• 1er Mai : Fêter les travailleurs, pas le travail...

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    1er Mai : Fêter les travailleurs, pas le travail...

    Ce 13 Floréal (samedi 1er mai dans le calendrier vulgaire), nous serons dans la rue, défilant avec quelques milliers d'autres, à l'occasion de cette fête dont Eric Hobsbawm rappelait fort justement qu'elle était, de toutes celles, internationales et nationales, la seule qui ait décidée « d'en bas », à l'initiative de la plèbe, et non de l'Eglise ou de l'Etat. Mais que diable fête-t-on le 1er mai ? Le travail, ou les travailleurs ? Ce jour fut proclamé par l'Internationale ouvrière comme le jour des travailleurs, la fête des travailleurs, non comme le jour et la fête du travail. Il y a là plus qu'une nuance : on ne célèbre pas ce à quoi on est condamné, on célèbre ce qu'on est. Que la fête des travailleurs ait été transformée en fête du travail par les Etats, et d'abord par les Etats fasciste, ne relève pas du hasard, mais de la nécessité politique : celle de la mise au pas des travailleurs. A contrario, le refus du salariat, le refus du travail organisé et déterminé par d'autres que ceux qui le font, le refus, par conséquent, de la chefferie, sont fondateurs de tout projet socialiste -que les socialistes l'admettent et s'en souviennent ou non. La lutte contre l'ordre du monde commence par la lutte contre le travail produisant cet ordre et que cet ordre en retour organise.

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  • Grand Théâtre : Du bon usage des crises

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    Le Conseil administratif de la Ville a donc demandé au Conseil d'Etat, qu'on voit mal l'accepter, une dérogation à la loi pour pouvoir prélever 870'000 francs dans le  «non-dépensé» du budget 2009, et les accorder au Grand Théâtre qui, pour avoir présenté un budget aux recettes surévaluées, se retrouve avec un manque de financement de deux millions et demi. L'opération n'est pas seulement douteuse d'un point de vue formel, elle l'est surtout d'un point de vue politique. La plus lourdement subventionnée de toutes les institutions culturelles du canton, et la seule à bénéficier, année après année, en sus de sa subvention, d'une prise en charge directe par la Ville de la plus grande partie de son coût, doit pouvoir assumer seule ses erreurs de prévision. Et le canton, qui clame -à juste titre, d'ailleurs- sa volonté de prendre dans la politique culturelle la part qui devrait être la sienne, pourrait, enfin, commencer à financer, un peu, encore marginalement, un Opéra dont l'existence même ne dépend actuellement que de la seule Ville de Genève. Il y a un bon usage des crises : comme la précédente crise qu'a traversée le Grand Théâtre, entre 2007 et 2009, avait permis d'entamer enfin une réforme de l'institution, le dernier épisode d'une crise structurelle de financement du GTG devrait être l'occasion de réformer ce financement, au lieu que de persister à le bricoler de subventions extraordinaires en garanties de déficit, toutes à la charge de la Ville.

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  • Rapport sur la politique suisse de sécurité : Cultiver des mythes bouffés aux mites

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    Renvoyé par deux fois à son expéditeur, le rapport sur la politique de sécurité proposé par Ueli Maurer a finalement été, par lassitude, résignation ou désintérêt, accepté et publié par le Conseil fédéral à la mi-avril. Et ce texte a pratiquement fait l'unanimité contre lui, à force d'accumulation de lieux communs bouffés aux mites depuis la fin de la guerre froide, d'absence de priorités, de contradictions insurmontables et d'allergies inguérissables. Au bout du compte, le seul parti politique a avoir réussi à trouver quelque intérêt au pensum d'Ueli der Soldat a été... le « parti bourgeois démocratique », issu d'une scission du parti de Maurer. Un rapport creux à force de se vouloir consensuel, donc. Mais la médiocrité même de l'exercice a son utilité, paradoxale : le rapport de sécurité du Conseil fédéral dresse un diagnostic -non pas tant de la politique de sécurité, mais de l'incapacité politique et intellectuelle d'en concevoir une qui ait un sens à partir d'un instrument dont on ne veut pas se défaire : l'armée. Ueli Maurer aura décidement plus fait pour l'abolition de l'armée en trois ans de présence au Conseil fédéral que le GSsA en vingt ans d'activisme antimilitariste.

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  • On votera à Genève sur le salaire minimum

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    Un salaire, plutôt qu'une aumône

    Genevoises et Genevois pourront, malgré la majorité de droite du Grand Conseil, se prononcer sur l'initiative que solidaritéS a lancée et fait aboutir pour inscrire dans la Constitution cantonale le principe d'un salaire minimum : ce sont les juges du Tribunal fédéral, saisis d'un recours contre la décision du Grand Conseil, en juin 2009, d'invalider l'initiative, qui en ont ainsi décidé au nom du principe selon lequel toute initiative populaire doit être interprétée dans le sens le plus favorable à sa soumission au vote populaire, et qu'en l'absence de certitude sur sa non-conformité au droit supérieur, c'est le peuple qui doit décider de son sort. Quoique opposé lui aussi à l'initiative, le Conseil d'Etat avait d'ailleurs admis sa validité. On votera donc sur un principe, tout en sachant qu'il sera difficile à mettre en oeuvre, mais en étant convaincus que l'instauration d'un salaire minimum, également demandée par l'Union Syndicale Suisse et le Parti socialiste suisse, est le seul moyen de lutter contre la « pauvreté laborieuse » et, pour autant que le niveau d'un salaire minimum soit fixé suffisamment haut, d'éviter à des dizaines de milliers de « travailleurs pauvres » de devoir recourir à l'aide sociale parce que leur salaire, pour un travail à plein temps, ne leur permettent pas de vivre -quand d'autres se goinfrent de primes et de bonus.

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  • La politique culturelle genevoise dans tous ses états

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    Usine, Grand Théâtre, rôle du canton :
    La politique culturelle genevoise dans tous ses états


    Le Conseil administratif « sucre » 200'000 francs à l'Usine pour la punir d'avoir toléré un concert dans un espace non insonorisé, il manque deux millions et demi de francs au Grand Théâtre* pour boucler sa saison, et le canton veut prendre la main (mais au moindre frais possible) sur la politique culturelle : quels rapports entre ces trois informations ? celui d'illustrer, chacune à leur manière, les incohérences de la politique culturelle genevoise. Une incohérence qui ne date pas d'hier : en 1758, dans sa  « Lettre à M. d'Alembert sur les spectacles » , Jean-Jacques écrivait  avoir « fait voir qu'il est absolument impossible qu'un théâtre de comédie se soutienne à Genève par le seul concours des spectateurs. Il faudra donc de deux choses l'une : ou que les riches se cotisent pour le soutenir, charge onéreuse qu'assurément ils ne seront pas d'humeur à supporter longtemps ; ou que l'Etat s'en mêle et le soutienne à ses propres frais ». On en est toujours là -il suffit d'étendre l'exemple donné par le Citoyen de Genève à l'ensemble du champ culturel genevois.


    * Pour ceux que cela intéresse, le rapport complet (saison 2008-2009, au format PDF) du représentant (jusqu'au 31 août 2009) du PS au Conseil de fondation du Grand Théâtre peut être téléchargé à l'adresse <http://www.perso.ch/troubles/RapportGTG-PSvG.pdf>

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  • Après Copenhague, Cochabamba. Et Eyjafjöll.

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    « Ou c'est le capitalisme qui meurt, ou c'est la planète »

    Le président bolivien Evo Morales a ouvert mardi, à Cochabamba la « Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre Mère» en dénonçant la responsabilité historique du capitalisme dans la dégradation de l'environnement. Passons sur la référence chamanique à la «Terre Mère » et retenons de la conférence de Cochabamba, non cette invocation « new age », mais la volonté de répondre, par une sorte d'« appel à la base » au fiasco de celle, en décembre dernier, de Copenhague sur le climat. « Ou c'est le capitalisme qui meurt, ou c'est la planète » , affirme le président bolivien -qui l'avait déjà dit, en d'autres termes, à Copenhague. Mais à Copenhague, Morales parlait à des sourds volontaires. A Cochabamba, il entend parler aux mouvements sociaux et aux peuples. On change de registre, on hausse l'ambition : on ne cherche plus  à « écologiser »  le capitalisme,  on s'organise pour mettre fin à un modèle de développement fondé sur la mercantilisation de tout, l'exclusion de tous ceux qui n'ont pas les moyens d'accéder au marché global, le pillage des ressources non renouvelables et la destruction de tous les écosystèmes, sans exception. La conférence bolivienne s'est ouverte en pleine éruption islandaise. A la dénonciation politique exprimée par Morales, il fallait une démonstration par l'exemple de l'absurdité du système économique : notre camarade Eyjafjallajokull l'a donnée en clouant au sol la quasi-totalité de l'aviation civile européenne.

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  • Honduras : faire entendre la voix des syndicats et du mouvement de résistance

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    Une radio pour la démocratie et la justice

    Fin juin 2009, un putsch militaro-patronal renversait, au Honduras, le président élu, Manuel Zelaya, un homme de droite qui avait opéré un inhabituel virage politique vers la gauche (l'évolution inverse étant, nul ne l'ignore, bien plus fréquente). Les auteurs du putsch ont ensuite organisé, en novembre dernier, après s'être auto-amnistés de leur putsch, une parodie d'élection présidentielle, pour remplacer l'indocile Zelaya par une potiche plus à leur goût, Porfirio Lobo*. La résistance au putsch et à ses suites s'est organisée au sein d'un Front national de résistance populaire, évidemment réprimé par le pouvoir : intimidations, arrestations arbitraires, brutales dispersions de manifestations, assassinats de syndicalistes, exactions de commandos formés par les gros propriétaires fonciers... et tout cela dans le silence des media, tant honduriens qu'internationaux. C'est pour briser ce silence que le syndicat STIBYS et le Front de résistance populaire veulent se doter d'une radio, et ont demandé, et obtenu, le soutien du SOLIFONDS à ce projet. C'est à ce soutien que le SOLIFONDS nous appelle aujourd'hui.

    * Officiellement, la Suisse n'a pas reconnu le résultat de ces pseudo-élections, boycottées par l'opposition démocratique hondurienne, et Micheline Calmy-Rey a expliqué que la Suisse ne reconnaissant que des Etats et non des gouvernements, elle reconnaissait le Honduras et non le pouvoir des putschistes et de leurs marionnettes -mais une délégation suisse a tout de même assisté à la cérémonie d'investiture du nouveau président.

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  • Vous avez aimé le stade de la Praille ? Vous adorerez le centre sportif de Plan-les-Ouates !

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    Le déclassement de 58 hectares du secteur dit « Les Cherpines - les Charrotons » dans la Plaine de l'Aire, sur les communes de Confignon et Plan-les-Ouates, a été accepté la semaine dernière par la Commission parlementaire cantonale de l'aménagement, contre l'opposition de l'UDC et des Verts, les socialistes étant divisés (pas opposés au déclassement en principe, mais très critiques sur le projet qu'il rend possible). Le Grand Conseil devra encore se prononcer, mais à vue de nez, et sans prendre trop de risques, une majorité est prête à voter ce déclassement nécessaire à la réalisation, entre l'Aire, la route de Base et l'autoroute de contournement, d'un projet comportant, théoriquement, 2000 logements, mais aussi un projet de centre sportif (sur Plan-les-Ouates) regroupant tous les sports possibles et imaginables. A croire que la calamiteuse expérience du stade de la Praille n'a rien appris aux fétichistes du bétonnage à prétexte « sportif » .


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  • On ne fera pas sauter la banque

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    UBS : Pas de décharge pour Ospel...
    On ne fera pas sauter la banque

    L'Assemblée générale des actionnaires de l'UBS a  refusé de voter la  « décharge » des dirigeants de la banque (Ospel et compagnie) pour 2007 ? franchement, la direction de l'UBS peut s'en payer le luxe, ça lui en touchera une sans bouger l'autre, ça ne concerne que des gens qui ont démissionné ou ont été démissionnés de leur poste (la « décharge » a été accordée pour 2008 et 2009) . En 2009, Oswald Grübel, directeur général d'UBS, a gagné 16 millions de francs, 57 % de plus que son prédécesseur de 2007.  L'écart salarial entre son revenu et le plus bas des revenus des employés de la banque s'est accru de 753 %, Grübel touche 327 fois ce que touche le salarié du bas de l'échelle et s'est mis un million et demi dans les fouilles en un jour (celui de l'assemblée des actionnaires) grâce à la hausse du cours de l'action UBS, l'écart moyen entre la rémunération des membres de la direction d'UBS (9,4 millions par an en moyenne) et les salariés les plus mal payés de la banque a augmenté de 270 % en un an mais « les actionnaires d'UBS ont changé l'Histoire », proclament lune palanquée de commentateurs et de politiciens porte-valises des banques... « changé l'Histoire » avec un grand  « H », pas moins... avec le feuilleton bancaire, cela fait déjà trois ans qu'on nous prend pour des cons, on peut donc continuer en nous faisant chanter  « Debout, les damnés actionnaires, debout, les forçats de la Bourse » ...

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  • Fusion radelibe à Genève ?

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    Bien dégagé au centre

    Radicaux et libéraux genevois ont donc décidé, à de fortes majorités, d'entamer leur « rapprochement » en vue, éventuellement, de leur fusion, un jour, peut-être, si tout va bien... Une  « fusion »  qui serait, quoique les uns, les autres et quelques témoins en disent, l'absorption des premiers par les seconds. Il est vrai que les futurs absorbés n'avaient guère que le choix entre le frai et la disparition locale de l'espèce. Mais actuellement, par l'existence de deux partis distincts, radicaux et libéraux indépendants les uns des autres couvrent un espace politique qui va du centre à la droite; en fusionnant, il réduiront cet espace en le déplaçant vers la droite, et dégageront ainsi au centre un espace politique fort intéressant pour le PDC, les Verts, voire même pour la droite du PS, cette frange politique qui, n'ayant plus ni projet ni culture politiques socialistes, n'est même plus social-démocrate et n'a plus d'autre programme que celui de l'adaptation modernistes des régles du jeu social et politique, et à la défense des consommateurs.

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  • Un carton jaune pour le foot-pognon ?

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    « Non à l'exploitation lors de Coupes du monde de football »

    L'Œuvre suisse d'entraide ouvrière (OSEO) a lancé hier a pétition « Hor$jeu - Un carton jaune pour Sepp Blatter! ». La pétition* exanstoss.jpgige de la Fédération internationale du foot-pognon (la FIFA) qu'elle s'engage activement contre l'exploitation et pour le respect des droits humains lors de Coupes du monde de football. La FIFA devrait imposer aux sponsors et aux entreprises de construction des stades et autres équipements induits par les mondiaux de foot qu'ils et elles versent des salaires suffisants pour vivre et respectent les normes fondamentales du travail. Les pays et entreprises qui ne sont pas disposés à remplir ces conditions ne devraient plus pouvoir organiser de Coupe du monde ou assumer de travaux en lien avec cette dernière. Et après les jeux du cirque, une fois les télés parties, la FIFA gavée et les supporters décuités, la plèbe locale retourne à la normalité de l'exploitation ?

    * La pétition peut être signée sur
    www.horsjeu-afriquedusud.ch/

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  • « Diffamation des religions » : Quand le Conseil des droits de l'Homme déconne

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    Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté, à une faible majorité (20 voix, dont les Etats musulmans, la Chine et Cuba), contre 17, dont les Européens et les USA), moyennant 8 abstentions, une résolution imbécile condamnant la « diffamation des religions ». Résolution imbécile, parce que concept imbécile : ce ne sont jamais les religions que l'on diffame mais toujours leurs croyants, et ce ne sont pas les religions qu'il faut protéger, mais leurs fidèles -non en tant que tels, mais en tant qu'humains détenteurs de la liberté de croyance. Condamner la « diffamation des religions », ce serait d'ailleurs fort opportunément condamner la plupart des religions déistes, et toutes les religions du Livre, chacune considérant les autres comme des hérésies, des infidélités ou des mensonges, et étant considérée comme telle par les autres (affirmer la divinité de Jésus est une infidélité aux yeux de l'Islam et une hérésie aux yeux du judaïsme, la nier est un blasphème aux yeux du christianisme, affirmer que Muhammad est l'ultime Prophète est un mensonge aux yeux du judaïsme et du christianisme, le nier est une infidélité de l'islam -et donc l'Islam et le judaïsme devraient être condamnés pour « diffamation » à l'égard du christianisme, le christianisme et le judaïsme pour « diffamation » à l'égard de l'islam, l'islam et le christianisme pour « diffamation » à l'égard du judaïsme...

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    Lien permanent Catégories : religion, laïcité, églises 0 commentaire
  • Journée internationale des Rroms : une verbeuse indifférence

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    Vous en êtes-vous aperçus, en avez-vous ewntendu parler ? jeudi dernier, 8 avril, c'était la « Journée internationale des Rroms ». Une journée pour douze millions de Manouches, de Tziganes, de Gitans, de Romanichels, de Bohémiens -bref, une journée pour Esmeralda et ses frères. Et ce jour là, à Cordoue, s'ouvrait un « sommet européen », le deuxième du genre, consacré aux Rroms européens. Un sommet bidon, réunissant des seconds couteaux accouchant d'une déclaration creuse, ne contenant aucun engagement concret. Fallait-il seulement s'attendre à autre chose qu'à cette indifférence verbeuse ? Simple curiosité : à Genève, où la Ville et le canton semblent mener deux politiques diamétralement opposées à l'égard des Rroms, la première s'attachant à les héberger, le second à les pourchasser, combien de Rroms ont été interpellés, amendés, rackettés, ce jeudi 8 avril, « journée internationale des Rroms » ? Pour eux, sans doute, une journée comme toutes les autres, à Genève comme ailleurs...

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  • Programme socialiste et « développement durable »

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    Camarades, encore un effort pour être écosocialistes...

    Dans le projet de programme du PSS, on trouve ceci :  « L'objectif du Parti socialiste est le suivant : assurer une qualité de vie optimale à un maximum de personnes à l'intérieur et à l'extérieur de nos frontières. La voie qui y mène, c'est le développement durable. Au 21e siècle, c'est le seul principe défendable en matière d'action politique, sociale et économique ». Le « seul principe défendable », vraiment, ou plutôt le seul principe a priori acceptable par l'opinion publique ? Si acceptable a priori qu'il est devenu une sorte d'invocation rituelle, de laquelle plus aucun programme politique ne pourrait se priver...  Pour le PSS, au-delà de l'invocation, il s'agirait de donner une « priorité à la perspective à long terme et non à l'action à court terme », de promouvoir une « logique sociale, écologique et économique et non pas la logique d'entreprise capitaliste », de  mettre l'économie financière « au service de l'économie réelle au lieu de mettre l'économie réelle au service - à haut risque - de l'économie monétaire et du capital financier », d'aménager la croissance économique « de telle sorte que nous consommions moins de ressources au lieu d'en consommer toujours davantage, au détriment des plus pauvres et des générations futures »,  de « faire primer la force du droit sur le droit du plus fort », de « placer la démocratie politique au-dessus des prétentions de celles et ceux qui veulent soumettre toujours plus de domaines de la vie au régime du marché »... Tout cela est fort bien et fort juste. Mais peut-être encore insuffisant pour donner un réel contenu politique, socialiste, au « développement durable ».

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  • Le dilemme des antimilitaristes : Abolir la conscription ou abolir l'armée ?

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    Le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) s'interroge : faut-il lancer une initiative pour l'abolition du service militaire obligatoire ? Pour les uns, une telle initiative se justifierait pour prendre de vitesse la droite que tente l'idée de rendre plus difficile l'accès au service civil, et plus lourd ce service (déja moitié plus long que le service militaire). Mais la suppression du service militaire ne serait pas celle de l'armée, et si elle remettrait à sa juste place, dans une vitrine de musée, le mythe du « citoyen-soldat », elle porte le risque de voir émerger, à la place de l'armée de conscription, une armée de métier plus contestable encore. Côté socialiste, le projet de nouveau programme du PSS considère certes que « le service militaire obligatoire est dépassé », mais veut le remplacer par un « système de recrutement volontaire ». C'est-à-dire, au moins à terme, par une armée de métier, même si la mission que les socialistes lui assigne serait de « contribuer avant tout à la protection de la population civile et à la promotion de la paix ». Mais pourquoi diable maintenir une armée, si c'est pour lui donner pour tâche celles de la Protection Civile et des Peace Brigades internationales ?

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  • Parti Socialiste Suisse : Deeemandez l'prograaamme !

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    Le programme du Parti Socialiste Suisse date de 1982. Il avait alors été adopté au terme de longs et tumultueux débats, autour de l'ambition de « dépasser le capitalisme ». Le capitalisme s'étant lui-même dépassé tout seul par la droite et par la crise, le PSS a quelque peu réduit son ambition : Il n'entend plus « dépasser le capitalisme » (par la gauche), mais le civiliser, ce qui au moins, en creux et sans le dire, le désigne bien comme une forme de barbarie. Un nouveau projet de programme est donc soumis à consultation des militants, des sections, des partis cantonaux : il entend réaffirmer les  « valeurs socialistes fondamentales » héritées de la Révolution française et des révolutions démocratiques du XIXe siècle et qu'il résume par trois mots faisant écho à ceux, précisément, de la Révolution :  « Liberté - Justice - Solidarité » (autrement dit :  « Liberté - Egalité - Fraternité »). On constatera et on regrettera la disparition de l'égalité, qui est plus précisément que la  « justice », au coeur du projet socialiste.  Reste à savoir ce que nous ferons de ces mots ronflants, qui sont certes les nôtres, mais qui ne prennent de sens que s'ils expriment autre chose qu'une référence déclamatoire : un projet de société, alternatif à la réalité sociale, et se donnant les moyens de sa réalisation. Autrement dit : un projet subversif. Ce que le projet de programme du PSS est encore très, très loin d'être.

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  • « Renvoi des criminels étrangers » : Gesticulations

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    Le PDC et les radelibes, qui ne veulent ni l'un ni les autres de l'initiative UDC sur le « renvoi des criminels étrangers », et surtout pas laisser l'UDC s'ébrouer seule sur le terrain sécuritaire, proposaient chacun un contre-projet à l'initiative. Les deux partis se sont finalement coalisés pour faire adopter par le Conseil des Etats, où ils détiennent ensemble la majorité, un contre-projet pour « l'expulsion des criminels étrangers dans le respect de la Constitutution », manière de dire que si la forme de l'initiative UDC leur déplaît, sur le fond, ils sont sur la même ligne qu'elle. Démo-chrétiens et radelibes considèrent, au contraire d'Amnesty International qui en avait demandé l'ivalidation, que l'initiative ne viole pas le droit international impératif, mais n'en recommandent pas moins son rejet au profit de leur contre-projet, qui prévoit le renvoi de tout étranger condamné pour toute une série de délits et de crimes qui n'ont en commun que de figurer sur un inventaire à la Prévert suisse qui va de l'« abus de prestation sociale » au crime de sang. Initiative et contre-projet ont non seulement en commun l'essentiel de leur contenu, mais surtout l'essentiel de leur démarche : celle d'une gesticulation démagogique. On peut d'ores et déjà prendre les paris sur le résultat du vote : initiative et contre-projet seront probablement tout deux acceptés, la seule incertitude portant sur leurs scores respectifs. Quant à leur effet sur le taux de criminalité, on sait déjà qu'il sera nul. Et que cela n'importe ni aux auteurs de l'initiative, ni à ceux du contre-projet.

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  • Révision de l'assurance-chômage : Aux armes référendaires, citoyens !

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    Chômdur, dur...

    Le Parlement a approuvé la 4eme révision de l'assurance chômage, faite sur le dos des chômeurs, malgré les appels au report du projet, lancés par une partie de la droite (les jeunes libéraux-radicaux, par exemple) qui craint un rejet en votation populaire, ou les grognements de l'UDC, qui estime qu'on ne va pas assez loin dans le démantèlement du droit à l'indemnisation. Le comité national référendaire contre la révision de l'Assurance Chômage préparait depuis des mois le referendum, il a donc lancé celui-ci, avec le soutien du PS et des syndicats. Sur ce dossier aussi,  « le peuple de gauche doit défaire l'aristocratie radicale » , comme le proclamait Christian Levrat devant l'Assemblée des délégués du PS, fin février...  « Aristocratie radicale » épaulée en l'occurrence par la cléricature démo-chrétienne pour faire payer la crise de l'emploi à ses victimes. Ah, ça ira, ça ira, ça ira !

    télécharger la feuille de signature pour le référendum :
    http://www.facebook.com/l/002bd;www.non-dlaci.ch/signature_feuilles.html

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