• Plan directeur cantonal : Développer quelle Genève ?

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    Le Plan directeur cantonal « horizon 2030 », qui doit être adopté en 2012, était soumis à l'enquête publique jusqu'au 8 juillet. Ce document, que l'on produit tous les dix ans, est aujourd'hui calé sur un projet d'agglomération franco-valdo-genevois et définit, de manière plus indicative qu'impérative, les grands choix politiques déterminant le développement de Genève (mais essentiellement de la « petite » Genève, le canton, puisqu'il n'y a pas d'instance régionale capable de déterminer dans l'espace réel de Genève, la région, ce que l'on va faire de cet espace). La question reste donc posée : quand on parle du « développement de Genève » , de quelle Genève parle-t-on ? de la Genève réelle, de 8000 habitants, dont le canton n'est que le centre, ou de ce centre seulement ?

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  • Libye : passons aux choses sérieuses...

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    Kadhafin de partie, ouverture d'un souk pétrolier

    Kadhafi est tombé, parce qu'en face de lui ne s'était pas seulement dressé son peuple, mais aussi l'OTAN, et que si son armée faisait, comme l'armée syrienne face au peuple syrien, le poids face à un peuple désarmé, elle ne pesait guère face à la seule alliance militaire transcontinentale encore existante.  « L'avenir de la Libye est entre les mains de son peuple », a claironné Barack Obama -mais des mains guidées par d'autres : la rebellion libyenne n'est pas ce que furent les révoltes qui vainquirent sans aucune aide extérieure les régimes au pouvoir en Tunisie et en Egypte. Le Conseil National de transition a promis des élections au printemps prochain, mais avant cela, c'est de choses plus importantes qu'on va le sommer de s'occuper : du pétrole, et des migrants. Il y avait un million et demi de travailleurs étrangers en Libye, au début de l'année : où sont-ils, maintenant ?

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  • Rroms, police, prisons, élections : Rentrée des crasses

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    On retrouve Genève, la Suisse, l'Europe, le monde (on vous épargne la galaxie) à peu près dans l'état où on les avait laissés, à un Kadhafi déboulonné et un DSK relaxé près, il y a deux mois, lorsque s'est ouverte la longue période des vacances d'été : racisme ordinaire, démagogie sécuritaire, prolifération carcérale, fonds de poubelles électorales... Et la proximité des élections fédérales n'arrange rien : Lüscher dépasse Nydegger sur la droite, Rochat annonce des centaines de policiers en plus dans la rue sans en avoir la queue d'un à disposition, Zappelli dit n'importe quoi et Chevrolet ouvre sa poubelle facebook pour s'étonner ensuite de ce que ses « amis » (n'a-t-on pas ceux que l'on mérite ?) viennent y déposer leurs ordures.  C'est la rentrée. Mais c'est par où, la sortie ?

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  • Crier d'abord pour pouvoir ensuite parler

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    Il nous a peut-être fallu, pour être entendus -à  supposer que nous souhaitions l'être- parler plus fort qu'il ne faudrait, et peut-être plus violemment -exprimer une pensée plus simplifiée que celle qui nous vient. Le murmure ambigu par lequel se dit le mieux l'état du monde, le projet de le changer et le contenu de ce changement, resterait inaudible, submergé par le bruit de la connerie marchande, s'il n'était introduit par le fracas d'un discours d'autant plus péremptoire que sa clarté sera faite du refus de l'apparente tolérance pluraliste du champ médiatique -tolérance apparente, puisque derrière cette polyphonie on retrouve toujours la même vieille ligne mélodique, monodique, qui fait office de critère de sélection de ce qui méritera d'être relaté, diffusé, et de ce qu'il conviendra de taire et de celer. Ce mouvement ne déplace aucune ligne, et surtout pas celle qui sépare les dominants des dominés, les compétents des exécutants, le pouvoir de ceux sur qui il s'exerce. Qu'on ne nous reproche pas d'être péremptoires : nous ne le sommes que pour pouvoir ne plus l'être une fois franchi le mur du silence qui enterre les pensées du changement. Dans ce monde, il faut d'abord crier, pour pouvoir ensuite parler.


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  • RECONSTRUIRE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

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    La décomposition, plus lente que nous l'aurions souhaitée, des conceptions bureaucratiques et étatistes du socialisme, a laissé ces idéologies présentes, faisandées certes, mais encore consommables pour ceux que les fumets de moisissure mettent en appétit. Et là  où s'est, apparemment, effondré le « système soviétique » et ses succédanés, réapparaissent d'anciennes pestilences que le stalinisme avait gelées. Beaucoup crurent que l'internationalismeavait son camp dans celui du collectivisme d'Etat. La chute de ce dernier a rejeté ceux qui y voyaient autre chose que ce qu'il était dans les ténèbres intérieures du populisme nationalitaire -ainsi a-t-on vu, lu, entendu, d'anciens hérauts de la solidarité internationale se porter -rhétoriquement- au secours de Slobodan Milosevic ou de Saddam Hussein au nom de la défense de la souveraineté des Etats -il est vrai que les héritiers du « socialisme dans un seul pays » n'avaient qu'un chemin fort bref à  parcourir pour devenir les défenseurs du droit de n'importe quel potentat à  massacrer « son » peuple à  l'intérieur des frontières de « son » Etat.

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  • Il n'y a pas de réalité économique il n'y a que des conventions économiques

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    Il n'y a pas de réalité économique il n'y a que des conventions économiques, et il n'est qu'un moyen de se délivrer de la marchandise : la détruire -la détruire en tant que marchandise, c'est-à  -dire détruire sa valeur d'échange. Celui qui détruit la marchandise s'en rend maître, quand le désir de posséder une marchandise atteste de l'adhésion absolue de son sujet aux normes sociales de comportement. La gratuité, y compris sous la forme jubilatoire du gaspillage ou du don détruisent en revanche ce qui, dans la marchandise, contient la valeur de l'exploitation du temps de travail qui l'a produite. Reste sans doute ensuite, l'exploitation ainsi niée, le plus difficile : à  nier aussi l'aliénation...

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  • Un peu de cohérence ne nous ferait pas de mal...

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    Nous devrions être de ceux pour qui il n'y a pas de plus grand honneur que celui de n'en mériter aucun qui soit décerné d'en haut. D'autres, qui parfois furent révolutionnaires, ou qui plus souvent se plurent à  en prendre la posture, attendent, et souvent reçoivent, de quelque pouvoir quelque reconnaissance : un titre, un poste, une médaille, une fonction, une rencontre, une prébende. Ces mondanités et ces échanges de bons procédés scellent plus sûrement que toute répression l'entrée dans le monde des maîtres de quelques uns qui voulurent, ou dirent, le combattre.

    Les intellectuels de gauche ont cette faiblesse récurrente de vouloir être reconnus par leurs adversaires, mais aussi par tout pouvoir quel qu'il soit, et rien ne semble leur plaire davantage qu'en retour de leur fascination constante pour qui gouverne, le gouvernant leur accorde quelque attention. N'est-ce pas pour cette même raison, et en raison de cette même faiblesse, que si nombreux furent ceux d'entre eux qui se firent chantres ou admirateurs de quelque leader de quelque pays de la périphérie, dès lors que ce leader leur parut tenir entre ses mains quelque pouvoir ?

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  • LES MÉTHODES DU CHANGEMENT : « Tous les moyens, même légaux »

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    Ce qui, dans un groupe politique proclamant sa volonté d'agir pour un changement social, permet une communication réciproque, égalitaire, entre celles et ceux qui le composent, n'est ni une adhésion commune à  un projet politique commun, mais un commun refus individuel de ce qui est, une commune volonté individuelle de « changement » et une commune acceptation de la possibilité de contribuer à ce changement. Un tel groupe politique est d'abord l'ensemble des désirs individuels de changement ; l'organisation, quelle qu'elle soit, est un instrument entre les mains et pour les rêves de ceux qui la constituent ; elle n'a ni ne doit avoir sur eux aucune prise dont ils ne pourraient se déprendre. Le parti n'est pas au-dessus de ses militants, ni le syndicat de ses adhérents, ni l'organisation de ses membres. Il faut donc prendre l'organisation comme l'on prend un outil, et s'en déprendre comme l'on se dévêt. Il faut la prendre pour la part de légitimité qu'elle peut contenir, en sachant qu'elle n'en contiendra jamais qu'une part, et pour l'utilité qu'elle offre. Il faut la prendre sans s'en vouloir les chefs, ni accepter d'en être les instruments -et puisque nous refusons d'être chefs, juges ou flics, nous refusons aussi de notre propre organisation qu'elle nous dirige, nous juge et nous surveille. Pour nous, en somme, il n'est politiquement rien au-dessus de nous. Le réseau que nous pouvons former n'a ni direction, ni instance de jugement. On ne peut en être exclu, puisque l'on ne peut y adhérer, que l'on en est dès et tant que l'on souhaite en être, que l'on n'en est plus dès que l'on tente d'en prendre la tête.

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  • « Notre mandat, nous ne le tenons que de nous-mêmes » (Lettre de Marx à Engels, 18 mai 1859)

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    La gauche, ici et maintenant, n'a nul besoin d'organisation politique nouvelle, supplémentaire ou se substituant à une organisation existante, ou l'élargissant, ou la gauchissant. Elle n'a nul besoin d'organiser une nouvelle pratique collective de prise du pouvoir ou de participation au pouvoir. Les organisations existantes suffisent à cet exercice, quoi qu'elles en fassent. Et si l'on devait définir ce qui nous manque, ce serait sans doute de quelque chose comme une  inorganisation politique  comptant sur le hasard, le désordre, le jeu et l'individualité pour subvertir l'ordre, les normes et la massification.
    Il conviendrait enfin d'en finir à la fois avec la nostalgie de l'organisation de masse, tenue par ce caractère même à  fonctionner au consensus, ou de l'organisation d'avant-garde, vouée par son avant-gardisme même à  des pratiques de pouvoir et à  des autoproclamations autoritaires, et de se constituer en réseau, ou en conspiration, ne tenant comme les premiers socialistes notre mandat que de nous-mêmes, n'ayant de comptes à  rendre à  personne : ni à  des membres, ni à  des militants, ni à  des disciples, et jamais à  des chefs. Les militants attendent des résultats, les disciples des certitudes, les chefs de la discipline.

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  • "Il ne s'agit pas de mettre la poésie au service de la révolution, mais bien de mettre la révolution au service de la poésie." (IS N° 8)

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    Pour qui ne se contente pas d'attendre un changement social mais veut agir pour le rendre possible, pour qui s'"indigner" ne suffit pas, la question de l'action culturelle se pose dans les mêmes termes que ceux de l'action politique : peut-on agir dans un lieu à l'organisation duquel on entend s'opposer absolument ? Peut-on agir dans la « culture » lorsque l'on en veut le changement le plus radical ? Peut-on agir dans les institutions (politiques ou culturelles) dont on postule la nécessaire abolition ? Mais cette question peut être aussi, a contrario, posée ainsi : Peut-on subvertir un lieu, un espace, une institution, dont on est absent ? Du dehors, on peut certes les conquérir, mais une fois conquis, qui nous empêchera d'en user comme les léninistes usèrent du pouvoir central d'Etat qu'ils avaient conquis ? Toutes les institutions ici se valent : Il faut être dedans pour les subvertir et pour les trahir, mais dehors pour les détruire.

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  • Pour en finir avec le "mouvement citoyen"

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    Depuis quelques années, la gauche politique emplit ses discours de la référence à  la « citoyenneté », au « mouvement citoyen », aux « actions citoyennes ». Le qualificatif même mesure le mouvement : il ne s'agit pas de changer de société, mais d'inclure dans la société existante celles et ceux qu'elle a rejetés, comme si, admettant qu'il n'y ait plus de révolutionnaires, il fallait se contenter de revendiquer qu'il n'y ait que des citoyens. C'est déjà mieux que des sujets -c'est encore moins que des insoumis.

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  • Nos partis : qu'en faire ?

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    Contemplons ce qui constitue aujourd'hui (et depuis au moins deux décennies) la base sociale des partis de gauche en Europe,  socialistes et sociaux-démocrates, mais également d'une "gauche de la gauche" ayant elle-même réduit son rôle à  ne plus être que la mauvaise conscience d'une social-démocratie oublieuse d'elle-même, et désignons-la par son nom, cette base sociale : la petite bourgeoisie. Une base sociale de rentiers et de fonctionnaires, de cadres moyens et d'universitaires, d'hommes et de femmes aux niveaux de revenu, de fortune et de salaire supérieurs à  la moyenne nationale. Les jeunes, les salariés du secteur privé sont sous-représentés. Les personnes en situation précaires absentes. Les exclus, exclus. Qu'attendre d'une telle base ? Qu'elle redéfinisse le contrat social ? Mais le contrat actuel est le sien, et sa redéfinition dans un sens socialiste, répondant aux attentes du mouvement social de contestation de l'ordre des choses et aux besoins des couches et de la classe dominées de la société, ne pourrait se faire qu'au détriment des intérêts, des situations, des acquis de cette petite bourgeoise, progressiste in pectore et conservatrice (quand elle n'est pas réactionnaire) in facto., et trop soucieuse de paraître ce qu'elle voudrait être et qu'elle n'est pas pour risquer d'en perdre même la possibilité.

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  • QUELS INSTRUMENTS DU CHANGEMENT ?

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    De l'histoire des révoltes, nous ne pouvons que retirer la conviction que tout mouvement d'opposition radicale à  l'ordre des choses est condamné, s'il est victorieux, à  devenir lui-même le garant d'un ordre qu'il défendra contre une nouvelle opposition, par les mêmes moyens (ou des moyens pires encore) dont il fut fait usage contre lui ; s'il n'est que partiellement victorieux, à  se réduire progressivement en une opposition réformiste, intégrée à  ce qu'elle projette de réformer ; s'il échoue, à  se muer en un corporatisme défensif, ou en un désespoir suicidaire. Ainsi, toute opposition radicale victorieuse devient le pouvoir auquel les forces révolutionnaires auront à  s'affronter ; toute opposition partiellement victorieuse, une part de ce pouvoir, et donc de l'objet de la révolution ; toute opposition radicale défaite, une scorie pesant sur le mouvement révolutionnaire. Nous avons donc à  être bien plus qu'une opposition à  l'ordre des choses : sa négation même.

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  • « Jusqu'à présent, les révolutionnaire n'ont fait que prendre le pouvoir; il s'agit maintenant de s'en déprendre»

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    Depuis la victoire de la révolution bourgeoise, plus aucune révolution n'a vaincu. C'est que la mesure même de la victoire ou de la défaite de la révolution a changé : il s'agissait en 1789 de renverser le pouvoir d'une classe, et les institutions qui matérialisaient ce pouvoir, pour lui substituer le pouvoir d'une autre classe, avec les institutions le matérialisant. Mais il ne s'agirait plus désormais pour une révolution aujourd'hui de substituer une classe à  une autre, d'installer un pouvoir à  la place d'un autre, mais d'abolir les classes, et de se passer des pouvoirs.C'est dire que, quelque discours que l'on tienne encore sur la révolution, il n'y a plus guère de mouvement révolutionnaire pour en faire autre chose qu'une nostalgie ou un rêve. Car ne peut être révolutionnaire qu'un mouvement qui se donnerait pour but l'abolition de l'Etat, du salariat et de la propriété privée, et traduirait cette volonté en actes, une organisation et une volonté qui refuserait la parcellisation de la critique, la division du travail politique, la médiation et la représentation de la volonté de changement. Autant dire que le révolutionnarisme, de nos jours, dans nos lieux, n'est plus guère qu'une posture...

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  • Groupons-nous et demain, l'Inteeernationa-a-a-a-le sera le genre humain...

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    Il n'y a pas de réponse nationale à  la mondialisation capitaliste, pas plus qu'il n'y avait de réponse féodale à  la révolution industrielle : le repli à  l'intérieur des frontières, le retour au cloisonnement national, l'usage purement défensif, quand il n'est pas fétichiste, des instruments de l'Etat-nation, sont non seulement inefficaces, mais également, et au sens propre du terme, réactionnaires. La critique de la globalisation capitaliste ne doit pas nous faire oublier que le mouvement socialiste a toujours eu pour projet le dépassement des limites nationales, et a dès l'origine rendu hommage au caractère révolutionnaire du capitalisme.

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  • Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front

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    Le Dieu laborieux du Livre, créant l'Homme à  son image, lui a paternellement octroyé un jour de repos sur sept -et encore :afin qu'hommage Lui soit rendu, à  Lui, Patron de tous les patrons. Il nous faut remettre le travail sur ses pieds, et Dieu dans ses limbes : au travail (tripalium, travail lié, travail non choisi) on peut bien condescendre à  consacrer quelques heures par semaine (et que cette semaine soit une décade nous conviendrait fort bien). Mais pas plus. Et si possible moins.

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  • Un projet sans action n'est qu'un rêve. Une action sans projet n'est qu'un spasme.

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    Notre projet est d'abord un refus -le refus de la délégation. Ce refus implique le refus de l'autorité, de la spécialisation, de la hiérarchie ; le refus de l'Etat, du salariat, de l'appropriation privée ; le refus des dieux et des maîtres. C'est déjà  autre chose et c'est déjà  bien plus que n'en proposent les progressismes encore en état de proposer quelque chose, et qui, comme tout le monde, sont pour la paix, contre la guerre ; comme tout le monde, préfèrent la bonne bouffe à  la malbouffe ; comme tout le monde, veulent abolir la misère et amener la prospérité. Programmes de ventres pleins et de digestions paisibles.

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  • La bagnole contre la ville

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    Un « urbanisme » pensé en fonction des bagnoles n'est qu'un agencement, des villes conçues en fonction du trafic automobile ne sont que des échangeurs autoroutiers. Nous en tenons, nous, pour la cité. D'avoir réduit l'urbanisme à  une méthode d'agencement de dépôts et d'autoroutes, le capitalisme ne se porte certes pas plus mal, mais dans ces domaines comme dans tous les autres, se manifeste son irrépressible tendance à  la dégradation et à  la vulgarité. L'urbanisme capitaliste, dans sa version libérale ou dans son adaptation social-démocrate, est un urbanisme frappé d'entropie.

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  • Santé, conservation !

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    Il eût été assez surprenant, et pour tout dire absurde, que le corps des humains ne devienne pas marchandise pour un système qui fait de l'humain une marchandise.

    Il eût été assez surprenant que l'obsession de la productivité ne se traduise pas en obsession de la « santé », au point que la recherche de la « santé » devienne elle-même une maladie, et en tous cas un facteur pathogène : réduit à  ses fonctionnalités utiles, le corps doit être performant et la personne se rend malade à  force de se vouloir en « pleine forme ».

    L'obsession du bien être est une maladie sociale. La peur du risque, et donc la peur de l'autre dès lors que toute altérité est porteuse de risque, la négation de la mort, le refus de la vieillesse, la mobilisation de toutes nos ressources intimes pour la conservation de nous-mêmes, sont autant de symptômes de cette maladie sociale qui, en devenant maladie individuelle, devient  maladie mortelle -mais produisant des morts-vivants : l'obsession de notre santé nous zombifie.

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  • Les lieux et les temps changent...

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    Les lieux et les temps de production prennent des formes nouvelles, chacune de ces formes nouvelles devenant terrain nouveau de lutte, et produisant des formes nouvelles, ou redécouvrant des formes anciennes, de lutte. Le temps de production a dévoré le lieu de production, et s'y est substitué comme critère déterminant des rapports de production, et des choix économiques des forces de production.

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