jeudi, 24 décembre 2009

Notre " Homme de l'Année " : Hervé Falciani

C'est un marronnier des fins (ou début) d'année : on désigne l' " Homme de l'Année " (disons : l'humain de l'année). L'année dernière, ce fut, sans conteste, Bernard Madoff, l'homme qui révéla la profonde absurdité du capitalisme financier. Et cette année, le lauréat s'appelle Hervé Falciani. Grâce à lui, la justice française se trouve en possession des noms de 130'000 clients et anciens clients (dont près de 3000 Français) de la banque genevoise HSBC (celle qui a racheté la banque Safra, et qui a fait en 2008 le plus gros bénéfice de toutes les banques privées de Suisse) : ces noms figurent sur des listes vieilles de trois ans saisies par les Français sur l'ordinateur de Falciani, après que la Suisse, qui avait ouvert sur lui une enquête, l'ait fait arrêter. C'est encore la Suisse qui a livré à la justice française les mots-clefs qui lui ont permis d'avoir accès aux données bancaires cryptées que Falciani stockait sur son ordinateur. On se fout de savoir comment et pourquoi Falciani a agi, s'il a ou non tenté de monnayer ses listings, et qu'il soit ou non mythomane nous indiffère : quoi qu'il soit et ait fait, il aura bien mérité de la lutte pour l'abolition du secret bancaire... De toute façon, à l'heure où un pape allemand s'apprête à béatifier un pape germanophile, on peut bien se permettre de chanter comme on veut, pour les raisons qu'on veut, les louanges de qui on veut.

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mercredi, 23 décembre 2009

L'extrême-droite, ses idiots utiles, les femmes et la burqa

Libérez-vous, c'est un ordre !

Les Femmes Socialistes ont lancé une charte en faveur du droit des femmes, en réponse à l'utilisation par l'extrême-droite xénophobe (UDC en tête) de la réf
voiles.jpgérence aux droits des femmes (dont cette même extrême-droite se contrefout par ailleurs) pour alimenter ses campagnes islamophobes, et préparer le terrain à une nouvelle initiative visant à inscrire dans la Constitution une norme vestimentaire : l'interdiction de la burqa (ou de tout autre voile intégral, pour peu qu'il soit islamique, puisqu'à notre connaissance les religieuses catholiques ne sont pas visées par l'UDC, ce qui au passage permet à des démocrates-chrétiens au féminisme aussi contestable que celui de l'UDC de soutenir, eux aussi, l'interdiction d'un vêture qui n'est guère portée en Suisse que par quelques dizaines de touristes en provenance du Golfe.

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mardi, 22 décembre 2009

Réchauffement de la planète et eau de boudin diplomatique

De COPSenague à FLOPenague

A Copenhague, on a commencé par cogner sur les altermondialistes, et on a fini par pisser dans un violon. Et le prochain sommet du même genre, sortant du même tonneau, aboutira sans doute au même résultat, pour les mêmes raisons : aucun des principaux acteurs de ce genre de raouts n'a la moindre envie de remettre en cause les fondements mêmes de son économie , qu'elle soit qualifiée de " développée " ou " émergentes " Copenhague est un fiasco ? Les plus importants des 120 Etats qui y participaient feront mines de s'en désoler, mais ce fiasco les arrange, et arrange surtout les puissances économiques dont la plupart d'entre eux ne sont que les commis. Le " Yes we can ! " d'Obama trouve là ses limites : celles que lui mettent les plus grandes entreprises américaines, dont celles, notamment dans le secteur automobile, qui ont été sauvées par les caisses publiques à coups de centaines de milliards de dollars. Les Etats-Unis n'en font pas assez pour réduire leurs émissions, la Chine ne veut pas être contrôlée, l'Europe donne des leçons qu'elle ne s'applique pas à elle-même, Moritz se rend à Copenhague en train, mais en revient en avion, tout est pour le pire dans le meilleur des mondes réchauffés possible, mais " l'économie " et la consommation sont sauves.

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lundi, 21 décembre 2009

LES SANCULOTIDES, UN NOËL ATHÉE ET ANTI-CONSUMÉRISTE

JEUDI 24 ET VENDREDI 25 DECEMBRE, GENEVE24-25decembre.jpg
LES SANCULOTIDES, UN NOËL ATHÉE ET ANTI-CONSUMÉRISTE

Jeudi 24 de 18 heures à Vendredi 25 à 4 heures
Vendredi 15 de 18 heures à samedi 26 à 16 heures
Concerts, projections, café libertaire, stands librairie, presse, bar, buffet
Maison de Quartier des Pâquis, 50 rue de Berne
Entrée : prix libre (y compris gratuité)
Programme détaillé : www.joursdemai.ch
Organisation : www.genevelibertaire.ch

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samedi, 19 décembre 2009

Lettre en courrier B à un destinataire inconnu Petit Papa Noëëëëël, quand tu descendras du cieeeeel...

Cher Père Noël
D'accord, on s'y prend un peu tard pour t'écrire, mais on avait autre chose à foutre qu'à envoyer un bulletin de commande à un type qui s'il exista
Pere_Noel_chiant.jpgit aurait lui aussi, entre la fonte de la banquise, la raréfaction des pâtures des rennes et la disparition des réparateurs de traîneaux, autre chose à foutre qu'à nous lire. Mais, la tradition, c'est la tradition : à noël, on écrit au Père Noël même si on n'y croit pas (reste à savoir d'ailleurs si, pour être socialiste, il ne faut pas y croire forcément un peu, au Père Noël...). Alors voilà, Père Noël, on t'envoie ci-contre la liste des cadeaux qu'on veut recevoir dans nos babouches, devant la cheminée ou au pied du minaret, le matin du 25 décembre. Le 25 décembre, dans notre calendrier à nous, c'est le jour du chien. Ici, on préfère les chats, mais c'est pas nous qui avons rédigé ce calendrier, alors sois pas chien, donne-nous ce qu'on te demande... Et si on te dit que nous, socialos, on n'a pas été sages en 2009, considère que c'est rien que des menteries. Sages, on l'a été. Beaucoup trop. Comme d'hab'. Alors, c'est promis, on le sera moins en 2010. On n'y aura pas grand mérite : normalement, c'est une année sans élection, et, courageux mais pas téméraires, nous pourrons oser des trucs qu'on n'osera plus l'année suivante.

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vendredi, 18 décembre 2009

Sauver sans fin des fonds sans fonds ?

Baisse du taux de conversion des rentes du deuxième pilier

En mars prochain, le peuple se prononcera, à la suite d'un référendum syndical et socialiste, sur l'abaissement du " taux de conversion " de la prévoyance professionnelle obligatoire. Ce taux, qui détermine le montant des rentes, était de 7,2 % en 1985, lors de l'introduction (funeste) du IIe pilier, il a été ensuite abaissé à 6,8 %, le Conseil fédéral et le droite proposent aujourd'hui de l'abaisser encore, pour le fixer à 6,4 % en 2014. Prétexte de la réforme : l'allongement de l'espérance de vie, qui viderait les caisses des institutions de prévoyance : neuf sur dix étaient en sous-couverture en 2008, c'est-à-dire incapables de payer la totalité des rentes et des prestations auxquelles leurs cotisants ont droit. L'alternative paraît simple : diminuer les rentes ou augmenter les cotisations. Mais comme nous le suggère le sage talmudiste, de deux solutions, la meilleure est souvent la troisième. Et la troisième, en l'occurrence, ce serait l'absorption du IIe pilier par l'AVS, c'est-à-dire la constitution d'une véritable caisse générale de retraite donnant à chaque personne atteignant l'âge de la retraite les moyens de vivre correctement -ce qui équivaut grosso modo à un revenu minimum de 2500 francs par personne et par mois, aujourd'hui et en moyenne nationale. En attendant, il faudra bien se battre pour que les cotisants forcés au IIe pilier ne soient pas rackettés pour compenser les pertes en bourse de leurs fonds de pension…

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jeudi, 17 décembre 2009

Initiative pour un avocat des animaux : Pourquoi pas ?

Le 7 mars prochain, entre autres sujets (dont certains plus importants), le bon peuple aura à se prononcer sur une initiative populaire lancée par la " Protection Suisse des animaux " sous le titre " Contre les mauvais traitements envers les animaux et pour une meilleure protection juridique de ces derniers ". Personne ne se disant favorable aux " mauvais traitements envers les animaux ", c'est sur la deuxième partie de ce titre, la " meilleure protection juridique des animaux ", que va porter le débat. L'initiative propose d'obliger les cantons (qui en ont déjà la possibilité mais n'en usent pas, à la seule exception de Zurich) à se doter d'unCC351.jpg " avocat de la protection des animaux ", chargé de défendre les " intérêts des animaux maltraités ". Le Conseil fédéral est opposé à l'initiative, soutenue par la gauche, les Verts et les organisations de protections de nos amis à poils, à plumes et à écailles. Pour le gouvernement, la loi actuelle suffit, qui oblige déjà les cantons à se doter d'un service spécialisé dans la défense des animaux et la poursuite pénale de ceux qui les maltraitent. Mais tout indique que l'initiative va faire un tabac, en particulier en Suisse alémanique. Après tout, pourquoi pas ? Avons-nous à perdre quoi que ce soit à ce que les (autres) animaux soient mieux défendus, du moins tant qu'ils ne le sont pas mieux que nos semblables ?

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mercredi, 16 décembre 2009

Salaire minimum : le gouvernement genevois n'en veut pas

Vivre de son travail ou de l'aide sociale ?
On y a peu prêté attention, noyée qu'était cette position noyé dans le fatras habituel des lieux communs du " discours de Saint-Pierre ", mais le nouveau gouvernement genevois a pris position sur, c'est-à-dire contre, le salaire minimum et son président d'un an, le radical François Longchamp, a annoncé : contre les bas salaires et les bas revenus (merci tout de même de reconnaître qu'il y en a), " nous agirons non pas par l'introduction d'un salaire minimal, qui ne tiendrait pas compte des charges de chaque foyer, mais par des prestations complémentaires adaptées ", qui permettront aux employeurs de continuer à verser des salaires inférieurs au minimum social, l'Etat, charitable, se chargeant du complément -et donc de subventionner les employeurs versant des bas salaires. Et comme dans le même discours, le même président d'un an du même gouvernement a assuré que ses sept membres (socialiste et verts compris, donc) allaient respecter " la collégialité qui seule garantit la démocratie de concordance ", on risque bien de ne pas entendre de petite voix de gauche disant autre chose que ce que la droite a envie de faire entendre. Reste que si le discours de Saint-Frusquin évoque la question du salaire minimum, c'est bien que cette question est enfin clairement posée en Suisse, agenda politique à la clef. Et que c'est une bonne question. La preuve : elle fâche…

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mardi, 15 décembre 2009

Les initiatives UDC, ou comment s'en débarrasser…

Patates chaudes

Echaudés par l'adoption de l'initiative antiminarets qu'ils combattaient (quoique souvent mollement), les partis politiques suisses, l'UDC et ses satellites exceptés, cherchent le moyen d'éviter de se retrouver dans la même situation, celle d'une norme devenant constitutionnelle par le fait du Souverain, mais demeurant inapplicable par le fait du droit supérieur. Exemple prochain possible : l'initiative UDC " pour le renvoi des étrangers criminels ". A la fois illégitime en droit, puisque contraire au droit international, contradictoire, puisque confondant criminels et délinquants et traitant de la même manière les crimes les plus graves et des délits ordinaires, et inapplicable puisqu'on ne peut pas renvoyer quelqu'un dans un pays qui le refuserait, cette initiative n'en est pas moins dans l'air vicié du temps (ce dont le Conseil fédéral a parfaitement conscience, puisqu'il lui oppose un contre-projet indirect qui ne vaut guère mieux que ce à quoi il prétend offrir une alternative). Le Conseil des Etats a renvoyé en commission l'étude de la patate chaude, sans se prononcer sur sa compatibilité avec le droit international ni sur la possibilité de son invalidation. Au cœur des interrogations parlementaires, cette question : quel sort réserver à des initiatives violant des droits fondamentaux inscrits dans des traités internationaux, et le plus souvent également dans la Constitution suisse elle-même ? Les faire invalider ? Mais quand ? Avant la récolte de signatures ou après ? Et par qui ? Une instance judiciaire (désignée ou élue ? et par qui ?) ou une instance politique, sachant que le Parlement, actuel seul juge, préfère " laisser la parole au peuple " tout en lui disant que son vote est absurde puisque le texte qu'il pourrait accepter ne pourra pas être appliqué ?

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samedi, 12 décembre 2009

La Ville de Genève, sa majorité de gauche, son budget…

Ah, la belle Estrapade ?

La Ville de Genève devrait avoir dimanche matin, pour fêter comme il se doit l'Escalade, un budget. Un Conseil municipal, ça sert à ça. Ce budget devrait être, à quelques détails près, celui proposé par le Conseil administratif. Une majorité politique, ça sert à ça. La droite et l'UDC pourraient lancer un référendum contre le taux de centime additionnel ? Une opposition, ça s'oppose. Tout rentre donc dans l'ordre. En Commission des Finances du Conseil municipal, les représentantes et représentants des partis de l'Alternative s'en étaient pourtant donnés à coeur joie, chaque groupe de la gauche taillant, sous l'oeil d'abord goguenard de la droite municipale, dans le budget des magistrats des deux autres groupes, les socialistes ouvrant les hostilités, Verts et représentants d' " A Gauche Toute répliquant ". Au final la Commission des Finances refusait le budget. Qui devrait néanmoins être accepté samedi avec quelques retouches, au grand dam de la droite qui a l'impression de s'être fait mener en bateau par un cirque nautique. Impression qu'on veut croire justifiée. Parce que de deux choses l'une : ou bien les représentants de l'Alternative sont de fins tacticiens et n'ont joué à la guéguerre tribale que pour mieux tromper l'ennemi, ou bien, hypothèse totalement invraisemblable, on a eu affaire à une magistrale déconnade et à un concours de règlements de comptes infantiles  du genre : " vous n'avez pas appelé à voter pour nos candidats au Conseil d'Etat, on sucre le budget de votre magistrat, na !"… Hypothèse invraisemblable., on vous dit.

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vendredi, 11 décembre 2009

Que peut-on faire encore de la gauche ?

CC347.jpgRisorgimento

Un spectre hante le socialisme européen : celui de son impotence. Pour conjurer ce spectre, les intellectuels organiques du mouvement socialiste scandent depuis un quart de siècle les mots d'ordre de la " rénovation ", du " big bang " ou de l' " aggiornamento ". Ces mots d'ordre ont un présupposé commun : il y a encore quelque chose à faire avec la gauche dans l'état où l'histoire nous la laisse. Ce présupposé, nous le récusons. Il y a certes " quelque chose à faire avec la gauche ", mais pour en faire tout autre chose que ce qu'elle est devenue. La réforme ou la recomposition de la gauche telle qu'elle est, c'est-à-dire telle que nous en héritons, est à la fois hors délai et hors sujet. Hors délai, parce qu'il est trop tard et que le double fardeau de l'impuissance social-démocrate et de l'imposture stalinienne n'est pas à alléger, mais à abandonner. Hors sujet, parce que les bases théoriques, la culture politique, les thèmes privilégiés et les méthodes d'action traditionnelles de la gauche, ne répondent plus à rien de ce qui doit désormais nous requérir et dont, paradoxalement, nous pouvons trouver prémices aux origines du mouvement dont nous disons encore participer et dont nous constatons la sénescence. La gauche socialiste, dans le PS ou hors du PS, n'a pas besoin d'un " aggiornamento ", mais d'un " risorgimento ", d'une résurgence de ses ambitions fondatrices et de sa radicalité première.

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jeudi, 10 décembre 2009

Faire payer la crise aux chômeurs ?

Ça sent le référendum...

Le Conseil national s'apprête à faire payer la crise de l'emploi aux chômeurs  et le plan que va approuver la majorité de droite du parlement est essentiellement un plan de réduction des droits des chômeurs, et en particulier des plus jeunes : réduction de la durée de leurs indemnités chômage s'ils sont sans charge de famille, abaissement du niveau définissant un travail " convenable "… Les jeunes de moins de 25 ans sans charge de famille n'auraient ainsi plus droit qu'à 130 jours d'indemnisation. et ceux de 25 à 29 ans qu'à 260 jours. Les chômeurs de plus de 30 ans n'ayant cotisé au chômage qu'un an n'auraient plus droit qu'à 260 indemnités journalières, les chômeurs de plus de 55 ans ou ayant cotisé entre 12 et 22 mois ou bénéficiant d'une rente AI, n'auraient plus droit qu'à 520 indemnités journalières, et les cantons particulièrement frappés par le chômage ne bénéficieraient bientôt plus d'un régime adapté. La droite libérale-radicale, démochrétienne et UDC, à l'instigation des " milieux économiques " (en clair : les organisations patronales) s'est mise d'accord pour faire un maximum d'économies dans l'assurance-chômage. Sur le dos de qui ? Des chômeurs, évidemment. Tout cela est parfaitement cohérent : la responsabilité de la crise de l'emploi doit être assumée par les victimes de la crise de l'emploi, non par ses responsables.
CC346.jpg

Responsables, mais pas payeurs
Que l'assurance-chômage soit lourdement déficitaire en période de montée du chômage n'a rien que de très logique : elle est là pour assurer aux chômeuses et chômeurs un revenu compensatoire de celui qu'ils ont perdu en perdant leur travail, et quand le nombre des chômeuses et chômeurs augmente, le volume des prestations de l'assurance-chômage augmente aussi. C'est en période de plein emploi que cette assurance doit être " assainie " économiquement, pas en période de crise de l'emploi.  Fin septembre 2009, le taux de chômage est passé en Suisse à 3,9 % de la population active, soit un pour mille de plus en un mois, 50 % de plus en un an. Fin juin 2009, le taux de chômage avait déjà atteint une moyenne suisse de 3,6 % (0,2 % de plus en un mois), avec un maximum à Genève (6,7 %). Le chômage a augmenté dans toutes les branches et on s'attend à un taux moyen national de 5,5 % en 2010, le taux le plus élevé depuis 1936, correspondant à 217'000 chômeurs. De juin à juin, le taux de chômage a atteint 4,9 % en Romandie et au Tessin, contre 3 % en Suisse alémanique. Le chômage des jeunes (moins de 25 ans) a augmenté de 5,3 % en un mois, et de 70,6 % en un an. 56,8 % des chômeurs étaient des Suisses Cette crise de l'emploi est la conséquence directe de la crise financières qui a frappé toute l'économie mondiale, et chaque économie nationale, depuis deux ans. Et la réponse donnée par la majorité politique à la crise de l'emploi est la traduction littérale, et presque immédiate, d'un refus politique de poser la question des responsabilités de la crise, et plus encore d'y donner une réponse qui ait un minimum de sens. Ce sont donc les victimes des crises qui  vont les payer, et non les individus, les entreprises et les forces sociales qui en sont responsables, les premiers par incompétence, les secondes par obsession de profit, les dernières pour maintenir leur pouvoir sur la société et ses institutions. Pouvait-on donner plus clair résumé du fonctionnement social d'une économnie capitaliste développée ?

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mercredi, 09 décembre 2009

Poursuivons le grand œuvre purificateur : Non aux chiffres arabes dans nos budgets publics !

Poursuivons le grand oeuvre purificateur

Après la grande victoire remportée le XXIX novembre dernier en Suisse par l'Occident chrétien contre l'envahisseur infidèle et ses minarets, il convient de poursuivre le combat purificateur : nous devons purger nos institutions publiques de toute influence néfaste, puisqu'étrangère. Nous en appelons à la mobilisation de toutes les forces saines de la nation pour que dès aujourd'hui se fasse entendre une première revendication fondamentale : interdire l'usage des chiffres arabes dans tous les documents publics de notre pays, qu'ils soient municipaux, cantonaux ou fédéraux, et en revenir à nos racines en n'utilisant plus désormais que la numérotation romaine dans les budgets et les comptes, les devis et les factures, les notifications d'impôts, les actes de poursuites, et tous documents officiels contenant des chiffres. Nous lançons un appel vibrant à toutes les élues et tous les élus municipaux, cantonaux et fédéraux de ce pays occidental et chrétien : Des initiatives parlementaires et populaires municipales, cantonales et fédérale, et des motions, résolutions, arrêtés et projets de loi, doivent être préparés dès maintenant, et déposés ou lancés le plus tôt possible. Les chiffres arabes hors de Suisse ! Rejoignez le groupe Facebbok " Pour l'interdiction des chiffres arabes dans tous les documents publics " !

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lundi, 07 décembre 2009

Modeste contribution au " discours de Saint-Pierre "

Le gouvernement genevois prête serment. A quel taux ?

Illustres syndics et syndiques de la parvulissime république,
Il n'est guère de coutume qu'un obscur citoyen, pire : un modeste natif de notre République, s'autorisât de faire entendre sa grêle petite voix avant votre prône ministériel de Saint-Pierre, sans même attendre que, tout engoncés et engoncées de fierté post-électorale, vous ayez prêté ce soir le serment que vous devez à nos institutions. Mais l'occasion fait le (bon) larron, et nous n'y pouvions résister longtemps. Ainsi, glorieux élus, chanceuses élues, vous mîtes trois semaines et sept séances à vous répartir les tâches, à soupeser, dépecer, déplacer, coller et recoller entre vous services, enjeux et responsabilités. Frêles humains et humaines que vous êtes, vous ne pouviez certes comme l'Autre créer (ou recréer) en six jours le monde politique genevois et vous en reposer le septième jour, mais vous auriez néanmoins pu vous abstenir d'en mettre dix-huit pour reprendre de Saint Michel Audiard le mot d'ordre : " dispersons façon puzzle ! "...

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samedi, 05 décembre 2009

Justice, police et manifs : chouette, c'est Rochat qui s'y colle !

On a trouvé à qui refiler la patate chaude

Aucun des " anciens " conseillers d'Etat n'en voulait, on l'a donc refilée à une nouvelle. Et comme les libéraux, à la remorque de l'UDC et du MCG, avaient fait campagne sur le thème de la " tolérance zéro " à l'égard des délinquants (sauf s'ils sont fils de potentats libyens), il était assez logique que ce soit la libérale qui s'y colle : la police genevoise a une nouvelle ministre, la cheffe de la police une nouvelle cheffe et Zavatta une nouvelle autorité politique en face de lui.Tout cela, au passage, nous arrange : de nous en prendre régulièrement au camarade Moutinot, on commençait à fatiguer. On va donc voir ce qu'on va voir. C'est-à-dire vraisemblablement pas grand chose, puisqu'une fois dissipées les fumerolles des déclamations électorales, la triste et lourde réalité va tristement et lourdement s'imposer : celle d'une ville qui ne peut plus redevenir le village qu'elle était il y a 2000 ans, d'une ville frontière qui ne peut ni déplacer ni fermer sa frontière, d'une ville contemporaine qui ne peut être ni épurée ni purgée de ce qui la démange (mendiants, dealers, cambrioleurs, petits délinquants), et d'une République qui pourra couvrir son territoire de nouvelles prisons sans que jamais l'ombre d'une solution au problème de la surpopulation carcérale n'émerge de cette frénésie geolière. Mais ça tombe bien : la nouvelle ministre de la justice, de la police et des prisons était jusqu'à présent maire de la future cité carcérale de Genève : Thônex.

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vendredi, 04 décembre 2009

Le CEVA, malgré tout

Accepté, financé, mais pas encore parti :  Le CEVA,  malgré tout

Bon, voilà, c'est fait, le financement cantonal additionnel du CEVA  est acquis. C'est non seulement la première fois que les Genevois votaient sur le CEVA, mais c'est aussi, sauf erreur, la première fois qu'ils votaient sur une infrastructure transfrontalière de transports publics -et donc, indirectement, sur la région elle-même. Et ce vote sonne clair et net : 61,2 % d'approbation, et une opposition confinée dans un parc à bourges du côté de Champel. Une opposition qui s'appuyait, tout en faisant mine de s'en distancer, sur les campagnes antifrontaliers du MCG et l'agitation par l'UDC de la menace d'un déferlement de la " racaille d'Annemasse " sur la paisible Genève... Le comique de répétition a ses limites : en acceptant le CEVA deux mois après avoir fait un triomphe au MCG, Genève accepte sa propre région. La mise en réseau d'une quarantaine de gares en Suisse et en France, l'implantation de cinq gares à Lancy, au Bachet, à Champel, aux Eaux-Vives et à Chêne-Bourg va pouvoir démarrer, une fois que les 57 recours déposés par les opposants auront été levés, traités ou retirés. Le Tribunal administratif fédéral avait refusé de lever leur effet suspensif, retardant ainsi de plusieurs mois les travaux, et les renchérissant de plusieurs millions…

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jeudi, 03 décembre 2009

Minarets : vivent les villes


Deux Suisse face à face
Les cartes du vote sur les minarets sont spectaculaires : deux Suisse sont sorties des urnes, dimanche dernier, et si nous n'étions totalement dénués de mauvais esprit, nous pourrions reprendre à notre compte, en la retournant contre les disciples de son auteur, la vieille distinction maurassienne du " pays légal " et du " pays réel ". Il fallait bien que l'un des deux soit majoritaire, et ça n'a pas été le nôtre. Le nôtre ? celui des " grandes " villes, qui toutes ont voté contre l'initiative islamophobe, et celui de la Romandie, aux bastions catholiques ruraux près (les villes de Fribourg, de Delémont et de Sion se retrouvant de notre côté). Et puis il y a l'autre Suisse, celle des campagnes, des alpages et des banlieues alémaniques. Une Suisse de la rétraction religieuse, de l'enfermement tribal, de l'épuration sociale, qui interdit les minarets mais accepte que l'on vende des armes aux intégristes wahabites. Deux Suisse, et une question : la première Suisse, la nôtre, va-t-elle continuer à traîner la seconde comme un boulet, ou se donnera-t-elle enfin les moyens de s'en dépêtrer, en laissant le pays du " propre en ordre " nettoyer lui-même sa constitution de la petite saleté qu'il y a mise un jour d'Aïd ?

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mercredi, 02 décembre 2009

Libérez Murad Akincilar !

murad.jpgDéjà trois mois de détention arbitraire

Murad Akincilar, syndicaliste et militant des droits humains, secrétaire syndical Unia à Genève, est retourné en juillet dans son pays natal, la Turquie, afin d'y poursuivre ses engagements syndicaux et d'y faire progresser les droits humains. Le mercredi 30 septembre 2009, Murad Akincilar a été arrêté à Istanbul à son domicile par des agents en civil. Interné sur la base de soupçons dans le cadre d'une procédure d'exception, Murad Akincilar n'est ni inculpé, ni prévenu. Il n'a pas connaissance des accusations portées contre lui et ne peut donc s'en défendre. Il est toujours en prison, et sa santé est menacée. Il est privé de ses droits élémentaires : le contact avec sa famille et son avocate, la connaissance des charges retenues contre lui, des conditions de détention décentes conformément aux engagements internationaux de la Turquie.Il a besoin d'un soutien matériel (notamment financier, pour sa défense), et la mobilisation pour sa libération doit se poursuivre.
UNIA organise
VENDREDI 4 DECEMBRE dès 18 heures, dans la grande salle du syndicat (5 chemin Surinam) une SOIREE DE SOLIDARITE, au prix d'entrée de 20 FS, dont le bénéfice sera versé sur le compte du Comité de soutien.

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