dimanche, 01 septembre 2013

La Pierre et le Vent, 1er septembre, d'elle

Zassoulitch.jpgJe me souviens... ils parlaient de mission, de combat, d’œuvre, mais ne savaient pas où ils allaient, et y allaient tout de même, marcheurs épuisés, passants enivrés de leurs peurs...

Je me souviens que les affiches dont tu me parles se terminaient par ces mots : "Si nous venons à échouer, si nous devons payer de notre vie notre tentative d'aider les Humains à conquérir leurs droits, nous montrerons sans peine sur l'échafaud et poserons sans crainte la tête sur le billot"... Aussitôt écrit, presque aussitôt accompli...


Il y eut ainsi toute une génération, virulente et tendre, qui fut un vrai bonheur pour les prédateurs. Ses mots furent écartelés et les mandarins héritiers de ceux qui refusaient les héritages, aujourd'hui en tissent des récits ironiques, et font une supercherie du sacrifice de nos aînés.
Ils étaient seuls, vraiment seuls, tout seuls. Plus seuls encore que nous. Ils n'avaient ni base sociale, ni moyens, ni expérience. Rien qu'une volonté. Comme toi, quand tu mets à traduire Machiavel dans la langue du complot subversif...

V-

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