vendredi, 26 juillet 2013

La pierre et le vent, 26 juillet, de lui

Netchaev.jpgLe Vieux, oui... au début, il me soutenait... je crois même qu'il m'admirait... et puis, je lui ai fait peur... Parce que moi, je voulais aller jusqu'au bout... lui, il était comme toi, il se laissait guider par son coeur, il n'avait pas assez de haine... peut-être en ai-je de trop, mais c'est elle qui me tient debout...



Qu'est-il, aujourd'hui, le Vieux ? Une vieille ruine... Moi, je lui étais apparu comme une force pure, nette. Lui, il avait son âge, il était malade, et il était amoureux... l'imbécile...

Je ne m'en dédit pas : notre mission -ou si ce mot tout fardé de religion te déplaît, disons : notre tâche- est de détruire, non de construire. Et il faut tuer et mourir pour être ce que nous voulons être, puisque l'histoire que nous voulons faire, à notre tour, naît du meurtre et du sacrifice. La révolution, c'est vie contre vie. Tu as raison, je suis hégélien...

 

 

Et si nous laissions les « pourquoi » de côté pour examiner les « comment » ? Le tuer, oui, mais comment ? Me libérer, oui, mais comment ?

S.

 

00:00 Publié dans Fiction, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terrorisme | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.