lundi, 29 mars 2010

Judéophobie et islamophobie : Les habits neufs de l'antisémitisme

La « Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation » a répertorié 153 actes  « antisémites »  en Suisse en 2009. La CICAD ne se préoccupant pas plus de la version islamophobe de l'antisémitisme que Dieudonné de sa version judéophobe, on ne s'étonnera pas de ne trouver dans sa liste aucun acte islamophobe, pas même l'interdiction des minarets et les affiches udécistes, reprenant contre les musulmans la rhétorique graphique des affiches antijuives des années trente. La CICAD est d'ailleurs assez aventureuse en considérant comme une manifestation d'antisémitisme « le fait de dresser des comparaisons entre la politique israélienne et celle des nazis ». Or si de telles comparaisons relèvent du crétinisme historique, elle ne relèvent pas de l'antisémitisme. A force de crier au loup sans que le loup y soit, plus personne ne prête l'oreille au cri lorsque le loup y est : dénoncer de l'antisémitisme là où il n'est pas finit par empêcher de le combattre là où il est, ici et maintenant, non plus seulement dans le persistance de l'antijudiaïsme mais dans la progression de l'ismamophobie. L'antisémitisme n'a pas disparu, il a seulement changé de  « sémites » .


Etre par l'autre, être par soi
antisemitisme.jpg
L'image du juif ploutocrate, cosmopolite et bolchévisant a laissé place à celle du musulman intégriste et terroriste, le Protocole des Sages de Sion à Al Qaïda et un faux à un fantôme ? Cela ne rend pas le vieil antisémitisme juif moins dangereux -« le ventre est encore fécond d'où est surgie la bête immonde » -, ni notre vigilance à son égard moins nécessaire, mais cela rend nettement moins crédibles ceux qui réduisent le combat contre l'antisémitisme à la prédication d'une solidarité obligatoire, non avec le peuple juif, mais avec le gouvernement de l'Etat d'Israël, quel que soit ce gouvernement, et quelle que soit sa politique. Cette hémiplégie ne vaut pas mieux que celle qui, au nom du soutien au peuple Palestinien, fait du Hamas un mouvement de « résistance » et de ses kamimazes des «martyrs». Mais en passant de la judéophobie à l'islamophobie on n'est pas sorti de l'antisémitisme et ce que suggérait Sartre en 1946 dans ses « Réflexions sur la question juive » vaut pour la nouvelle islamophobie : le «juif»  de l'antisémite est une créature de l'antisémite, le «musulman» de l'islamophobe une créature de l'islamophobe. La théorie de l'« être par l'autre » que Sartre applique à la « question juive »  s'applique aussi bien à la « question musulmane » et il suffit de proclamer que le « juif »  ou le «  musulman » nous est « étranger par nature »  pour que les deux « questions » n'en fassent plus qu'une seule et que la réponse à y donner bute sur le meme obstacle : « Le démocrate a fort à faire : il s'occupe du juif quand il en a le loisir; l'antisémite n'a qu'un seul ennemi, il peut y penser tout le temps : c'est lui qui donne le ton » écrivait Sartre il y a plus de soixante ans. Le démocrate a toujours fort à faire: il s'occupe de l'étranger ou du musulman quand il y est requis; le xénophobe et l'islamophobe s'en occupent obsessionnellement, n'ayant pour unique objet de leur ressentiment que l'étranger, le musulman, le musulman étranger. Le racisme consiste en une valorisation généralisée et définitive de différences réelles ou fantasmatiques entre groupes humains, sur lesquelles celui qui postule ces différences construit une hiérarchie valorisant son propre groupe humain et le valorisant lui-même, en dévalorisant d'autres groupes humains, ce qui légitime les agressions commises contre eux. Eriger des groupes humains différents (par leur culture, leur comportement, voire leur apparence) en races distinctes et hiérarchisées (il y a des « races supérieures » et «  inférieures ») : Avec l'islamophobie comme avec la judéophobie on est en dans ce mécanisme, à la seule nuance près (puisqu'on a fini par admettre que depuis la disparition du cousin Néanderthal il n'y a plus qu'une seule race humaine) qu'on ne parlera plus de « race juive », et pas de « race islamique », Qu'importe : à défaut de «race», la religion fera l'affaire (quoi qu'en dise le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, ce ne sont jamais les religions que l'on « diffame », mais toujours leurs croyants). Et si elle ne fait pas l'affaire, on trouvera autre chose, n'importe quoi, pourvu que cela permettre d'« être par l'autre » quand on est  incapable d'être par soi.


14:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : cicad, racisme, antisémitisme, islamophobie, juifs, musulmans | |  Facebook | | | |

Commentaires

La prohibition des minarets n'est en aucune manière islamophobe.

Les prohibitions du voile dans les écoles françaises ou dans les universités turques, admises dans l'optique de lutter contre la shari'ah, négation de nombres de valeurs proclamée par la Convention européenne des droits de l'homme, le met en exergue.

La prohibition de l'érection des minarets est une mesure essentiellement symbolique visant à limiter la progression de la sharia'ah et est parfaitement conforme à la Convention européenne des droits de l'homme. Elle est nécessaire pour que nous puissions jouir des droits que la Convention européenne des droits de l'homme consacre, droits que la shari'ah vise à détruire.

Il est vrai que vous estimez que tel n'est pas le cas, vous ralliant à l'opinion de la Libye et de l'Arabie saoudite.

Écrit par : CEDH | lundi, 29 mars 2010

La prohibition des minarets est aussi islamophobe que la prohibition des clochers en Arabie Saoudite est christianophobe.
L'interdiction du voile (et pas seulement du voile "islamique", mais de tout signe religieux ostentatoire) dans les écoles françaises (et seulement dans les écoles publiques), mais également dans les services publics, ne s'applique précisément qu'aux services publics. Les minarets ne sont pas plus interdits en France que les clochers.
La prohibition des minarets n'est rigoureusement d'aucun effet contre la shariah, ne serait-ce que parce que la shariah ne prescrit pas les minarets, et que ses défenseurs se satisfont pleinement, et même le cultivent, de l'islam des caves.
Enfin, la prohibition des minarets n'est que le mime, en Suisse, de la prohibition des églises dans les Etats qui appliquent la shariah. Dans cette joyeuse concurrence entre intégristes, tous sont sur le même marché de la connerie religieuse.

Écrit par : Pascal Holenwegp | lundi, 29 mars 2010

Tout en comprenant le fond du message, j'en regrette la forme sur un aspect de vocabulaire.

Le mot antisémitisme est né à l'époque de l'affaire Dreifuss et désignait exclusivement la haine des juifs, même si l'analyse étymologique du mot aurait dû lui donner un sens plus large. Mais l'histoire est ainsi faite qu'il n'y avait pratiquement pas de présence musulmanne en France à l'époque.

Vu les amalgames et autres simplifications excessives que l'on oberve, je suggère de faire attention à conserver aux mots leur signification réel, celle d'origine.

Écrit par : gerardh | lundi, 29 mars 2010

La CICAD est une association qui a des buts et missions bien définis, elle n'a pas vocation à appliquer votre agenda. J'espère que vous n'y voyez là aucun mal.

"La CICAD est d'ailleurs assez aventureuse en considérant comme une manifestation d'antisémitisme « le fait de dresser des comparaisons entre la politique israélienne et celle des nazis »."

A ce sujet, je suis en parfait accord avec la CICAD et il me semble d'ailleurs que l'outance et les juxtapositions odieuses soient le propre de l'expression gauchiste, ces demi-léttrés qui, eu égard au bilan génocidaire de leurs ainés, reviennent aujourd'hui, sans vergogne, en entonnant les mêmes insanités tout en pointant un doigt se voulant accusateur mais qui n'est qu'une obsénité de plus. La vertu n'est ni un masque ni une posture.

L’islamophobie se rapporte à la religion musulmane et non pas aux individus.

Les mollahs ne s'y sont pas trompés, ils ont trouvé dans cette gauche-Rastignac, leurs alliés objectifs, leurs idiots utiles qui, par ignorance crasse probablement, se chargent de tenter d'introduire, pour leur compte, le délit de blasphème dont nous nous sommes fort heureusement débarrassés depuis bien longtemps.

Dernière chose, je vous invite à consulter dans un dictionnaire l'étymologie du mot antisémitisme afin de vous éviter à l'avenir de l'utiliser à mauvais escient mais peut-être est-ce précisément la confusion que vous recherchez.

Écrit par : Giona | lundi, 29 mars 2010

Eh bien il semble que Lew Davidovitch Bronstein et Fédor Machnov soient à nouveau d'accord! Faudrait pas que cela devienne une habitude tout de même :-)

Écrit par : Séraphin Lampion | lundi, 29 mars 2010

Si j'ai bien compris, M. Holenweg, vous soutenez la construction des minarets ici et des églises là-bas de sorte à accroître "le marché de la connerie religieuse". Moi qui croyais que la religion était l'opium du peuple, je vois que vous militez pour fournir davantage d'opium aux peuples.

Islamophobe, bof... vous êtes bien capitalistophobe et impérialistophobe. Entre racistes nous pourrons nous comprendre.

Vous reprenez la dialectique sur les groupes en lieu et place des races. Vous confondez aussi race et espèce. S'il n'y avait qu'une race, il ne pourrait y avoir de raciste.

Vous dites que le racisme consiste à valoriser son groupe et à dévaloriser les autres groupes. Cela s'applique parfaitement à l'islam tel que défini dans le Coran. Je vous en souhaite une bonne lecture. Ainsi que la 'Critique de la philosophie politique de Hegel' d'un certain Karl Marx.

"La prohibition des minarets n'est rigoureusement d'aucun effet contre la shariah, ne serait-ce que parce que la shariah ne prescrit pas les minarets, et que ses défenseurs se satisfont pleinement, et même le cultivent, de l'islam des caves."

Si la shariah ne prescrit pas les minarets, les intégristes les veulent pour rendre leur idéologie plus visible chaque jour et accroître leurs revendications. Comme le minaret ne sert que pour l'appel à la prière, la revendication suivante sera cet appel à la prière. Maintenant, M. Holenweg, voulez-vous nous dire si vous êtes aussi favorable à ces appels à la prière du haut des minarets?

Etes-vous également favorable à des cimetières séparés?

Écrit par : Stéphane | lundi, 29 mars 2010

Il est urgent de régénérer la pensée humaniste, face au communautarisme Musulman ou Juif qui nous oblige continuellement à nous contortionner pour justifier l'injustifiable , et ne pas être assimiler aux antisemites de tout poil.
Israel est une démocratie malade ivre de son pouvoir, il faut absolument soutenir les écrivains ,les cinéastes qui dénoncent avec brio souvent les dérives de cette société.
Le radicalisme islamiste est une forme moderne fascisme qui enlève toute perspective de paix durable au sein même d'une Palestine pluri -religieuse quel sort pour les Palestiniens chrétiens ,les Palestiens marxistes par exemple.? A quand une approche véritablement politique de ce conflit , l'Europe ne pourrait-elle pas intégrer Israel et le nouvel Etat Palestinien en son sein et assurer ainsi un co-développement de ces deux nations? Bref un peu d'Utopie creatrice ne ferait pas de mal.

Écrit par : briand | lundi, 29 mars 2010

Mais qui diable est Fedor Machnov ? Un petit cousin russe inconnu de Nestor Makhno ?

Écrit par : Pascal Holenwegp | lundi, 29 mars 2010

"Si la shariah ne prescrit pas les minarets, les intégristes les veulent pour rendre leur idéologie plus visible chaque jour et accroître leurs revendications. Comme le minaret ne sert que pour l'appel à la prière, la revendication suivante sera cet appel à la prièr"

bref : que les minarets servent à ce à quoi servent les clochers ? Et alors ? la civilisation occidentale et chrétienne va-t-elle succomber au remplacement des vibrations du bronze par celles des voix humaines ?

. Maintenant, M. Holenweg, voulez-vous nous dire si vous êtes aussi favorable à ces appels à la prière du haut des minarets? Etes-vous également favorable à des cimetières séparés?"

A priori, je me contrefout autant des appels à la prière que de l'organisation des cimetières. Ce qui m'importe est l'égalité. Si on peut faire sonner des cloches, on peut aussi faire crier les muezzins. Quant aux cimetières, les vivants peuvent stocker les morts ou leurs cendres où ils veulent, et comme ils veulent. Dans un cimetière commun, dans des cimetières séparés, dans leur jardin, au congélateur ou sur les plus hautes branches d'un arbre, peu me chaut.

Écrit par : Pascal Holenwegp | lundi, 29 mars 2010

Un grand cousin russe de 2m38... Presque la taille d'un minaret... Il est mort en 1905... Trop tôt pour participer à l'insurrection de son cousin ukrainien.

Écrit par : Séraphin Lampion | lundi, 29 mars 2010

C'est très drôle comment tout type de sujet vire automatiquement vers la religion musulmane et ces fameux minarets, qui croyez mon n'ont intéressé que les groupes politiques populistes.

Parlant d'échange de mosquée et d'églises, j'aimerais préciser à toutes les personnes concernées par le sujet, que les églises existent même en Arabie Saoudite pour les citoyens étrangers de confession chrétienne .
Souvent les personnes qui émettent le doute, n'ont jamais mis les pieds dans un pays musulmans.

Prétendant que le coran incite au racisme est injuste. Je suis musulmane et je n'ai aucune haine pour quiconque.

Je suis pour les la séparation des cimetières car si dans mon pays d'origine le Maroc, nous avons toujours tenu à respecter la liberté de croyance des gens jusqu'à leur mort, je n'aurais pas le même droit dans un pays dit diplomatique.

Écrit par : Fatima_la Franchise | lundi, 29 mars 2010

CEDH


Je doute sur vos connaissances sur les droits de l'Homme finalement.

Écrit par : Fatima_la Franchise | lundi, 29 mars 2010

l'étymologie du terme qui suggère que l'antisémitisme est dirigé contre tous les peuples sémites[2], Juifs et Arabes...

Le mot « antisémite » (antisemitisch en allemand) a été utilisé une première fois en 1860 par l'intellectuel autrichien et juif, Moritz Steinschneider dans l'expression « Préjugés antisémites » ((de) « antisemitische Vorurteile »). Steinschneider a utilisé cette dernière pour caractériser les idées d'Ernest Renan selon qui les « peuples sémites » étaient affectées de tares culturelles et spirituelles[5]. Mais cette première apparition du terme et son utilisation dans un sens très général demeurent uniques et isolées, sans postérité. C'est le journaliste allemand Wilhelm Marr qui invente vraiment le terme « antisémitisme » (de l'allemand « Antisemitismus ») en 1879, dans son sens d'hostilité aux Juifs, à l'occasion de la fondation d'une « ligue antisémite »[6] et non, comme on le lit souvent, dans son pamphlet anti-juif, Victoire du judaïsme sur la germanité considérée d'un point de vue non confessionnel, de la même année, où le terme n'apparaît pas[7],[8].

Le terme « antisémitisme » est une construction discutable. D'une part il est impropre de nommer les Juifs « sémites » car l'adjectif ne s'applique qu'à des langues et pas à des peuples. C'est en référence à la langue que les Juifs sont dits « sémites », mais non en tant que peuple et encore moins race. De plus le groupe des langues sémitiques regroupe, au-delà de l'hébreu, langue des Juifs dans l'Antiquité, de nombreuses autres langues telles que l'arabe, l'araméen, etc.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Antis%C3%A9mitisme

Écrit par : Zakia | lundi, 29 mars 2010

Autre interrogation :

A Genève est, au terme de la loi votée par le Grand Conseil, autorisé un seul cimetière privé, le cimetière juif de Veyrier, qui aujourd'hui s'étend sur Suisse.

Croyez-vous dès lors qu'il soit constitutionnellement possible de prohiber un cimetière privé musulman ? ou chrétien ? ou chrétien catholique ? ou athée ?

Comme la réponse à la question est claire, savez-vous ce qui a amené le Grand Conseil a adopter une loi clairement contraire à la Constitution, bien que dûment averti sur ce point par l'avis de droit de l'ancien juge fédéral ROULIER ?

Ne pensez-vous pas que cette discrimination est pire que la limite aux droits de l'homme découlant de l'interdiction de l'érection des minarets ?

Écrit par : CEDH | lundi, 29 mars 2010

@gerardh

Il n'a pas d'amalgame excessive lorsqu'il s'agit de dénoncer toute forme de racisme et de discrimination. Tous les êtres humains sont égaux et il n'y a pas un groupe ethnique qui soit meilleur que tous les autres, ce qui lui vaudrait un traitement particulier. Pour dire les choses crûment : tous les humains sans exception déposent la même substance fétide de leur postérieur! Les fléaux tels que la haine et le racisme font autant souffrir les blancs, les noirs, les juifs, les musulmans, les asiatiques, etc... selon le lieu, l'époque ou les situations. Je ne vois pas pourquoi la souffrance d'un tel ou tel groupe ethnique serait meilleures que celle de tous les autres! Certains êtres humains ont un comportement animalier en voulant à tout prix marquer leur territoire pour empêcher tout intrus et lorsque ce dernier fait mine de s'approcher, ils sortent leurs crocs et leurs griffes ! Il en sera toujours ainsi jusqu'à la fin des temps.

Écrit par : Zakia | lundi, 29 mars 2010

@ Fatima_la franchise

- Estimez-vous que l'être humain est en droit d'abandonner l'Islam ?

Moi, oui. La shari'ah non.


- Estimez-vous que les propos et les écrits du Président du Conseil européen de la fatwa, Karadawi, selon lesquels il faut mettre à mort, non seulement le musulmam qui expressément renie l'islam, mais aussi celui qui renie l'islam par son comportement par trop laïc, soient des propos admissibles ?

Moi, non. La shari'ah oui.


- Estimez-vous qu'un minaret est de nature à dissuader des musulmans d'ouvertement exprimer le fait qu'ils ont renié l'islam?

Moi, oui. Je connait deux musulmans européens qui sont dans cette situation et qui estiment qu'il vaut mieux ne pas prendre de risque de se dévoiler trop ouvertement, au cas où ......

Le minaret est dans ce cas l'expression d'un impérialisme, d'une menace, d'une contrainte exercée sur ces personnes. La prohibition des minarets protège ces personnes et donc le droit d'abandonner une religion proclamé par la Convention des droits de l'homme.


- Estimez-vous que les minarets fassent partie du noyau des pratiques cultuelles de l'Islam ?

Moi, non.


- Estimez-vous qu'il soit légitime de lutter contre l'instauration de la shari'ah ?

Moi, oui. La Cour européenne des droits de l'homme aussi.


- Estimez vous que les droits onusiens de l'homme et les droits européens des droit de l'homme soient les mêmes.

Moi, non. Par exemple, la prohibition du port du foulard islamique dans les universités en Turquie a été jugée conforme à la CEDH par la CourEDH, mais contraire au Pacte onusien II par le Comité dudit pacte II en une affaire Ouzbek.

La lutte contre la progression de la shari'ah est admissible en droit européen des droits de l'homme mais ne l'est sans doute pas dans le cadre onusien. Quel est votre opinion à ce sujet ?

Écrit par : CEDH | lundi, 29 mars 2010

@gerardh

Il n'a pas d'amalgame excessive lorsqu'il s'agit de dénoncer toute forme de racisme et de discrimination. Tous les êtres humains sont égaux et il n'y a pas un groupe ethnique qui soit meilleur que tous les autres, ce qui lui vaudrait un traitement particulier. Pour dire les choses crûment : tous les humains sans exception déposent la même substance fétide de leur postérieur! Les fléaux tels que la haine et le racisme font autant souffrir les blancs, les noirs, les juifs, les musulmans, les asiatiques, etc... selon le lieu, l'époque ou les situations. Je ne vois pas pourquoi la souffrance d'un tel ou tel groupe ethnique serait meilleures que celle de tous les autres! Certains êtres humains ont un comportement animalier en voulant à tout prix marquer leur territoire pour empêcher tout intrus et lorsque ce dernier fait mine de s'approcher, ils sortent leurs crocs et leurs griffes ! Il en sera toujours ainsi jusqu'à la fin des temps.

Écrit par : Zakia | lundi, 29 mars 2010

Dans un blog de discussion sur ce sujet, j'ai eu une fois l'insolence de demander quelle était la différence entre l'Holocauste et n'importe quel autre génocide de par le monde: le génocide des Indiens dans toute l'Amérique du Nord au Sud, 50 à 80 millions de victimes en 5 siècles ou le génocide des Aborigènes en Tasmanie par les Anglais (100% de résultat). Cela m'a valu une dénonciation pour anti-sémitisme par l'association "Kinder des Holocausts". J'ai été acquitté. Mairdalors !!

Écrit par : J.C. Simonin | mardi, 30 mars 2010

Pendant des années, après les différentes guerres israélo-arabes qui ont suivi la guerrre des six jours, j'étais une farouche partisane d'Israël.
Puis j'ai ressenti comme un malaise et un jour j'ai compris à quoi tenait ce malaise. Les mots : zone occupée, terrorisme, représailles, qu'on entendait presque tous les jours me rappelaient une autre époque.
Je ne dis pas et n'ai jamais pensé que la politique israélienne pouvait être assimilée aux méthodes nazies, mais il faut reconnaître qu'en Palestine on trouve face à face des occupants, des résistants qui pratiquent des actes de terrorisme et qui sont victimes de représailles, et ça recommence ....... Arrivera-t-on un jour à stopper le cercle vicieux ? Je ne pense pas qu'on en prenne le chemin.

Écrit par : incrédule | mardi, 30 mars 2010

"quelle était la différence entre l'Holocauste et n'importe quel autre génocide de par le monde: le génocide des Indiens dans toute l'Amérique du Nord au Sud, 50 à 80 millions de victimes en 5 siècles ou le génocide des Aborigènes en Tasmanie par les Anglais (100% de résultat)", demande J.C. Simonin... la différence, outre la radicalité du génocide commis contre les juifs (mais aussi les Tziganes) par les nazis, tient en deux choses : d'abord, en ce que les nazis ont été défaits (ce qui n'a été le cas, évidemment, ni des USA, ni des Britanniques) ensuite en ce qu'un Etat est né, se définissant lui-même comme "Etat juif", alors qu'aucun Etat Amérindien, ou Aborigène n'a pris en charge la mémoire et la réparation du génocide des Amérindiens et des Aborigènes. C'est d'ailleurs pour cette même dernière raison que le génocide commis contre les Tziganes par les mêmes qui en ont commis un contre les juifs a été si longtemps passé sou silence, et n'a commencé, lentement, péniblement, à être réellement reconnu comme tel que dans les années septante du siècle dernier...

Écrit par : Pascal Holenwegp | mardi, 30 mars 2010

chose promise, chose faite, je vais vous adresser la parole pour la dernière fois. Je vais répondre à vos questions auxquelles, je mettrai ma main au feu que vous connaissez déjà la réponse, ou vous avez reçu des réponses dans le passé.

"Estimez-vous que l'être humain est en droit d'abandonner l'Islam ?"


oui

"Estimez-vous que les propos et les écrits du Président du Conseil européen de la fatwa, Karadawi, selon lesquels il faut mettre à mort, non seulement le musulmam qui expressément renie l'islam, mais aussi celui qui renie l'islam par son comportement par trop laïc, soient des propos admissibles ?"


Appelez le et posez lui la question, je n'ai jamais entendu parler de cette fatwa, de plus, en Islam, nous n'avons pas un seul clergé qui représente notre religion. Pour une personne érudit dans les droits, je suis étonnée que cette clause vous est échappée. De plus, je devine que vous êtes d'origine Arabe.

"- Estimez-vous que les minarets fassent partie du noyau des pratiques cultuelles de l'Islam ?"


Vous êtes drôles, l'origine des minarets vient des églises chrétiennes Syriaques, à vous d'utiliser votre logique


"Estimez-vous qu'il soit légitime de lutter contre l'instauration de la shari'ah ?"

la sharia juste n'existe même pas dans les pays musulmans d'aujourd'hui, sinon nous n'aurions ni corruption, ni crimes, ni exécution pour motifs de liberté d'expression, ni chômage, ni pédophilie, ni prostitution, ni divorce abusifs, ni mariage forcé, ni.... alors comment voulez-vous qu'elle soit instaurée dans un pays non musulman, s'il vous plait!!


Je porte le foulard par mon propre choix, et je me sens bien, et je combattrai pour ce droit. je suis d'origine marocaine, et les étrangers jouissent de tous les droits et liberté dans mon pays, alors, je ne comprends pas pourquoi des pays sois disant démocratique, brimeraient des personnes qui ne demandent qu'à vivre librement.

au fait, changez de pseudo, car vous ne rendez pas justice à la Cours Européenne des Droits de l'homme, vous avez plutôt des propos de l'extrême droite.

Écrit par : Fatima_la Franchise | mardi, 30 mars 2010

Il y a cette maxime du sage juif Hillel: "Ne fais pas à d'autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse."
Et cette autre maxime du sage juif Jésus: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même".
les critiques les plus vives envers l'Etat d'Israel et le Sionisme qu'il m'aît été donné de lire étaient émises par des Juifs. Une démonstration ramarquable de courage civique est le site israélien "www.breaking the silence.il" mais aussi le site de Neturei Karta. Egalemetn un texte d'Avraham Burg, ancien Président de la Knesset.
Il ressort de toute cette discussion que l'Etat d'Israel n'est tout simplement pas viable ä long ou même à moyen terme s'il s'obstine dans sa politique actuelle.
Le dernier argument des Sionistes lorsque tout le reste a foiré, c'est de hurler ä l'antisémitisme. Argument totalement éculé, qui me fait penser à ce Pakistanais qui se plaint qu'il n'y a pas de minarets en Suisse.

Écrit par : J.C. Simonin | mardi, 30 mars 2010

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