vendredi, 08 mai 2009

L'aumône au stade

Le Conseil d'Etat voulait lui assurer une rente viagère de deux millions de francs par an jusqu'à ce que mort du stade s'ensuive ? La Fondation du Stade de Genève ne recevra probablement qu'une aumône de 500'000 balles pour survivre en 2010 : c'est en tout cas la proposition que feront le PS et les Verts, après que la Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil ait, à l'unanimité, donné un préavis négatif à la dispendieuse stadolâtrie du gouvernement. Et la commission de stigmatiser la " légèreté " du Conseil d'Etat (à deux millions par an, c'était pourtant une légèreté lestée), et de déplorer l'absence de toute réflexion sur un financement privé de cet équipement sur lequel, rappelons-le au passage, les Genevois n'ont jamais pu se prononcer, tout ayant été fait, défait et surfait pour les en empêcher.


Une année de fourrage
La crainte du vote populaire étant le commencement de la sagesse politique, du moins en démocratie, cette ombre a obscurci les perspectives offertes par le gouvernement cantonal à la Fondation du Stade de Genève. Il est vrai qu'à six mois des élections cantonales, même les partis qui ont depuis dix ans, dans le dossier pourri du stade de la Praille, avalé toutes les couleuvres, ratifié tous les rackets, admis toutes les manœuvres, ont commencé à s'interroger -non en se posant les bonnes questions (Genève a-t-elle besoin d'un stade de foot de 30'000 places ? Un tel équipement doit-il être continuellement financé à perte par des fonds publics ?), mais en finissant par donner des réponses à peu près sensées, même à de mauvaises questions (est-ce qu'on ne va pas se faire claquer le beignet en votation populaire, puisqu'un référendum est garanti contre la proposition du Conseil d'Etat ?). D'où ce sursaut d'intelligence politique, à défaut de prise de conscience de la décennale imbécillité qui a accompagné la croisière du Titanic de la Praille : on offrirait à la Fondation du stade 500'000 francs pour 2010, à elle, et au Conseil d'Etat, de trouver le moyen de financer le stade sans puiser continuellement dans les fonds publics. Il est vrai que si le référendum était garanti contre une ponction annuelle de deux millions de fonds publics pendant un demi-siècle, la question de son opportunité se pose s'il ne s'agit plus que d'une aumône de 500'000 francs, pour un an seulement. Mais il est non moins vrai que le référendum s'imposerait à nouveau si d'aventure, l'année prochaine, les stadolâtres nous revenaient sébile en main, quémandant une nouvelle subvention sous quelque prétexte de circonstance. Ou si la proposition devait être faite de liquider la fondation privée du stade pour la remplacer par une fondation publique, histoire de pérenniser le racket des caisses cantonales (et municipales). On a installé un mammouth à la Praille ? Que les glorieux responsables de cette lumineuse initiative se débrouillent pour payer le fourrage de l'animal.

03:21 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : stade, football, praille | |  Facebook | | | |

Commentaires

Décidément, la camarâââde Holenweg est toujours contre ce qui est pour... Même Staline avait compris que la seule façon de tenir les masses était de leir proposer des jeux. Ah, que les temps de l'Humanité clandestine étaient meilleurs!
La vieillesse est un naufrage disait De Gaulle. Celle d'Holenweg montre aue les idées dignes d'intérêt ont sombré depuis longtemps...

Écrit par : Déblogueur | vendredi, 08 mai 2009

Le stade coûte cher mais est utile alors que l'Usine coûte très chère pour aucune utilité said si on est amateur de dope plutôt que de foot !

Écrit par : Octave Vairgebel | vendredi, 08 mai 2009

Le quartier du stade ferait un lieu idéal pour accueillir l'OMC.

Sinon, c'est marrant, un commentaire parle du nauffrage qu'est la vieillesse, et hop, Octave le sénile se la ramène.

Alors, Octave, c'est quand qu'on te voit à l'usine, histoire de savoir de quoi tu parles ?

Écrit par : Djinius | vendredi, 08 mai 2009

Salut Djinius, tu rèves ? tu es atteint de sénilité précoce ? tu bois trop ? (comme d'hab !) t'es encore shooté ? Moi à l'Usine ? tu rigoles ! Je ne fréquente que des lieux recommandables, j'ai des principes, je ne mélange pas tes torchons avec mes serviettes ! Question : As-tu mis le nez dans la coke à moins de 13 ans ? Je n'en serais pas surpris ! Bon week-end, n'abuse pas des plaisirs solitaires car ça rend sourd !

Écrit par : Octave Vairgebel | vendredi, 08 mai 2009

Octave, tu confirmes donc ce que tes propos habituel laissent entrevoir depuis longtemps : tu critiques (et encore, pour toi ce mot signifie "insulter") ce que tu ne connais pas.

En parlais de plaisir solitaire, la différence entre nous, c'est que je peux encore m'y adonner ...

Aller, bonne bourre !

Écrit par : Djinius | vendredi, 08 mai 2009

A bon, depuis quand le Stade de La Praille est un lieu de sport? Cet ouvrage qu'ont pourrait traiter de Musouliniene à rempli combien des fois? La prémière presque gratis, après avec Jonny Halliday, et la semaine passé cette pièce de musée, qui s'appel FC Servette, à réusi a attirer 1550 spectateurs, et cela malgré l'arrivée permanente et périodique des nouveaux entraineurs qu'ont croiré des Méssies. Déblogueur, vue votre nostalgie stalinienne je vous conseille de démenager en Corée du nord. Cet stade dévrait être amménagé en prison, ou en une grande créche pour des centaines d'enfants et les subventions qui vont à cet ridicule stade séraient pour les créches. Ceci dit, est que cet opuscule de club de fotbal qui s'appele Servette paye vraiment une forte allocation pour pouvoir jouer dans cet stade que ne lui appartienne pas?

Écrit par : Diogenes | samedi, 09 mai 2009

Décidément, ce blog est le rendez-vous des grincheux, de gauche comme de droite! La question n'est pas de savoir si le Stade de la Praille mérite ou non une aide, mais plutôt de savoir si Genève mérite ou non un stade comme celui de la Praille, et un club de foot comme Servette (qui eut, quoi qu'en disent les grincheux, ses heures de gloire, pas si lointaines…). Après tout, Genève n'est qu'un gros bourg de province, avec ses rêves de province et ses politiques de province. Tout ça est très logique. Mais tout de même un peu malheureux…

Écrit par : jmo | lundi, 11 mai 2009

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