• Les fiches, le retour...

    Imprimer

    De la longévité des fouines

    Vous vous souvenez de l' « affaire des fiches » ? C'était il y a vingt ans. En 1989, une commission d'enquête parlementaire avait révélé que 700'000 personnes étaient fichées et espionnées en Suisse, sans base légale, par les polices fédérale et cantonales. Ce scandale avait abouti à une refonte de la loi, censée permettre un «contrôle qualité systématique » du fichage des personnes suspectes. Il s'avère aujourd'hui que ce « contrôle qualité » n'est que de la poudre aux yeux, que le ficheur en chef, Urs von Däniken, a menti comme un arracheur de fiches en annonçant des contrôles qui n'ont jamais eu lieu, que les ministres successifs en charge du problème, Christophe Blocher et Ruth Metzler, s'en sont contrefoutu, que le fichage arbitraire continue, que des données sont récoltées de manière illégale, que des données obsolètes ont été simplement transférées d'un fichier à l'autre au lieu d'être supprimées, que des personnes sont fichées au hasard, parce qu'elles connaissent quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui pourrait peut-être avoir été ou pouvoir être, un jour, éventuellement, dangereux pour la sécurité intérieure de notre petit paradis.
    On vous invite vivement à demander à qui de droit si vous êtes fichés par les fouines fédérales (honte à vous si vous ne l'êtes pas !), et pourquoi, en utilisant la lettre type que vous pouvez télécharger
    www.droitsfondamentaux.ch/index_f.shtml

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Suisse 0 commentaire
  • Fonds de tiroir (suite)

    Imprimer

    « Le Temps » le rapporte : aux Chambres fédérales, lors de la séance consacrée à l'accord UBS, les parlementaires UDC ont reçu un ordre de marche du président du parti, Toni Brunner, et du chef du groupe parlementaire, Caspar Baader : « dans l'intérêt du parti et du groupe UDC, nous vous prions instamment de vous abstenir de manière unie ». « Dans l'intérêt du parti et du groupe », pas dans l'intérêt du pays et du peuple. Et l'ordre était de s'abstenir pour laisser passer l'accord, et le soustraire au référendum, pas de prendre une position politique claire. Que l'UDC résume elle-même son rôle, l'état de son courage et son attitude nous évite au moins d'avoir à le faire à sa place.

    Le général Marcel Bigeard est mort. Autant vous dire qu'on prendra pas le deuil. Cette vieille baderne a eu beau calancher, à 94 ans, le 18 juin, septante ans jour pour jour après l'appel à la résistance lancé par De Gaulle, et avoir été saluée par Sarkozy comme une « grande figure de notre communauté nationale », un « ardent patriote » et une incarnation de la « figure héroïque du combattant », on n'oubliera pas qu'il fut en Algérie un exécutant des basses oeuvres du colonialisme et un complice des tortionnaires, et qu'il n'en exprima jamais, à la différence de son chef, le général Massu, le moindre regret. Bon débarras.

    Le président du Grand Conseil genevois, le soporifique PDC Guy Mettan, a lu, après qu'une motion du MCG demandant que Hannibal Kadhafi soit déclaré persona non grata à Genève ait été prestement évacuée à huis-clos, une déclaration exprimant à la fois de la sympathie pour les deux otages suisses en Libye, tout récemment libérés, et l'espoir que Genève, qui avait fait arrêter Hannibal Kadhafi pour violences sur ses domestiques, redevienne une destination de visite pour les ressortissants libyens. Et pour leurs domestiques ?

    «  Le Matin Dimanche » de ce dimanche nous l'apprend : il y avait, outre Max Göldi et Rachid Hamdani, un troisième otage suisse en Libye. Ouais, les otages suisses en Libye, c'est comme les candidats socialistes au Conseil administratif de la Ville : quand on croit qu'on en a dressé la liste complète, on en retrouve toujours au moins un de plus. Mais la comparaison s'arrête là : tous les otages suisses en Libye finiront par être libérés, alors que des candidats socialistes au CA, y'en a un qui va rester coincé pendant quatre ans.

    A l''occasion de la Journée mondiale des refugiés, le 20 juin, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a rappelé la situation tragique de 15 millions de personnes qui sont dans l'impossibilité de rentrer dans leur pays, « de retrouver un chez-soi ».Sur ces 15 millions de réfugiés plus des trois quarts se trouvent dans les pays en développement et Ban Ki-moon a observé « une tendance inquiétante : la baisse du nombre de réfugiés qui parviennent à rentrer chez eux ». En 2009, 43,3 millions de personnes étaient déplacées de force, par des conflits et des persécutions, le chiffre le plus élevé depuis le milieu des années 1990. « Pour nombre de réfugiés aujourd'hui, du fait de l'urbanisation galopante, le foyer n'est même plus un camp surpeuplé dirigé par un organisme humanitaire international, mais un abri de fortune dans un bidonville en périphérie d'une grande ville d'un pays en développement », a souligné le Secrétaire général. Le 20 juin, le Jet d'eau de Genève a été illuminé de la couleur bleue des Nations Unies, comme les 30 étages supérieurs l'Empire State Building de New-York et le Colisée de Rome. Le geste est joli, mais il en faudra un peu plus pour que les réfugiés cessent d'être des parias. Même en Suisse.

    Lien permanent 0 commentaire
  • Fonds de tiroir (suite)

    Imprimer

    Les radicaux genevois déterrent une vieille loi anticléricale de 1875, qui interdisait le port sur la voie publique d'un « costume écclésiastique ou appartenant à un ordre religieux », pour l'élargir et interdire le port de  « tout costume religieux » dans l'espace public. Du coup, de mauvais esprit soupçonnent les radis de vouloir se greffer sur le débat national (européen, même) sur l'interdiction du hidjab, de la burqa et autres voiles « islamiques » plus ou moins « intégraux ». Mais c'est un mauvais procès, qu'on leur fait à ces braves radis. Parce qu'ils précisent bien, nos fils spirituels (mais néanmoins toujours anticléricaux) de Carteret, que ce sont les costumes « religieux » qu'ils veulent interdire. Or le hidjab et la burqa ne sont pas des costumes religieux, mais des costumes civils, laïcs, séculiers, tout ce qu'on voudra, traditionnels en tout cas, et d'une  tradition misogyne, patriarcale et autoritaire dont le contenu pseudo-religieux ne tient qu'au prétexte invoqué pour la justifier. On n'est pas dans l'ordre de la foi, mais dans le domaine du cerveau reptilien mâle. Bref, la loi proposée par les radicaux genevois ne pourrait pas plus s'appliquer à une malheureuse empaquetée dans un hidjab, un niqab ou à une burqa qu'à un scaphandrier. Où l'on constate donc que le jeu favori de l'UDC, qui consiste à faire des propositions parfaitement inapplicables pour forcer la concurrence à réagir, et faire parler des auteurs de la proposition, fait des émules.

    L'agence onusienne ONU-Habitat a signé fin mars avec Coca-Cola un accord visant à renforcer leur coopération pour améliorer l'accès à l'eau potable dans certains pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud. On attend un accord avec MacDonald's pour renforcer l'accès à l'alimentation bio et un accord avec BP pour développer les énergies alternatives en Floride, ou on ricane tout de suite ?

    Un quart des villes les plus peuplées au monde se trouvent en Chine, a indiqué jeudi la Directrice de la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales (DESA) des Nations Unies, Hania Zlotnik,  à l'occasion de la publication d'un rapport sur les perspectives mondiales en matière d'urbanisation. Environ 52% des 961 villes ayant au moins un demi-million d'habitants se trouvent en Asie, 25% en Chine. En 1980, la Chine comptait 51 villes de plus de 500.000 habitants. Ce nombre a presque quadruplé, atteignant 236 villes en 2010. La population urbaine de la Chine a plus que doublé entre 1980 et 2010, passant de 19 à 47% de la population. Les prévisions pour 2025 font état d'une progression de 12%, qui fera passer la proportion de personnes vivant dans les zones urbaines à 59% de la population totale chinoise. L'Asie compte onze des plus grandes mégalopoles du monde, l'Amérique latine en compte quatre et l'Afrique, l'Europe et l'Amérique du Nord chacune deux. L'Amérique du Nord, l'Amérique latine et les Caraïbes, l'Europe et l'Océanie sont les zones les plus fortement urbanisées: d'ici à 2050, le niveau d'urbanisation dans ces aires géographiques atteindra environ 84% (Océanie exceptée) En revanche, l'Afrique et l'Asie demeurent majoritairement rurales avec respectivement à peine 40% et 42% de leurs populations vivant dans des zones urbaines actuellement, et, selon les prévisions, 62% pour l'Afrique et 65% pour l'Asie en 2050. Avec 50,5% de citadins en 2010, la population urbaine mondiale a désormais dépassé celle des zones rurales, et selon ONU-Habitat, le nombre de personnes vivant dans des bidonvilles est passé de 777 à 830 millions entre 2000 et 2010.

    120'000 ultraorthodoxes ashkénazes ont défilé à Tel-Avis et Jerusalem pour revendiquer la ségrégation religieuse... entre juifs : ils se sont solidarisés avec 86 parents ashkénazes qui ont retiré leurs filles d'une école religieuse de la colonie d'Immanuel, en Cisjordanie occupée, parce que ladite école était également fréquentée par des enfants de familles séfarades, jugées moins « religieuses ». On a donc une colonie juive orthodoxe en Cisjordanie, à l'intérieur de laquelle on a une école religieuse, à l'intérieur de laquelle on a des enfants de familles askénazes ultra-ortodhoxes qui trouvent que les enfants de familles séfarades orthodoxes ne sont pas assez orthodoxes pour que leurs enfants à eux, les ultra-orthodoxes, puissent les fréquenter. La connerie, c'est comme les poupées russes : vous en ouvrez une, vous en trouvez une autre, encore plus concentrée, à l'intérieur.

  • Un procureur général averti, ça en vaut combien ?

    Imprimer

    Zavatta zenvatenguerre...

    Le Procureur général Daniel Zappelli, sous enquête disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour avoir tenté de refiler à Berne, histoire de le soustraire à quelques juges genevois entreprenants, un dossier (une histoire de détournement de fonds au profit du président angolais) dont la justice genevoise avait été saisie et dont il lui déplaisait qu'elle fût saisie, a écopé d'un avertissement du CSM. L'avertissement, c'est la plus bénigne des sanctions prévues par la loi, mais cette chiquenaude a tout de même rendu Zavatta et son fan club très colères,  un procureur averti n'en valant plus tout à fait un entier. Pour faire diversion, Zavatta a porté plainte début juillet contre le  « mouchard » qui aurait balancé des infos à la télé romande, et l'avocat d'ancien régime Marc Bonnant en a rajouté une couche en exigeant que soit  « démasqué le traître » et que soient récusés tous les membres du CSM (dont lui-même est membre). Il tombe bien, le « mouchard », le «traître» ... Comme dirait mon plombier : cherchez à qui les fuites profitent...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève 2 commentaires
  • Fonds de tiroir (suite)

    Imprimer

    Producteur de spectacles, député, chef du groupe radical au Grand Conseil genevois, Frédéric Hohl reconnaît dans «  Gauche Hebdo »  (qui l'avait allumé à ce sujet) avoir engagé son ami comme employé, avoir obtenu pour lui en 2005 une allocation de retour en emploi et la prise en charge de 30 % de son salaire par les fonds publics, puis en 2009 une allocation d'incitation au travail de six mois, et avoir décroché pour d'autres de ses employés une allocation de retour à l'emploi correspondant à 50 % de leur salaire, avant de les licencier. Hohl reconnaît en outre être administrateur de six sociétés immobilières mais n'en avoir déclaré que deux au registre des liens d'intérêt des politiciens genevois, en expliquant n'avoir «absolument pas d'activités immobilières », ce qui ne l'empêche pas d'être membre du comité de la Chambre genevoise immobilière, en expliquant qu'il n'y est pas pour des raisons professionnelles, mais pour des raisons politiques. Ce qui évidemment change tout. Bref, allumé sur ses pratiques d'employeur, Hohl annonce qu'il va arrêter d'organiser des manifestations publiques d'ici à la fin de l'année pour se consacrer à la politique. C'est un bon choix : un député qui illustre aussi concrètement et aussi clairement  les conceptions politiques de François Longchamp, c'est assez rare pour être préservé.

    A marquer d'une pierre... disons rose. Rose pâle, mais quand même un peu rose : la Constituante a accepté d'élargir un chouïa les droits politiques des étrangers, en leur accordant, en sus du droit de vote dont ils disposent déjà au plan communal, le droit d'éligibilité, également au plan communal. Cela dit, la Constituante n'est pas allée plus loin, et n'a pas accordé le droit de vote au plan cantonal aux étrangers. Faut quand même pas pousser. La Constituante a également refusé la proposition selon laquelle « toute personne a droit à la paix, à l'hospitalité et au respect ». Des fois que des Roms se revendiqueraient de ce droit. En revanche, elle a proposé d'intégrer dans la Constitution genevoise un droit fondamental directement issu de la première constitution de la Première république française, celle de 1793 : le droit à la résistance lorque les autorités « foulent gravement et systématiquement les droits et les libertés fondamentales et que tout autre recours serait vain» . Même la prière ? Voui, même. D'ailleurs, puisque les étrangers n'auront de droits politiques qu'au plan communal, il suffira de supprimer purement et simplement une commune pour priver tous les étrangers qui y résident de tous les droits politiques qu'on aura fait mine de leur accorder...

    L'éruption de l'Eyjafjöll a coûté 3 millions de francs au TCS, annonce  « 20 Minutes » du 4 juin. Ce volcan nous est décidément de plus en plus sympathique.

    A l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, célébrée le 22 mars, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, avait rappelé que l'eau souillée faisait plus de victimes dans le monde que toutes les formes de violence, y compris la guerre. Chaque jour dans le monde, deux millions de tonnes d'eaux usées et de déchets industriels et agricoles sont déversés, et un enfant de moins de cinq ans meurt toutes les vingt secondes de maladies d'origine hydrique, d'après le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). Un investissement de 20 millions de dollars dans des technologies à faible coût, comme l'irrigation au goutte-à-goutte et les pompes à pédale, pourrait sortir 100 millions de familles paysannes de la pauvreté extrême. Actuellement, environ 10% de la population mondiale consomme des aliments cultivés grâce à l'utilisation des eaux usées pour l'irrigation et la fertilisation.

    Jean Ziegler est entré dans la dernière édition du « Petit Larousse ». Il y figurera juste après Zinédine Zidane. Et c'est logique : Jeannot et Zizou, c'est deux usages assez complémentaires de la tête, dans un match de foot ou un débat politique.

    Lien permanent 0 commentaire
  • Fonds de tiroir

    Imprimer

    Pour promouvoir leur rassemblement à Berne, en juin dernier, les évangéliques ont adressé un message accompagno d'une pièce de cent sous à tous les parlementaires fédéraux. C'est fou ce que le prix des Indulgences a baissé.

    Un nouveau Conseiller municipal socialiste (dont nous tairons pudiquement le nom) a prêté serment début juin en Ville de Genève, en remplacement d'un élu démissionnaire pour raisons professionnelles. Le règlement du Conseil municipal stipule que le serment de Conseil municipal (de respecter les lois, la constitution, le secret de fonction, tout ça) se prête en levant la main droite en en disant « je le jure » ou « je le promet ». Le nouveau Conseiller municipal a donc levé la main droite et dit « je le promet ». Mais poing levé. Ben oui, quoi, le réglement prévoit qu'on lève la main droite, pas qu'on écarte les doigts. Le poing levé du Front Populaire et du Frente Popular n'a pas plu à la droite. Les élus de l'Entente, debout pour entendre le serment, comme cela est de tradition, se sont donc assis pour protester. Dix minutes plus tard, la présidente du Conseil Municipal lit une déclaration de la majorité alternative dénonçant le sabrage des droits fondamentaux par la Constituante. Du coup, la droite, assise, se relève, et quitte la salle. Et tout ça illustre une mécanique politique intéressante : quand la gauche lève le poing, la droite s'asseoit. Quand la gauche ouvre la bouche, la droite se relève et s'en va. Et si on chante  « L'Internationale » , elle fait quoi, la droite ? Elle se couche ?

    Défendant son choix politique de proposer au lobby automobile, en échange de l'acceptation de la création de zones piétonnes,  la création de parkings souterrains, le Conseil administratif de la Ville de Genève évoque un « compromis historique » entre défenseurs et adversaires de la bagnole en ville.  Le « compromis historique », c'était une stratégie bidouillée en Italie, dans les années septante, entre les dirigeants de la Démocratie chrétienne, Aldo Moro, et du Parti communiste, Enrico Berlinguer, pour assurer une sorte de coalition implicite, de cogestion politique de l'Italie par démo-chrétiens et communistes. Et ça a totalement foiré. Au point d'entraîner en vingt ans la disparition des deux partis qui y étaient impliqués, et leur dilution, l'un dans un vague machin de centre-gauche, l'autre dans la berlusconerie. Faut faire gaffe aux références historiques aventureuses.

    Jolie confrontation de citations dans «Pages de gauche » de juin : « Le commerce mondial apporte de nouvelles places de travail et de la prospérité à beaucoup de gens » (citation 1), « des économies entières profitent de la globalisation, d'autres sont perdantes » (citation 2). De quelles sources odieusement néo-libérales sont tirées ces deux citations : du projet de programme du Parti socialiste suisse pour la première, du « Programme de transition« » de la IVe Internationale pour la seconde. Ben alors, si Levrat est d'accord avec Trotsky, à quoi elle sert, «La Gauche» ?

    Une visite de plusieurs jours en Suisse d'une délégation de 5 personnes membres du gouvernement et du parlement palestinien en provenance de Gaza a dû être annulée en raison du refus des autorités egyptiennes de laisser sortir ces ressortissants palestiniens de la bande de Gaza. Invitée par plusieurs organisations et parlementaires suisses, la délégation palestinienne comprenait le Dr. Bassem Naïm, ministre en charge de la santé publique, de la jeunesse et des sports dans la bande de Gaza, Dr. Madhat Abbas, directeur du département de la solidarité internationale du même ministère, Mme Huda Naim Alqrinawide, membre du Conseil législatif palestinien, ainsi que MM. Mohammed Fayez Alshorafa et Ahmed Ismael Aljmassi, employés au ministère de la santé. La délégation en provenance de Gaza était attendue en Suisse à partir d'aujourd'hui pour effectuer une série de rencontres et visites, entre autres avec un groupe de parlementaires à Berne, ainsi qu'auprès d'hôpitaux et professionnels de la santé, comme le Dr. Franco Cavalli, pour discuter de la situation sanitaire extrêmement précaire dans la bande de Gaza suite au blocus et des possibilités de développer des programmes de soutien médical. Les organisations invitantes appellent à la levée du blocus qui frappe durement toute la population de la bande de Gaza et qui constitue une grave violation du droit international humanitaire. Il se confirme donc que cette violation se commet de concert entre l'Egypte et Israël.

    L'ancien Conseiller fédéral Joseph Deiss a été élu à la présidence de l'Assemblée générale de l'ONU.  « Un joli coup pour la Suisse », titre, enchantée,  la « Julie »... En effet : On se demandait à quoi pouvait bien servir ce  « machin », maintenant on sait : à recycler les soporifiques fédéraux donbt la date de péremption est dépassée.

    Lien permanent 6 commentaires
  • Fonds de tiroir

    Imprimer

    Le nombre global de demandeurs d'asile dans les pays industrialisés était stable en 2009, selon les statistiques publiées en mars par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) sur les niveaux et tendances de l'asile dans les pays industrialisés. « La notion selon laquelle on observe un afflux de demandeurs d'asile dans les pays les plus riches est un mythe », a indiqué le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Antonio Guterres. « Malgré ce que prétendent certains populistes, nos statistiques montrent que les chiffres sont restés stables», a-t-il ajouté. Par rapport à 2008, le nombre global des demandeurs d'asile est resté presque inchangé avec quelque 377.000 requêtes, malgré des disparités régionales significatives : la région des pays nordiques a enregistré une augmentation de 13% avec 51'100 nouvelles demandes d'asile, soit le chiffre le plus élevé en six ans, alors que le nombre de demandes d'asile dans le sud de l'Europe a diminué de 33% avec 50'100 demandes et des baisses significatives en Italie (-42%), en Turquie (-40%) et en Grèce (-20%). Les Afghans étaient les plus nombreux à demander l'asile avec 26.800 requêtes, soit une augmentation de 45% par rapport à 2008. Les Irakiens arrivent en deuxième place avec quelque 24'000 demandes d'asile, les Somaliens se placent en troisième position avec 22.600 demandes d''asile. Parmi les principaux pays d'origine on trouve également la Russie, la Chine, la Serbie et le Nigéria. Les Etats-Unis demeurent le pays le plus sollicité par les requérants d'asile avec 13% de l'ensemble des demandes dans les pays industrialisés, soit environ 49.000 nouvelles requêtes soumises en majorité par des Chinois.  Le second pays de destination a été la France, le pays ayant reçu 42.000 nouvelles demandes d'asile en 2009, soit une hausse de 19% par rapport à 2008, du fait de l'augmentation du nombre de demandes d'asile déposées par des citoyens serbes originaires majoritairement du Kosovo. Le Canada, arrive en troisième position parmi les pays de destination avec 33.000 demandes et on trouve ensuite le Royaume-Uni et l'Allemagne. Ces cinq pays ont reçu 48% du total des demandes d'asile enregistrées en 2009. En termes de région d'origine, près de la moitié du total des 377.000 requérants d';asile sont originaires de l'Asie et du Moyen-Orient (45%), suivis par l'Afrique (29%), l'Europe (15,5%) et les Amériques (9%).

    Les radicaux genevois proposent d'utiliser des conteneurs comme prison. Quelques semaines auparavant, un socialiste avait eu, lui, l'idée d'utiliser des conteneurs pour créer des logements pour étudiants. Faut vous coordonner, les gars. Comme ça, si un étudiant logé dans un conteneur dérape et délinque, on n'a plus qu'à charger le conteneur (et l'étudiant) sur un camion et hop, direction les abords de Champ-Dollon.

    La Suisse a été critiquée par l'ONU pour sa pratique de refoulement d'étrangères victimes de violences conjugales, et sa loi extrêment restrictive, qui conduit des étrangères violentées par leurs conjoints à devoir choisir entre l'expulsion ou les coups. L'Office fédéral des migrations, cynique, explique que la violence conjugale doit revêtir « une certaine intensité »  pour être considérée comme un motif d'octroi d'un permis de séjour.  L'idéal est sans doute que la victime en meure, de la  « certaine intensité » de la violence conjugale qu'elle subit. On le lui accordera, alors, son permis de séjour. Dans un cimetière. 

    Le Conseiller national jurassien d'extrême-droite Dominique Baettig, soutenu par son parti, l'UDC, a des démangeaisons expansionnistes : il a déposé une motion parlementaire demandant au gouvernement, qui s'y refuse, de créer un cadre légal permettant d'intégrer à la Suisse des «régions limitrophes dont une majorité de la population en ferait la demande ». Baettig verrait bien l'annexion à la Suisse de la Savoie ou du Val d'Aoste. Alors bon, on veut bien. Mais alors, à charge de réciprocité : que notre canton puissent aussi quitter la Suisse des Baettig et de l'UDC.

    On a assez fréquemment entendu dire, comme réponse à ceux qui se demandaient pourquoi diable la Suisse était le pays qui comptait la plus forte proportion de 4x4 dans son parc automobile, que c'était normal, dans un pays montagneux. Mais on apprend que selon une étude réalisée pour le WWF, 87 % des 4x4 de plus de 2 tonnes, et 91 % de ceux de plus de 2,5 tonnes, circulent en plaine, à moins de 700 mètres d'altitude et qu'à Cologny, plus de 10 % du parc automobile est constitué de 4x4. ça peut pas être de la pure connerie, quand même, pas à Cologny. Ou alors, c'est sûrement à cause de la rampe du coteau.

  • Fonds de tiroir

    Imprimer

    On va pas bouder notre plaisir : Murad Akincilar, syndicaliste d'Unia-Genève, arrêté et emprisonné pendant huit mois en Turquie (d'où il est originaire) sous l'accusation de liens avec une organisation « terroriste » (le « Commandement révolutionnaire »), a été libéré. L'accusation s'est dégonflée, le dossier s'est révélé vide (le seul élément supposé être à charge est la collaboration occasionnelle de Murad à une publication légale à laquelle des membres de CR ont également collaboré), et c'est le Procureur lui-même qui a demandé la mise en liberté, au moins provisoire, de Murad. D'habitude, on aime pas les happy end. Dans le mauvais film de l'aventure de Murad Akincilar, on en apprécie un, même si Murad est toujours inculpé et que sa détention a mis sa santé à mal.

    Le PDC lance une motion au Grand Conseil, et une pétition, pour  « plus de crèches », en réponse à l'initiative de la gauche qui demande que les communes prévoient une place d'accueil de jour pour chaque enfant en âge préscolaire. Craignant sans doute le succès de l'initiative devant le peuple, et plus sûrement furax que la gauche marche sur son gazon politique (la famille), le PDC répond en proposant des crèches au rabais, avec un personnel moins bien payé et bénéficiant de moins de droits sociaux qu'actuellement. Et le candidat démo-chrétien au Conseil administratif de la Ville, l'animateur de téléachat Michel Chevrolet, proclame haut, fort et idiot qu'il  « faut un plan Marshall des crèches ». Areuh. Manu nous ayant pertinemment rappelé que le plan Marshall avait été adopté et mis en oeuvre sur des ruines, on observera que le PDC fait mieux: il propose un plan Marshall pour pouvoir ruiner le dispositif existant des crèches municipales, notamment en Ville de Genève, là précisément où Chevrolet est candidat à piquer le siège de Pierre Maudet....

    La « sortie » homophobe (il avait comparé l'homosexualité à un cancer) du coprésident des jeunes UDC du Valais Romand, Grégory Logean, contre les homosexuels UDC qui ont créé une section du parti à Zurich, a suscité des réactions moins indignées qu'apitoyées des milieux gays, et des politiciens valaisans qui cotoient Pine d'Huitre : le président des gays UDC lui a conseillé d'aller « se faire soigner chez un psychiatre local », la secrétaire de l'organisation suisse des lesbiennes émet l'hypothèse qu'il est lui-même un homosexuel refoulé, un député socialiste explique que pour exister en Valais hors de l'ombre de Freysinger, Logean doit «dépasser de plus en plus les limites » pour qu'on parle de lui aussi, et qu'on le prend assez généralement en Valais pour une andouille, politiquement incompétente et sans autonomie de pensée par rapport à son milieu religieusement traditionaliste. ça vaut bien la peine de s'agiter pour faire parler de soi et passer ensuite pour un crétin des Alpes...

    Selon une enquête de l'institut Link pour le WWF, les Romands sont les Suisses qui prennent le plus de vacances, mais aussi les Suisses qui prennent les vacances les plus écolos : les Romands ont voyagé en moyenne 4,6 semaines en 2009, contre 3,6 semaines pour les Alémaniques et 3,1 semaines pour les Tessinois. En moyenne nationale, les Suisses  (y compris les xénophobes) ont passé la moitié de leurs vacances hors de leurs frontières (pour deux tiers en Europe, un tiers dans un autre continent), mais les Romands ont choisi plus souvent que leurs compatriotes des destinations indigènes ou voisines. Or les vacances outre-mer sont assez calamiteuses d'un point de vue environnemental, avion oblige. Bref, les Welches, c'est rien que des feignants, mais des feignants écolos.

    Lien permanent 0 commentaire
  • Produire des exécutants ou faire naître des citoyens ?

    Imprimer

    Histoire et géographie au Cycle d'Orientation :
    Produire des exécutants ou faire naître des citoyens ?


    La Direction du Cycle d'Orientation genevois envisageait, dans une nouvelle grille horaire, de ratiboiser d'un tiers le temps des cours d'histoire et de géographie. Contre l'avis de Charles Beer, et des enseignants de ces deux disciplines.  Réduire l'enseignement de l'histoire au moment même où l'on envisage celui des « grands textes fondateurs de notre civilisation » pourrait paraître, à un esprit candide, parfaitement contradictoire. Mais ça ne l'est que si l'on persiste, candidement, à penser que le rôle de l'école n'est pas de fabriquer à la chaîne de bons producteurs et de bons consommateurs, mais d' « aider l'élève à se situer dans le monde en citoyen lucide et responsable », pour reprendre les mots de Charles Heimberg dans  « Le Courrier » du 26 juin. Or apparemment ce n'est pas à cela que l'école devrait servir selon ceux qui la pensent aujourd'hui, mais à produire des exécutants dociles et efficaces de « l'économie », pour les besoins des maîtres de cette économie et d'eux seuls.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : école 0 commentaire