• Espionnage d'Attac par Nestlé, Sécuritas (et la police) : Taupes modèles

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    On s'en souvient (ou on devrait) : ATTAC-Vaud avait fait l'objet en 2005, et jusqu'en 2008 d'une opération d'infiltration, commanditée par Nestlé et exécutée par nos Pinkertons nationaux, Securitas. Nestlé craignait que les investigations d'Attac sur ses pratiques nuisent à son image et à ses affaires. L'opération d'infiltration avait fonctionné, une fausse militante altermondialiste payée par Securitas avait espionné le groupe d'Attac-VD travaillant sur les multinationales, et fliqué ses membres. Le procès pénal n'ayant pas pu avoir lieu, puisqu'un brave juge lausannois avait classé l'affaire, c'est un procès civil qui s'est tenu à Lausanne la semaine dernière, à l'initiative de plusieurs militant-e-s d'Attac victime de ce que par euphémisme on qualifiera d'atteinte inadmissible à la sphère privée et à la liberté d'association (et au droit de militer légalement dans une association légale usant, elle, de moyens légaux, et du débat public).

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  • Mercredi matin d'école : Une demande d'école ou de garderie ?

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    VignetteMercredi2.jpgLe vote du 11 mars prochain à Genève, sur l'introduction d'une demie-journée d'école en plus (le mercredi matin) est-il plié ? En tout cas, on ne peut pas dire que le débat fasse rage (les fins de réveillon au Moulin à Danse submergeraient-elles tout autre sujet ?), ni qu'il fasse grand cas d'argumentation pédagogique, et que l'opposition à la proposition du Conseil d'Etat et du parlement se fasse entendre avec beaucoup de vigueur. Il est vrai que les principaux intéressés, les écoliers n'ont pas le droit de vote, que les enseignants ne se mobilisent pas vraiment et que tout se passe comme si les parents d'élèves ne demandent qu'une chose de plus à l'école, c'est qu'elle soit aussi une garderie.

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  • Mouvement socialiste et classe moyenne : changer de base...

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    Construit-on l'instrument politique de changement d'un système social
    sur ceux qui auraient à y perdre ? La social-démocratie, après avoir été
    (contre ses intentions initiales, bien plus ambitieuses) l'instrument de
    l'accession des ouvriers à la normalité sociale ? médiane ?,
    c'est-à-dire aux codes sociaux de la petite-bourgeoisie, s'est trouvée
    naturellement basée sur cette ? classe moyenne ? qu'elle a contribué à
    élargir à une partie de l'ancienne classe ouvrière, et qui a désormais
    quelque chose à perdre à un changement social profond : la critique du
    salariat n'a rien d'enthousiasmant pour qui a un salaire suffisant;
    celle de l'Etat n'a guère d'urgence pour qui vit du salaire que l'Etat
    lui verse et tire son statut social de sa place dans la hiérarchie de la
    fonction publique ou de son mandat politique; la critique de la
    propriété privée du sol ne mobilise guère les propriétaires de leur
    logement ou d'une résidence secondaire; l'appel à une politique des
    transports restrictive de l'usage de l'automobile a peu d'écho positif
    chez les automobilistes, et à la dénonciation de l'emprise des zones
    résidentielles et des zones villas, leurs habitants ne sont guère
    sensibles.

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  • Vous avez aimé le stade de la Praille ? vous adorerez la patinoire du Trèfle !

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    Broutez du Trèfle !

    Jouez hautbois, résonnez trompettes : le canton, la Ville de Genève  (apparemment, la Ville de Lancy compte pour beurre... c'est pourtant sur son sol qu'on va installer la baratte) et le Servette Hockey Club se sont mis d'accord pour construire une nouvelle patinoire, d'ici à on ne sait pas très bien quand (2015 ? 2018 ? 2020 ?) au « Trèfle-Blanc», près du Bachet de Pesay, et ne pas rénover outre mesure la quinquagénaire patinoire des Vernets, pour la rénovation de laquelle on a pourtant déjà claqué une vingtaine de millions de francs (dont une partie consacrée à l'amélioration du confort des fessiers des « VIP »). « L'abandon des Vernets est un bon projet », assure la « Tribune ». Aussi bon sans doute que celui, applaudi par la même «Tribune », du stade des Charmilles. Restent les questions qui fâchent : qui va payer ? Combien ? Et qui va exploiter le futur complexe sportif lancéen ? Marc Roger ? Bulat Chagaev ?

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  • Six semaines de vacances pour tous : Travailler moins pour travailler mieux ?

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    Le 11 mars prochain, on votera (aussi) sur l'initiative populaire lancée par « Travail Suisse », et soutenue par l'ensemble des syndicats et des partis de gauche, pour l'introduction de six semaines de vacances annuelles. Nous soutenons cette initiative. Mais pas avec les précautions de langage prises par ses auteurs et ses principaux soutiens : nous ne la soutenons pas parce qu'elle ne « coûtera rien », ni pour «récompenser la productivité accrue des travailleurs», ni pour « travailler mieux en travaillant moins ».  Nous la soutenons parce qu'elle permettrait à celles et ceux à qui elle est destinée (même s'ils et elles ne sont pas tous les travailleurs et toutes les travailleuses, mais seulement les salarié-e-s) de, pendant quelques jours de plus, ne pas travailler pour d'autres.

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  • Prix unique du livre : L'enjeu, c'est le livre, pas son prix.

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    Le Parlement fédéral ayant adopté, par une majorité de gauche et du PDC, une loi qui réglemente le prix du livre, les opposants (de droite, UDC et PLR, rejoints par les libertariens du « Parti Pirate ») à cette réglementation ont lancé un référendum, qui a abouti. On votera donc le 11 mars sur un «prix unique du livre» en Suisse.  En Romandie, où 80 % des livres vendus sont importés de France, par des diffuseurs liés aux groupes d'édition français, le référendum de la droite n'a recueilli pratiquement aucune signature. Dans notre coin de pays, les livres édités en France sont vendus 30 à 40 % plus chers que de l'autre côté de la frontière. Les libraires romands assurent qu'avec la nouvelle loi, le prix des livres baissera. Mais l'enjeu principal n'est pas là : il est dans le maintien d'un réseau de librairies, et d'entre ces librairies, du plus grand nombre possible de librairies indépendantes. L'enjeu du prix du livre n'est pas le prix : c'est le livre.

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  • Le projet de nouvelle constitution genevoise en deuxième lecture : Bricolages et rabotages

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    L'Assemblée Constituante genevoise « construit la future constitution », annonce la dernière livraison de la « Lettre de la Constituante ». C'est au pied du mur qu'on reconnaît le maçon : en septembre dernier, l'entrée en matière sur l'avant-projet avait été acceptée, et l'assemblée a entamé ce mois la deuxième lecture du projet de nouvelle Constitution. Et elle l'a entamé par une polémique sur le statut de « déclarations interprétatives » dont des constituants souhaitent garnir le projet au prétexte de clarifier les intentions de ses auteurs (c'est-à-dire d'eux-mêmes). Le problème, c'est que ces déclarations, qui ne devraient avoir aucune valeur n'étant pas votées par le peuple, ni même sérieusement débattues par la Constituante, ont tout de même un poids et pourraient servir de référence au Tribunal fédéral pour jauger du respect ou non de telle ou telle disposition constitutionnelle. Bref, les bricolages continuent. Et le rabotage des belles intentions initiales, notamment en termes de droits démocratiques sociaux, aussi...

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  • Le Conseil fédéral reporte sa décision sur la traversée du petit lac : O rage, O désespoir ? Bof...

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    Le financement fédéral de la traversée routière de la rade ou du petit-lac de Genève est donc renvoyé à une deuxième phase d'études, d'ici 2014, à la grande déploration de ses partisans qui attendaient de Maman Helvetia qu'elle prenne ce projet plus au sérieux qu'il le mérite. Humiliation suprême : la Confédération accepte de financer le contournement autoroutier du Locle, de La Chaux-de-Fonds et de Morges, dans le même temps où elle se donne un délai supplémentaire pour se prononcer sur le fétiche auroutier de la droite genevoise. « Cela démontre que ce projet (celui de la traversée de la rade ou du petit-lac) n'est pas prioritaire pour Berne », s'indigne le directeur de la Chambre de Commerce. C'est assez bien vu. Et ça tombe bien : pour des tas de gens à Genève (dont nous, modestement), ce truc n'a rien, mais alors vraiment rien, de prioritaire.

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  • Noch eine Genferei : Le parking vert

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    Conseil Municipal de la Ville de Genève, mercredi soir : on se lance dans une discussion sur une proposition du Conseil administratif, demandant un (modeste) crédit de 5,1 million de francs pour la réalisation, à l'essai, de la « piétonnisation » de 50 rues, pour concrétiser une initiative populaire municipale acceptée par le Conseil Municipal et qui demandait la réalisation de 200 rues piétonnes. Et que croyez qu'il advint de cette discussion ? Vous avez gagné : on a parlé de parkings. Pas de zones piétonnes, de parkings. Que l'initiative qu'il s'agissait de concrétiser ne demandait pas. Et à la proposition du Conseil administratif, une majorité composée de l'extrême-droite, de la droite traditionnelle, des Verts libéraux et des Verts tout court a collé, contre l'opposition de la gauche (PS et Ensemble à gauche) motion, résolution et amendements exigeant finalement une compensation de 80 % des places de parking automobile supprimées en surface, voire la réalisation d'un parking sous la zone piétonne.

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  • Politique professionnelle et professionnels de la politique : Vive l'amateurisme !

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    Que la politique soit devenue (ou redevenue ?) un « marché » et son exercice le fait de « professionnels » n'aboutit pas seulement à la dépossession des citoyens des possibilités de contrôle et de décision dont ils disposaient (ou dont on veut croire qu'ils disposaient) dans les quelques modèles (inaboutis, pourtant) de démocratie directe « rousseauiste » (dont par ailleurs les femmes et les étrangers restaient exclus, comme de la démocratie athénienne, qui s'accommodait au surplus fort bien de l'esclavage), mais aussi à creuser plus encore le fossé qui sépare « ceux qui en ont » (du pouvoir) de ceux qui en sont dépourvus, sinon sur plus dominés encore qu'eux-mêmes. Rompre avec la politique professionnelle (ou plutôt la politique des professionnels de la politique) devrait donc être l'un des premiers engagements à prendre -et à être tenu- par la gauche : au nom d'un amateurisme politique qui est la condition même d'une réelle démocratie.

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  • La France a perdu son « Triple A ». Mais pas encore sa triple buse.

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    Nicols Srkozy dévlué

    On raconte que Nicolas Sarkozy aurait été furieux de la dégradation de la « note » de la France par l'agence Standard & Poor's. Il devait pourtant s'y attendre -mais il avait fait de son «triple A» un titre de gloire, une talonnette le haussant à la taille d'Angela Merkel. Evidemment, à trois mois de l'élection présidentielle à laquelle il est candidat pour se succéder à lui-même, ça tombe mal, comme un funeste présage. Mais seulement un présage. Et venant de bien piètres prophètes. Le Petit Nicolas n'est plus le Pair de la Chancelière allemande, il n'en est même plus le Prince Consort, il n'en est plus que le page, il doit en rabattre de ses ambitions de reconnaissance internationale, mais il n'a pas encore perdu les présidentielles de mai.

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  • Genève by night : Piogre s'amuse...

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    Prenez un politicien un peu bas de plafond. Amenez-le à moitié bourré dans une boîte de nuit, un matin de réveillon, allez le faire pisser dans les toilettes du personnel, et laissez monter la sauce : ça se termine à coups de baffes entre deux simiens se prenant pour des mâles alphas. Et ça finit dans la presse comme si, au lieu que d'une banale chicorée entre deux machos, on se trouvait devant une affaire d'Etat. Et comme on est une petite ville avec des tas de petits cons qui savent ce qui s'est passé parce qu'ils l'ont entendu dire de quelqu'un qui l'avait entendu dire de quelqu'un qui connaissait quelqu'un qui le savait, ça dégoise dans toutes les arrières salles, ça commente anonymement sur les blogs, un membre du PS appelle un canard pour charger une copine, un député vert geint sur l'« image de Genève » et le MCG vole au secours du teufeur...  bref, on se retrouve dans un truc bien crapoteux avec un tas de de batraciens coassant dans le marigot pour se faire bien voir et disant n'importe quoi, à n'importe qui, pour donner l'impression d'avoir quelque chose à dire.  On a rien de mieux à faire et à dire à Genève, en ce moment ? Ben non, apparemment pas...

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  • Le projet de loi cantonale sur la culture a été déposé : Une tutelle sans moyens ?

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    Le Conseil d'Etat a déposé devant le Grand Conseil le projet de loi cantonale sur la culture, issu (en partie) des travaux d'une commission d'experts indépendants (la CELAC), dont le projet de loi reprend une grande partie des suggestions : renforcement de l'implication du canton dans la politique culturelle (mais sans lui en donner les moyens financiers), redéfinition des compétences et des charges entre le canton, la Ville et les autres communes, concertation avec les milieux culturels, prévoyance sociale pour les artistes, « cantonalisation » de certaines (mais pas toutes : les plus prestigieuses politiquement) grandes institutions culturelles, création d'un Conseil de la Culture... De bonnes intentions à saluer, pour ce qu'elles valent. Mais aussi de gros dangers, à identifier, pour y échapper... A commencer par le danger d'une tutelle cantonale sans moyens, et d'autant plus pesante qu'elle sera sans contre-poids.

    Le cagibi et la villa de maître


    Si elle est acceptée, d'abord par le Grand Conseil, puis, éventuellement (en cas de référendum) par le peuple, la loi aujourd'hui proposée remplacera celle de 1996. Mais quelle loi sortira des cogitations parlementaires ? Celle qui leur est proposée, ou celle à laquelle elles la réduiront ? Les intentions des auteurs de la loi (la Commission d'experts, d'abord, le DIP, ensuite) sont excellentes -et nous avons assez souvent exprimé les nôtres pour nous contenter de relever que nombre d'entre elles sont contenues dans la projet. Mais cette loi cantonale, qui répond à une mobilisation des milieux culturels face à une tentative, en 2007, de désengager totalement le canton du champ culturel (hors l'école), porte en germe une calamité inverse de celle dont la menace avait précisément incité à la phosphorescence législative : au désengagement du canton pourrait ainsi succéder un désengagement de la Ville -mais, à la différence du premier, un désengagement imposé, non plus volontaire (ce qui n'atténuerait d'ailleurs en rien ses effets dévastateurs sur le tissu culturel local et régional). Un danger d'autant plus menaçant que si le projet de loi confie des compétences au canton, il ne lui en donne aucun moyen : il n'a ainsi même pas retenu la proposition de la commission d'experts de fixer à 2 % de son budget les ressources que le canton affecterait à la politique culturelle (même dans ce cas, d'ailleurs, l'effort financier hypothétique du canton n'atteindrait que les deux tiers de l'effort réel actuel de la Ville), et ne prévoit aucune clef de répartition des efforts financiers respectifs du canton, de la Ville et des communes.


    Certes, la question des moyens, financiers et humains, ne résume pas la réalité d'une politique culturelle. Mais sans moyens, cette politique n'est, au mieux, qu'un discours sur la culture, et au pire une tutelle sur le champ culturel. Qui veut, aujourd'hui, visualiser, symboliquement, l'extraordinaire disparité des moyens dont disposent, respectivement, la Ville et le canton de Genève pour mener une politique culturelle n'a qu'à se rendre successivement au Service cantonal de la culture et au Département municipal de la Culture : c'est passer d'un cagibi à une villa de maître. Mais aussi d'un budget de quelques dizaines de millions à un budget de plusieurs centaines de millions.

    L'histoire et la situation de Genève ont fait de la Ville, berceau de la République (au point d'avoir été pendant 250 ans la République à elle toute seule) et commune-centre d'une région qui se définit autour d'elle et par elle, l'actrice principale, voire la metteuse en scène, de la politique culturelle régionale. Elle y met le plus de moyens financiers et humains, elle dispose pour cela du meilleur réseau, du plus fort appareil administratif et du plus grand réservoir de compétences. En fait, de toutes les grandes institutions culturelles, seule l'école lui échappe. Cette situation ne peut être simplement inversée, mais elle peut, et elle doit, être corrigée. Et le mode de cette correction, c'est le partenariat, le partage, le «faire ensemble», pas la Régence (quoique, les petits soupers...) ou la tutelle. Surtout si la Régence est sans moyen et la tutelle sans ressource. Parce qu'alors, on se retrouverait dans le pire des paysage politico-culturels : celui du parasitisme autoritaire de la politique culturelle par une tripotée de petits chefs disposant d'un pouvoir sans responsabilité matérielle, et surtout sans contre-pouvoir : précisément ce que les milieux culturels voulaient éviter en 2007...

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  • Ecole le mercredi matin : rePourquoi ? reParce que ! (il faut !)

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    Vignettemercredi7.jpgIl y avait sans doute de meilleures manières de célébrer l'« Année Rousseau » que proposer d'envoyer Emile à l'école une demie-journée de plus. Pour la votation populaire cantonale du 11 mars prochain, le mot d'ordre du parti socialiste sera donc le « Oui » au « mercredi scolaire ».  L'enjeu n'a d'ailleurs pas mobilisé les militant-e-s socialistes (la proposition de Charles Beer et du Comité directeur a été approuvée par vingt voix et combattue par six),  pas même les enseignants socialistes (aucun préavis n'a été donné par la commission « Enseignement » du parti), et l'assemblée générale n'a été précédée d'aucun réel débat interne. A la question « pourquoi l'école le mercredi matin ? », la réponse n'a donc pas changé : « parce que ! ». Elle a seulement été complétée d'un « il faut ! » tout aussi péremptoire. Et donc tout aussi convaincant.

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  • « Dysfonctionnements » des Transports Publics genevois : Trois petits pas et une grosse colère

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    Dans un communiqué de presse conjoint, le Département cantonal de l'Intérieur et de la mobilité (le DIM, département de Michèle Künzler) et les Transports Publics Genevois admettent que depuis l'introduction du nouveau réseau des TPG, « des dysfonctionnements ont été constatés tant par les usagers que par les autorités ». Surtout par les usagers, mais qu'ils l'aient été par les autorités ne saurait que nous réjouir, d'autant que trois mesures ont d'ores et déjà été prises : l'ouverture anticipée d'une voie réservée aux bus sur le Pont du Mont-Blanc (mais il faudra qu'elle leur soit réellement réservée, et ça risque de ne pas être de la tarte), le rétablissement de l'ancien tracé de la ligne 3 et « la prolongation de la présence sur le terrain du personnel d'assistance et d'information aux voyageurs ». Trois pas, certes insuffisants, mais qui, relevant du bon sens, vont forcément dans la bonne direction. D'ailleurs, si on en doutait, la réaction furibarde du TCS ne pourrait que nous en convaincre...

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  • Mouvement socialiste contre mouvement social ?

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    Refaire de la politique...


    En limitant ses pratiques, ses ambitions et ses stratégies à l'occupation de l'appareil d'Etat, le socialisme démocratique a littéralement perdu sa raison d'être et sa légitimité, et se retrouve face au mouvement social dans la position qui était il y a un siècle celle du radicalisme bourgeois face au mouvement ouvrier : raisonneur plus que raisonnable, prédicateur de soumission aux règles du capitalisme sous les masques du réalisme et de la patience, héritier ingrat des révolutions et requérant d'une base réduite à ne plus être qu'un électorat (pour ensuite ne plus ressembler qu'à une clientèle) une « confiance » ne portant plus sur la capacité à réformer, c'est-à-dire, tout de même, à transformer, la société, mais uniquement sur une compétence à la gérer.

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  • Nouvelles de la faune locale : Une espèce protégée : le chômeur genevois

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    Le Conseil d'Etat a annoncé le 21 décembre (c'était le jour de la tourbe, ça s'imposait) qu'il se ralliait à la « préférence cantonale »  prônée par le MCG (mais en s'y ralliant sans le dire, et dans des « limites du possible » si étroites qu'on ne peut guère répondre à sa posture qu'en ricanant) et qu'il entendait donner, dans les grands établissements publics (Hôpital, TPG, Aéroport) comme dans l'administration centrale, préférence aux chômeuses et chômeurs genevois (au sens large du qualificatif «genevois») dans l'embauche de personnel. Voilà le donc le chômeur genevois proclamé membre d'une espèce protégée... Être protégé par Longchamp et Favre, de quel avenir est-ce que cela peut bien présager pour l'espèce chômeuse locale ? L'avenir du dodo ou celui du panda ?

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  • Transports Publics Genevois : Vive le Facteur Cheval !

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    Après  la première semaine, calamiteuse, de mise en service de leur nouveau réseau, les Transports Publics Genevois avaient fait leur autocritique, par cet euphémisme : « Nous n'avons pas été à la hauteur »... Certes, mais que dire alors des « politiques », toutes instances confondues (y compris le Conseil d'administration de l'entreprise), qui se sont contentés de suivre les conseils malavisés de technocrates plus soucieux du bien être de l'entreprise que de celui des usagers ? Il convient donc, aujourd'hui, de proposer un réel changement, qui soit à la fois compatible avec les critères du développement durable et les besoins de la population genevoise.  C'est ce changement que nous hennissons par la proposition qui sera déposée au Conseil Municipal de la Ville, de rétablir dans les rues de Genève des trams à traction hippomobile. Le nouveau réseau ne paraît-il pas déjà dessiné par le Facteur Cheval ?

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  • Caisse maladie unique : on re-votera. Sur un projet tronqué.

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    Prudence, prudence...

    L'initiative populaire fédérale pour l'instauration d'une caisse maladie unique (la deuxième initiative du genre) a abouti, avec plus de 120'000 signatures récoltées en onze mois, et elle sera déposée au printemps prochain. En 2007, le peuple et les cantons avaient refusé, très nettement, une première initiative pour l'instauration d'une caisse unique, qui avait succombé à la campagne du lobby des assureurs et à la crainte (irraisonnée) que les primes qu'elle prévoyait de fixer en fonction du revenu n'explosent pour les « classes moyennes ». Du coup, les auteurs de la deuxième initiative ont renoncé à reprendre cette proposition de primes en fonction du revenu. Proposition fondamentalement légitime, socialement juste, mais pas franchement dans l'air, très droitier, du temps. D'où la prudence de leur texte. Et son insuffisance : celle d'un premier pas...

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  • Mercredi matin scolaire : Pourquoi ? Parce que !

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    « Acceptez-vous la loi modifiant la loi sur l'instruction publique (Horaire scolaire) (C 1 10 - 10744), du 26 mai 2011 ? » : c'est l'une des sept questions, cantonales et fédérales,  qui seront posées à Genève aux citoyennes et citoyens dans deux mois, le 11 mars. Le référendum contre la réintroduction de l'école le mercredi matin à l'école primaire a été lancé par la Société Pédagogique Genevoise, qui dénonce une réforme « bricolée » et bien plus quantitative que qualitative. Pour les enseignants, qui n'ont de toute façon pas congé le mercredi (ils y travaillent à leurs cours où y remplissent des tâches administratives dont la charge est de plus en plus envahissante), cette réforme ne représente sans doute pas une charge de travail supplémentaire : ils continueront à travailler 40 heures par semaine 47 semaines par année. Pour les écoliers, en revanche, on aimerait bien qu'on nous convainque qu'elle se justifie, et qu'on ne se contente pas, quand on demande « pourquoi l'école le mercredi matin » , de nous répondre « parce que »  !

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