Secret bancaire : l'UBS déconne, La Suisse s'écrase ? Tant mieux !

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Voici le prochain président de l'UBS. En tenue de travail.

zieglerErythrée.jpgL'imbécillité mégalomaniaque de l'UBS pourrait bien avoir raison du secret bancaire suisse. L'UBS, en tout cas a tout fait, et n'importe quoi, pour pomper l'argent des fraudeurs et des soustracteurs fiscaux américains. En donnant aux Américains l'occasion de s'en prendre au secret bancaire helvétique  : la FINMA (l'ancienne Commission fédérale des banques) a dû transmettre à Washington une liste de 250 noms de clients américains soupçonnés de fraude -et le Tribunal administratif fédéral a eu beau considérer comme illégale cette décision, la Suisse, ses autorités politiques et ses banques se sont écrasées. Les USA réclament maintenant plus de 50'000 noms supplémentaires.  Le président actuel de la banque fera vraisemblablement les frais de cette débâcle, et laisser son siège à un nouveau président. Dans le contexte actuel, un nom s'impose pour remplacer Peter Kurer à la tête de la première banque du pays -un nom, et un seul  : celui de Jean Ziegler.

Selon que vous serez puissant ou misérable…
On a beau être né l'année de l'exclusion de Léon Nicole du Parti du Travail, et un an avant la mort de Staline (le monde étant trop petit pour nous deux), avoir été bercé par les chœurs de l'Armée rouge, avoir appris à lire dans Riquiqui et Roudoudou, à écouter de la usique avec les disques du Chant du Monde et avoir collectionné les photos des cosmonautes soviétiques, il nous faut aujourd'hui en rabattre de cinquante ans d'anti-américanisme primaire, secondaire et tertiaire : seuls les Etats Unis pouvaient remettre en cause aussi profondément qu'ils le font aujourd'hui le secret bancaire suisse -et donc concourir, avec l'aide de l'UBS, qui à ce titre mérite pleinement notre reconnaissance attendrie, à la réalisation d'un vieil objectif de la gauche helvétique : l'abolition du secret bancaire. A ceci près, évidemment, qu'on n'est ni dans l'éthique de la responsabilité, ni dans celle de la conviction, mais dans le pur, brutal et trivial rapport de forces : ce que les Etats Unis viennent d'obtenir (la capitulation en rase campagne de la Suisse), il aurait été pour le moins naïf d'attendre que le Burkina Faso ou le Timor Leste l'obtinssent. Et il n'est même pas sûr que l'Union Européenne l'obtienne si facilement qu'elle semble le croire. C'est une tradition nationale : la Suisse s'écrase devant les puissants et fait la fière devant les faibles, rampe devant les riches, se dresse sur ses ergots devant les pauvres. Et devant les autres, elle louvoie, elle négocie, elle chipote. C'est la morale de cette fable, une vieille morale pour une fable que nous conte l'actualité : la raison du plus fort est toujours la meilleure. Et dans la fable présente, le plus fort est américain. Il y a des jours comme cela où Esope et La Fontaine nous consolent de Pictet et Mirabaud.

Lien permanent Catégories : Suisse 3 commentaires

Commentaires

  • "...qui à ce titre mérite pleinement notre reconnaissance attendrie, à la réalisation d'un vieil objectif de la gauche helvétique : l'abolition du secret bancaire."

    Un politicien qui compte sur l'étranger pour obtenir ce que les gens de son pays lui refusent, on appelle cela un traître ou un collabo, ou les deux à la fois.

  • "C'est une tradition nationale : la Suisse s'écrase devant les puissants et fait la fière devant les faibles"

    Non, non, c'est une tradition internationale, c'est même la base des relations internationales.

    Par contre l'absence d'union nationale face a une attaque exterieur semble bien devenir une tradition Suisse. En particulier grace à ceux qui oeuvrent pour effacer toutes traditions Suisses, suivez mon regard.

    CE

  • Et si dans tout cela il y avait une stratégie qui nous échappe!
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    A parcourir.....!

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