Candidatures au Conseil administratif de la Ville : Un socialiste, qui d'autre ?

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Demain mercredi 1er septembre (jour de la truite, dans le calendrier républicain, ce qui convient assez à cette pêche au vif), le PS procèdera à la désignation de sa candidate (une seule postulante : notre Maire à tous) et de son candidat (d'entre quatre postulants) au Conseil administratif de la Ville, aux côtés des candidates et candidats des Verts et d'A Gauche Toute ! L'Alternative détenant au moinsla majorité simple en Ville de Genève, voire (il ne tient qu'à elle d'y arriver) la majorité absolue, elle est en mesure de faire élire autant de candidates et de candidats qu'elle en présente. Quant à la droite, c'est à elle de se battre pour garder un siège que la gauche n'a pas mission de lui octroyer, princièrement ou compassionnellement. Le PS a deux sièges, il les défendra et soutiendra les candidates et candidats de ses partenaires actuels, même en ayant parfois l'étrange, mais persistante, impression que leur objectif n'est pas de prendre un siège à leurs adversaires, mais de le prendre à un allié...

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A Toi, la gloire...

On ne vous dira pas ici qui l'on souhaite sur la liste socialiste aux côtés de Sandrine Salerno, ni même qui on ne souhaite pas y voir. D'abord, parce que vous vous en contrefoutez certainement, de notre choix. Ensuite parce que ce choix étant celui des militants du PS, si l'on ressent le besoin d'en dire quelque chose, ou que l'on pense utile de soutenir quelqu'un,   on le dira et on le soutiendra là où il convient qu'on le fasse : devant les militants du PS, en Assemblée générale, et pas ailleurs. Ceci posé, on nous a tout de même pressé, publiquement, à choisir « un rassembleur qui mobilise autant au sein du parti socialiste qu'au-delà ;  un camarade engagé qui poursuivra la lutte pour élever le niveau de vie sociale, économique et culturelle à Genève ; un homme politique qui promeut et défend les droits humains et la paix (...) les droits des peuples opprimés (et) les droits des travailleurs ; un homme politique qui travaillera pour une Genève plus belle et plus moderne ; un homme politique qui défendra le mieux la ligne du parti; un homme politique qui n'oublie jamais qu'il est membre d'un parti et qui participe activement à  toutes ses activités  ; un homme politique qui sait écouter et accueille avec respect aussi bien les encouragements que les critiques. »... Ce catalogue prévertien ne nous dessine-t-il pas un portrait qui devrait être celui de tout-e socialiste ? D'ailleurs, les choses sont si bien faites que les quatre candidats à la succession de Manu le sont tous,  socialistes. Non ? Nous suggèrerait-on que seul l'un des quatre candidat le soit et que les trois autres sont, au choix ou en vrac, des diviseurs, des partisans de la régression sociale, économique et culturelle, des amis des oppresseurs, des ennemis de la paix, opposés aux droits humains, allergiques à  la paix et à la solidarité internationale, méprisant les droits des travailleurs, prêt à enlaidir Genève et à la faire régresser, peu soucieux de défendre la ligne du parti, ne prenant pas part à son activité, ne sachant pas écouter, ne supportant pas la critique et se contrefoutant d'être ou non encouragé par ses camarades... On n'ose penser qu'une telle nuisance puisse même songer à se présenter devant des socialistes autrement que vêtu de bure, la tête couverte de cendres et un cierge à la main, implorant le pardon d'être ce qu'il est, et de ne pas être celui dont l'appel précité faisait la louange,  submergé de tant de qualités ontologiques qu'on se demande pourquoi il ne ferait don de son incomparable personne qu'à  la municipalité de Piogre, quand il pourrait au moins revendiquer la papauté ou se présenter comme l'Imam caché, miasions qui se passent aisément de toute onction démocratique, et dont on peut douter qu'y pourvoir soit de la compétence ou de l'envie du PS de la Ville de Genève.

Lien permanent Catégories : Genève 5 commentaires

Commentaires

  • Et la diversité sans cesse prônée par les partis de gauche, cela vous dit quelque chose.Un conseil municipal monolithique à Genève mais c'est le communisme ou son pendant la dictature. Heureusement le peuple a encore le choix...

  • qui a parlé de Conseil municipal monolithique ? C'est du Conseil administratif dont il s'agit. Et c'est précisément parce que le peuple a "encore le choix" (tant que la droite n'a pas purement et simplement supprimé la commune de Genève pour la punir d'être de gauche) qu'il peut choisir (ou non) d'élire cinq Conseiller-e-s administratif-ves de gauche...

  • Je me permets, si j'étais membre de la section ville de GE du PS, d'évoquer 2 questions que se poseront certainement les présents demain soir : qui est le mieux à même de "râtisser" le plus large ? Quel est le meileur conseiller adminstratif potentiel ?
    Vous déciderez souverainement chers partenaires de l'Alternative.
    Je vous souhaite une sereine et fructueuse AG.
    p.l.

  • Notre problème, c'est que la réponse à la question 1 n'est pas la même que celle à la question 2... bon, tu me diras que pour ratisser large, c'est un jardinier qu'on devrait chercher, pas un Conseiller administratif...

  • Dans le bulletin interne du PS (que je reçois gracieusement sans être membre, merci!) les 4 candidats se présentent. Ils étalent leur pedigree (il y en a un qui a siégé au CM durant près de 20 ans sauf erreur), au lieu de leur vision pour Genève. Ceci alors que les radis présentent Maudet qui montre tous les jours qu'on peut avoir une vision sans avoir de l'expérience! De plus, les QUATRE candidats sont fonctionnaires! Devinez pour qui vont voter les employés du privé !
    Et le combat du PS pour le droit au logement? Les gens veulent des logements, un "droit au logement" purement déclamatoire ne leur suffit de loin pas.
    Je suis sans parti, j'ai voté dans ma vie davantage pour le PS que pour tout autre parti. Récemment, pourtant, j'ai tourné au vert...

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