• Ne nous trompons pas d'ennemis : Fuck the papet, longeole forever !

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    Demain, deux manifestations syndicales dénonceront les abus patronaux, les licenciements, l'accroissement des inégalités et les entraves à l'excercice des droits syndicaux, et promouvront un « programme d'urgences syndicales » :  salaire minimum, renforcement du contrôle des entreprises, droit des chômeurs à une formation, lutte contre les licenciements abusifs. La réponse de la gauche et des syndicats à la désignation des frontaliers comme responsables du chômage, du dumping salarial et de la sous-enchère sociale : « Ce ne sont pas les frontaliers qui dégradent les conditions de travail mais bien les patrons », a rappelé Alessandro Pelizzari. Ne reste plus qu'à le faire comprendre à celles et ceux que les sirènes du MCG assourdissent... Alors nous aussi, on lance une pétition idiote : « Vaudois, ça suffit ! ». Parce qu'on trouvera toujours moyen de lancer une campagne de stigmatisation encore plus insane que les campagnes de stigmatisation déjà lancées... et que tous les autres boucs-émissaires que les Vaudois ont déjà été désignés.

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  • Une rue pour un irréductible : Honorer Luigi Bertoni

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    Bertoni-campagne.jpgComme vous ne lisez pas toutes et tous, tous les jours, « Le Courrier » (vous avez d'ailleurs tort), on vous ressert aujourd'hui le billet qu'on a fait paraître dans cet estimable quotidien, avant-hier.  Il y a quelques jours, précisément dans «Le Courrier», Marianne Enckell plaidait pour que Genève accorde à Louis Bertoni l'honneur, certes paradoxal pour un anarchiste, d'une place, d'une rue -bref, d'un espace public. Plaidoyer éloquent, et pas tombé dans l'oreille de sourds : la proposition en a donc été faite par voie de motion au Conseil Municipal de la Ville de Genève :
    «  Motion de Mme Vera Figurek et M. Pascal Holenweg :
    Le Conseil municipal demande au Conseil administratif de faire en sorte que le nom de Luigi (Louis) Bertoni soit donné à une rue, une place ou un square de la Ville, dans un quartier marqué par sa présence »

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  • 1813, 1814, 1815 : commémorations en chaîne et mémoire sélective

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    On a reçu hier dans notre boîte à messages zélectroniques de Conseillers municipaux un communiqué et un dossier de presse nous confirmant que, du 31 décembre 2013 au 9 mai 2015, le canton, la Ville et les communes, vont à grand renfort de manifestations et festivités diverses célébrer quatre « moment clés » de l'histoire de Piogre. Quatre dates dont on se permettra ici de considérer qu'elles ne signifient  rien d'autre qu'une contre-révolution : la Restauration de l'Ancien Régime, le 31 décembre 1813 (un acte réactionnaire, au strict sens du terme), le débarquement de soldats suisses au Port Noir le 1er juin 1814 (ils avaient courageusement attendu que le risque se soit dissipé de voir les Français revenir), l'acceptation (mitigée) par la diète fédérale, le 12 septembre 2014, de l'intégration de Genève à la Suisse, et finalement l'entrée de Genève dans la Confédération helvétique le 19 mai 1815 (pas par amour de la Suisse, mais toujours par crainte de la France et de sa propension à foutre le bordel dans les pays circonvoisins).

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  • Quand le trou de la Praille engloutit le Servette : Le stade maudit...

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    stadefin.jpgQue faire d'un stade que la Fondation qui le gère qualifie elle-même d'enceinte « le plus souvent vide et tristement silencieuse » ? S'agissant du Stade de la Praille, c'est la question qui se pose (et que nous posons) depuis sa construction (à laquelle, rappelons-le au passage, nous étions tout de même quelques uns à nous opposer).  Une réponse a été suggérée par une équipe française, Evian-Thonon-Gaillard (ETG), qui joue (encore) en division d'élite, qui n'a, elle, pas de stade digne de ce nom, et qui depuis la proclamation de l'existence de la « Grande Genève », se sent, logiquement, chez elle à Genève. Ce qui nous fait une équipe sans stade et un stade sans public, qui auraient bien voulu convoler afin de remplir le stade vide par les supporters de l'équipe sans stade. L'équipe française a donc demandé à la coupole du foot européen (l'UEFA) et à son président, Michel Platini, d'être autorisée à jouer à la Praille. Ce que l'UEFA avait déjà refusé en 2010. Et qu'elle a donc nouveau refusé.

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  • Elections cantonales genevoises : Des listes pour des prunes et des votes pour des nèfles ?

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    Les élections cantonales genevoises approchent : ça se sent au ton du débat politique, aux initiatives et aux référendums lancés, à la volonté des partis de tout faire pour se distinguer les uns des autres, y compris de leurs alliés. On ne se risquera pas (encore) ici à faire des pronostics de résultats, sinon celui-ci : plusieurs des listes qui concourront aux élections cantonales de cet automne (les Verts libéraux, les bourgeois démocratiques, les pirates...) seront sans doute condamnées par la barrière du quorum à avoir fait campagne pour des prunes, et leurs électeurs à avoir voté pour des nèfles. C'est d'ailleurs pour éviter ce sort que les divers groupements de la « gauche de la gauche » se sont unis (du moins pour l'instant) sous une bannière unique. En creux de l'échéance électorale se pose donc la question du quorum, de sa légitimité, de ses effets -et, pour nous, de la nécessité de l'abolir. Une initiative abolissant le quorum serait donc une excellente initiative, même si elle devait être lancée par une coalition de carpes de gauche et de lapins de droite.

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  • Vente des actions Naxoo de la Ville de Genève : Au moins offrant...

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    Le Conseil administratif de la Ville de Genève (sauf le Maire...) propose au Conseil municipal de ratifier un accord conclu avec la société UPC-Cablecom pour la reprise par celle-ci des actions de la Ville dans l'opérateur de téléréseau Naxoo (Télégenève), dont Cablecom est déjà actionnaire minoritaire et qu'elle attend depuis des années de pouvoir se goinfrer. Grâce à une convention d'actionnariat donnant à l'actionnaire minoritaire un pouvoir exorbitant, Cablecom dispose d'un droit de préemption sur les actions de la Ville si celle-ci souhaite les vendre. C'est ce droit que Cablecom veut exercer -mais la vente n'est pas encore autorisée par le Conseil Municipal, et si elle devait l'être, elle serait soumise à référendum. Une occasion de se demander si la vente d'un réseau de communication majoritairement en mains publiques à une société privée n'est pas, forcément, une vente au moins offrant -non du point de vue financier, mais de celui du pluralisme des sources et moyens d'information...

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  • Révision de la loi sur l'asile : Un vieux tropisme xénophobe...

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    La paranoïa xénophobe en Suisse est ancienne, et fut non seulement xénophobe, mais aussi, explicitement, antisémite: en janvier 1939 (la Guerre Mondiale n'avait pas encore éclaté, mais les persécutions antisémites massives étaient déjà la règle depuis six ans), le chef de la police fédéral, Henrich Rothmund, revendiquait, tout fiérot, d'avoir (avec la Police des Etrangers) « lutté depuis vingt ans (...) contre l'augmentation de la surpopulation étrangère, et plus particulièrement contre l'enjuivement » (Verjudung) de la Suisse.  En d'autres termes, Rothmund et sa police (et donc, derrière elle, le gouvernement fédéral) avaient engagé depuis la fin de la Grande Guerre (et la défaite de l'Allemagne) la Suisse dans quelque chose qui ne saurait être qualifié autrement qu'un « antisémitisme d'Etat ».

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  • Retour sur la Pentecôte : Férie irreligieuse

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    « Et quand ce vint au jour de la Cinquantième, qu'ils étaient tous ensemble en un même lieu, il se fit soudainement un son du ciel, comme s'il eût couru un roide vent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis, et virent comme des langues de feu qui se départaient, lequel feu se posa sur chacun d'entre eux, dont ils furent tous remplis du Saint Esprit, et commencèrent à parler diverses langues, selon que l'Esprit leur en faisant la grâce » (Actes 2:1-4, traduction Castellion). Sortant de Pentecôte sans avoir reçu cette grâce, les langues de feu ayant été dissipées par le mistral et aucune autre langue que la nôtre (sinon la langue de bois dont nous usons parfois lorsque nos basses fonctions nous y contraignent) ne nous ayant été donnée, nous nous demandons ce que cette fête chrétienne, et toutes les scansions religieuses de nos calendriers, peuvent bien encore signifier pour nous et toutes celles et tous ceux qui ne les prennent que comme une occasion bienvenue de se « débrancher » quelque peu...

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  • Friture picrocholine à Piogre : Le parlement rue

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    On revient donc ici sur l'incident qui a clôt prématurément,la dernière séance du Conseil Municipal de la Ville de Genève -ou plutôt revient-on sur la rafale de commentaires contristés qu'il a suscité, dont ceux du rédacteur en chef de la Tribune de Genève et de l'animateur multicarte des salons où l'on cause de politique genevoise, l'un et l'autre faisant assaut de prêches en faveur de la neutralité politique des parlements et de l'asepsie des débats auxquels ces bons esprits voudront bien consentir à laisser les parlementaires se livrer. « Le parlement n'est pas la rue », nous pontifie l'un d'eux. Il en est pourtant bien l'aboutissement, comme l'Agora. Ce qui vaudra toujours mieux que l'être comme un cimetière. Le parlement n'est pas la rue mais le parlement rue s'il est vivant.
    Comme doit l'être la politique, en démocratie.

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  • 17 mai, Journée internationale contre l'homophobie : J'interAgis, ils bavent

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    17-mai-journee-mondiale-lutte-lhomophobie-l-lyeloe.jpegVendredi, c'est la journée internationale de lutte contre l'homophobie. Genève y prend sa part, en soutenant une campagne du mouvement «LGBT Youth Suisse» avec pour slogan : « J'interAgis », plaçant au centre de sa démarche non les 10 ou 15 % d'homosexuel-les, bisexuel-les ou transgenre, mais « le reste de la population » -les hétéros, donc. Des hétéros émancipés de l'homophobie. Car cette phobie fait bien d'autres victimes que l'intelligence de qui en souffre :  on compte deux à cinq fois plus de tentatives de suicides chez les jeunes homosexuel-les que chez les jeunes hétérosexuel-les... Lors des grandes manifestations en France contre le « mariage pour tous »,  il avait été écrit que «l'homosexualité existe chez 450 espèces animale, l'homophobie chez 2 : une espèce d'araignée qui vit en Equateur et des cons qui vivent au Moyen-Age ». Mais qui n'en bavent pas moins de nos jours, même dans des espaces politiques démocratiques.
    Des conseils municipaux genevois, par exemple.

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  • « C'est de l'Eluard... » : Rendez-lui visite à Evian, jusqu'au 26 mai

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    Cela fait plus de quarante ans, et que cela fut spontané ou calculé peu importe, ce fut peut-être le plus beau moment des austères conférences de presse de la Ve République française : le président Pompidou, à qui un journaliste demandait ce qu'il avait ressenti à l'annonce du suicide d'une enseignante, Gabrielle Russier, clouée au pilori pour avoir commis le crime d'une histoire d'amour avec un jeune homme de ses élèves, resta silencieux pendant une éternité -une minute, peut-être, mais une minute de silence, en direct, à la télévision, c'est interminable- et puis, après quelques mots (« je ne vous dirai pas ce que j'ai ressenti, ni même ce que j'ai fait... »), et encore quelques secondes de silence, dit quelques vers, (« moi, mon remord... ») et clôt la conférence de presse par « c'est de l'Eluard »...

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  • Une prison bourrée de gens qui n'ont rien à y faire : Champ dolent

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    535821_10200477848260781_133771011_n.jpgFin 2010 déjà, 800 personnes étaient détenues à Genève dans les divers lieux voués à cette haute fonction : Champ-Dollon, la Pâquerette, le quartier cellulaire de Belle-Idée, Favra, le Vallon, Riant-Parc. la Brenaz, Villars, Montfleury, Frambois et les « violons » du Palais de Justice. Deux ans et demi plus tard, ce nombre total de détenus dans toutes les prisons genevoises était dépassé par la seule prison de Champ-Dollon.... et le bâtonnier de l'Ordre des avocats genevois, François Canonica, constate comme nous qu'une partie des personnes qui se trouvent à Champ-Dollon n'ont « rien à y faire ». De l'aveu même du département de la Sécurité, un détenu de Champ-Dollon sur huit (12 % du total des détenus) est entré en prison en avril pour le seul motif de «séjour illégal» en Suisse. Autrement dit, pour punir quelqu'un de séjourner illégalement en Suisse, on l'oblige à séjourner légalement à Genève. L'intelligence de la politique carcérale genevoise saute aux yeux, quand Champ-Dollon devient un champ dolent.

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  • Election du Conseil fédéral par le peuple : Oui, mais pas comme ça...

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    Les adversaires (dont le PS) de l'initiative de l'UDC pour l'élection du Conseil fédéral par le peuple tentent d'alarmer sur ses conséquences supposées, mais le Conseil fédéral n'ayant jamais été élu par le peuple, annoncer à quoi amènerait qu'il le soit ne relève que de la supputation : ni les partisans, ni les adversaires de cette proposition, ne peuvent fonder leurs annonces sur l'expérience. La seule expérience qu'on ait, c'est celle que donne l'élection populaire de tous les gouvernements cantonaux et l'élection parlementaire du gouvernement fédéral. Et ni les une, ni l'autre, ne sont exemptes de défauts. Ce n'est d'ailleurs qu'à une voix de majorité qu'en 1848 le mode parlementaire d’élection du Conseil fédéral a été préféré au mode populaire.

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  • « Pont » de l'Ascension : vers quoi ascendre ?

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    Demain, c'est férié. Après-demain, c'est un jour de pont entre un jour férié et le week-end. Une bonne partie d'entre vous, estimables lecteurs et lectrices, vont donc se mettre en congé, en vacance (du latin vacuum : vide). En congé de quoi, en vide de quoi ? De la réalité ? Ne rêvez pas (ou plutôt, rêvez à autre chose) : la réalité n'aura même pas besoin de vous rattraper, vous ne l'aurez pas quittée. A quoi, vers quoi, allons-nous ascendre ce jeudi ? Notre société institue des congés, des féries, des vacances, mais pas des temps de liberté à son égard. On se saisira tout de même, ici, de cette apparence de suspension de vos obligations pour vous asséner un prêche. De lui, au moins, vous pourrez faire ce que vous voudrez; de vous, c'est une autre histoire... 

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  • Loi cantonale sur la culture : obscur éclaircissement...

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    doigtdansloeil.jpg« La future loi sur la culture votée au prochain Grand Conseil (...) doit aussi éclaircir les rapports de partenariat public entre la Ville et Canton », estimait récemment Sylvie Bonier, en édito de la « Tribune« ». Ouais, ben on sera déjà bien contents si elle ne les obscurcit pas, cette loi, les rapports de partenariat public entre la Ville et le canton. Alors attendre qu'elle les éclaircisse, franchement, relèverait du domaine de la foi aveugle. Et en cela comme en religion, on est franchement athées. Tentant d'expliquer pourquoi la fonction de Conseiller d'Etat n'est plus ce qu'elle était, Pierre-François Unger observait que «  nombre de décisions sont transférées à Berne sans que les moyens de les appliquer nous soient toujours octroyés. Ceux qui décident ne paient plus, et réciproquement ». Il a raison, Unger. Mais en gros, ce qu'il décrit, c'est exactement ce que de fort mauvais esprits soupçonnent le canton de Genève de tenter avec sa nouvelle loi sur la culture : s'arroger le pouvoir de décider en faisant supporter à d'autres (les communes en général  et la Ville en particulier) le coût de ces décisions...

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  • Campagne électorale genevoise : indispensables frontaliers. Jusqu'au pilori.

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    Fidèle à sa pratique d'affiches boueuses pour des campagnes boueuses, le MCG a lancé sa campagne électorale pour les cantonales de cet automne en produisant une affiche attaquant personnellement le président du Groupement transfrontalier, Michel Charrat, portraituré en photo avec comme sous-titre : «les ennemis des Genevois»... Ennemis des « Genevois » sont donc celles et ceux qui langent les gosses des Genevois dans les crèches genevoises et les grand-parents des Genevois dans les EMS genevois, conduisent les bus et les trams genevois, torchent et soignent les Genevois dans les hôpitaux genevois. Le MCG fait campagne électorale contre les frontaliers, et alors ? même pour le pilori que le MCG a racheté aux héritiers de Géo Oltramare,  les frontaliers sont indispensables... Que serait le MCG, sans eux ? et à qui s'en prendrait-il pour exister ?
    Aux pigeons ? absurde, ils votent MCG...

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  • "En mai, fais ce qu'il te plaît"... L'imagination au placard ?

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    Pascal HolenwegOn était entre 3000 et 4000 selon « Le Courrier », 2000 selon la télé, on ne sait pas combien selon la police, mais on était plus nombreux que d'habitude, mercredi, à défiler dans les rues de Genève pour célébrer le 1er mai. On a réclamé des augmentations de salaires, une réduction des inégalités, une protection contre les licenciements, la fin de la violation des droits syndicaux. On a chanté (faux) l'« Internationale », on a levé le poing... Mais que nos discours, nos slogans, notre phraséologie, étaient convenus, rabâcheurs, bégaieurs !  La combativité était au rendez-vous, sans doute, mais l'inventivité, celle du langage et celle des formes de lutte ? Nous voulions naguère mettre « l'imagination au pouvoir » -ne l'avons-nous, de la droite de la gauche à la gauche de la gauche, pas mise au placard ?

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  • Nationalité : Suisses de souche ou de choix ?

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    Exit la « naturalisation facilitée », passons à la « naturalisation entravée »: la nouvelle loi sur la naturalisation ferait certes passer de douze à huit ans (ou dix ans selon le Conseil national) le minimum de résidence légale pour espérer obtenir la nationalité suisse,  mais alors que dans les douze ans requis par la loi encore en vigueur on comptabilisait toutes les années passées sous n'importe quel permis de séjour ou de résidence, on ne prend plus en compte que celles passées avec un permis C, et on y ajoute des exigences d'« intégration » (connaissance de la langue et des institutions locales) dont on aimerait bien savoir comment, et par qui, elles vont être vérifiées : va-t-on faire passer des examens de langue et de connaissance des institutions à ceux qui feront passer des examens de langue ou d'institutions? Parce qu'enfin, quels efforts avons-nous fait pour l'être, nous, « Suisses de souche », sinon celui de naître ? Sommes-nous le Comte des «noces de Figaro», et les candidats à la naturalisation sont-ils Figaro  ?

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  • 1er mai : Des droits, du respect

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    1ermai.jpgCette année, à Genève, le 1er Mai se célèbre* sous le mot d'ordre : «Renforcement des droits et respect des salarié-e--s ». Dans son manifeste, la Communauté genevoise d'action syndicale observe la dualité à l'oeuvre sur le terrain social (et politique) genevois -Genève n'étant là qu'un exemple, et pas une exception : « Cadeaux fiscaux, dividendes en hausse et bonus démentiels d'un côté, dumping salarial et licenciements de masse de l'autre ». A quoi on ajoutera l'extension de la précarité sociale et le renforcement de la xénophobie d'Etat (c'est d'ailleurs avec un sens remarquable de l'opportunité et du symbole que sur décision du Conseil fédéral, c'est à partir d'aujourd'hui 1er mai, fête internationale et internationaliste des travailleuses et des travailleurs, que les travailleurs et les travailleuses d'Europe verront leur accès au travail en Suisse  limité par un contingentement). A tout à l'heure :
    11 heures, rassemblement devant le monument aux combattants de la Guerre d'Espagne (rue Dancet),
    15 heures, départ de la manifestation  Bd James-Fazy,
    dès 17 heures, rassemblement festif parc des Bastions

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