• Au boulot, les invalides !

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    Le Conseil fédéral a transmis au parlement une proposition de révision de l'assurance-maladie visant à remettre au travail, en six ans (2012-1018), 16'000 bénéficiaires d'une rente (soit l'équivalent de 12'500 rentes pleines, ou 5 % de l'ensemble des rentières et rentiers AI) pour invalidité. Cette révision, la sixième, succèderait à deux autres ayant fait baisser de moitié, entre 2003 et 2009, le nombre de nouvelles rentes accordées chaque année, et de plus de 10'000 le nombre total de rentiers AI entre 2006 et 2009. Y'a-t-il moins d'invalides pour autant ? Non, mais il y a moins de bénéficiaires de rentes invalidité. Et pour nos bons gouvernants, c'est ce qui importe. Sur les rentiers AI comme sur les rentiers AVS, les rentiers IIème pilier et les indemnisés chômeurs s'abat la logique comptable qui tient lieu de projet politique à tant de nos élues et élus.

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  • Crise libyenne : L'Europe sauve la mise de la Suisse

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    Mardi soir, l'un des deux Suisses retenus depuis des mois en Libye, en rétorsion de l'arrestation à Genève du fils du Frère en chef, a pu retrouver le sol suisse. Le deuxième otage suisse du clan Kadhafi a, lui, été conduit en prison sous prétexte d'infraction aux lois sur l'immigration. Pour en arriver à ce dénouement mi-figue, mi-datte, il aura fallu que les ambassadeurs européens à Tripoli passent la nuit dans une ambassade de Suisse encerclée par des policiers armés, et que l'Union européenne s'engage, contrainte et forcée par le  « mécanisme de Schengen », dans un conflit qui au départ ne la concernait absolument pas, mais qui, sans cet engagement européen, en serait encore au stade où il était lorsque Hans-Rudolf Merz revenait de Tripoli avec le linge sale des otages, mais sans les otages. La Suisse sortie du merdier libyen par l'Europe ? Le principal enseignement de la crise libyenne ne manque pas d'ironie. La même que celle dont l'ineffable Kouchner tenta de faire preuve lorsqu'à la question d'un journaliste suisse sur une possible solidarité de l'Europe avec l'Helvétie face à la Libye, il fit mine de s'étonner :  « Ah bon, la Suisse est membre de l'Union ? Excellente nouvelle ! » .

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  • Peine de mort : en finir avec la loi du talion

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    Certes, plus des deux tiers des Etats du monde ont aboli la peine de mort en droit ou en pratique et en Europe, le seul pays à l'appliquer encore est la Biélurossie, exclue de ce fait du Conseil de l'Europe puisque l'abolition du meurtre légal est une condition pour en être membre. La peine de mort a même été abolie par des pays comme le Rwanda, y compris pour le crime suprême de génocide dont son peuple a été victime, et la Bosnie, ravagée par les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis lors de l'éclatement de la Yougoslavie. Des milliers de personnes sont pourtant encore trucidées légalement chaque année, sur injonction de tribunaux légaux, de juges légaux, de jurés légaux. Plus de 90 % de ces homicides validés par la loi sont commis en Chine, en Iran, en Arabie Saoudite et aux USA, la seule Chine assurant 80 % de ces exécutions d'une balle dans la nuque, avec envoi de la facture de l'exécution à la famille de l'exécuté, et récupération des organes du spplicié pour usage médical ultérieur. Aux USA, des milliers de prisonnières et de prisonniers attendent dans des « couloirs de la mort » que des dizaines d'entre elles et eux ne traverseront une dernière fois que pour être tués, sans jamais que l'on soit certain qu'ils étaient coupables de ce pourquoi ils (elles) ont été condamnés.

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  • Prisons genevoises : empiler, puis bourrer

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    Le 3 novembre a été posée la première pierre («... et sur cette pierre je bâtirai ma prison... ») de « Curabilis », établissement concordataire romand de 92 places destinées aux condamnés psychiquement atteints et considérés comme dangereux. Comme la Brenaz, comme la Clairière pour les mineurs, comme Champ-Dollon elle-même, le destin de Curabilis est tout tracé : être remplie en quelques années, déborder ensuite. Sachant que chaque fois que l'on créée des places de détention supplémentaires, elles sont immédiatement occupées, qu'il ne faut que quelques mois ensuite pour qu'elles soient suroccupées, que la prison qu'on voulait « désengorger » s'engorge à nouveau, et qu'il y a déjà à Genève deux fois plus de détenus que de places de détention, combien de temps faudra-t-il pour que Genève, à force d'empiler des prisons pour les bourrer ensuite, compte une proportion de détenus par rapport à sa population équivalant à celle du Texas ou de la Corée du Nord ?

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  • Congrès du PSG et cirque médiatique : L'attrait de la mangeoire

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    Atone, exsangue, subclaquant, le PS genevois ? Allons donc... les socialistes genevois sont frétillants : c'est en rangs serrés qu'ils défilent devant les micros matutinaux et les caméras vespérales, communiquant leurs états d'âme à un public aussi improbable que l'intérêt qu'il porte à ce concours de lieux communs débités en tranches de langue de bois brut. Peu importe d'ailleurs : rien n'est plus urgent qu'être du nombre des figurants, et l'erreur cardinale serait de ne pas participer à cette foire aux vanités picrocholines. On ne donnera donc pas cher des chances de carrière politique du militant inconscient qui, dans la dernière livraison du bulletin socialiste « Post Scriptum » se demande s'il ne faudrait pas, même si ce devait n'être qu'« au cas par cas », refuser d'alimenter « la chaîne d'abattage médiatique », prendre le « risque de n'être pas représenté sur les devantures », déserter les étals de la « pipolisation du politique »... prends ton mal en patience, Sylvain : le congrès du PS se tiendra dans trois semaines  et tu n'as pas fini d'entendre le matin et de voir le soir, collès contre les micros et les caméras comme des phalènes sur un lampion, ces socialistes persuadés qu'ils ont non seulement quelque chose à dire, mais même que quelqu'un attend qu'ils le disent. C'est qu'il est puissant, l'attrait de la mangeoire médiatique...

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  • Energie : un paquet ficelé de bonnes intentions

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    Energie : un paquet ficelé de bonnes intentions

    Le 7 mars, le vote populaire fera un sort à une « loi sur l'énergie » largement approuvée au Grand Conseil par la droite et les Verts et dont on veut bien croire qu'elle part de bons sentiments, mais qui, à l'arrivée, fera payer l'assainissement énergétique des immeubles, et donc leur plus-value, non par les propriétaires mais par les locataires. Si le projet soumis au vote s'en tenait à ses objectifs proclamés (les économies d'énergie, le développement des énergies alternatives), le « oui » serait unanime. Mais à la question qui fâche (« qui paie » ?), le projet répond : pas les propriétaires, mais l'Etat et les locataires. La loi encourage les rénovations pour réduire la consommation de chauffage ? C'est très bien. Mais elle permet de répercuter le coût des travaux sur les loyers bon marché, les hausses pouvant atteindre jusqu'à 15 %, alors que les économies d'énergie permises par l'assainissement des immeubles pourront être utilisées par les propriétaires pour payer les travaux, au lieu d'être traduites par une baisse des charges pour les locataires...  Ce petit tour de passe-passe a été intégré dans la loi sur l'énergie, où les milieux immobiliers comptaient bien qu'il passe inaperçu. C'est raté, ça s'est vu, le paquet ficelé a été ouvert.

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  • « Identité nationale » et défouloirs racistes

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    Un refus politicien du politique

    Annonçant l'organisation en Italie, l'automne prochain, d'une « Conférence internationale sur la ville interethnique », le sous-secrétaire d'Etat italien aux Affaires étrangères, Enzo Scotti, proclame dans la « Tribune de Genève » que  l'Italie « montre le chemin vers la cité interethnique ». Un chemin que même un sous-fifre de Berlusconi devrait connaître : « interethniques », les villes le sont depuis qu'elles existent. Mais le sous-secrétaire d'Etat italien n'est pas seul à touiller la marmite identitaire : En France, le débat sur l'« identité nationale » tourne au défouloir raciste, et on sait l'usage que font des nostalgies tribales nos propres identitaires rupestres. Regarder le monde social à travers des lunettes raciales, ethniques, identitaires, c'est toujours refuser de le voir tel qu'il est, en même temps que refuser de se voir soi-même tel qu'on est. La « race », l'« ethnie », l'« identité », la religion, sont des réalités construites, parfaitement arbitraires mais fort utiles, non à la compréhension de la réalité, et moins encore à son changement, mais à son déni. En somme, c'est le contraire de la politique, si on admet de la politique la définition qu'en donnait Hannah Arendt : « ce qui traite de la communauté et de la réciprocité d'être différents  ».

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  • Conseil administratif de la Ville :2 + 2 + 1 = ?

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    Conseil administratif de la Ville :2 + 2 + 1 = ?

    Les Verts revendiqueront deux sièges au Conseil administratif de la Ville si les urnes municipales leur sont favorables? Ils sont légitimés à le faire (comme le PS l'était il y a trois ans, et, ayant atteint cet objectif, l'est à défendre cet acquis l'année prochaine). La volonté offensive des Verts est une excellente nouvelle pour toute l'Alternative, dans une élection dont l'enjeu pourrait bien, quoi qu'en disent les Verts eux-mêmes, être (si l'Alternative reste majoritaire au Conseil Municipal) le maintien ou non du siège laissé à la droite dans l'exécutif communal. Les Verts ayant fait leur part du boulot, à la « gauche de la gauche » et au PS de faire la leur et d'éviter de gâcher à la fois leurs propres chances et celles d'une coalition qui a maintenu lors des dernières élections municipales et cantonales une avance, quasiment irrattrapable, de plus de seize points sur la coalition de droite, et de vingt-cinq à trente points sur l'addition des listes MCG et UDC. Même si officiellement les Verts se refusent à admettre l'hypothèse d'une municipalité « entièrement de gauche », arithmétiquement, deux candidatures vertes, deux candidatures socialistes et une candidature de la gauche de la gauche, cela fait bien cinq candidatures pour cinq sièges... on comprend dès lors que l'Entente ne souhaite qu'une chose : l'éclatement d'A Gauche Toute !

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  • Après Artamis : L'espace congru de la culture alternative

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    La culture alternative genevoise ne manque ni d'acteurs, ni de public, elle manque de locaux. Non pas tant de locaux de travail, mais de locaux de représentation publique. L'Union des espaces culturels autogérés (UECA) a recueilli 10'000 signature au bas d'une pétition en faveur, notamment, d'un lieu de concerts et de représentations sur le site d'Artamis, dont la Ville et l'Etat veulent faire un « écoquartier »  qui risque fort de n'en être qu'un ersatz. L'UECA regrette de n'avoir jamais pu discuter réellement ni avec la Ville, ni avec le canton, d'un projet qui devrait certes abriter 250 logements, dont deux tiers de logements « d'utilité publique » (ce qui ne désigne pas forcément des logements sociaux), et un demi-hectare dévolu à l'artisanat et à des activités collectives, mais rien de ce que l'UECA demande et dont les «alternatifs» ont besoin, moins désormais pour travailler que pour que le résultat de leur travail soit visible. Ce qui suppose qu'on ne se satisfasse pas de l'existence, quelque part dans les marges, d'une «alternative» dont on ne verrait rien, parce qu'on n'en voudrait rien voir.

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  • Secret bancaire : Le travail de deuil peut enfin commencer

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    Selon un sondage effectué par téléphone auprès d'un échantillon, restreint, de 602 personnes en Romandie et en Alémanie, 62 % des Suisses et Suissesses refuseraient de renoncer au secret bancaire, renoncement qu'acceptent en revanche 35 % des personnes interrogées. Mais le même sondage suggère que 45 % des personnes interrogées acceptent l'échange automatique d'informations avec les autorités fiscales étrangères sur les clients étrangers des banques suisses, que 67 % acceptent de supprimer la distinction entre fraude et évasion fiscale pour les clients étrangers des banques suisses, et que 55 % l'acceptent aussi pour leurs clients suisses. Les Helvètes sont donc attachés à un secret bancaire qu'ils sont prêts à démanteler, pour peu qu'on en garde quelque trace symbolique. Depuis le temps qu'on leur présente ce secret comme un principe fondamental et qu'on leur fait croire que sans lui, on se retrouverait au stade de développement du Népal, il aurait été surprenant que leur travail de son deuil se fît en quelques mois.

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  • Lutter contre le chômage ou contre les chômeurs ?

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    120 jours de sursis, c'est trop demander ?

    Pour faire face à la montée du chômage, Vaud, Neuchâtel et le Jura ont obtenu une prolongation de 400 à 520 jours du nombre maximal d'indemnités que peut toucher un chômeur ou une chômeuse. Cette prolongation, accordée aux cantons particulièrement frappés par le chômage, Genève ne l'a pas demandée, alors que le taux de chômage genevois est le plus élevé de Suisse.  Explication de l'apparatchik longcampien de service, Bernard Favre : indemniser plus longtemps les chômeurs retarderait leur droit à l'obtention des prestations de retour à l'emploi... traduction : plus longtemps on indemnise les chômeurs, plus on retarde le moment où ils sortent des statistiques du chômage, fût-ce en tombant carrément à l'assistance publique. Il faut donc les indemniser le moins longtemps possible pour hâter le moment de leur arrivée en fin de droits et qu'ils se résignent à accepter n'importe quel boulot pour n'importe quel salaire. Les syndicats, qui exigent de lutter contre le chômage, pas contre les chômeurs et  lancent une pétition demandant la prolongation de 120 jours de l'indemnisation des chômeurs : signez-là  !

    (http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article1492)

    Cachez ce chômeur...
    Tous les mois, à Genève, 250 chômeuses et chômeurs arrivent en fin de droits à l'indemnisation. Pas de quoi fouetter un Favre ou un Longchamp, qui s'accrochent à des mesures de « réinsertion » qui ne «réinsèrent » pas grand monde : sur 3000 chômeuses et chômeurs arrivés en fin de droit en 2009, moins de 700 bénéficiaient en décembre d'allocations de « retour en emploi» ou d'« emplois de solidarité » sous-payés, qui n'ont en sept mois permis qu'à sept personnes de retrouver un emploi « normal». Quant aux « emplois-formation », ils sont quatre fois moins nombreux que les anciens emplois temporaires cantonaux. Enfin, près de la moitié des inscriptions au chômage sont en fait des réinscriptions. Le « puissant » dispositif genevois de « retour à l'emploi », tant vanté par ses bricoleurs, apparaît surtout comme un puissant dispositif de purge des statistiques du chômage : la proportion de chômeurs arrivant en fin de droits atteint à Genève plus du double (14,5 % en novembre 2009) de la moyenne suisse (6,5 %).  Le refus du gouvernement genevois de prolonger la couverture chômage exprime la propension générale de nos gouvernants à faire payer les crises aux victimes des crises : la prochaine révision de la loi fédérale sur l'assurance-chômage prévoit  800 millions de francs d'économies sur le dos des chômeurs, et à Genève un projet de loi prévoit de supprimer le revenu minimum d'aide sociale accordé aux chômeurs en fin de droit. L'objectif est toujours le même : indemniser les chômeurs le moins longtemps possible, pour les contraindre à accepter le plus rapidement possible n'importe quel emploi, dans n'importe quelles conditions, à n'importe quel prix. On se demande d'ailleurs pourquoi le Conseil d'Etat genevois et le Conseil fédéral ne poursuivent pas ce beau raisonnement jusqu'à son terme logique : supprimer complètement l'indemnisation des chômeurs, histoire de les pousser le plus vite possible hors des statistiques, de les mettre le plus tôt possible en fin de droits, puis au-delà de la perception politique, dans une sorte de virtualité fantômatique où on n'aurait plus besoin de se préoccuper d'eux, puisqu'ils n'auraient plus aucune existence légale. On aurait ainsi la meilleure des assurance-chômage possibles : une assurance-chômage n'indemnisant aucun chômeur. Finalement, réduire le chômage, c'est facile : suffit de nier les chômeurs.

    Pétition pour la prolongation de 120 jours du droit aux indemnités fédérales de chômage

    Pétition adressée au Conseil d’Etat et au Grand Conseil de la république et canton de Genève

    Considérant :

    • qu’entre décembre 2008 et décembre 2009 le taux de chômage a passé en Suisse de 3 à 4,4% situant le nombre de chômeurs-euses à 172.740 et de demandeurs-euses d’emploi à 234,359 ;
    • qu’entre décembre 2008 et décembre 2009 le taux de chômage officiel à Genève a augmenté de 5,9 à 7,2%, situant le nombre de chômeurs-euses à 15.930 et de demandeurs-euses d’emploi à 22.067 ;
    • que les Cantons de Vaud, du Jura et de Neuchâtel, également atteints par un fort taux de chômage ont déjà obtenu la prolongation de 120 jours, ce qui améliore le sort des chômeurs-euses de leur canton ;
    • qu’en période de crise il devient très difficile de retrouver un emploi dans de nombreux secteurs et qu’il est primordial, pour les personnes sans emploi, de rester dans le circuit du chômage et d’être soutenus dans les démarches de recherche et également de ne pas subir une dégradation supplémentaire de leur situation sociale et économique en émargeant à l’aide sociale ;

    les soussignés-es, salariés-es ou chômeurs-euses ou demandeurs-euses d’emploi demandent instamment aux autorités politiques du canton de Genève :

    • d’utiliser une des maigres possibilités qu’est la prolongation de 120 jours, offertes par la loi fédérale sur le chômage, pour aider les chômeuses-rs- des cantons touchés durablement par un fort taux de chômage ;
    • de demander au Conseil fédéral d’actionner les art 27 LACI et 41 OACI qui permettent, avec une participation aux coûts à raison de 20% du canton, de prolonger de 120 jours le nombre d’indemnités fédérales, pour tous les chômeurs-euses du canton, quel que soit leur âge.s’inscrire en spécifiant dans les champs appropriés le nom du collectif qu’elles souhaitent représenter à cette occasion.

    http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article1492

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  • Un député policier est-il un député comme un autre ?

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    Poulets en batterie parlementaire

    Un projet de loi visant à rendre la fonction effective de policier incompatible avec un mandat de député au Grand Conseil a été déposé par le député socialiste Roger Deneys (qui a reçu pour le déposer l'aval du Comité directeur du parti, ce projet n'étant donc pas une proposition individuelle mais bien une proposition du PS, quoi qu'en veuillent faire croire certains socialistes). Les policiers pourraient toujours être candidats, ils pourraient toujours être élus, mais en ce cas ils devraient choisir entre leur mandat politique et leur fonction policière, quitte à être mis en disponibilité de celle-ci ou à être muté dans un autre service de l'Etat. Du coup, les libéraux ressortent du tiroir où, inconsolables de l'abolition de la plupart des incompatibilités, il l'avait remisé, le projet de les rétablir pour tous les fonctionnaires, comme s'il n'y avait aucune différence entre le rôle et le statut de policier et ceux d'instituteur ou d'infirmière. Et en oubliant soigneusement au passage d'évoquer le cas de ces députés porte-valises de milieux professionnels et économiques (les milieux immobiliers, par exemple, et au hasard) usant de leur fonction de député pour empêcher, retarder ou saboter, la mise en oeuvre de décisions contraires aux intérêts de leurs mandants...

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  • Trop de vieux trop vieux ?

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    Deuxième pilier et prévisions démographiques

    Il y a un an, le Conseil fédéral et la Banque Nationale trouvaient 60 milliards de francs (en gros, vingt ou trente fois le coût de la reconstruction d'Haïti après le séisme) pour sauver l'UBS du naufrage. Et presque au même moment, le même Conseil fédéral décidait, avec l'appui de la majorité parlementaire de droite, de réduire de presque 10 % les rentes du 2ème pilier, en réduisant le « taux de conversion ». On n'a pas pu lancer de référendum contre le pillage des fonds publics pour sauver une banque privée, on a pu en lancer un contre le pillage de la prévoyance professionnelle pour sauver les profits tirés de l'utilisation, pour des investissements à court terme, des masses de capitaux qu'elle mobilise. Des investissements, et parfois des spéculations, dont les heureux gestionnaires ont d'ailleurs vu leurs bonus revenir au galop après les alertes de la crise financière. Baisser les rentes pour permettre la distribution de bonus ? C'est un raccourci, certes. Mais seulement un raccourci. Parce qu'au bout du compte (qui fait les bons amis), c'est bien à cela que revient la réduction du taux de conversion. Même lorsque l'on tente de la justifier par des prévisions démographiques contestables.

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  • Rapports entre les femmes et les hommes : Le retour du refoulé

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    Elèves masculins agressifs à l'égard de leurs condisciples féminines, insultes sexistes ou homophobes, violences, jusqu'au passage à l'acte de l'agression sexuelle : dans les écoles moyennes, quand ce n'est pas dans les dernières années de l'école primaire, se constate une dégradation des rapports entre garçons et filles, du fait des premiers. Ces rapports n'ont certes jamais été faciles à l'âge de l'adolescence et de la pré-adolescence, mais apparemment, ils se dégradent, après avoir été, au moins pour un temps, et apparemment,  un peu civilisés.  Ce que la loi proscrit dans une entreprise, on peine à y répondre à l'école. Et on s'interroge : régression des droits des femmes ou plutôt persistance d'un écart, jamais résorbé, entre les progrès faits par les femmes (et les filles) dans le parcours de leur émancipation, et la lenteur de ceux encore à réaliser par les hommes (et les garçons) sur la voie de la leur, à l'égard des vieux stéréotypes masculins et de la virilité mesurée à l'aune de la violence rhétorique ou physique ?

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  • clapotis dans le marigot xénophobe

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    Le MCG semble en être convaincu : à Genève, l'électorat UDC est à prendre, et avec lui une bonne partie des membres et des militants du parti blochérien genevois (« parti blochérien genevois » étant d'ailleurs le nom que le Conducator du MCG pensait donner à son parti au moment où il le créait). Et si le MCG est convaincu de pouvoir avaler l'UDC genevoise, c'est qu'il considère que la quête de respectabilité bourgeoise de la direction udéciste cantonale, l'épisode Soli Pardo digéré, n'est pas pour rien dans la perte de l'électorat populaire que le discours xénophobe et sécuritaire de l'UDC avait séduit -en recouvrant ses choix politiques ultra-libéraux d'un masque populiste. Le calcul du MCG, qui adresse d'ailleurs également d'énamourées oeillades « aux militants et aux représentants de mouvements de la gauche populaire qui sont les grands absents du parlement genevois actuel », n'est pas dénué de pertinence : le parti de Stauffer peut s'appuyer, à Genève, sur l'exemple tessinois : la Lega n'a certes pas avalé l'UDC tessinoise, mais elle l'a contrainte à n'être au Tessin que son appendice, quitte à ce que les élus fédéraux de la Lega fassent partie du groupe UDC aux Chambres fédérales, faute de pouvoir constituer un groupe indépendant avec des alliés -du genre MCG, précisément. Les élections de 2011 permettront de vérifier la pertinence des calculs du MCG. En attendant, on s'autorisera à ne pas bouder son plaisir au spectacle des deux crocodiles de la droite populiste se disputant le marigot xénophobe et sécuritaire local.

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  • Praille-Acacias-Vernets La crainte du référendum, le commencement de la sagesse

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    Les belles promesses rendant les référendaires joyeux, les zautorités cantonales et municipales de Carouge, Genève et Lancy ont négocié avec les partis de gauche, les syndicats et l'ASLOCA, qui avaient lancé un référendum contre le préavis favorable de la Ville au déclassement du périmètre PrailleAcacias-Vernets (PAV pour les intimes), un projet d'accord en échange du retrait du référendum (la votation populaire a d'ailleurs été reportée dans l'attente de la réponse des référendaires à ce projet). L'accord est, pour la gauche, tout juste acceptable et ne contient en réalité aucune garantie quant à son respect par les autorités cantonales, alors qu'il implique le retrait du référendum puisqu'il annule (pour la remplacer par une autre) la loi contre laquelle le référendum a été lancé. Il est vrai qu'à tous les stades de l'évolution de la réalisation du projet, d'autres référendums, cantonaux ou municipaux, sont possibles, et que puisqu'il s'est avéré que seule la menace du vote populaire a fait revenir en arrière les partisans du bétonnage intensif du PAV, cette menace, voire le lancement effectif de référendums pour l'appuyer, doit continuer à planer : elle seule peut les dissuader de s'asseoir sur l'accord qu'ils ont dû se résoudre à négocier.

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  • Renvoi des « criminels étrangers » : Le cauchemar de la droite démocratique

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    Tétanisés par la peur d'un nouveau succès de l'UDC, démo-chrétiens et radelibes veulent un contre-projet à  l'initiative udéciste « pour le renvoi des étrangers criminels », qui propose de rendre automatique la « double peine » (prison plus expulsion) dans toute une série de cas (pas seulement des crimes graves), dont le seul point commun est d'impliquer des étrangers. Face à cette initiative, qui instituerait une procédure quasi mécanique d'expulsion, vers des pays qu'ils ne connaissent pas, dont ile ne parlent pas la langue et dont il nous reviendront illégalement aussi vite qu'ils pourront, de gens nés en Suisse de parents nés en Suisse, la position de la gauche est claire et nette : c'est un « non » de principe à une initiative discriminatoire, inapplicable et contraire au droit international, un refus d'entrée en matière sur une mauvaise réponse (l'expulsion automatique) à une mauvaise question (puisqu'il y a confusion entre étrangers et immigrés, crimes et délits, criminalité en général et criminalité des étrangers en particulier). Au centre et à droite, en revanche, on les a à zéro : on s'est fait piéger sur les minarets (les électorats du PDC et du PLR ont voté majoritairement en faveur de l'initiative que combattaient leurs partis), on ne veut pas se faire à nouveau piéger sur la sécurité. On entre donc en matière sur l'exercice udéciste, qu'on légitime dans le même mouvement où l'on prétend y répondre.

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  • Merci, camarade Merkel...

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    Les autorités allemandes, la Chancelière Angela Merkel en tête, ont déclaré accepter de payer pour obtenir une liste, volée en Suisse, de 1500 contribuables allemands ayant planqué leur pognon en Suisse. Et c'est une excellente nouvelle. Un tiers de l'évasion fiscale allemande aboutit en Suisse, essentiellement à Zurich. Les contribuables allemands ont placé plus de 250 milliards de francs en Suisse, sur les 2200 milliards que notre beau pays abrite en actifs gérés par la banque offshore. 56 % des avoirs déposés dans les banques suisses l'ont été par des non-résidants, et selon des estimations crédibles, 80 % des comptes suisses détenus par des ressortissants de l'Union européenne ne sont pas déclarés aux fiscs des pays d'origine. On comprend la panique des banquiers, si on se permettra de trouver parfaitement ridicule l'indignation  « morale » de la Suisse officielle.

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  • Les vautours sur Haïti

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    famine2.jpgComme un vol de gerfauts hors du charnier natal...

    Les charniers attirent les charognards : Sur Haïti se sont abattus des vols de vautours, des « mercernaires de la foi » venus, pour reprendre les termes d'un brave curé de Martissant, « prospérer sur la misère » et les fosses communes : évangélistes, scientologues, illuminés de toutes lueurs, sermonneurs, baptisant à la chaîne et soignant par des versets bibliques (sans concurrence coranique, on a beau être partisans du libre marché, on se satisfait de détenir le monopole de la distribution d'opium du peuple), agissant sans contrôle mais souvent sous la protection armée des troupes américaines, engorgeant l'aéroport en retardant l'arrivée de fournitures vitales (dont des médicaments)... L'un de ces charognards, cité par « Le Courrier », explique : « On va là où Dieu nous appelle, en Afghanistan s'il le faut ». Dieu est prudent : Haïti étant plus sûre, ils sévissent en Haïti.

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  • Un projet politique : l'égalité...

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    Chanter les vertus de la « diversité » pour éviter de combattre les inégalités ?

    Fondamentalement, le socialisme (et pour peu qu'ils y croient encore, les socialistes) est (sont) égalitariste(s), si péjoratif que soit devenu ce qualificatif, dans la bouche et sous la plume des adversaires de ce qu'il qualifie : « Dans tous les pays du monde une immense tribu d'écrivassiers de parti et de petits professeurs d'Université papelards sont occupés à "prouver" que le socialisme ne signifie rien de plus qu'un capitalisme d'Etat plus planifié et qui conserve entièrement sa place à la rapacité comme mobile. Mais heureusement, il existe aussi une façon d'imaginer le socialisme tout à fait différente de celle-là. Ce qui attire le commun des hommes au socialisme, ce qui fait qu'ils sont disposés à risquer leur peau pour lui, la "mystique" du socialisme, c'est l'idée d'égalité; pour l'immense majorité des gens, le socialisme signifie une société sans classe, où il ne signifie rien du tout », écrit  George Orwell dans son «Hommage à la Catalogne». En un temps où le maître mot du «progressisme» n'est plus celui d'« égalité » mais celui de « diversité », et où plus une société est inégalitaire plus on y chante les vertus de la « diversité », il vaut la peine de reparler d'égalité, et d'en refaire un projet politique.

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    Lien permanent Catégories : Politique 1 commentaire