vendredi, 06 septembre 2013

La Pierre et le Vent, 6 septembre, de lui

Netchaev.jpgDans la rue, comme un volcan l'histoire dit ce qu'elle veut : mourir. Vaincus, condamnés, nous serons la hantise des transfuges : qui n'est pas avec nous est contre nous.

Nos pères sont morts. Nous les avons tués pour survivre.

« Toutes les exactions antérieures au mouvement d'insurrection, l'esclave les souffrait. Souvent même, il avait reçu sans réagir des ordres plus révoltants que celui qui déclencha son refus (...). L'esclave, à l'instant même où il rejette l'ordre humiliant de son supérieur, rejette en même temps l'état d'esclave lui-même »... C'est bien beau, ce qu'il écrit là, l'écrivain français, mais les coups de fouet, mon grand-père les acceptait de son maître. Et les redonnait à sa femme et à ses enfants. Battre plus faible que soi pour se consoler d'avoir été battu par plus fort, vieille réponse des lâches... Mon aïeul était un lâche...

00:00 Publié dans Fiction, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.