nous vous le livrons : c'est le manifeste de la Gauche Dugong, héritière de la Gauche Anchois.
Et rendez-vous en 2014, pour de nouveaux barbarouffements.

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jeudi, 19 décembre 2013

En finir avec une chimère : le social-libéralisme

Il y a des mots, des étiquettes, des postures politiques dont il faudrait pouvoir se débarrasser, mais qui s'accrochent au discours politique comme autant de morpions rhétoriques. A gauche, « social-libéralisme » est de ces mots, « social-libéral » de ces étiquettes, et leur dénonciation de ces postures. Un spectre, le communisme, hantait l'Europe, une chimère encore y pâture : le « social-libéralisme ». Son nom de pâté d’alouette en signifie la fadeur : tête « libérale » (le programme) et corps social-démocrate (l’électorat, les appareils de parti, les sièges) ;  on ne trouvera dans le « social-libéralisme » ni les refus et les projets du socialisme, ni la logique du libéralisme, ni l’incroyable force subversive de l’un et de l’autre. Le « social-libéralisme », c’est la génuflexion devant le «marché», la substitution de la défense des consommateurs à celle des travailleurs, l’adhésion aux impératifs comptables, le fétichisme de la « modernité »… et par dessus tout, l’attrait de la mangeoire : des hommes et des femmes de gauche allant à droite pas même comme à Canossa, mais comme on va à la soupe.

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mercredi, 18 décembre 2013

Le droit à l'avortement en votation, le 9 février : Une initiative hypocrite

L'initiative populaire des milieux intégristes (catholiques et protestants, l'oecuménisme ne posant aucun problème aux intégriste pour autant qu'il se fasse sur le corps des femmes) s'avance masquée, jusque dans son titre : « Financer l'avortement est une affaire privée ». But de l'opération : dénier à l'interruption de grossesse le statut d'un droit, pour en refaire ce qu'elle était avant sa dépénalisation, c'est-à-dire un privilège. Un privilège qui se paie, par la prise d'une assurance complémentaire, facultative, dès lors que l'IVG ne serait plus remboursée par l'assurance de base, obligatoire. Cette méthode, parfaitement hypocrite, les milieux religieux fondamentalistes qui sont à l'origine de l'initiative, ne l'ont pas inventée : c'est la même qui est utilisée partout où les conquêtes des femmes sont remises en cause (même par des femmes. Au nom de la «responsabilité individuelle», on prétend faire ddu droit à l'avortement une « affaire privée », en laquelle la société n'aurait pas à intervenir autrement qu'en posant des limites, et surtout pas en garantissant matériellement ce qu'on proclame rhétoriquement comme un droit : celui d'interrompre une grossesse par un acte médical accompli dans les conditions d'une société développée.

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14:51 Publié dans Femmes, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : avortement, ivg, assurance-maladie | |  Facebook | | | |

mardi, 17 décembre 2013

Dumping salarial : les beaux discours des gouvernants

Cause toujours...

« La sous-enchère salariale n'est pas une fatalité », avait déclaré la Conseillère d'Etat Isabel Rochat (qui n'était pas non plus une fatalité), en commentant les résultat d'une enquête menée pour le compte de son département par le professeur José Ramirez, de la Haute Ecole de Gestion. L'enquête aboutissait à la conclusion que l'importance de la main d'oeuvre frontalière dans un secteur n'a aucune influence sur l'importance de la sous-enchère salariale. Et que ce sont les contrôles par l'Etat et les « partenaires sociaux » qui font reculer ce dumping, là où ses contrôles sont effectifs. Or le canton ne dispose que de 17 inspecteurs et inspectrices du travail, soit un-e pour 17'000 postes de travail à surveiller. Il en faudrait au moins deux fois plus. Ce que demande une initiative syndicale, combattue par le patronat... et le Conseil, d'Etat. Ce qui n'empêche pas le tout nouveau ministre genevois de l'Economie, Pierre Maudet, de rouler les mécaniques dans « Le Matin Dimanche » : « je vais traquer le dumping salarial, le traquer et le punir enfin » ! Cause toujours...

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14:23 Publié dans Genève, Politique, syndicats | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dumping, sous-enchère, salaires | |  Facebook | | | |

lundi, 16 décembre 2013

Vote du budget de la Ville de Genève : L'art d’accommoder les restes

On s'étaient préparés à trois jours de débats, on a bouclé l'exercice en six heures : le projet de budget présenté par le Conseil administratif de Genève a été adopté par 42 voix (la gauche et trois indépendants, issus de l'UDC, du PLR et du MCG) contre 37 (la droite et l'extrême-droite). L'addition du PDC, du PLR, de l'UDC et du MCG n'a pas suffi à faire accepter les propositions délirantes (suppression de fait du service de l'« Agenda 21 », réduction de moitié du budget des Unités d'action communautaire, exigences d'audits superfétatoires) de cette droite qui se croyait majoritaire parce que 41 personnes élues il y a deux ans et demi en étaient issues... Las ! L'Alternative est toujours majoritaire, même si elle ne l'est plus que relativement, et le Conseil Municipal n'a pas basculé. D'où grosse colère des porte-paroles de cette droite dont « l'élargissement » s'est trouvé rétréci par son incapacité à garder auprès d'elle une partie de ses élus. Des traîtres, pour le MCG. Des imposteurs pour le PLR et le PDC. Mais qui les a fait élire ?  qui les a exclus, ou déçus ? La gauche n'a eu, pour transformer sa majorité relative en majorité absolue, qu'exercer un très vieil art : celui d’accommoder les restes.

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vendredi, 13 décembre 2013

Budget de la Ville de Genève : La droite en bloc. Et en vrac.

Samedi, toute la journée (et, si on n'a pas fini notre boulot, encore lundi toute la journée, et toute la nuit de lundi à mardi, parce que quand on aime on ne compte pas son temps -ni ses jetons de présence), le Conseil Municipal de la Ville de Genève se penchera, avec sa coutumière sagacité, sur le budget de la commune. Un budget d'un peu plus de 1,1 milliard de francs. Et un projet de budget équilibré (et même légèrement bonifié), mais dont la droite municipale ne veut pas, parce qu'il est présenté par une Municipalité de gauche. La droite municipale (PDC, PLR, UDC, MCG, en bloc et en vrac)  y propose donc des coupes. A la tête du client. Pour faire 20 millions d'économies sur un budget qui n'en a pas besoin puisqu'il est équilibré. Prix de l'opération : des suppressions de services, d'emplois, de prestations à la population. Pour le seul motif qu'il faut montrer que la droite municipale existe. Faut croire qu'elle en a besoin, de montrer qu'elle existe.

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jeudi, 12 décembre 2013

Sanctification internationale de Nelson Mandela : L'homme debout et son icône

Mandela.jpgPlus de cent chefs d'Etat et de gouvernement ont assisté mardi à la cérémonie publique de sanctification de Nelson Mandela. D'entre cette centaine de souverains, présidents, premiers ministres, notre président à nous, Ueli Maurer, dont le mentor, Christoph Blocher, avait trouvé le moyen, quelques jours auparavant, de tenter une réhabilitation du régime d'apartheid que Mandela passa sa vie à combattre, en liberté ou en prison. Grâce soit finalement rendue à la franchise, au cynisme ou au gâtisme de Blocher : lui au moins n'aura pas sacrifié à l'hypocrisie ambiante. Or donc, on a honoré en Mandela un « géant de l'histoire » (ce qu'il fut), « l'un des plus grands leaders de notre temps » (ce qu'il fut aussi), une « icône mondiale » (ce à quoi il ne saurait être réduit sans que son action soit dévaluée). Sanctifier un homme, c'est le désarmer : Mandela fut un révolutionnaire. Pas une icône, et en faire une icône, c'est sans doute le trahir plus sûrement qu'on le fit en l'emprisonnant.

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mercredi, 11 décembre 2013

Stade de la Praille : on débranche ou on s'acharne ? Exit ou les soins intensifs ?

stadefin.jpgDans ses dernières heures de Conseiller d'Etat, Charles Beer a allumé un pétard : le Stade (de la Praille) dot être «rénové ou rasé» (ou vendu), et si on choisit de le rénover, le canton doit cracher (une fois de plus) au bassinet. Cela fait onze ans que ce stade a été inauguré, et onze ans que les collectivités publiques balancent des millions dans ce trou financier, sans jamais, évidemment, parvenir à le combler, puisqu'il est impossible qu'un stade de 30'000 places dans un canton de 500'000 habitants puisse couvrir ses coûts de fonctionnement, d'entretien, et à plus forte raison de rénovation.  Aujourd'hui, pour cet équipement surdimensionné, pas terminé et mal entretenu, pour ce grand malade, inguérissable, on devrait faire appel à qui ? à Exit, enfin, ou aux soins intensifs, une fois de plus ? 
On débranche, ou on s'acharne ?

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lundi, 09 décembre 2013

Menaces sur la « libre circulation » et les « bilatérales » : De l'utilité et de la légitimité

L'Ambassadeur de l'Union Européenne à Berne, faisant écho au gouvernement suisse, prévient (il ne menace pas, il prévient...) : si les Suisses devaient accepter le 9 février l'initiative de l'UDC contre l'«immigration de masse», la Suisse devrait révoquer l'accord de libre circulation, ce qui impliquerait la résiliation de l'ensemble des accords bilatéraux. On voit mal en effet pourquoi l'UE accepterait que soit remis en cause l'un de ses principes fondamentaux par un Etat qui, sans être membre de l'Union, a plus que les membres de l'Union, profité de ces accords. Quant à l'immigration, selon une étude commanditée par le patronat helvétique, elle serait productrice d'un tiers de la croissance nationale, sans l'être d'une «immigration de masse». Et de toute façon, pour nous, la question n'est pas de l'utilité de la libre circulation pour la croissance, mais de sa légitimité en termes de droits fondamentaux : dès lors que nous la revendiquons pour nous, cette légitimité doit être incontestable pour les autres aussi. Dès lors, les inquiétudes du patronat et les avertissements de l'Union Européenne, on s'en bat les francs...

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mercredi, 04 décembre 2013

Vente de Télégenève (Naxoo) : C'est toujours NON !

Les Verts et le Parti socialiste appellent à soutenir, lors de la votation municipale du 9 février prochain, la proposition du Conseil administratif de la Ville de Genève de vendre à la filiale suisse de la multinationale UPC Cablecom le paquet majoritaire d'actions détenue par la municipalité dans la société de téléréseau Télégenève (Naxoo). Ce soutien s'explique par l'addition du légitimisme politique  (la proposition est celle de «notre Conseil administratif »), du pragmatisme (ne pas vendre serait provoquer une situation pire que vendre) et d'un calcul financier basique (57 millions, c'est bon à prendre quand on a de gros investissements à financer, et des prestations à la population menacées de coupes budgéltaires). C'est aussi sans surprise que, minoritaire et cultivant avec amour ce statut finalement confortable, on appellera ici, une fois de plus, à refuser cette vente.  Parce qu'on est d'un naturel obstiné et que les raisons qui ont conduit une partie du groupe socialiste au Conseil Municipal à refuser (ou à ne pas accepter, en s'abstenant) la vente de Naxoo à Cablecom nous paraissent toujours s'imposer, quelques «mesures d'accompagnement» qu'on ait pu négocier depuis.

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mardi, 03 décembre 2013

Ringier et Tamedia veulent le vendre : Un Temps à perdre ?

Les groupes de presse Ringier et Tamedia, propriétaires ensemble du « Temps », ont annoncé leur intention de vendre leur participation dans le « quotidien de référence » romand. Tamedia et Ringier l'assurent : ils vendent parce qu'un actionnariat majoritaire (aucun des deux ne l'est à lui seul actuellement) « serait plus à même de prendre les meilleures décisions pour la pérennité et le développement du titre ». Air connu : on vend, mais c'est pour sauver. C'est comme pour les actions de la Ville de Genève dans Naxoo, quoi. D'ailleurs, si Tamedia et Ringier ne trouvent pas d'acheteur « crédible , conscient de l'importance que revêt ce quotidien pour la Suisse romande »,  ils envisagent de se « vendre les actions parmi », de l'un à l'autre. Cela dit, indépendamment du destin du « Temps », l'épisode peut susciter quelque début de réflexion sur celui de la  presse écrite (puisqu'il paraît qu'il en est une autre...).

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lundi, 02 décembre 2013

Nouveau gouvernement genevois : Evolution de palais

Le soufflé n'était pourtant pas monté bien haut, mais nous avons tout de même attendu qu'il retombe un peu : la répartition des ministères au sein du gouvernement genevois (elle doit encore être validée par le parlement, mais comme tous les partis représentés au Grand Conseil le sont aussi au Conseil d'Etat, sauf l'UDC, cette validation ne devrait être qu'une formalité) ne semble être qu'un mouvement ne déplaçant guère les lignes tracées lors de l'élection du Grand Conseil : majoritaire au parlement, la droite l'est aussi au gouvernement et s'adjuge les départements-clefs. Identifié à son activité d'avocat des assurés-maladie, le MCG Entente-compatible Poggia se retrouve à la Santé et à l'Emploi, plus gros employeur de frontaliers de la République. Et le Département de l'Instruction Publique (et de la culture) reste en mains socialistes. Comme le département de la Sécurité et de la prolifération carcérale en mains de Maudet. Et le PLR Longchamp devient pour cinq ans président (avec un département présidentiel ad hoc) du gouvernement. Et ça change quoi, tout ça ? Pour nous, à gauche, pas grand chose de plus qu'une évolution de palais.
La politique, il nous faudra la faire ailleurs. En ferraillant ailleurs. 

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