lundi, 29 juillet 2013

La pierre et le vent, 29 juillet, de lui

Netchaev.jpgDes mots, des mots... tu me parles de liberté, sachant où je suis ? Mais peu importe, après tout : je te le redis, je suis plus libre ici que bien des vôtres là où ils sont...


 

 

Et il n'y a pas que les murs, qui nous séparent... Un monde ancien meurt, un monde nouveau peine à naître, et entre l'un et l'autre rôdent des monstres, et des espérances. Je suis de ces monstres, tu portes ces espérances. Ta résistance naît de ton indignation. La mienne, de ma haine. Tu résistes en t'insoumettant, je résiste en détruisant. Nous sommes la nuit et le jour. Je suis la nuit, tu es le jour. Et la nuit et le jour ne se rencontrent qu'à l'aube ou au crépuscule, quand l'une dissout l'autre. Nous ne nous rencontrerons jamais, même si je devais choisir des deux projets que tu me soumets celui de me libérer.

Que ferions nous ensemble ? La révolution ? Nous ne donnons pas le même sens à ce mot. L'amour ? Je suis un piètre amant, tout juste bon pour les putes quand j'avais de quoi m'en offrir une, pour me vider en elle.

 

Le monde appartient à ceux qui ne se couchent pas. Il nous faut veiller. Nous avons toute la mort pour dormir. Là où je suis, je veille. Là où tu es, tu veilles, aussi. Deux veilles valent mieux qu'une...

 

 

 

S

 

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