vendredi, 29 octobre 2010

Les socialistes dans l'opposition ? Le congrès du PSS tranchera. Une fois de plus.

La Jeunesse socialiste et la gauche du parti ont mis à l'ordre du jour du congrès du PSS, ce week-end, la question récurrente de la participation des socialistes au gouvernement fédéral, en proposant de soumettre à des conditions politiques dont chacun comprendra qu'elles ne sont de loin pas réunies et qu'elles ne le seront pas avant longtemps : pas de privatisations de services publics, plus de durcissement de la politique d'asile, plus de cadeaux fiscaux aux riches, plus de centrales nucléaires et plus de réductions des prestations sociales. La « Tribune » d'hier nous annonce donc que le PS (suisse) est  « tenté d'entrer dans l'opposition »... Ouais...quelque chose nous dit que le grand parti de la gauche suisse saura, une fois de plus, résister héroïquement à cette tentation...

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16:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, gouvernement, suisse | |  Facebook | | | |

Les socialistes dans l'opposition ? Le congrès du PSS tranchera. Une fois de plus.

La Jeunesse socialiste et la gauche du parti ont mis à l'ordre du jour du congrès du PSS, ce week-end, la question récurrente de la participation des socialistes au gouvernement fédéral, en proposant de soumettre à des conditions politiques dont chacun comprendra qu'elles ne sont de loin pas réunies et qu'elles ne le seront pas avant longtemps : pas de privatisations de services publics, plus de durcissement de la politique d'asile, plus de cadeaux fiscaux aux riches, plus de centrales nucléaires et plus de réductions des prestations sociales. La « Tribune » d'hier nous annonce donc que le PS (suisse) est  « tenté d'entrer dans l'opposition »... Ouais...quelque chose nous dit que le grand parti de la gauche suisse saura, une fois de plus, résister héroïquement à cette tentation...

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jeudi, 28 octobre 2010

« Cycloterrorisme » et loi du plus lourd

Vivez dangereusement : circulez à vélo à Genève...

Début octobre, la police municipale de Genève a verbalisé 350 cyclistes qui grillaient des feux rouges, roulaient sur les trottoirs ou les passages pour piétons -bref, qui ne se comportaient pas comme il devraient se comporter, si les conditions leur étaient données de se déplacer en respectant lois et réglements. Or densité du trafic automobile, chantiers, pistes cyclables interrompues, placées au milieu de la route ou obstruées par des voitures en stationnement ou des véhicules de livraison, tout concourt à transformer les parcours à vélo en parcours de combattants -et de combattants désarmés. Alors, quand, pour le plaisir d'un bon mot pré-électoral, le Conseiller administratif Pierre Maudet parle de  « cycloterrorisme »  pour évoquer l'irrespect du code de la route et l'irrespect des piétons par certains cyclistes, il sera aisé de lui répondre que ce fantasmatique « cycloterrorisme » n'est à près tout que l'image inversée d'un véritable  « bagnoloterrorisme »  : celui qui règne dans une ville ou la régulation de la circulation se fait sur le mot d'ordre « ôte-toi de là que je m'y mette » lancé par l'usager de la route le plus lourd à l'usager le plus léger.

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14:48 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : vélo, circulation | |  Facebook | | | |

« Cycloterrorisme » et loi du plus lourd

Vivez dangereusement : circulez à vélo à Genève...

Début octobre, la police municipale de Genève a verbalisé 350 cyclistes qui grillaient des feux rouges, roulaient sur les trottoirs ou les passages pour piétons -bref, qui ne se comportaient pas comme il devraient se comporter, si les conditions leur étaient données de se déplacer en respectant lois et réglements. Or densité du trafic automobile, chantiers, pistes cyclables interrompues, placées au milieu de la route ou obstruées par des voitures en stationnement ou des véhicules de livraison, tout concourt à transformer les parcours à vélo en parcours de combattants -et de combattants désarmés. Alors, quand, pour le plaisir d'un bon mot pré-électoral, le Conseiller administratif Pierre Maudet parle de  « cycloterrorisme »  pour évoquer l'irrespect du code de la route et l'irrespect des piétons par certains cyclistes, il sera aisé de lui répondre que ce fantasmatique « cycloterrorisme » n'est à près tout que l'image inversée d'un véritable  « bagnoloterrorisme »  : celui qui règne dans une ville ou la régulation de la circulation se fait sur le mot d'ordre « ôte-toi de là que je m'y mette » lancé par l'usager de la route le plus lourd à l'usager le plus léger.

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mercredi, 27 octobre 2010

Extension des heures d'ouverture des (grands) magasins : Inutile, exploiteuse, gaspilleuse

Le 28 novembre prochain, le sort de la loi sur les heures d'ouverture des magasins (LHOM) sera scellé : la gauche et les syndicats ont lancé et fait aboutir un référendum contre les modifications apportées à la loi par le patronat et ses commis-voyageurs politiques, modifications devant permettre une extension des heures d'ouverture des magasins. Disons plutôt, clairement, des grands magasins et des centres commerciaux. Le patronat affirme que cette extension est  « vitale » pour le secteur  et qu'elle répond à « un besoin exprimé par la population ». Foutaise : les commerces genevois peuvent déjà ouvrir 67 heures et demie six jours sur sept par semaine, et les épiceries, les dépanneurs et les marchés ouverts le dimanche suffisent amplement pour le reste du temps. Bref : la  « libéralisation » des heures d'ouverture des  magasins n'a pas d'autre sens que celui de permettre aux plus gros d'entre eux de surexploiter leur personnel.

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15:45 Publié dans Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : genève, consommation | |  Facebook | | | |

mardi, 26 octobre 2010

Mobilisation pour la diversité culturelle nocturne : C'est parti comme en '14

Ce week-end, plus de 3000 personnes ont manifesté nuitemment dans notre bonne ville, pour leur « droit à la fête ». Un droit qui, comme l'a rappelé l'Usine, ne se quémande pas, mais se prend. Reste à savoir où il peut se prendre. Les lieux où se déployait, la nuit, l'offre culturelle non marchande, sont tombés les uns après les autres, sous les coups des propriétaires, de la Justice, de la police, de la majorité politique cantonale, et on se retrouve dans l'Usine comme dans un bastion, autour de l'Usine comme des poilus dans leurs tranchées, attendant le prochain assaut, prêts à le repousser. L'Usine aujourd'hui ? C'est Verdun (mais sans Pétain)... Assiégée à la fois par un public en surnombre qui n'a plus ailleurs où aller et, récuremment, par des forces politiques qui veulent faire tomber ce bastion après avoir fait tomber ses avant-postes.

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12:45 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : culture, usine | |  Facebook | | | |

lundi, 25 octobre 2010

Initiative pour des « impôts équitables » : Une majorité à portée. Sur deux.

Selon un sondage SSR publié vendredi, et à prendre avec les longues pincettes d'usage pour tout sondage, l'initiative du PS « pour des impôts équitables » recueillerait 58 % d'avis plus ou moins favorables, contre 23 % d'oppositions, moyennant 19 % d'indécision. Une bonne nouvelle ? sans doute. Mais elle aussi à prendre avec des pincettes. D'abord parce que l'expérience nous enseigne que les « avis favorables » à des propositions fiscales progressistes ont tendance à s'estomper au fur et à mesure que s'approche le moment de se prononcer par un vote, et non plus une simple opinion, sur ces propositions; ensuite, parce que la même expérience nous rappelle que les bénéficiaires d'une politique fiscale « équitable » sont bien moins assidus à la participation au vote que ceux qui en paieraient le prix (c'est-à-dire les couches les plus «aisées» et fortunées). Enfin, parce que même si les 58 % d'avis favorables se traduisaient effectivement en plus de 50 % de votes populaires favorables, cela ne garantirait pas encore le succès de l'initiative, qui doit recueillir non seulement une majorité populaire nationale, mais aussi une majorité populaire dans une majorité de canton, chaque canton pesant du même poids, qu'il ait 40'000 habitants ou dix, vingt ou trente fois plus.

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15:52 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fiscalité, politique | |  Facebook | | | |

vendredi, 22 octobre 2010

Et revoilà la traversée routière de la rade

Et pont, et pont, petit patapont...

C'est un marronnier à peu près semestriel, et il nous ressurgit en Vendémiaire : le pont sur la rade. C'est la troisième réapparition de la traversée de la rade depuis le début de l'année. Sitôt le crédit pour la tranchée routière couverte de Vesenaz accepté, la droite et le Conseil d'Etat avaient ressorti des tiroirs le projet de traversée routière du petit lac, et. avec l'imagination qu'on lui connaît, l'UDC genevoise avait annoncé (sans faire suivre cette annonce d'effet) le lancement d'une initiative populaire en faveur de la  « moyenne traversée » routière de la rade, un truc à un milliard (au moins) qui sommeillait paisiblement dans les collections locales des idées à la con : un tunnel pour relier l'avenue de France au Port Noir, et balancer un maximum de bagnoles à l'entrée des parcs de la rive-gauche et de la rive-droite. Un truc parfaitement inutile, qui ne permet pas le contournement routier de la ville, mais qui aurait permis à l'UDC de se sortir la tête de ses mouises internes et de se profiler comme le parti des automobilistes. Il ne manquait donc plus que lui : Philippe Joye, qui est au pont sur la rade ce que papy De Toledo est aux parkings : un obesssionnel monomaniaque (le risque du pléonasme est couru en toute connaissance de cause), jamais à court d'un effet d'annonce pour redonner un semblant de vitalité à une idée que les Genevois et voises avaient enterrée bien profond dans les urnes il y a quelques années. Comme le financement public du pont comme la lune est plus qu'aléatoire, et qu'il a fait de ce pont son horizon, son Eldorado, son Graal, Du Pont La Joye s'en est allé cherché (et a trouvé) un fonds souverain qatari capable de promettre qu'il en assumera la charge, pour près de quatre
milliards, en échange des pépètes d'un péage.

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11:35 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rade. pont, joye | |  Facebook | | | |

jeudi, 21 octobre 2010

60e anniversaire de la Convention européenne des droits de l'homme : Les droits humains, solubles dans l'antiterrorisme ?

60e anniversaire de la Convention européenne des droits de l'homme : Les droits humains, solubles dans l'antiterrorisme ?

On célèbre ces jours le 60ème anniversaire de la Convention européenne des droits de l'homme. On se livre à cette célébration, alors que dans toute l'Europe l'extrême-droite progresse, et que depuis dix ans, au nom de la  «Guerre contre le terrorisme», les droits humains sont, en Europe aussi, considérés comme d'encombrantes concessions humanistes. Toute cette «Guerre contre le terrorisme» se mène dans l'incertitude de ce qu'est le « terrorisme ». Or pour savoir ce qu'on est supposé combattre, ll faudrait d'abord s'entendre sur sa définition (comme on le fait précisément pour les droits humains, énoncés, énumérés et contenus dans des textes internationaux reconnus, et normatifs). Au sens le plus courant, le plus commun, le « terrorisme » est ce que l'étymologie suggère : une action  violente, réellement ou potentiellement homicide, visant à susciter la terreur dans la population. Mais si l'on s'en tient à cette définition, le « terrorisme » est un crime commis autant, sinon plus, par des Etats, des gouvernements, des forces officielles, que par des groupes subversifs, et les pouvoirs d'Etat qui ont proclamé la « guerre contre le terrorisme » ne sont pas les derniers à user de méthodes « terroristes »... Pour les Etats et leurs gouvernants, cependant, il n'y aurait de « terrorisme » que dirigé contre eux, et de « terroristes » que leurs ennemis. L'hypothèse d'un « terrorisme d'Etat » , pourtant interminablement attestée par l'histoire serait-elle injurieuse ? Et pour qui, au juste ?

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15:58 Publié dans Droits de l'Homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cedh, terrorisme | |  Facebook | | | |

mercredi, 20 octobre 2010

Tarifs TPG : Faire dérailler la hausse

La commission des transports du Grand Conseil a demandé, à une large majorité (PS, verts, PDC, MCG), contre les libéraux, radicaux et udécistes, de reporter (mais seulement de reporter) d'un an (mais seulement d'un an, alors que PS et verts demandaient un report de quatre ans) la hausse (de 6,6 % en moyenne) des tarifs TPG. Un vote de principe ? Non : un vote d'opportunité : le réseau TPG est si perturbé par les travaux rendus nécessaires par les nouvelles lignes de trams que les conditions de transport des usagers sont dégradées, autant que leur humeur, et que la grogne est générale. A six mois des élections municipales, c'est quelque chose dont on tient compte, dans un parlement. Et quand les travaux seront terminés, que les bus et les trams rouleront normalement, on pourra ressortir du frigo la hausse des tarifs, en pariant que les oppositions qu'elle suscite aujourd'hui se seront estompées.  L'éventuel report d'un an de la hausse des tarifs TPG n'est donc qu'un sursis, comme le fait à juste titre observer l'AVIVO, qui a lancé une initiative (que le PS vient de décider de soutenir) pour, d'une part baisser ces tarifs, et d'autre part donner au parlement la compétence de les fixer, et donc au peuple le pouvoir de les attaquer par référendum. Nous l'avons dit, redit -et fait dire par le Conseil municipal de la Ville : la hausse des tarifs TPG est injuste, absurde, inacceptable. Il convient donc de soutenir tout ce qui peut la faire dérailler : pétition, initiative, journée de boycott, resquille...

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14:26 Publié dans Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tpg, genève, avivo | |  Facebook | | | |

mardi, 19 octobre 2010

Communiquons, il en restera peut-être quelque chose

A quoi sert l'exercice auquel nous nous livrons ici ?

Autorisons-nous une petite respiration, en nous demandant à quoi sert, ou à quoi rime, ce que nous faisons en  «  communiquant » nos états d'âme par cette feuille, sur un  « blog » ou sur quelque  « réseau social »  genre Facebook ? A nous donner à nous-même l'impression d'exister socialement, sans doute. Mais pour le reste, nous n'avons guère qu'une certitude : nous ne faisons rien de neuf, si nous le faisons par des moyens neufs : dans la longue histoire des moyens de communication entre les hommes, jamais une innovation technologique n'a annihilé les technologies antérieure, et toujours s'y est-elle ajoutée. Si on n'utilise plus de tablettes de cire pour écrire, on écrit toujours; si on n'utilise plus de linotype, on imprime toujours; si on ne filme plus avec des caméras manuelles, on filme toujours et si on ne projette plus avec les projecteurs des frères Lumière, on diffuse toujours des images animées et enregistrées. L'Internet s'ajoute à l'édition, à la radio, au cinéma, à la télévision -il ne les supprime pas. Le bombardement de vacuité auquel est soumis le « public » se fait par lui comme il se faisait par l'imprimerie : pour ce pilonnage, la couleuvrine moyenâgeuse convient aussi bien que le bombardier furtif -on en recevra toujours la même merde. Là s'illustre la formidable illusion de Mac Luhan : un nouveau medium ne suscite pas un nouveau message. Il peut  seulement, comme ceux qui le précédèrent, porter un message qu'il n'était pas destiné à porter : Gutenberg « invente » l'imprimerie moderne pour diffuser la Bible, mais l'imprimerie diffusera aussi l'Encyclopédie, Sade et Artaud. Nous ne visons pas si haut -mais nous visons dans la même direction : toujours à côté de la cible désignée.

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14:19 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

lundi, 18 octobre 2010

Initiative et contre-projet sur le renvoi des « criminels étrangers » : La peste ou le choléra ?

Deux textes sont soumis au peuple fin novembre prochain : une initiative et un contre-projet, qui ont en commun de vouloir inscrire dans la Constitution une disposition instituant la  « double peine » : pour le même délit ou le même crime qu'un Suisse, un étranger sera, en sus de la peine qu'il encourt  « normalement », automatiquement condamné à l'expulsion, pour peu qu'il ait été condamné pour un crime, un délit ou même une infraction listée à la louche dans l'initiative ou, avec plus de perversité, évoquée par référence à la longueur de la peine dans le contre-projet. L'UDC, et la majorité de l'électorat si l'on en croit les sondages, a parfaitement raison de traiter par le mépris le contre-projet concocté par la droite traditionnelle, à l'initiative « pour le renvoi des criminels étrangers » : ce contre-projet n'est en réalité qu'un plagiat, mais un plagiat plus dangereux que l'original -et c'est d'ailleurs bien ainsi que la Conseillère fédérale Widmer-Schlumpf tente de le vendre, en le présentant comme pouvant être applicable, contrairement à un texte formellement défaillant. La gauche n'a pas à choisir entre la peste et le choléra, la xénophobie brute de décoffrage et la xénophobie calibrée, toutes deux étant discriminatoire jusque dans l'ostracisme qu'elles proposent : les cités grecques étaient plus égalitaires, qui expulsaient les criminels qu'elles ne trucidaient pas, mais qui expulsaient (ostracisaient, donc) indigènes comme étrangers, citoyens comme métèques.

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14:20 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : udc, votations, criminalité | |  Facebook | | | |

vendredi, 15 octobre 2010

Initiative socialiste pour des « impôts équitables » : En finir avec les pickpockets fiscaux

Mettre fin aux abus de la concurrence fiscale en établissant un taux d'imposition minimum pour les gros revenus : c'est le but de l'initiative populaire socialiste, soumise au vote du peupe et des cantons le 28 novembre prochain. L'initiative concerne les impôts cantonaux et communaux des personnes physiques (les entreprises ne sont donc pas concernées, pas plus, hélas, que les étrangers friqués mis au bénéfice de forfaits fiscaux). Elle propose un taux d'imposition minimum de 22 % du revenu imposable au-delà de 250'000 francs, et de 5 %o de la fortune imposable au-delà de deux millions. Au total, cela concernerait un contribuable sur cent, et ne toucherait pas la « classe moyenne », ce qui, en creux, la situe bien là où il est concevable de la situer si on la définit par le revenu : en gros, entre la moitié et le double du revenu moyen ou dans les deux quartiles inférieur et supérieur au revenu médian. Si l'initiative était acceptée, 16 cantons devraient revoir leur législation fiscale (aucun canton romand n'est concerné), et les cantons les plus touchés sont les petits cantons alémaniques qui, jouant sur tous les tableaux, se livrent à une concurrence acharnée pour attirer à eux les gros contribuables des cantons assurant et payant des infrastructures que les « paradis fiscaux » cantonaux utilisent. Une véritable pratique de pickpockets...

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15:31 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : impôts, fiscalité, ospel | |  Facebook | | | |

Renvois forcés : ça suffit !

URGENT: Pétition de soutien pour la libération de Monsieur Onur Yörüklü


Nous vous invitons à signer en urgence la pétition lancée par la « Maison populaire de Genève » pour la libération de Monsieur Onur Yörüklü, détenu dans la prison administrative de Frambois après son arrestation dans un centre d'accueil. Onur Yörüklü est un ressortissant turc d'origine kurde, condamné à trois ans de prison en Turquie pour des raisons politiques, et risquant pour les mêmes raisons une peine de vingt ans de prison supplémentaires. Il a donc fui la Turquie en passant par la Grèce. La Suisse veut le renvoyer en Grèce, en prétextant le principe du  « pays tiers sûr », alors qu'il n'a passé que trois jours en Grèce,  sans y déposer une demande d'asile. Onur Yörüklü a passé déjà sept mois en Suisse. Il mène depuis huit jours une grève de la faim. Les Conventions de Genève ne sont donc pas respectées par la Suisse dans cette situation, puisqu'en réalité, la Suisse est le pays de premier accueil de ce requérant d'asile, la Grèce n'ayant été qu'un pays de transit, dans lequel Onur Yörüklü n'a déposé aucune demande d'asile.  Vous trouverez la pétition et un texte explicatif complémentaire des raisons de son enfermement à Genève sur le site de la Maison populaire de Genève :

<http://www.assmp.org/spip.php?article521>

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mercredi, 13 octobre 2010

Statuts du PS genevois : Evolution d'octobre

Ce soir, les membres du PSG sont conviés à se prononcer en Assemblée Générale sur une proposition de révision des statuts du parti. Ils ne sont pas conviés à faire la révolution d'octobre (d'autant que la Révolution d'Octobre a eu lieu en novembre), tout au plus l'évolution. Au menu de l'assemblée,  trois propositions, logiquement liées : la réduction de moitié du nombre de membres du Comité directeur (dont les membres seraient désormais tous élus par l'Assemblée générale), la suppression du Bureau du Comité directeur et la création d'une Assemblée des délégués avec une représentation directe des sections. Pourquoi réduire de moitié le nombre de membres du Comité directeur ? D'abord, parce qu'un organe de 35 membres ne peut pas fonctionner réellement comme une direction politique (pour autant qu'on ressente le besoin d'en avoir une), surtout quand de ces 35 membres seule la moitié participe régulièrement aux séances; ensuite parce que la représentativité démocratique d'une instance dont la moitié des membres sont des membres de droit est douteuse. Pourquoi supprimer le Bureau du Comité directeur ? Parce que si le CD est redimensionné, on n'a plus besoin d'un Bureau ( le Comité directeur actuel étant à la fois trop gros et trop lent pour être « fonctionnel », son Bureau finit par prendre des décisions qui ne sont pas de sa compétence) Pourquoi, enfin, créer une Assemblée des Délégués ? Pour assurer la représentation directe de toutes les sections dans une instance décisionnaire et pas seulement dans une coordination « informative », et pour faire de l'Assemblée Générale ce qu'elle est supposée être : le « pouvoir suprême » du parti, en la « libérant » de tâches formelles pour la consacrer pleinement aux choix politiques.

Remise en marche


bus-ps.jpg


Le Parti socialiste genevois, aujourd'hui, c'est deux partis en un : un parti cantonal, un parti municipal (celui de la Ville), aux structures quasiment identiques, aux moyens tout à  fait comparables -mais le seul des deux qui fonctionne, c'est le parti municipal. Tant mieux pour nous, qui en sommes. Mais nous sommes aussi de l'autre, celui qui rame. La faiblesse du parti socialiste cantonal laisse au parti municipal occuper un espace qu'il a les moyens d'occuper -et qu'il se sent, légitimement, obligé d'occuper, pour ne pas laisser un terrain politique vacant de discours et de projets socialistes, quand la Ville et les grandes communes forment le seul espace politique qui puisse faire contrepoids à  tous ceux que la droite contrôle. Nous avons, pour le moins, à  défendre, et pour le mieux à renforcer, cet espace qui se retrouve être,  « objectivement », un espace de résistance, face à  quarante communes, un Grand Conseil, un Conseil d'Etat, une Constituante, un Parlement fédéral et un Conseil fédéral de droite... Or cet enjeu, le PS cantonal est incapable de relever. Certes, on ne change pas un parti en changeant ses statuts, en modifiant sa structure interne. Mais en opérant un tel changement, on peut le faire mieux fonctionner, voire, dans le cas du PS genevois, simplement le faire fonctionner, le rendre capable de prendre des initiatives plutôt que courir après celles des autres, de faire l'agenda politique au lieu de subir celui de ses adversaires, d'agir et de réagir rapidement au lieu de mettre deux semaines à  faire ce qui pourrait être fait en deux heures. Les défauts de structures et de fonctionnement du PSG (et donc de ses statuts) ne sont pas la cause de ses défaites, mais ils sont la cause de son incapacité à  les surmonter. Il s'agit donc de remettre en état de fonctionner un parti qui fonctionne mal. Un parti dont la majorité des sections ignore les enjeux cantonaux, où la majorité des membres de la direction ne participent pas aux réunions de la direction, où une instance administrative devient une instance politique par défaut de l'instance politique, un tel parti est incapable de faire correctement le travail qu'on est en droit d'attendre de lui. Le PS n'aura pas avant longtemps l'occasion de remédier à ces défauts et à  cette incapacité. Il peut cependant se refuser à  se voir tel qu'il est, refuser de se changer, accepter de se réduire progressivement à  un comité électoral à la base de plus en plus restreinte, mais il faudrait qu'il le dise clairement, ce  « laissez-moi crever » qui libérerait les forces qui lui restent. Les propositions qui sont faites à  son assemblée générale visent, à redonner au PSG une capacité d'initiative politique. On peut évidemment y préférer la gestion des plans de carrière politiques individuels, mais là encore, il conviendrait de le dire clairement  :  « je préfère un parti politique subclaquant à un parti gênant, parce qu'agissant en parti politique et pas en office de placement ».

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lundi, 11 octobre 2010

Emois autour du Moa : Un tintamarre gonflant

Après le « Moa  », fermé jeudi pour des raisons de sécurité, le  «Weetamix» a été fermé vendredi, pour les mêmes raisons, et entre 500 et 1000 personnes ont manifesté samedi pour protester contre ces fermetures. Qui, avouons-le, nous indiffèreraient assez prodigieusement, n'était le tintamarre gonflant que l'on fait autour d'elles, comme si elles étaient devenues un enjeu de la politique culturelle genevoise, quand elles ne sont guère qu'un enjeu électoral pour quelque candidat kazakh en mal de programme -et d'électorat. Le  « Moa »  est une discothèque, pas un lieu culturel, ni un lieu alternatif. Le Macumba n'est pas l'Usine, et on s'autorisera à être aussi indifférent au sort de l'un que soucieux de défendre l'autre.

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12:30 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : moa, weetamix, usine | |  Facebook | | | |

vendredi, 08 octobre 2010

Petite resquille, petite résistance...

Du respect des lois

En revendiquant la légitimité de la resquille comme réponse à l'augmentation des tarifs des transports publics, nous nous sommes vus vertement reprocher d'avoir bafoué un serment prêté de respecter les lois, et de nous prendre pour de grands résistants en n'étant que de petits délinquants. A la forme, ces deux reproches sont justifiés : la resquille est illégale, et si on la pose comme un acte de résistance, c'est bien avec un tout petit  « r ». Mais au fond, c'est tout de même en affirmant par une petite désobéissance quelque chose qui relève du libre-arbitre politique qu'on donne à la loi son vrai sens : celui d'un contrat que l'on peut rompre, parce qu'il n'est pas une loi divine, et en tout cas interpréter, parce qu'on est citoyens et non sujets. Dans  « La désobéissance civile », Henry David Thoreau affirme que  « c'est ici et maintenant (que se manifeste) mon assentiment à ma société ».  « Ici et maintenant », et non une fois pour toute par le respect de la légalité en soi, quelle qu'elle soit. La possibilité de la désobéissance fonde la possibilité même de la démocratie -ce que les constituants français de 1793 -car il y eut, naguère, des constituants capables de rédiger une constitution qui ait de la gueule- résumèrent ainsi, hautement :  « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Or chacun-e d'entre nous est « une portion du peuple ». Il s'ensuit que chacun-e d'entre nous a le droit « sacré », et parfois le devoir « indispensable » de désobéir Entre l'insurrection et la resquille, il y a certes le fossé qui sépare le risque absolu de sa propre vie des tous petits désagréments de la toute petite insoumission, mais il y a aussi la parenté de deux désobéissances, l'une rendant la démocratie possible, l'autre la rendant supportable.

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16:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : lois | |  Facebook | | | |

jeudi, 07 octobre 2010

Procès de la Banque cantonale genevoise :Post tenebras, semper tenebrae

Depuis lundi, les anciens dirigeants de la Banque cantonale genevoise comparaissent devant la cour correctionnelle. Leur procès a commencé par une cascade de requêtes dilatoires déposées par la défense (récusation de jurés au prétexte qu'ils sont fonctionnaires alors que l'Etat est partie civile, demande de récusation du président du tribunal, demandes de renvoi des débats) avec pour but  évident de rendre le procès impossible et de le repousser au-delà du délai de prescription (15 ans) des délits (faux dans les titres, gestion déloyale aggravée dont sont accusés Dominique Ducret, Marc Fues, René Curti et les deux réviseurs ), les faits s'étant déroulés en 1996, deux ans après la naissance, par fusion de la Caisse d'Epargne (un fief PDC) et de la Banque hypothécaire (un fief libéral). Une fusion qu'à l'époque, le député socialiste David Lachat avait qualifiée de « mariage de raison entre deux fiancés âgés, usés, et qui se sont longtemps détestés ». Et dont on s'est aperçus qu'ils étaient pourris de créances douteuses que la fusion n'a fait que concentrer dans une seule et même banque, dont les responsables ont camouflé la situation réelle pour ensuite appeler l'Etat à leur secours. Dix ans après, cette belle histoire d'amour gérontophile s'achève par un procès, après une débâcle évitée de justesse par le canton, au prix de 2,4 milliards de francs. C'est ce procès dont les accusés et leur palanquée d'avocats d'affaires ne veulent pas, et qu'ils vont tout faire pour rendre impossible, aidés en cela par l'invraisemblable lenteur mise par le procureur Zappelli à clore l'instruction ouverte par son prédécesseur. Le procès de la BCG était sensé « faire la lumière » sur le plus gros bouillon bancaire genevois du XXe siècle -il ne la fera que sur l'acharnement mis à ce que les ténèbres perdurent.

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13:12 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bcg, justice | |  Facebook | | | |

mercredi, 06 octobre 2010

La « meilleure armée du monde » en modèle réduit

Encore 80'000 hommes de trop...

Le Conseiller fédéral Ueli Maurer veut, pour la Suisse, « la meilleure armée du monde » ? Il l'aura. En modèle réduit, d'un tiers. Le Conseil fédéral a décidé que l'armée suisse ne comprendra plus que 80'000 hommes (dont quelques femmes, qui militairement sont presque des hommes comme les autres, l'égalité progresse à grands pas cadencés) au lieu de 120'000 actuellement. Tout va se réduire dans cette armée Märklin : le nombre de brigades de défense (qui passent de neuf à deux), le niveau d'équipement de la troupe, le nombre de soldats pouvant être engagés à l'étranger, les jours de service, le nombre de places d'armes et de sites militaires, le budget... Le parti d'Ueli Maurer, l'UDC, estimait déjà que passer de 120'000 à 95'000 hommes relevait quasiment de la haute trahison. Maintenant qu'on descend encore un peu plus bas, à quelle sauce les udécistes vont-ils apprêter cette couleuvre ? Ueli der Soldat, lui, reste droit dans ses bottes rapiécées : « nous devons avoir et aurons un jour la meilleure armée du monde ». Meilleure, même, si tout va bien, que la Garde Suisse du Vatican et la Compagnie 1602. Nous, on est d'accord. A une nuance près cependant : réduire l'armée suisse d'un tiers et la limiter à 80'000 hommes, c'est bien, mais seulement comme premier pas. Parce que c'est encore 80'000 hommes de trop.

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lundi, 04 octobre 2010

Augmentation des primes d'assurance-maladie : Les caisses encaissent, les assurés trinquent

La dernière augmentation des primes est scandaleuse. Comme les précédentes. Et comme le seront les suivantes ( le lobby des assureurs, « Santésuisse », prédit pour 2012 une hausse supérieure à celle qui vient d'être annoncée). Cette hausse est scandaleuse par son niveau, mais surtout parce qu'elle est un racket pérenne, qui frappe tous les assurés sans tenir compte de leur revenu, et qu'elle est donc aussi insupportable pour les bas revenus, et douloureuse pour les revenus moyens, que parfaitement indolore pour les hauts revenus. Cette injustice est consubstantielle  au système des primes par tête, calculées par région en ne tenant réellement compte d'aucun autre paramètre que ceux des « coûts de la santé » et de la santé financière des caisses-maladie. Ce système n'a rien à voir avec une assurance sociale, mais tout se passe comme si les forces politiques (à commencer par le PS) qui devraient assumer la proposition d'en changer  y avaient renoncé, se contentant, au plus fort de leurs bouffées d'audace, de proposer un emplâtre (non remboursé) sur une jambe de bois (à la charge de l'unijambiste) : la caisse unique. Avec comme mot d'ordre implicite : surtout, ne parlons plus de primes proportionnelles au revenu, ça fait peur à la classe moyenne, à qui on se contentera de seriner que le coup de la sante étant le même pour un riche et un pauvre, la prime doit être la même pour le premier que pour le second, comme si l'assurance-maladie devait être une assurance contre l'augmentation des coûts de la santé au lieu d'être une assurance contre les coûts de la maladie.

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14:31 Publié dans Santé, médecine | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : assurances, primes | |  Facebook | | | |