lundi, 22 mars 2010

Politique d'asile : La Suisse s'assoit sur le droit et sur les requérants

Le 17 mars dernier, un requérant d'asile nigérian de 29 ans, débouté de sa demande d'asile, et qui résistait à son expulsion après avoir mené une grève de la faim, est mort sur le tarmac de l'aéroport de Zurich, étouffé par les mesures prises pour le maîtriser, le lier pieds et poings pour pouvoir l'enfourner dans l'avion pour Lagos. Selon des témoignages, plus d'une cinquantaine de policiers auraient été mobilisés pour expulser seize requérants d'asile, les auraient forcé à uriner dans des bouteilles avant de les conduire dans l'avion attachés et casqués... Un cirque lamentable, qui se solde par la mort d'un homme, le troisième décès de ce genre en Suisse depuis 1999 lors d'un renvoi sous mesures de contraintes. En 2001, en Valais, un Nigérian de 27 ans était mort après qu'un policier se soit carrément assis sur son ventre. L'Office fédéral des migrations a suspendu les vols spéciaux de rapatriement en attendant les résultat de l'enquête, le directeur de l'ODM reconnaissant la nécessité d'adapter les mesures de contraintes s'il se confirmait qu'elles ont joué un rôle direct dans la mort du jeune Nigérian, et Amnesty International réclame la mise sur pied d'une commission d'enquête indépendante et impartiale, et que les renvois forcés de requérants d'asile déboutés soient surveillés par des observateurs indépendants (comme c'est désormais le cas à Genève, depuis novembre), ce dont l'ODM aurait admis le principe.


Broyeur
Depuis novembre dernier, à Genève, des observateurs de la Commission des visiteurs du Grand Conseil assistent aux renvois de requérants d'asile (du moins aux renvois relevant de la responsabilité du canton) -mais les membres de la commission n'ont pas encore- été autorisés à suivre les expulsions les plus dures, lorsque les personnes expulsées sont entravées. Le principe d'une telle observation indépendante semble avoir été admis par les autorités fédérales. C'est un premier pas, mais les conditions d'expulsion des requérants d'asile déboutés ne sont qu'une manifestation, certes la plus spectaculaire, du caractère profondément nauséabond de la politique suisse d'asile. Non seulement les expulsions se font au mépris des droits les plus élémentaires des expulsés, mais ce qui leur advient ensuite ne vaut guère mieux  (personne en Suisse ne se sent responsable du sort de la jeune expulsée vers l'Italie, abandonnée à Rome où elle sera séquestrée et violée pendant quinze jours...). Les conditions de détention des « déboutés du droit d'asile » sont, elles aussi, condamnables : Neuf requérants d'asile retenus au centre de rétention de l'aéroport de Genève avaient entamé début octobre une grève de la faim, interrompue au bout d'une semaine, pour dénoncer les conditions de leur rétention. Une majorité d'entre eux étaient détenus depuis plus d'un mois, en attente de renvoi, dans un lieu tout juste acceptable pour une rétention d'un jour, tournant en rond dans un espace confiné, sans pouvoir en sortir, privés de la possibilité qu'ont les détenus de toutes les prisons de Suisse, fussent-ils coupables des pires crimes, d'une heure de promenade quotidienne à l'air libre. Cette  situation et ces pratiques sont inacceptables ? Pas tant que cela, selon la Conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, qui propose un nouveau durcissement de la loi sur l'asile.Pour reprendre les mots de Carlo Sommaruga au Conseil national, le 3 mars dernier, « Au siècle dernier, le coeur de la Suisse était une forteresse (le réduit national). Aujourd'hui, c'est la Suisse qui est au coeur d'une forteresse », celle édifiée par le système de Schengen-Dublin contre les femmes, les hommes, les enfants, qui fuient les guerres, les catastrophes « naturelles » et la misère. Toute la politique suisse d'asile se résume en une vérification de l'efficacité quantitative du fonctionnement d'une « machine à broyer les individus » : plus on en broie, mieux cela vaut. Du moins tant que ça ne se voit pas : cette politique est bien celle du pays du « propre en ordre »...

15:44 Publié dans Immigration | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : asile, expulsions | |  Facebook | | | |

Commentaires

Le personnage en question est un dealer de drogue, soit un vendeur de mort ! Son renvoi est parfaitement logique, sa mort une triste fin pour un parcours au service des mafias! Une petite pensée pour toutes les souffrance des familles dont un enfants à consommer les produit de cet individu !!

Écrit par : Francis | lundi, 22 mars 2010

Il y a une peu plus d'un an, l'aéroport de Genève a inauguré un centre de rétention tout neuf avec dortoirs, cuisines, crèche et une cour, accessible en tout temps, située sur le toit de l'aérogare, où certains jouent au foot : intolérable !

Écrit par : Clyde | lundi, 22 mars 2010

« machine à broyer les individus »

Bonne définition de la dope que le pauvre requérant en question refourgait. Je ne vois aps comment on peut défendre le deal comme alternative à "la misère", ni comment on peut concevoir un monde sans règles et lois migratoires. De plus els cause de la mort de cet individus n'ont pas encore été éclaircies que la récupération politique d'agite... Franchement... Il est normal de devoir expulser des gens qui n'ont pas de permis de séjour, et d'arrêter de bosser pour les passeurs...

Écrit par : Carlitos de Unamuno | lundi, 22 mars 2010

et sur le même registre cynique, on pourrait ajouter que sa mort a été utile : les renvois ont été suspendus et dès 2011, des observateurs indépendants les surveilleront...

Écrit par : Pascal Holenwegp | lundi, 22 mars 2010

Bonsoir ou bonjour,
Peut-être que je suis a côté du sujet, mais ce midi, je marchais dans le vieux village d'Onex. Arrivé a hauteur du collège saint-Sale, 3 dames en noir nonette en sortent. Elles parlaient fort, se plaignaient d'avoir reçu un ballon, et une d'elle a dit, que c'était très dommage et triste que les gens qui dérangent n'apprennent pas a la mettre en veilleuse ou a s'abstenir de déranger (en se cachant peut-être?)
Venant de ces dames, j'ai trouvé ces propos très incongrus, vu la proximité des croix imposées a la vue de tous, croa-hihan ou non, un peu partout. Comme une imposition.
Mais elles ont raison.Les dérangeurs devraient s'estomper Moi c'est le noir qui me dérange. Pas le noir africain, mais celui de ces gens qui durant des millénaires ont dressés des bûchers et des instruments de tortures un peu partout.
La constitution suisse, commence sans que l'on m'aie demandé mon avis par: "Au non de dieu."
Et bien j'en déduirais que l'on tue des requérant au nom de ce dieu, et je m'insurge, car on m'a fait citoyen suisse de père en fils sans non plus me demander mon avis, et suis donc sensé être un de ses esclaves et donc de l'approuver et le glorifier.
Bon je m'excuse de cette intrusion.
Bonne continuation et bonne conscience. ;-)
Excusez moi aussi d'avoir dérangé.
ollec

Écrit par : ollec43 | lundi, 22 mars 2010

Moi je n'ai rien contre les obsevateurs... Et des renvois qui se passent dans les meilleures conditions... Tant qu'on applique la Loi... Appliquer la Loi serait-ce assimilable à du cynisme?...

Écrit par : Carlitos de Unamuno | lundi, 22 mars 2010

Dans les commentaires, je ne constate, hélas, aucune compassion pour le malheureux Nigérien...

Écrit par : Kissa | mardi, 23 mars 2010

Et cela vous surprend ?

Écrit par : Pascal Holenwegp | mardi, 23 mars 2010

Bien sur qu'il est triste que ce jeune homme soit mort !

Mais le plus triste, peut-être, est ce qui a précédé cela.
A savoir différentes choses possibles, puisque nous ne connaitrons pas la vérité, mais nous pouvons supposer :

-- Qu'il ait été vraiment victime dans son pays. Et là, désolé, mais ce n'est pas en voulant accueillir les citoyens de toutes les dictatures que nous améliorerons les relations dans ces pays.

-- Qu'il ait été victime de la réputation selon laquelle en Suisse il aurait pu gagner de l'argent pour envoyer chez lui. Et là encore, nous ne pourrons pas accueillir tous les pauvres de la planète pour les aider.

-- Qu'il n'ait pas voulu admettre avoir tenté sa chance et perdu, et ait voulu résister à son renvoi.


Il ne faut pas oublier non plus que nous sommes le pays le plus peuplé au monde en densité, à part le Japon. Et que vouloir accueillir et aider c'est certes louable, mais encore faut-il en avoir les moyens.
Si nous ne pouvons ni loger ni offrir de travail à ces gens, il faut faire quoi ? Quand les bien-pensant auront répondu à cela, j'admettrai enfin que l'on traite les gens qui disent stop au réfugiés de racistes. En attendant, je les considère plutôt comme pragmatiques.

Vous-mêmes, Monsieur Holenwegp, voulez-vous partager votre appartement, votre travail et votre salaire en 2 moitiés égales, et accueillir un réfugié ? Parce que les beaux discours et les belles idées sont faciles à défendre, mais qu'en serait-il une fois de passer aux actes ?
Sans rancune personnelle aucune, bien sur.

Écrit par : Greg | mardi, 23 mars 2010

"nous ne pourrons pas accueillir tous les pauvres de la planète pour les aide"
... "accueillir tous les pauvres de la planète", c'est un fantasme : l'écrasante majorité des "pauvres de la planète" restent (pauvres) chez eux, et n'ont aucune envie de partir. Quant à ceux qui partent, l'écrasante majorité d'entre eux ne se rendent que dans un pays le plus proche possible. Et finalement, de ceux qui émigrent vers les pays riches, la Suisse n'est la destination que d'un petit pourcent d'entre eux.

"nous sommes le pays le plus peuplé au monde en densité, à part le Japon"... eh bien non, et de loin pas.

"Si nous ne pouvons ni loger ni offrir de travail à ces gens, il faut faire quoi ?"
"ces gens", ce sont quelques milliers de personnes par année... et contrairement aux lieux communs de café du commerce, nous pouvons les loger et accepter qu'ils occupent, légalement, des emplois utiles (ceux que les heureux habitants de cet heureux pays refusent d'occuper, par exemple).

"voulez-vous partager votre appartement, votre travail et votre salaire en 2 moitiés égales, et accueillir un réfugié ?"
Pourquoi pas ? je l'ai déjà fait, je puis le refaire... d'autant que le partage est celui de l'ensemble de l'espace et de l'activité sociale disponible dans un pays, et pas celui de chaque espace privé...

Enfin, tous nos beaux ou moins beaux discours sont de peu de poids devant la pesante réalité des migrations internationales : dans le temps qu'il faut pour expulser un immigrant illégal, mille autres sont arrivés...

Écrit par : Pascal Holenwegp | mardi, 23 mars 2010

Je me souviens d'un des premiers camps pour requérants à côté de l'aéroport où la TSR était venu faire un reportage. Les critiques fusaient concernant les conditions de logement dans ces baraquements en bois : intolérable de "parquer" les requérants dans ces bâtiments !

Ces pavillons en bois était les baraquements du bataillon de l'aéroport et nos soldats y logeaient pendant leurs cours de répétition, sans trouver à y redire.

Écrit par : Clyde | mardi, 23 mars 2010

Aider les africains par des micro-projets cela existe à travers des associations, des fondations,
des ONG sur divers thèmes, il faut les accélérer et les décupler pour que ce continent ait la possibilité de mieux vivre. En premier, il faut réduire la natalité à tout prix dans ces pays car trop nombreux, les populations ne peuvent ni travailler, ni s'éduquer, ni se soigner, ni avoir un meilleur niveau de vie et pour cela il faut en priorité aider les femmes africaines. Les renvois concernent donc les requérants déboutés mais aussi les multirécidivistes dealers envoyés par des mafias qui depuis l'Angola, le Nigéria et l'Ouest africain veulent pénétrer le marché européen, vendre leurs drogues et faire d'immenses profits. Je suppose que ce dealer qui a perdu la vie a dû certainement en briser plus d'une en Suisse donc pour moi la compassion serait tout simplement de l'hypocrisie.

Écrit par : demain | mardi, 23 mars 2010

Je vous l'accorde après avoir vérifié, les choses ont changées en 25 ans : j'avais appris à l'école que la Suisse était 2ème en densité de population après le Japon, l'explosion démographique de bien des pays a changé la donne.

Pour le reste, je vous trouve de mauvaise foi. Les 70% de locataires de Suisse et les 50% de suisses qui sont au-dessous du salaire médian, n'ont pas la chance comme vous de pouvoir diviser leur appartement et salaire en 2.
Tant mieux pour vous si vous faites partie de ceux qui peuvent se le permettre, mais soyez de bonne foi et admettez que cela n'est pas possible pour la majorité.

Quant aux quelques milliers par année, c'est un argument fallacieux. A ce moment-là, ou placer la limite ? Si nous en acceptons x milliers, qui nous dit que le mot ne se passera pas ailleurs et qu'ils seront alors 2x à se présenter ?

Jusqu'où voulez-vous aller ? Tôt ou tard, il faudra mettre un quota. Et si quota il y a, forcément s'il y a plus de demandes que le quota il faudra refuser certains candidats. Et si tous les candidats refusés refusent d'être refusés, ou allons-nous ?

Il n'y a pas de miracle. Je ne dis pas qu'il est vrai que la barque est pleine, loin de là, mais je dis que s'il n'y a plus de limites à l'accueil, alors oui, un jour la barque sera pleine. Si vous ne voulez pas comprendre cela, je n'y peux rien.

Donc des limites ont été mises par tous les pays. C'est comme cela, et intrinsèquement cela n'a rien de fondamentalement injuste, d'ailleurs.

Tout ceci ne m'empêche nullement de penser qu'il est malheureux que cet homme soit mort. Simplement, faire appel à l'émotionnel de sa mort n'est en rien productif dans un débat sur l'accueil, qui est loin d'être terminé chez nous.

Écrit par : Greg | mardi, 23 mars 2010

il se fut un temps ou les suisses achetaient des indiens kaweskar de Patagonie kidnappés pour être montrés comme animaux dans des zoo humains , ça a rapporté de l'argent à cette époque de montrer des noirs, des indios d'Amérique-latine , qu'ils viennent du Congo ou du Togo,du Chili peut importe, les gens payaient pour les voir comme des animaux dans des cages à Zurich ...

il n'y pas longtemps les autorités suisses ont renvoyé les os des 5 victimes de cette lâcheté, au Chili pour que ces pauvres gens soient enterrés dans une grotte de leur culte par leurs descendants, voilà des pauvres gens qui n'ont rien demandé et que on a amené en Suisse par la force...dédommagements avec la tribu ? nan ...des excuses ? nan. nada , seulement des articles ici et là,

...clap clap

maintenant un nigérien qui parle anglais , personne ne payerait pour le voir , maintenant il parle il peut dire je veux ou je ne veux pas être ici ,pas comme les indios du Chili à l'époque , il dit, je veux me réfugier, travailler ou étudier ou être heureux marié avec une suissesse, ou simplement vivre,

pas comme les autres,indios, à l'époque muets , silencieux au regard perdu ...

regardez :

http://www.swissinfo.ch/ita/societa/Tornano_nella_loro_terra_129_anni_dopo.html?cid=8116516

les zoo humains sont fermés , d'autres lieux pour maintenir l'être humain dans l'humiliation et la soumission on ouvert les portes, il s'appellent prisons pour requérants d'asile , tout se perfectionne dans le temps, maintenant les mêmes qui auraient jeté des bananes à ces êtres humains dans les zoo humains jettent aux autres des injures contre les gens qui demandent asile en Suisse, qui meurent dans les prisons,parfois par désespoir, les vraies raisons de leur venue en Suisse ne se raconteront jamais, on se souviendra d'eux seulement parce que il on vendu de la drogue, ou volé,

comme les indios de Patagonie, arrivés en Europe malades d'une syphilis qu'ils avaient jamais connu dans leur ethnie , contractée par les viols subis par les marins qui les amenèrent en Europe, les réfugiés expulsés de Suisse s'en vont on aussi avec les bijoux appris et reçu de notre société , la décadence de notre continent...la drogue, le deal, le vol, l'humiliation, la mort, l'exclusion...

pays ou tu vas coutumes que tu trouves...

Écrit par : luzia | mardi, 23 mars 2010

...de toutes façons, on n'a pas à traiter des immigrés de manière plus inhumaine que des résidents légaux.
Etre coupable est une chose, cela n'empêche pas que les droits de l'Homme soient respectés envers les illégaux. Et malheureusement, des drames, il y en a.
D'être "légal" ne donne aucun droit de tuer des "illégaux"
J'espère que les policiers incriminés seront jugés avec autant de sévérité que s'ils avaient commis un homicide par négligence sur un bon suisse bien légal et qui sait défendre ses droits!!!

Je suis sidéré des remarques inhumaines que l'on peut lire ici.

Écrit par : vieuxschnock | mardi, 23 mars 2010

Luzia part dans des digressions hors sujet et des litanies pathétiques, comme d'hab...

"Aider les africains par des micro-projets cela existe à travers des associations, des fondations, des ONG sur divers thèmes"

Je crois surtout qu'il serait temps que les africains s'aident eux-même. Et dans le dernier numéro du Courrier International, un exemple édifiant. La nationalisation des terres cultivables en Afrique du Sud a totalement échoué dans le 90% des cas, ce qui signifie, comme pour le Zimbabwe, que ce pays n'est plus viable économiquement sans la présence des "blancs". A tel point que le gouvernement vient de décider de stopper les nationalisations. Dans le même temps 3 fermiers blancs y meurent égorgés chaque semaine. Pour quel résultat?

Sur l'ensemble du continent, l'ouvrier africain dans le même temps se fait dépasser par l'ouvrier chinois. La faute à nous, une fois de plus? A quoi sert d'investir des millions en vain et de laisser l'Afrique dans l'assîstance permanente, si la seule libération possible est la reprise en main économique de l'Afrique par les africains eux-mêmes? Cependant ils semblent loin d'être prêts... Rien ne sert après celà d'utiliser l'Occident comme bouc émissaire. Alors le jour où l'on admettra que le développement économique dépend directement du niveau de développement culturel...

Écrit par : Carlitos de Unamuno | mardi, 23 mars 2010

tu sais carlotto...

venant de toi, einstein,...

j'te dit pas l'émotion...

Écrit par : luzia | mardi, 23 mars 2010

@ vieuxschnok Je partage votre sentiment. @ Carlitos Les plus cultivés, où que ce soit dans le monde, ne sont pas forcément les plus fortunés...

Écrit par : Kissa | mardi, 23 mars 2010

@Luzia

"Carlotto", j'aime bien, bien qu'au quotidien je sois plus habitué soit à "Carlitos", soit à "Carlinhos", étant par essence très international et polyglotte. @;-)

"@ Carlitos Les plus cultivés, où que ce soit dans le monde, ne sont pas forcément les plus fortunés..."

Je ne vois absolument pas le rapport avec ce que j'ai énoncé. La vérité est que derrière l'incapacitlé de l'Afrique à profiter de la mondialisation pour développer son économie (comme le Brésil ou l'Inde), il y a une véritable problème de culture. Par exemple le fait que la solidarité familiale socialement obligatoire fait que celui d'une famille qui s'en sort doit entretenir ses cousins, ce qui n'est guère motivant ni pour celui qui donne tous le fruit de ses efforts et porte le ferdeau, ni pour celui qui reçoit et s'en contente. Que la plupart des infrastructures mises ne place par l'aide au développement ne survivent pas lorsqu'elle sont laissé sous la responsabilité des locaux. Que dans bien des pays africains les règles claniques et les chefferies entravent le développement économique, etc. Qu'au niveau médical les superstitions sont légions et empêchent des choses aussi simple que la généralisation de la contraception. Et que des pratiques comme celles consistant à découper vivant des albinos pour faire des portes-bohneurs avec leurs os, ou massacrer son voisin d'une ethnie différente à la machette révèle bien des archaïsmes et des retards culturels, quoi que vous en disiez ou en pensiez. Et même si bien sûr l'Afrique ne se résume pas qu'à celà.

Et pour finir votre réponse est stupide: Le niveau culturel moyen est bien sûr plus éleveé en Occident qu'en Afrique, pour des raisons hitoriques liés au développement culturel et économique de l'Occident (Ne serais-ce que par le développement de l'écriture et des techniques fondamentales comme l'imprimerie, etc.), ce qui n'est pas une fatalité et n'empêche pas que l'Afrique compte de grands intellectuels et des gens éduqués et cultivés. Je ne suis ni déterministe ni raciste au sens éthimologique, je me contente de constater les faits "en l'état actuel des connaissance". Or ces faits sont sytématiquement niés par ceux qui veulent toujours désigner l'Occident comme principal cause des problèmes pour justifier des politiques migratoires sans aucune forme de contrôle et de limite.

Pour le reste, et pour avoir tenté de monter des projets à plusieurs reprise, en Suisse, avec des africains, je puis vous dire qu'il est très difficile de mener les choses jusqu'au bout sans se perdre en cours de route. Dès lors je ne collabore plus avec eux, pour la bonne santé de mes nerfs, et ce même si je reçois régulièrement des propositions d'un certain nombre d'entre eux.

@VieuxSchnok

"J'espère que les policiers incriminés seront jugés avec autant de sévérité"

Vous les jugez coupable avant même que l'enquête ait révélé la cause du décès. ce n'est pas très en ligne avec une justice "respectueuse des droit de l'homme", qui inclu la présomption d'innocence. Dès lors il est toujours confortable de se sentir dans le camps des "justes" en fustigeant l'"autre" pour son inhumanité. Or jusqu'ici rien ne prouve que je, ou les autres intervenants ici, sois moins "humain" que vous, voyez...

Pour le reste je suis 100% avec le fait que les expulsions doivent se faire dans les meilleurs conditions. Je refuse cependant de céder à toute forme de chantage. Or la grève de la faim, risquée en soit, en est une forme très claire. Alors il faut certes gérer ces situations avec tact (et l'enquête révèlera si oui ou non celà a été le cas), mais elle ne doivent pas remettre fondamentalement en question le droit d'un Etat à refuser une demande d'asile pour des motifs plus que justifiés, ni de poser des conditions strictes à l'octroi d'un permi de séjour. Le trafiic de drogue en étant un sans aucun doute possible un motif justifier du rejet d'un tel droit.

Et pour votre gouverne, bien des sénégalais n'ont pas été très heureux de la proposition faite par leur président aux haïtiens de migrer chez eux. Cette problmatique est donc légitime et universelle. Et dans certains quartiers de Genève les africains se regroupent par ethnies, voyez, faudrait juste ouvrir les quiquet un peu de temps en temps, histoire de mettre certaines réalités sociales et politiques en perspective, et d'arrêter de croire que chez l'autre, l'immigré, tout est beaucoup plus juste et ouvert que chez nous, au point qu'on lui pardonne tu, y compris le fait d'être un dealer. Car alors on a là bien une manifestation d'inversion de l'idéologie qui a fondé le racisme étimologique. Et c'est là que se forme le terreau de ce que la politique mainstream appelle "le populisme", même si ce principe est partagé par toutes les forces politiques.

Écrit par : Carlitos de Unmauno | mercredi, 24 mars 2010

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