samedi, 27 juin 2009

Sous la plage, les pavés

" Les idées ayant germé sous notre ombre, les voilà qui dardent leur flamme;
on voit partout sous leur vrai jour les choses que l'obscurité faisait vagues et trompeuses "

(Louise Michel)


Quelques mots avant de s'arrêter, le temps de souffler…
Toute prise de position se retrouve dépassée dans le temps même de sa publication. Il faut donc prendre nos textes pour ce qu'ils sont : une tentative, en un lieu et un moment donnés, de remettre nos propres idées en ordre -ou en un désordre valant mieux que l'ordre. Nous avons vu venir au jour des volontés de remise en cause qui dépassent forcément ce que nous aurons pu en dire, et en attendre. Le mouvement va toujours plus loin que le croient ceux qui le décrivent. Une fois dit ce que nous pensions avoir à dire, que d'autres parlent à notre suite : si nos positions s'appuient sur quelque raison, elles feront leur chemin ; et si de cette feuille rien ne sort que les mots qu'elle contient, peu importe -les actions qui nous requièrent parleront ensuite pour nous, si nous sommes capables de les mener. Nous avons à agir, non à la place d'autres, ou moins encore en les conduisant, mais avec d'autres, et en les radicalisant. De ce travail aucun terrain ne doit être préservé. Toute lutte qui commence, commence par une victoire : son commencement même. Dans un monde qui se donne pour le seul concevable, chaque résistance, chaque conflit, chaque négation de la moindre des parcelles de l'ordre est une défaite de cet ordre, puisqu'une manifestation qu'il n'est pas unanimement admis, et donc qu'il n'est pas inéluctable. Même les luttes menées contre tel aspect de l'ordre dominant au nom de telle parcelle du discours dominant recèlent la possibilité d'une victoire contre cet ordre, mais aussi contre ce discours : ainsi des combats pour les " droits démocratiques " , les " droits de l'homme " les " libertés fondamentales ", la " création culturelle "... En certaines situation, et nous y sommes, rien ne subvertit plus le monde tel qu'il est que le recours au monde tel qu'il dit être.

00:45 Publié dans voeux | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

T'as raison Pascalou... Avec toutes les platitudes et idées creuses que tu profères et professe, il est bien temps que tu t'arrêtes... En plus, ce que tu écris est profondément ennuyeux, tant les concepts sont râbachés et éculés. Et, comme tu le sais, "l'ennui est contre révolutionnaire. Toujours".

Écrit par : Déblogueur | samedi, 27 juin 2009

Délogueur, contrairement à toi, l'auteur sait argumenter.

Écrit par : Djinius | dimanche, 28 juin 2009

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