vendredi, 10 août 2012
10 août, d'elle
Je te le répète, puisque tu sembles ne pas vouloir l’entendre : nous savons bien ou nous mène le chemin que nous avons pris. Mais que nous prêches-tu ? La prise du pouvoir sur nos frères ? Cela même que tu ne cessas de tenter, et à quoi, fort heureusement, tu échouas ?
Nous ne sommes pas hommes et femmes de pouvoir. Nous savons que le pouvoir rend fou –penser à toi nous le rappellerait si nous l’avions oublié- et que les fous de pouvoir n’ont plus, au bout de leurs mécomptes, que cette folie-là, qui a tué, étouffé, toutes les autres.
Mais dans quelle faille s’engouffre cette folie ? Dans quel manque ? Dans quelle incertitude sur ce que l’on est, ce que l’on voudrait être, ce qu’on est inconsolable de ne pouvoir être… que cherche le hiérarque qui contraint sa servante à lui céder ? la même chose peut-être que toi lorsque tu contraignais tes camarades à te suivre jusqu’au meurtre de l’un d’eux ? Le plaisir de contraindre, et seulement ce plaisir-là ? prouver qu’on est le plus fort ? qu’on peut exiger, et obtenir, n’importe quoi de n’importe qui ?
03:52 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : pouvoir |
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