jeudi, 28 novembre 2013

Un vieux débat sur un vieux métier : Que faire de la prostitution ?

Le débat est vieux comme le métier, et la controverse indissociable du débat : la prostitution fait problème. Qu'elle soit légale ou non, et si elle est prohibée, que l'on punisse celles (et ceux) qui s'y livrent ou ceux (et celles) qui en usent. On ne sait trop pourquoi, aujourd'hui, la question de son interdiction refait surface là où elle est autorisée (comme en Suisse), et la proposition de punir les clients là où elle est interdite mais tolérée (comme en France), toujours est-il que le plus vieux débat sur le plus vieux métier reprend vie. Et que nous avouons, aussi humblement que nous en sommes capables, n'avoir aucune réponse claire et définitive aux questions posées. Parce qu'interdire la prostitution ce n'est pas l'éradiquer, mais bien plutôt en dégrader dans la clandestinité les conditions pour les prostituées, en accroître les risques pour les clients et en refaire un marché pour les proxénètes qui, comme tous les trafiquants, vivent de l'interdiction de ce qu'ils commercent. Et parce que punir les clients, de toute évidence, ce ne sera jamais que punir les clients les moins argentés de la prostitution la plus visible, celle du trottoir.
Une hypocrisie de plus, sur un trottoir où elles fleurissent.

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mercredi, 27 novembre 2013

Immigration : un argumentaire à côté de la plaque

Du thermomètre migratoire

Voilà, c'est parti. Quoi donc ? la campagne pour et contre la Nème initiative xénophobe de l'UDC. Qui se retrouve dans sa posture favorite, très Urschweizerisch, du « seule contre tous ». Pas tout à faite seule et pas vraiment contre tous, (le MCG, la Lega, diverses formations d'extrême-droite plus ou moins groupusculaires et divers publicistes plus ou moins crépusculaires soutenant les blochériens dans leur projet), mais peu importe la réalité -c'est l'image qui compte. Le Conseil fédéral, les « milieux de l'économie » et les partis de la droite démocratique se coalisent contre l'initiative udéciste, la gauche faisant quant à elle campagne autonome avec le même objectif (l'échec de l'initiative), mais avec sa propre argumentation. Car le problème, ce n'est pas que la droite démocratique, même sous sa forme la plus servile au patronat, fasse campagne contre l'extrême-droite. Le problème, c'est que l'argumentaire de cette droite (et du Conseil fédéral, socialistes compris) n'est pas de nature à empêcher qu'une partie de l'électorat fasse cause commune avec l' extrême-droite, et se persuade que casser le thermomètre de l'immigration fera baisser la fièvre d'un développement économique inégalitaire et non maîtrisé, dont les victimes sont disponibles pour mener la chasse au bouc émissaire.

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mardi, 26 novembre 2013

Panem, circenses et pecunia (à propos des grand'messes sportives)

Des stades surdimentionnés construits en des temps records et à des coûts maximaux, des aéroports qui ne seront utiles que le temps des jeux du cirque, les droits des travailleurs et des habitants écrasés sous les pelleteuses et noyés dans le béton, la répression policière, le matraquage propagandiste : c'est la réalité de l'organisation des grand'messes « sportives » qui vont se dérouler ces prochains mois, des Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi au Mondial de foot brésilien. Il paraît que la France entière était, ou devrait être (en tout cas a-t-elle été sommée de l'être) après que son équipe de foot ait gagné son ticket pour le festival mondial de balle au pied qui se tiendra au Brésil. Il paraît qu'il devrait en être de même pour la Suisse. Il paraît surtout qu'il serait inconvenant de s'interroger, comme le fait un ouvrage qui vient de sortir*, et comme le fera un débat qui se tiendra autour de cet ouvrage**, sur ce qui « se cache derrière l'organisation des grands événements sportifs», qui y gagne, et qui en fait les frais... Donc, forcément, antisportifs primaires comme on est, puisqu'il ne faut pas s'interroger, on s'interroge...

* « La Coupe est pleine », CETIM, Genève, 2013 (on peut le commander au CETIM www.cetim.ch
** Lundi 2 décembre, 19 heures, Maison des associations

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lundi, 25 novembre 2013

Genève : S'attaquer au budget municipal pour s'attaquer à la commune

En attendant de pouvoir réaliser son vieux rêve de suppression de la commune, la droite municipale genevoise s'attaque donc à son budget. Et dans son budget, à ce qui manifeste la présence de la municipalité auprès de la population, pour un peu plus que ce qu'on a hérité du moyen-âge. La fermeture proposée des lieux de participation et d'échanges démocratiques et d'un service produisant une expertise indispensable à la mise en oeuvre d'une politique concrète d'intégration, est une sorte de premier pas : c'est toute la politique sociale, avant sans doute de s'en (re)prendre à sa politique culturelle, de la Ville de qui est ciblée, afin que de l'action de la commune ne reste plus que celle de la police municipale et des pompiers, la première étant supplétive de la police cantonale et les seconds intervenant dans tout le canton. On en reviendrait ainsi à une conception médiévale de l'action publique, réduite au maintien de l'ordre et de la sécurité physique de lade la population dont on aura auparavant décidé qu'elle seule avait droit à la sécurité. En somme, la municipalité dont rêve la droite genevoise est une Municipalité réduite au Guet et aux Chasse-Gueux.

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samedi, 23 novembre 2013

NON aux coupes dans le budget 2014 de la Ville de Genève

Manif Ville.jpg

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jeudi, 21 novembre 2013

Naturalisations : on remet le couvert

nationalité, naturalisationCent fois sur le métier...

Bon, c'est vrai, on l'avoue : on est d'un naturel assez obstiné. Dans le fond. Et prêt à cent fois sur le métier remettre l'ouvrage, pourvu que le métier nous soit accessible et que l'ouvrage nous paraisse le mériter. Le métier, en l’occurrence, c'est le Conseil Municipal où nous sévissons. Et l'ouvrage, c'est l'étape municipale de la procédure de naturalisation des étrangers (ou plutôt, pour l'extrême-droite, de taxidermie des métèques). Une étape que nous voulons raccourcir, purger de son arbitraire, libérer de ses parasites. Bref, on a redéposé hier une nouvelle proposition de suppression de la commission municipale des naturalisations, agrémentée d'une proposition de délégation formelle à l'exécutif municipal de la compétence de préaviser au nom de la commune sur les dossiers de naturalisation. C'est cette proposition qu'on soumet à votre sagacité -ce qui ne mange pas de pain, puisqu'elle est déjà déposée. Après tout, vous n'en manquez certainement pas plus que nous, de sagacité, tout élus du peuple que nous nous croyons. Et comme on sent qu'on commence à vous lasser avec ce sujet, c'est promis, dès demain, on vous parlera d'autre chose.

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mercredi, 20 novembre 2013

Vente de Naxoo ä Cablecom : le référendum provoque un « plan social »...

Peut (beaucoup) mieux faire...

Nous avions soutenu le référendum lancé contre la décision du Conseil Municipal de la Ville de Genève d'accepter la vente des actions détenues par la Ville dans le réseau Télégenève SA (Naxoo) à UPC Cablecomm. Nous refusions et refusons toujours,  l'autorisation donnée à UPC Cablecom de licencier jusqu'à 10% des employés de Naxoo par année pendant 5 ans, ainsi que la liberté totale de licencier après ce délai. Nous dénoncions également le refus d'UPC Cablecom de signer toute convention collective de travail. Ces jours, un accord passé entre l'acheteur (UPC Cablecom), le vendeur (la Ville de Genève), le personnel et la société Télégenève, semble répondre à quelques unes (quelques unes, seulement) des raisons que nous avions de soutenir le référendum lancé contre la vente de Naxoo. Le référendum n'est d'ailleurs certainement pas pour rien dans la signature de l'accord - mais un accord encore insuffisant pour nous convaincre d'accepter la vente des actions municipales dans le téléréseau municipal. 

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mardi, 19 novembre 2013

Coupes budgétaires (même dans un budget équilibré...) : Mobilisations !

A La Chaux de Fonds, samedi, 600 manifestants, rassemblés pour dénoncer les mesures d'« austérité »  adoptées par le gouvernement (de gauche) pour équilibrer le budget, ont conspué le président (socialiste) du Conseil d'Etat. A Genève, la droite municipale a fait proposer par la commission des finances des mesures qui ne sont même pas d'«austérité », mais de pur élagage, sans même l'explication, ou l'alibi, d'un déficit budgétaire à effacer, puisque le budget attaqué était équilibré. Lundi prochain, 25 novembre, à 16 heures devant l'Hôtel-de-Ville, un rassemblement  devrait se tenir à l'appel, de la gauche, des syndicats, de la commission du personnel de la Ville et des associations visées par les coupes budgétaires proposées par la droite en Ville de Genève, pour lui dire son fait, à la droite municipale. Et c'est une bonne date pour cela, le 25 novembre  : dans le calendrier républicain, c'est le 5 Frimaire, jour du cochon.... celui qui ne veut pas se laisser saigner...

Au parlement municipal, dans la rue... et dans les urnes ?

A l'exception de Bâle, qui n'a pas de municipalité, et de Genève, dont la Municipalité a présenté un projet de budget équilibré (et même bénéficiaire, d'un poil, mais suffisamment gratteur, le poil, pour déchaîner les pulsions épilatrices), toutes les « grandes villes » de Suisse prévoient des déficits budgétaires pour 2014 : Lausanne prévoit un déficit de 31,4 millions, Zurich de 231,6 millions, Berne de 1,7 million, Winterthur de 1,3 million (malgré une hausse de l'impôt municipal), Saint-Gall de 5,2 millions... En 2014, la majorité des villes suisses, grandes, moyennes ou petites présenteront des budgets déficitaires. Et toujours pour les mêmes raisons : le report de charges cantonales sur les communes, la réduction ou le plafonnement des ressources fiscales à force de cadeaux faits (et projetés, telle l'abaissement à 15 % de l'imposition cantonale des bénéfices des entreprises) aux hauts revenus, grosses fortunes et entreprises multinationales, et l’accroissement des charges, en particulier dans le domaine de l'action et de la solidarité sociales.
Les centres urbains dépensent entre 1000 et 2000 francs de plus par habitant que les communes périphériques. Et pas parce qu'ils ont envie de dépenser, ou qu'ils sont saisis d'une pulsion somptuaire irrépressible : parce que dans leur champ de compétence politiques, deux domaines sont « surinflationnistes » : la culture et la solidarité sociale.-les villes concentrent en effet les institutions culturelles publiques, et les populations les plus fragiles : personnes âgées, chômeurs, clandestins, marginaux, personnes sans domicile fixe... La raison des déficits des villes, elle est là : pas dans une « mauvaise gestion », mais dans un surcroît de charges que les cantons et la Confédération sont bien aises de reporter sur les communes et, d'entre elles, celles qui ont la «surface» financière et démographiquie suffisante pour qu'on les suppose capables d'absorber ces charges. Et de fait, elles sont parfaitement capables d'absorber des déficits, c'est-à-dire de les réduire pour peu qu'on leur en laisse le temps et les moyens.

Des « grandes villes » suisses, Genève est donc la seule municipalité à avoir réussi à présenter un projet de budget équilibré, sans hausses d'impôts ni réduction de prestations. La droite municipale, qui n'avait cessé de couiner pendant des mois qu'elle refuserait tout budget déficitaire s'est ainsi retrouvée devant un projet de budget qu'elle n'avait plus aucune raison de refuser. Plus aucune, ou presque. Plus aucune, sauf une : l'urgent besoin de faire savoir qu'elle existe. Et qu'elle arrive, si elle s'unit du PDC au MCG à être majoritaire en commission. Alors, pour se sentir exister et faire sentir au bon peuple qu'elle existe, elle propose n'importe quoi, sans tenir aucun compte des besoins, ni même des logiques budgétaires : suppression des Unités d’action communautaire (UAC) et de l’« Agenda 21 »  (le service mettant en oeuvre la politique municipale de cohésion sociale, de développement durable et de lutte contre les discriminations). A quoi s'ajouteraient des réductions dans toutes les lignes budgétaires finançant le fonctionnement même des services publics et de l'administration municipales. Tout cela sans aucune raison raisonnable, pas même pour dégager un excédent de recettes utilisables.
Contre un budget municipal qui ressemblerait à celui que la droitunie genevoise propose, une mobilisation s'impose. Elle passera par le travail que la gauche fera au Conseil Municipal, mais elle devra aussi s'appuyer sur une mobilisation dans la population et dans les services publics menacés de perdre des moyens (matériels et humains) indispensables à leur action, quand ils ne sont pas menacés de suppression pure et simple. Et puis, finalement, si ce travail et cette mobilisation ne suffisent pas, on en appellera « au peuple », puisqu'on en a la possibilité (en effet, si un référendum est exclu par l'art. 78 de la constitution contre le budget communal pris dans son ensemble, il est possible « contre les dispositions budgétaires qui introduisent une recette ou une dépense nouvelle ou qui modifient le taux d'un impôt ou le montant d'une dépense de l'exercice précédent ». Et on serait précisément dans ce cas là...

Au parlement municipal, dans la rue et, éventuellement, dans les urnes, c'est donc un vrai débat qui s'annonce, sur ce que signifie un budget public, et un vrai choix politique qui sanctionnera ce vrai débat. Car il faut bien le dire clairement : mieux vaut pas de budget du tout qu'un budget aussi foireux que celui que nous propose l'attelage de la droite et de l'extrême-droite municipales genevoises.

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lundi, 18 novembre 2013

Zavez pas encore voté ? Zavez tort ! On est Jour 1:12 - 6

salaires, votation, 1:12Comment ça, « j'ai pas encore voté...» ? Zattendez quoi ? Que les syndicats patronaux aient voté à votre place ? Secouez-vous, il ne vous reste que six jours pour voter en faveur de la réduction des inégalités salariales : le sort de l'initiative « 1:12 » de la Jeunesse Socialiste, qui propose de réduire au dodécuple l'écart, dans chaque entreprise, entre le plus bas et le plus haut salaire, sera jeté le 24 novembre. L'initiative, soutenue par toute la gauche politique et syndicale et par des personnalités telles que l'ancien économiste en chef de la CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement), Heiner Flassbeck, est combattue par toute la droite (et l'extrême-droite, cela devrait aller sans dire...), y compris le héros des petits actionnaires Thomas Minder, qui n'en avoue pas moins avoir pour elle de la « sympathie ». Ce qui ne mange pas de pain. Ni de brioche. 

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samedi, 16 novembre 2013

Projet de budget 2014 de la Ville de Genève (suite, et certainement pas fin)

On a oublié, vendredi, dans nos vitupérations contre les âneries budgétaires de la droite municipale, que celle-ci ne proposait pas seulement de supprimer le service "Agenda 21" et de virer une trentaine de travailleurs sociaux, mais aussi de couper dans toutes les "lignes 31" finançant le fonctionnement même de l'administration municipale. Or dans le seul domaine de la culture et du sport, ces coupes provoqueraient de gros dégâts : dans l'organisation des manifestations culturelles (Fête de la Musique, Nuit des Musées, Musiques en été, etc) et sportives (Urban Geneva, Jeux de Genève, VTT Trial, etc.), dans l'animation dans les bibliothèques municipales et leurs possibilités d'acquisition, dans la capacité d'entretien du matériel sportif courant, dans les possibilités d'expositions temporaires dans les musées etc... Mais bon, hein, tout ça, c'est de la culture (et un peu de sport), et on sait bien que la culture, c'est un truc de gauche... acheter des livres pour les bibliothèques, pis quoi encore ? Apprendre à lire ? Pis après, les gens, ils vont lire des trucs même pas écrits par des gens de chez nous ? ou des naturalisés genre Haldas ?

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vendredi, 15 novembre 2013

Gauche et droite genevoises, le retour...

Trois blocs ? Non : deux...

En commission des finances du Conseil Municipal de la Ville de Genève, la droite, toute la droite, a sorti son boulier et son sabre, et proposé de supprimer un service entier, 45 postes de travail, un fonds, une ligne budgétaire (au moins), sans autre motif, et moins encore de raison, que de montrer qu'elle peut être majoritaire, même en Ville. On n'y croyait pas vraiment, mais on avait contribué, par paresse intellectuelle, à la colporter, cette image d'un champ politique genevois partagé entre trois blocs reproduisant chacun les alliances électorales de cet automne : une gauche, une droite et une extrême-droite.  L'exercice auquel vient de se livrer la droite municipale unie, du PDC au MCG, fait de cette image une illusion d'optique. Il n'y a pas «  trois blocs« » à Genève, il n'y en a toujours que deux. La gauche et la droite. Rien au milieu, rien ailleurs. Pas de « centre », pas de « ni de gauche, ni de droite », mais une droite de laquelle l'extrême-droite n'est pas exclue.
Et dont elle conduit même le char à bœufs.

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jeudi, 14 novembre 2013

Autour de l'anarcho-syndicalisme...

Ploum, ploum, tralala...

Lundi 25 novembre, le Collège du Travail et la Conférence Universitaire des Associations d'Etudiants organisent*, avec l'Association pour l'étude de l'histoire du mouvement ouvrier, le Centre international de recherche sur l'anarchisme et l'Ecole syndicale d'Unia, une rencontre autour de Lucien Tronchet et de ses combats, syndicaux mais aussi politiques. Et du 14 au 17 novembre, à Saint Imier, se tiendront à l'Espace Noir des « journées de l'anarcho-syndicalisme et du syndicalisme révolutionnaire » (www.espacenoir.ch). Mais d'où, de si loin, nous revient donc l'anarcho-syndicalisme ?
 *Uni Mail, de 19 heures à 22 heures 30, salle M R040.

anarchisme, anarcho-syndicalisme, Tronchet

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mercredi, 13 novembre 2013

Petit prêche de bien avant l'Avent : Et Dieu, dans tout ça ?

Ainsi, il nous faudrait dire encore quelque chose de ce vieux cerbère de tous les ordres imposés, la religion, puisqu'à défaut d’être déjà mort, Dieu ne serait même pas subclaquant ?  Ce cancer il est vrai n'est pas enkysté : il a ses métastases, et le cadavre des églises traditionnelles ses parasites : elles s’endorment doucement après avoir fait la quête pour survivre, mais  d’autres, souvent pires, naissent de leur soue. Et il faudrait qu'à gauche l'on s'en préoccupe, que l'on « parle de religion », de sa place, de son rôle ?  Eh bien parlons-en... et peu nous importe de savoir de laquelle religion on parle  puisque toutes, au fond, se valent. Et que ce débat est politique, quand monte ce qu'on a désormais accoutumé de qualifier d'«islamophobie», qui prend la place de la bonne vieille judéophobie, et qu'on aurait grand tort  de prendre pour autre chose que de la xénophobie pure et simple -voire du racisme : l'islam n'est pas une race ? Certes non, mais le judaïsme non plus, et cela n'a jamais empêché les judéophobes d'en faire précisément une race et de construire idéologiquement d'abord, politiquement ensuite, l'antisémitisme... L'islamophobie  comme la judéophobie se combattent politiquement -pas religieusement.

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mardi, 12 novembre 2013

Votes de la Ville, des villes et de la « campagne » : « Zonage » politique

En survolant les résultats détaillés de l'élection genevoise d'avant-hier, on constate la reproductions des différences habituelles entre le vote de la ville-centre, celui des villes périphériques et celui des communes « rurbaines » (celles qui furent rurales et ne le sont plus). Ainsi, la Ville aurait élu les trois candidats de gauche et n'aurait pas élu le candidat MCG, qui a fait un meilleur résultat dans la couronne urbaine et dans la « campagne » qu'en Ville. Rien de nouveau sous le soleil politique, à Genève : la Ville vote plus à gauche que le canton, les « grandes communes » (les autres villes) évoluent vers un bipartisme PS-MCG, et la « campagne » est à la droite bourgeoise (l'« Entente »). Mais au-delà de ces différences de prononcement politique selon le lieu d'habitat, de ce «zonage politique», l'épisode permet de se (re)poser la question de la place politique des villes dans ce pays, et même dans ce canton profondément urbain (jusqu'à ce qu'on considère comme sa « campagne »)...

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lundi, 11 novembre 2013

Election du gouvernement genevois : Bon, et maintenant, on fait quoi ?

A 14 heures, hier, la girouette était encore au pied de la Tour Baudet. A 15 heures, elle était placée sur la tour. A 17 heures, elle y restait (malgré le vote de la Ville). L'Alternative perd donc un siège (vert) au gouvernement genevois, et le MCG y entre. Enfin, le MCG... disons un candidat ayant, après avoir tâté des libéraux et des démocrate-chrétiens, jeté son dévolu sur le marchepied MCG pour se faire élire. Au fond, n'était la charge symbolique de l'élection ou non au gouvernement cantonal d'un candidat présenté par le MCG, il importait peu que Poggia soit élu ou non, sauf s'il était en position de « faire la majorité » entre trois ministres de l'Entente et trois ministres de l'Alternative. Tel ne sera pas le cas, pour 1300 voix. De toute façon, il n'y a pour aucun Conseil d'Etat de majorité stable, ni au parlement, ni dans l'électorat. L'Entente majoritaire au gouvernement (en ayant sacrifié Isabel Rochat) ne l'est ni au parlement, ni dans l'électorat. D'ailleurs, aucune des alliances en concurrence ne l'est, majoritaire, chacune pesant en gros un tiers des suffrages et des sièges parlementaires, et ne pouvant constituer une majorité qu'en se coalisant avec une autre alliance, contre la troisième...
Bon, là, on en a pris pour cinq ans. On en fera quoi, de ces cinq ans ?

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vendredi, 08 novembre 2013

« Se souvenir et agir » : D'un 9 novembre l'autre...

9 novembre.jpgLe 9 novembre 1932, alors que l'extrême-droite genevoise tenait meeting sous la forme d'une parodie de procès intenté aux dirigeants du Parti socialiste, une contre-manifestation de gauche, unitaire, rassemblant socialistes, communistes, anarchistes, se faisait mitrailler par notre glorieuse armée fédérale, appelée là où elle n'avait rien à faire par un Conseil d'Etat (de droite) aux abois et semblant s'être persuadé (ou voulant le faire croire) que les socialistes allaient tenter une révolution et le renverser. Bilan de la fusillade : 13 morts dans les rangs des manifestants et des passants. «Nous avons un devoir de mémoire», dit le comité qui appelle, comme chaque année, à se souvenir de ce massacre. A « se souvenir et agir », quand d'un ventre encore fécond sourdent d'inquiétants gargouillis...

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jeudi, 07 novembre 2013

« Garantir le bonheur du peuple » ?

Plus haut que possible...

Prendre du champ, respirer, même un air venu d'il y a plus de deux siècles mais resté bien plus frais que celui que nous inhalons, ici et maintenant : entre deux échauffourées politiques locales, on est tombé sur, et on s'est plongés dans, un petit recueil de textes de Saint-Just (autour des rapports et décrets de ventôse, sur les institutions républicaines).  Des textes qui tous, la proclamant ou l'ayant constamment en arrière-pensée, expriment cette ambition plus haute que le possible : « garantir le bonheur du peuple »... mais de quoi Saint-Just parle-t-il quand il parle de bonheur ? Et de qui, quand il parle du peuple ? Si pour Camus la question du suicide était la seule question philosophique, pour Saint-Just, la seule question politique était celle du bonheur -celle du droit du bonheur, que proclamait déjà la constitution américaine (pour l'homme blanc), et des conditions de ce droit, que Saint-Just et les siens voulaient assurer à toutes et à tous. Vaste et exigeant programme. Programme de fous.

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mercredi, 06 novembre 2013

Etape municipale de la procédure de naturalisation : Garçon, une Genferei, bien frâiche !

Même de débats parlementaires s'achevant de la pire des manières -celle, en l’occurrence, adoptée mercredi dernier au Conseil Municipal de Genève par un élu MCG - il est possible de tirer quelque chose d'utile politiquement. Et là, précisément, c'est le cas. Parce que tout à notre monomanie antisuisse, notre obsession traîtresse et nos menées antinationales, nous avions omis de vérifier si, en sus d'être parasitaire, la commission municipale des naturalisations se trouvait insérée dans une procédure (le préavis municipal sur les requêtes de nationalité suisse) respectant la loi. Fort heureusement, un camarade d'« Ensemble à gauche » a eu la curiosité d'aller le vérifier dans le dispositif légal en vigueur. Et ce qui ressort de cette vérification vaut le détour : c'est toute la légalité de l'étape municipale de l'acquisition de la naturalisation qui est en cause, et pas seulement l'opportunité de son détour par l'appendice de la commission du Conseil Municipal.
Garçon, une Genferei bien fraîche, siouplait ! Tout de suite, Monsieur, elle arrive...

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mardi, 05 novembre 2013

Elections cantonales genevoises : la culture montre le bout de son nez. ENFIN !

Débat mardi.jpgLa campagne pour l'élection du Conseil d'Etat touche à sa fin, et on n'y a pas beaucoup parlé de culture. C'est le moment qu'elle montre, enfin, le bout de son nez. Parce que si jusqu'à présent, la politique culturelle était essentiellement le fait des communes, et en particulier celui de la Ville de Genève, une nouvelle loi entrée en vigueur donne au canton des compétences nouvelles, et surtout exprime des ambitions cantonales nouvelles. Des ambitions qui supposent qu'on leur consacrent des moyens. Des moyens que les majorités politiques cantonales ne semblent pas vouloir leur consacrer -l'essentiel de leurs efforts politiques se résumant pour l'instant à de grands discours, d'autant plus sonores qu'ils sont creux (c'est le principe du tambour). Et surtout gratuits.
Ce soir, à 20 heures, au Théâtre de Poche, un débat permettra de faire le point.

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lundi, 04 novembre 2013

Une réponse aux insultes, menaces et invectives xénophobes au Conseil Municipal de Genève

On publie ci-dessous, la réponse de plusieurs conseillères municipales et conseillers municipaux genevois invectivés mercredi dernier par le Conseiller municipal MCG Denis Menoud, soutenu par son parti. Cette réponse prend la forme d'un communiqué car les personnes mises en cause lors de la séance du Conseil Municipal, retransmise en direct par la télévision locale, n'ont pu obtenir de la présidence dudit Conseil le droit de répondre à leur invectiveur. Dont les méthodes et le discours, assumés par le MCG, clarifient s'il en était besoin la place du MCG dans le champ politique -ni à gauche, ni à droite, mais bel et bien à l'extrême-droite. Là d'où viennent les seuls régimes qui, en Europe occidentale, aient produit des dispositifs légaux privant de leur nationalité celles et ceux qui l'avaient acquise par naturalisation et ne correspondaient pas au « profil  du bon national », tel que ces régimes le définissaient....

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03:03 Publié dans Genève, Immigration, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : naturalisation, xénophobie, extrême-droite, mcg | |  Facebook | | | |