• De la résistance à l'« austérité » à la lutte contre le dumping salarial

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    Appel2.jpgManif, manif et remanif...

    Vous avez manifesté avec la fonction publique (même si vous n'en êtes pas, ou plus)  tout à l'heure sur la Treille ? C'est bien. On ne vous y a peut-être pas vu, mais on vous croit : vous y étiez. Mais rangez pas vos doudounes : cet fin d'après-midi de 16 heures 30 à 17 heures,  y'a encore rassemblement à l'appel des syndicats devant l'Hôtel-de-Ville, ousque le Grand Conseil va décider du sort qu'il entend réserver à l'initiative syndicale contre le dumping salarial : l'invalider partiellement ou la soumettre telle qu'elle au peuple en courant le risque qu'elle soit acceptée, ce dont le patronat et la majorité (parlementaire et gouvernementale) de droite ne veulent pas entendre parler. L'initiative demande la constitution d'une inspection des entreprises formée de représentants des travailleurs, chargée d'inciter les employeurs au respect des conventions collectives et des lois sur le travail, et pouvant dénoncer celles qui délinquent. La droite, le patronat et le Conseil d'Etat trouvent « partiale » une instance de contrôle peuplée de syndicalistes. Au fond, il a raison, le gouvernement : c'est vrai que défendre les victimes du dumping salarial plutôt que ceux qui le pratiquent, c'est assez partial.

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  • Violeta se Fue a los Cielos

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    Violeta Parra. Angel Parra, Isabel Parra, Cristina Parra, Carmen Luisa Parra



















    Entró Violeta Parrón
    violeteando la guitarra
    guitarreando el guittarón
    entro Violeta Parra.
    (Pablo Neruda)

    Il y a dix jours, je suis revenu en enfance. Presque cinquante en arrière. Sur le grand écran de l'auditorium Arditi, en ouverture du Festival  "Filmar en America Latina", j'ai revu Violeta... enfin, pas vraiment elle, mais elle tout de même.

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  • Vous voulez du « concret dans l'asile » ? En voilà : Fermer Frambois !

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    Hier, à Lausanne, a été déposée auprès des autorités cantonales la pétition « Fermer Frambois », lancée lors du blocage symbolique du centre genevois de rétention le 23 septembre dernier, et signée par 2500 personnes (dont une dizaine de parlementaires fédéraux -et le Maire de Genève) qui demandent des cantons (Genève, Vaud, Neuchâtel) usant de ce lieu de détention administrative qu'ils renoncent à l'alimenter de requérants déboutés, qui peuvent y être « retenus », c'est-à-dire en fait détenus, pendant un an et demi au maximum (le temps d'une peine prononcée au pénal pour des actes de brigandage ou des homicides) sans avoir commis aucun délit, sinon celui, que l'on peine à concevoir comme tel en temps de « libre circulation » proclamée, de n'avoir pas d'autorisation de séjour. La coalition qui a lancé la pétition en appelle à la « responsabilité politique et morale » des gouvernants, pour qu'ils mettent  fin au concordat intercantonal sur la détention administrative et au financement de Frambois  : à ceux qui cherchent obsessionnellement des économies budgétaires, on signalera en effet qu'il y a là, dans trois cantons, des lignes budgétaires à supprimer. Et à ceux qui trépignent en exigeant «du concret dans l'asile », on en proposera une : Fermer Frambois !

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  • Réforme du système de retraite : Déficeler le « paquet Berset »

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    Le Conseiller fédéral Alain Berset veut réformer le système suisse de retraites. Et contrairement à ses prédécesseurs, qui s'y sont tous cassé les dents, il veut réformer à la fois l'AVS et le Deuxième Pilier, mais de telle manière que chaque futur-e retraité-e ait à la fois à perdre et à gagner à la réforme proposée. A perdre, c'est le passage de 64 à 65 ans de l'âge de la retraite des femmes (ou, plus précisément, de l'âge de référence pour le droit à une retraite pleine et entière), la réduction du « taux de conversion » du 2e Pilier, qui permet de déterminer le montant des rentes en fonction du capital accumulé, des réductions de rentes de « survivants » (veuves et veufs, orphelin-e-s), des augmentations de cotisation pour les « indépendants »... A gagner (dit-on), c'est une augmentation des prestations en cas de prolongement de l'activité professionnelle au-delà de l'âge de référence (mais on peine à considérer comme un progrès la mise de septuagénaires au boulot) et des conditions de retraite anticipée plus favorables pour les plus bas revenus et des possibilités de retraite partielle ou progressive. On se retrouve donc avec un « paquet » de propositions contradictoires, qui ne suscite l'adhésion ni à droite, ni à gauche, ni même dans le propre parti d'Alain Berset, et que chacun s'attelle déjà à déficeler.

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  • Budget cantonal genevois : Copie révisée ? copie jetable...

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    cartel.jpgLe Conseil d'Etat genevois a déposé une nouvelle mouture du projet de budget cantonal, après le refus d'entrer en matière opposé par la majorité parlementaire (de droite) à un premier projet. La nouvelle copie prévoit toujours un déficit, mais moindre que celui de l'ancienne grâce à une évaluation « technique » à la hausse des recettes fiscales (des taxations n'avaient pas été bouclées lors du dépôt du premier projet), mais aussi grâce (encore que nulle grâce n'y soit pour quoi que ce soit)  à de nouvelles coupes dans les dépenses, en particulier dans le budget de l'Instruction Publique. Et il semble bien qu'il n'y ait guère que le risque politique de se retrouver devant le peuple, le 3 mars lors de la la mise en votation de la fusion des ciasses de pension publiques CEH et CIA, en ayant été incapable de doter la République d'un budget, qui puisse faire réfléchir la droite genevoise. A moins bien entendu que la mobilisation à laquelle invitent les syndicats de la fonction publique (www.cartel-ge.ch), contre les propositions du gouvernement et celles, pires encore, de la majorité parlementaire, soit massive : premiers rendez-vous ce jeudi 29 novembre, à 16.heures 30 devant l'Hôtel-de-Ville pour un rassemblement, partant en manifestation à 18 heures vers la Salle communale de Plainpalais où se tiendra à 18 heures 30 une assemblée générale du personnel.

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  • Il y a un siécle : Les Cloches de Bâle

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    internationalisme.jpgNotre unique rédacteur, aujourd'hui, se nomme Louis Aragon. Ce n'est pas que nous ayons une tendresse politique particulière pour ce vieil équilibriste, successivement dadaïste, surréaliste et stalinien, mais le poète et l'écrivain est de génie. Son roman, « Les Cloches de Bâle », le premier de son cycle politiquement correct du « Monde réel », mérite d'être lu. Et surtout, il se clôt par l'évocation hugolienne d'un grand moment de l'histoire socialiste (et pacifiste). Un moment sans autre suite que sa propre trahison, une histoire sans autre héritage que celui de la capitulation de l'Internationale devant les mobilisations chauvines, mais un grand moment tout de même, raconté ici par de grands mots, et par l'évocation de grands personnages (Jaurès, Zetkin...) : le congrès socialiste international de Bâle, en novembre 1912, avec comme mot d'ordre « Guerre à la guerre ».
    Ecoutez les Cloches de Bâle...

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  • Et Jean-Jacques revint...

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    Elle : Enfin...
    Lui : Enfin ?
    Elle : Enfin... enfin te revoilà... il y avait si longtemps...
    Lui : ... que je n’étais plus revenu à Genève, oui... mais tu sais ce qui m’en avait tenu éloigné : ce qui me requérait ailleurs avait singulièrement plus de force que ce qui m’y aurait retenu. Si on y avait encore voulu de moi...
    Elle : Que t'importe, qu'on y veuille ou non de toi ? Cette ville est ta ville, non ?
    Lui : Bien sûr, ma ville... mais j’ai toujours la même impression d’étrangeté à m’entendre dire « ma ville ». Genève n’appartient à personne, et surtout pas à qui croit en détenir les clefs et croit pouvoir parler en son nom. Elle appartient à ceux qui l’habitent, d’où qu’ils viennent, à ceux qui la font vivante, quels qu’ils soient. Et à ceux qui la rêvent, où qu’ils soient.
    Elle : Et l'as tu reconnue, « ta ville », ou le rêve que tu entretenais d'elle, en revenant sur tes pas ?
    Lui : Je l'ai trouvée changée, comme agrandie. Mais c’est peut-être d'avoir été fidèle à elle-même, à ce qui l’avait constituée, à ce qu’elle continuait d’être, même sans le savoir ou sans qu’elle s’en souvienne. Je l'ai reconnue non pas telle qu'elle était. je l'ai reconnue un peu telle que je la voyais, ou voulais la voir...

    Elle : Nous n'aurions changé la ville que pour lui permettre de se ressembler à nouveau ou te permettre à toi de la retrouver telle que tu la rêvais ?
    Lui : J’avais quitté une ville engoncée, ne sachant plus très bien ce qu’elle voulait faire d’elle-même, se remettant encore lentement d’avoir abandonné à d’autres le soin de lui assigner un destin -et quel destin ! celui d’un centre commercial, d’un parking, d’un échangeur d’autoroutes… Genève s’est réveillée, et se réveillant s’est ébrouée, et s’ébrouant s’est émancipée.
    Elle : Ne crois pas que ce fut simple... Il a fallu que nous échappions à nos propres frontières... ton mot, « s'ébrouer », c'est le mot juste. Nous nous sommes ébroués, comme quand on s'éveille. Et en nous ébrouant, nous avons reconnu notre ville : vieille de 2000 ans, Commune depuis 1000 ans, République depuis 500 ans, et canton pour l’accessoire depuis que, revenus dans les fourgons d’une armée étrangère en chassant une autre, quelques notables avaient encore si grande peur des révolutions de France qu’ils virent en la Suisse une assurance tous risques politiques...
    Lui : N'étiez-vous pas las de contempler à vos portes l’Europe en train de se faire, si difficilement que cela soit, n'étiez-vous pas fatigués d’attendre que se déchirent les mythes et que se dissipent les peurs pour sauter à communes jointes par dessus cette frontière qui traversait la ville réelle ?
    Elle : Oui, et pourtant, tout cela n'était qu'évidence...
    Lui : Une évidence ?  mais pourquoi mit-elle si longtemps à s’imposer, qu’on avait fini par la prendre pour un projet révolutionnaire. Eppur si muove… Il en fut d’autres évidences comme de celle-ci, et je mesure bien, pour les avoir rencontrés, les obstacles qu’il faut surmonter pour que des mots comme « égalité », «démocratie», « contrat social », sortent des discours pour prendre leur vrai sens, lourd, vérifiable…
    Elle : Eh oui, citoyen de Genève... On a toujours beaucoup parlé ici, et beaucoup écrit, et toi le premier. Enfin, non, pas le premier, mais pas des moindres...  Genève est une ville de mots. Il en aura fallu dire et écrire beaucoup, longtemps, pour que les actes suivent. Mais ils suivent. Ils finissent toujours par suivre... et ces promeneurs là ne sont pas solitaires...

    Lui :  Il fut un temps, le mien, où l’on était tenu de croire que la « démocratie » ne pouvait se concevoir que si les citoyens ne s’en servaient pas. L'exclusion des droits politiques n’était pas une faiblesse du système, mais le système même. Ainsi la décision politique restait-elle en mains d’un petit nombre de gens (surtout des hommes, surtout des universitaires, surtout des membres actifs d’organisations politiques, sociales ou économiques puissantes, surtout des gens aisés…) décidant pour le grand nombre. Fermée aux étrangers, étrangère aux pauvres, méfiante à l’égard des femmes, ignorante des jeunes, cette vieille démocratie était un jeu d’initiés, cette vieille République un club privé, d'autres que moi disaient que la ville de Rousseau était politiquement celle de Voltaire.
    Elle : Tu le vois : il s’est bien passé quelque chose ici. Genève n’a peut-être pas été révolutionnée mais réformée (pardonne-moi ce jeu de mot que l’Histoire me souffle), et c’est un peu la même chose, dans cette ville un peu arrogante, en tous cas orgueilleuse, résistant dans le même mouvement où elle s’ouvre, provinciale et planétaire tout à la fois. Nous avons retrouvé le monde -le vrai, pas celui des chiffres et des quantités, celui des hommes et des femmes, des idées et des peuples. Celles et ceux que l’on pourchasse pour leur parole libre trouvent à nouveau ici un asile ; les villes que l’ordre du monde déchirent trouvent en la nôtre une amie. Genève ne donne plus de leçons sans tendre la main.
    Lui : C’est un geste qu’elle sut faire autrefois, et qu’elle oublia. Elle prit pour une raison d’être ce qui n’était qu’un moyen d’exister ; sa richesse l’avait assoupie, elle sommeillait sur son matelas d’or, drapée d’une bannière à croix rouge, bercée par le murmure de ses banquiers, quelques souvenirs héroïques meublant ses rêves.
    Elle : Ce n’est pas si facile qu’on le dit de rompre avec des habitudes dont avait fait des lois, et avec des lois que l’on prenait pour une fatalité. Ce fut fait pourtant, et bien fait.

    Lui : Merci... J’avais envie de revenir à Genève, j’ai désormais envie d’y rester. Et de t'y attendre. Notre vieil Héraclite ne nous disait-il pas : « Si tu n’espères pas l’inespéré, tu ne le trouveras pas » ? Je t'espère...
    Elle : ... espère moi...  et contente-t'en...

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  • Vingt ans après le « Sommet de la Terre » : Sauver la Terre ou les Terriens ?

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    « La cause principale de la dégradation continue de l'environnement mondial est un schéma de consommation et de production non viable, notamment dans les pays industrialisés, qui est extrêmement préoccupant dans la mesure où il aggrave la pauvreté et les déséquilibres » : ainsi s'exprimait en 1992 la déclaration finale du « Sommet de la Terre », à Rio de Janeiro. Deux conventions sur les changements climatiques et la diversité, plus un plan de « développement durable » (l'« Agenda 21 »), suivirent, mais vingt ans plus tard on n'est toujours pas sorti du « schéma de consommation et de production non viable », et le «développement durable» prôné à Rio apparaît pour ce qu'il est : une tentative de sauvegarder l'essentiel de ce « schéma », d'en pérenniser les « lois » fondamentales -à commencer par celle du profit, et celle de la propriété privée des moyens de production. La planète y survivra, mais quel prix paieront ses habitants humains ?

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  • L'initiative 40:1 du patronat suisse : Huit millions pour les hauts salaires

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    Le patronat suisse ne mégotera pas sur la dépense, pour combattre l'initiative populaire demandant la limitation des salaires abusifs des grands patrons (dite « Initiative Minder », du nom de son auteur, Thomas Minder, patron lui-même). « Economiesuisse », la faîtière patronale, a annoncé l'engagement de cinq à huit millions de francs dans la campagne contre l'initiative. Le comité d'initiative, lui, disposera de quarante fois moins. La Jeunesse Socialiste avait lancé et fait aboutir l'initiative « 1:12 » qui demande que le plus haut revenu versé par une entreprise ne dépasse pas douze fois le plus bas ? Economiesuisse vient donc d'annoncer son initiative « 40:1 », qui accorde aux défenseurs des plus hauts salaires un budget quarante fois supérieur à celui des partisans de leur limitation. Un écart que les patrons trouveront sûrement raisonnable : en 2008, le patron de Novartis gagnait 700 fois le salaire de son employé (certainement une employée...) le plus mal payé...

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  • Non aux droits des autres !

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    Ils étaient contre le divorce, l'union libre, le partenariat, ils sont maintenant contre le mariage...

    C'est une manie, une sorte de pulsion, quelque chose d'irrépressible, de pavlovien : manifester non pour ses droits mais contre les droits des autres. Des milliers de personnes ont manifesté samedi et dimanche en France contre le projet du gouvernement d'autoriser le mariage de personnes du même sexe. Des églises, des sectes, des «autorités religieuses» chrétiennes, juives et musulmanes ont appelé à ces manifestations. Les réactions religieuses avaient naguère manifesté contre le droit au divorce, contre le suffrage féminin, contre le droit à l'avortement, contre le partenariat. Elles manifestent aujourd'hui contre le droit des homosexuel-le-s au mariage. Que laissent-elles à celles et ceux à qui elles veulent imposer toutes les clôtures qu'elles trimballent ? le choix entre la chasteté, la branlette et le suicide ?

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  • Mais que fait la Polis ?

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    Un débat incessant : la sécurité publique

    Au cas où vous ne le sauriez pas, Genève, à peine sortie de deux élections (une « partielle » en Ville et celle de la Cour des Comptes) est entrée à nouveau en année électorale : celle qui s'achèvera à l'automne 2013 par l'élection de son parlement et de son gouvernement (désormais en même temps, et pour cinq ans). Et comme il fallait s'y attendre, puisque nous en avons pris la morne habitude, on va beucoup parler de « sécurité » pendant les onze mois qui nous séparent de cette échéance. On va beaucoup en parler, pour beaucoup en dire n'importe quoi. On aura donc, ici aussi, l'occasion de revenir sur le sujet -mais pour essayer d'en dire autre chose que ce qui, à gauche comme à droite d'ailleurs, en sera dit. On commence donc aujourd'hui...

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  • Fusion des caisses de retraite CEH et CIA : Du bon usage d'un référendum

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    Le Conseil d'Etat a officialisé hier l'aboutissement, avec au moins 7014 signature, du référendum contre la loi instituant la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (LCPEG), du 14 septembre 2012, par la fusion des caisses CEH et CIA. La votation populaire sur cet objet est fixée au 3 mars 2013, date à laquelle on votera aussi sur l'initiative cantonale de l'AVIVO « Stop aux hausses des tarifs des Transports Publics Genevois», sur l'initiative populaire fédérale « contre les rémunérations abusives » (dite initiative Minder) et sur la révision de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire. Des sujets mobilisateurs qui devraient amener aux urnes plus de citoyennes et de citoyens que les derniers rendez-vous électoraux, ce  qui devrait donner un chance aux opposants au projet du Conseil d'Etat sur la fusion des caisses, projet soutenu par le Cartel intersyndical de la fonction publique, mais combattu par le Syndicat des services publics, qui avait lancé le référendum.

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  • Pas seulement des paroles, des actes...

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    austérité,syndicats,gaucheOn vous le rappelle : aujourd'hui, mercredi 14 novembre, dans toute l'Europe*, les syndicats organisent une journée de protestation et de mobilisation contre les politiques d'« austérité » par lesquelles les gouvernements (et leurs mentors économiques, nationaux et transnationaux) font payer la crise aux victimes de la crise. « Les mesures d’austérité (...) font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. Le résultat: arrêt de la croissance et chômage en hausse continue. En coupant dans les salaires et dans la protection sociale on attaque le modèle social européen et on aggrave les inégalités et les injustices sociales », rappelle la Confédération européenne des syndicats, qui exige « des actes pour une croissance soutenable et des emplois. Pas seulement des paroles », car il y a « urgence sociale ».

    *A Genève, les rendez-vous sont donnés de 9 heures 30 à 11 heures, place Bel-Air, et à midi devant les consulats d'Italie, d'Espagne, de Grèce et du Portugal.

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  • Vers un financement du PS par les banques ?

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    Le piège à fonds

    Le Crédit Suisse, l'UBS et les caisses Raiffeisen proposent donc de financer les partis politiques (tous les partis politiques représentés aux Chambres fédérales, y compris le PS et les Verts, et non plus seulement, comme jusqu'alors -en tous cas pour l'UBS et le CS, les partis de droite). Et ça plonge quelques socialistes dans un abîme de perplexité  faut-il accepter ou refuser ce cadeau ? Et est-il bienveillant ou empoisonné, le cadeau ? L'Assemblée des délégués du parti en décidera le 1er décembre. On souhaite haut et fort qu'elle refuse ce piège. Les partis socialistes romands y sont d'ailleurs opposés, mais en Alémanie, la tentation est grande d'accepter ce financement, en l'enrobant de quelques précautions « éthiques », dont le poids reste incertain -mais dont on peut être à peu près sûr qu'elles finiront, le temps passant, par ne plus être que le vague souvenir d'une fugace mauvaise conscience.

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  • Mercredi 14 novembre : Un jour contre l'« austérité »

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    14 novembre.jpgA l'appel de la Confédération européenne des syndicats (et, en Suisse d'Unia, et à Genève, de la Communauté genevoise d'action syndicale), une journée internationale d'action contre les politiques d'«austérité» déroulera ses manifestations, débats, rassemblements et ses grèves mercredi. En Espagne, au Portugal, en Italie et en Grèce, la journée d'action syndicale sera une journée de grève générale. Les syndicats européens exigent (pour l'année Rousseau ?) un « nouveau contrat social européen», l'intensification de la lutte contre le dumping social et salarial et contre l'évasion et la fraude fiscale. « L'Austérité, ça marche pas ! » proclame l'appel syndical européen. Mais si, camarades, ça marche. Pour ce et ceux pour quoi et qui ça doit marcher. Pas pour les peuples, évidemment. Mais pour les banques et les multinationales, et pour leurs commis politiques, ça marche. ça marche même du tonnerre de Dieu (ou de Mammon)

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  • Genève, 9 novembre 1932 : La gauche unie. Sous les balles.

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    accusation-9-nov-1932.jpgLe 9 novembre est une sale date : celle du coup d'Etat de Bonaparte (le 18 Brumaire AN VIII) qui met fin à la révolution française, celle du coup d'Etat (raté, mais le pire est à venir) munichois de Hitler en 1923, celle du pogrom de la « Nuit de Cristal » dans toute l'Allemagne en 1938... et on en passe. Celle aussi, de la mort de Guillaume Apollinaire en 1918 et de Myriam Makeba en 2008. Et celle, en 1932, d'un massacre commis par l'armée suisse à Genève, contre une manifestation antifasciste. Nous le commémorerons ce soir.

    OCCUPONS LA RUE CONTRE LE MILITARISME ET LA RÉPRESSION DES MOUVEMENTS POPULAIRES : Rassemblement à 17:45 devant la gare Cornavin, zone piétonne du Mont-Blanc (côté Poste du Mont-Blanc), puis manifestation jusqu’à La Pierre de Plainpalais.

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  • Les faux maîtres du monde

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    Hasard du calendrier : les deux principales puissances mondiales du moment, les USA et la Chine, viennent de désigner leurs grands timoniers respectifs. On sait bien que ce ne sont pas eux, les deux hommes en question, Obama et Xi Jinping, qui vont faire la politique de leur pays. Mais ils vont l'incarner, et la défendre, même s'ils n'auront pu que lui donner quelques impulsions : ce sont les intérêts et les enjeux des complexes militaro-industriels (ou post-industriels) qui « gouvernent » réellement les Etats-Unis d'Amérique et la Chine, et eux ne sont soumis à aucune élection ni à aucune autre désignation que celle qui sourd de leurs fortunes. Obama, réélu, et Xi Jinping, déjà désigné, ne sont pas ces « hommes les plus puissants du monde » dont on nous rebat les oreilles dans les media : ils sont ceux que des hommes moins connus, mais plus puissants qu'eux, font monter sur le devant de la scène. L'Américain et le Chinois ne sont pas les maîtres du monde, ils sont ses concierges.

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  • Ecopop : Le visage vert de la xénophobie ordinaire

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    L'association « Ecologie et Population » (Ecopop) a déposé la semaine dernière à Berne son initiative « Halte à la surpopulation », munie de 120'000 signatures. L'initiative demande que l'accroissement de la population étrangère soit limité à 2 pour mille par an, et qu'un dixième de l'aide au développement soit consacré à la contraception des métèques dans leurs pays de métèques. Elle implique, évidemment, l'abolition de la libre-circulation et la dénonciation des traités internationaux contraires à ce qu'elle propose. Une initiative de l'UDC « contre l'immigration de masse » va dans le même sens (et l'UDC s'apprête d'ailleurs à soutenir l'initiative d'Ecopop) Ces deux textes sortent du même tonneau national-conservateur, et nous annoncent l'arrivée sur le marché politique d'un nouveau produit : l'éco-xénophobie, visage vert de la xénophobie ordinaire, et concurrente de la social-xénophobie façon MCG.

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  • Derniers feux de David Hiler ?

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    Politique fiscale de la terre brûlée

    Le 11 octobre dernier, le Conseil d'Etat genevois a proposé, par la voix du ministre des Finances David Hiler,  d'introduire un taux unique d'imposition des entreprises et d'abolir de ce fait le statut fiscal particulier, et privilégié, accordé aux multinationales dont les activités sont extérieures à la Suisse, et qui ne sont frappées que d'un impôt de 11,6 % sur leurs bénéfices alors que les entreprises locales sont taxées à 24,2 %. Le Conseil d'Etat propose un taux unique de 13 %, qui  entraînerait une baisse de recettes de 457 millions de francs pour le canton, sans aucune compensation, alors que le budget cantonal est déjà déficitaire du fait des nombreux cadeaux fiscaux accordés ces dernières années.  S'ajoutant à d'autres propositions de réduction des ressources fiscales du canton et des communes (suppression de la taxe professionnelle communale et de l'imposition au lieu de travail, par exemple), la proposition d'un taux unique de 13 % va encore vider un peu plus les caisses, des collectivités publiques déjà mises à mal par les contre-réormes fiscales de ces dernières années. Une sorte de politique fiscale de la terre brûlée, avant la fin de mandat de l'actuel ministre des Finances...

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  • Genève : La gauche laisse le PLR réinstaller le PDC à la Municipalité

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    strapontin.jpgAvec l'appui inavoué de la gauche gouvernementale (PS et Verts) et inavouable de la majeure partie de la « gauche de la gauche » (ou présumée telle), et en échange de l'abandon des prétentions démo-chrétiennes à la Cour des Comptes, le PLR a donc réinstallé, après vingt ans de pied-de-grue, le PDC à l'exécutif municipal genevois, sur le strapontin que depuis vingt ans la gauche concède à la droite (mais dont un certain Pierre Maudet avait tout de même su faire un siège propulseur). Cela sauve le PDC de la Ville de Genève, en lui assurant pour quelques temps encore la survie de son groupe parlementaire. Mais cela satisfait aussi les quatre conseillers administratifs de gauche, assez heureux de se retrouver avec un collègue plus accommodant que l'auraient été l'UDC Bertinat ou la coco Salika, et surtout avec le représentant d'un groupe parlementaire qui aura quelque peine à voter contre le budget de la Ville, ce budget étant désormais l'octroi à Guillaume Barrazone des moyens de faire autre chose que de la figuration.

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