jeudi, 18 juin 2009

Un référendum à signer avant le 2 juillet : Contre la tranchée à 57 millions

Contre la loi ouvrant un crédit complémentaire de 21,8 millions de francs pour la construction d'une tranchée couverte en traversée du village de Vésenaz, sous la route de Thonon, un référendum a été lancé par les Verts, rejoints par les diverses composantes d' " A Gauche Toute ! ", mais lâchés par le PS (qui au Grand Conseil avait pourtant voté contre le crédit). Vésenaz connaît une surcharge de trafic avec plus de 31'000 véhicule par jour, mais ça n'est pas en enterrant une partie de ce trafic, sur une toute petite partie (500 mètres) de son parcours, qu'on en préservera réellement les riverains. Entre la route d'Hermance et la route de Thonon, entre dic et vingt mille véhicules continueront à circuler en surface. Il y a même fort à parier qu'un aménagement du genre de celui qui est proposé, non seulement ne résoudra pas les problèmes des habitants de Vesenaz, mais renforcera même l'attractivité de la route de Thonon pour amener du trafic automobile dans un centre-ville déjà aussi saturé de bagnoles que Champ-Dollon de détenus.


Petit chantage entre faux amis
Pour 500 mètres de tranchée couverte à Vesenaz et un délestage très partiel du trafic (la route d'Hermance resterait en surface), on se propose de claquer près de 57 millions de francs (dont 22 à la charge du canton). La Confédération a d'ailleurs jugé le rapport coût-efficacité du projet trop mauvais pour qu'elle puisse le subventionner. En pleine période de crise, alors que les ressources des collectivités publiques vont se raréfier sous le double effet de la crise elle-même et des cadeaux fiscaux préélectoraux accordés par la droite (et les Verts), ces collectivités ont autre chose à faire de leur argent qu'offrir un bout du tunnel pour automobiles : renforcer la ligne de bus d'Hermance et prolonger les lignes 2 et 6 afin de permettre aux automobilistes de poser leur bagnole dans des parkings d'échange (à la Pallanterie ou à Anières) avant d'entrer et de se déplacer dans la zone sub-urbaine à pied ou en transports publics. Ou assurer une mise en service la plus rapide possible du CEVA pour permettre aux " pendulaires " français de lâcher leur volant. Ou encore casser physiquement le trafic par un giratoire, afin d'améliorer la sécurité... De cela, les majorités de droite du Grand Conseil et des Conseils municipaux concernés ne veulent pas entendre parler (à Collonge-Bellerive une opposition au projet de " tranchée " existe tout de même, incarnée au Conseil municipal par le groupe " Autrement). Et nos bagnolards d'agiter le bâton, à l'instar des libéraux David Amsler et Pierre Weiss : si vous remettez en cause des aménagements favorables au transport automobile, nous remettrons en cause le soutien aux transports publics, notamment aux trams et au CEVA. C'est ce petit chantage entre faux amis qui a d'ailleurs poussé le PS à abandonner les référendaires. Et donc à abandonner, sinon la conviction, du moins la force de l'exprimer, que tout ce qui peut favoriser l'entrée des bagnoles dans la ville est à combattre, que l'urgence n'est pas de " fluidifier " le trafic automobile mais de le réduire et que dans la " guerre des transports ", tout armistice profite à l'occupant. Or l'occupant, à Genève, c'est la bagnole.

02:23 Publié dans Transports | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : vesenaz, référendum | |  Facebook | | | |

Commentaires

On a voté la mobilité sous toutes ses formes mais bon sur ce point un train rapide depuis Evian, Thônon, Annemasse jusqu'à Genève aurait pu être fait depuis des années. Ce manque de vision a amené de plus en plus de trafic car la création d'emplois a explosé depuis 2000 sur Genève. Meyrin construit un tunnel pour traverser son village pourquoi Vésenaz n'en ferait pas autant ? Crise ou pas crise il faut améliorer le transit. La cadence des bus et trams à Genève est très mauvaise car si on rate le bus on doit attendre 15 minutes pour le prochain, les TPG manquent de personnel surtout à l'approche de l'été et les transports publics s'en ressentent. De plus, les travaux explosent sur les routes genevoises, les bus perdent du temps à zizaguer dans des rues toujours plus étroites, autour de ronds-points et dans des virages trop serrés. Bref, c'est le parcours de combattant pour les chauffeurs TPG sans parler des feux qui sont trop longs...

Écrit par : demain | jeudi, 18 juin 2009

Elle s'appel comment l'initiative,

"Pour que les grands axes routiers passent par le centre des villages" ?

Parce que c'est aussi simple que ça. Sauf bien sur pour les habituels obscurantistes kmehrvert qui y voient un grand combat ideologique.

CE

PS: Demander le mode d'emploi de votre vie quotidienne aux verts, ils l'ont redigé pour vous.

Écrit par : Eastwood | jeudi, 18 juin 2009

Un super projet pour Genève ! Attention vlà l’Mugny !

Chacun connaît la terrifiante légende du Mugny, cet esprit sadique et maléfique interdit toute évolution positive. Il ne peut que se nourrir de la destruction de l’entreprise des autres, de tous les autres, sans ne jamais rien entreprendre lui-même hormis la destruction.

Le monstre de Genève, plus redoutable que celui du Loch Ness, s’incarne sous toutes formes imaginables.

La fête de la musique s’annonce joyeuse, le voilà qui s’annonce en tempête de grêle.

Une commune célèbre les promotions des écoles primaires, le Mugny crie au scandale parce qu’il y a une fanfare, des tambours, des fifres, des drapeaux et un cortège, comme dans certains rassemblements politiques des siècles passés ! Les enfants n’auront pas de fête, ce sera bien plus guai, d’une rive à l’autre, plus convivial, plus laïque, plus avenir…

Depuis trois mois tout va bien dans le quartier, alors l’Mugny transforme tous les voies de circulation en voies à sens unique alterné toutes les deux heures… et lance une campagne d’intoxication politique, sous les traits d’un archange écologique…

L’été fleurit, la gentiane défie les rocs des alpages, les glaciers perlent dans les lacs d’acier des sommets patriotiques, les alpages respirent au rythme séculaire de l’Helvétie, une lenteur provisoire, le souffle de l’été, alors l’Mugny salit les banques, les hommes d’affaires, les commerçants, tous des pourris, tous des salauds, rien à sauver, la planète va mal parce que nos vaches pètent trop gras… Il a pris les traits du bon missionnaire des bidonvilles l’Mugny !

Et l’Mugny y provoque, pique, électrise, écartèle, coupe, tranche, arrache, compresse, hache, décapite, jette, ingurgite et vomit.

L’Mugny c’est l’anti-matière CERN née.

Par bonheur, ce mythe là, il suffit de le connaître pour le vaincre. Quand vous croisez cette légende, quel que soit son déguisement du jour, quel que soit l’effroi qu’il vous occasionne, demandez-lui « Et toi qu’as-tu réalisé avec tes moyens pour les autres, qu’as-tu donné de ta personne, de tes biens, pour les autres ? ». L’Mugny qui n’a jamais rien fait sinon que de prendre aux autres implosera sous le poids de la crainte d’être étripé. Le cauchemar passé, Genève pourra enfin réaliser son super projet.

La célèbre légende a immugnisé Genève contre toute tentation de précipitation.

Écrit par : Alfred | jeudi, 18 juin 2009

C-EST UN SCANDALE.... cette monstuosité honéreuse ne concernera au final que 500 personnes (cf-GHI)...
alors NIET !!!!
favorisons plutôt les transports en commun performant et confortable (écologique-économique!!)

Écrit par : mur | jeudi, 18 juin 2009

"C'est un scandale !"Tiens, mur se prend pour ce connard de Marchais ! Qui se ressemble s'assemble ! Pour ce qui est de cette tranchée couverte, les signataires de ce référendum mériteraient, le jour où un môme se fait tuer sur la route par un chauffard, d'êtres traduits en justice pour complicité de meurtre. Ce n'est pas avec la rapidité des transports publics et encore moins avec la lenteur des travaux que l'on va inciter les automobilistes à laisser leur voiture au garage. Pour votre info, actuellement, il faut compter environ 1 heure pour faire le parcours Jonction-Onex en bus ! Ce n'est pas avec une douzaines d'employés que les travaux dureront que 3 ans ! Sachez que les travaux du tram en direction de Meyrin sont stoppés, qu'il n'y a plus d'ouvriers sur le chantier ! Serait-ce parce que les factures ne sont pas payées ? C'est les bruits insistants qui courrent !

Écrit par : Octave Vairgebel | jeudi, 18 juin 2009

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