vendredi, 20 février 2009

Delenda Stadium !

Stade de la Praille :
les mendiants reviennent et le Conseil d'Etat invente le trou rentier


Nème épisode d'un feuilleton répétitif, celui du stade de la Praille : Accroché au trou de la Praille comme une huître à son pieu, le Conseil d'Etat propose au Grand Conseil un projet de loi attribuant à la fondation (privée) du stade une subvention annuelle de l'ordre de plus de deux millions chaque année pendant quatre ans, subvention renouvelable mécaniquement pendant toute la durée de vide du stade, soit encore au moins quarante ans. On vous laisse faire vous même la multiplication (quarante fois deux millions, ou plus si entente) pour obtenir le total final de ce nouveau racket des fonds publics. Bref, le Conseil d'Etat, en pleine crise économique, invente un nouvel instrument financier : le trou rentier. A deux millions par an pendant un demi-siècle. C'est beau comme du Madoff.


Mendicité en bande organisée
On croyait la droite et le Conseil d'Etat décidés à interdire la mendicité à Genève ? Celle des Rroms qui quémandent une piécette devant la Migros, peut-être; celle des stadolâtres qui pompent des millions chaque année, après en avoir pompé des dizaines de millions depuis dix ans, certainement pas. La bande organisée de mendiants institutionnels qui campe à la Praille a donc convaincu le Conseil d'Etat de proposer que la République accorde à la Fondation des mendiants une subvention annuelle de plus de deux millions pendant quatre ans, renouvelables jusqu'à ce qu'après cinquante ans d'acharnement budgétaire et thérapeutique, le monstre consente finalement à disparaître du paysage qu'il sinistre. Le prétexte du projet de loi présenté par le gouvernement est donné dans son article 5 : " permettre à la Fondation du stade de Genève de poursuivre l'exploitation du stade de Genève et de le maintenir dans un bon état d'entretien ". Mais au-delà du prétexte, il y a la cause réelle : le stade, et la fondation supposée l'exploiter et l'entretenir, sont en état de cessation de paiement. Financièrment, ce stade est un gouffre. Il l'a toujours été et le restera pour les collectivités publiques tant qu'on ne l'aura pas vendu ou détruit. " C'est la faillite ou la subvention cantonale ", clament en chœur les stadolâtres, les zautorités et la Tribune de Genève. Chantage aussi imbécile que le projet sur lequel il porte : le stade de la Praille n'est pas menacé de faillite , il est une faillite. Et on ne met pas une faillite en faillite. En revanche, et aussi absurde qu'il y paraisse, on peut faire sombrer un trou dans un gouffre : il suffit que ce trou soit celui, financier, du stade de la Praille depuis dix ans, et que ce gouffre soit celui de l'incompétence des uns, et de la lâcheté des autres.
Delenda stadium !

01:22 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : stade, football, praille | |  Facebook | | | |

Commentaires

"une subvention annuelle de l'ordre de plus de deux millions chaque année pendant quatre ans" lis-je.
Ne commençons pas l'éventuelle campagne referendaire par des erreurs ou des contre-vérités délibérées.
7,74 mo divisés par 4 ça fait 1,935mo par année en moyenne. de plus dans ces sommes sont comprises des subventions non monétaires. Alors soyons précis !
...et je ne crois pas qu'on puise m'accuser d'être un stadolâtre masqué.
p.losio

Écrit par : pierre losio | vendredi, 20 février 2009

Le doigt vengeur de Pascal Holenweg a encore frappé.

Drapé dans ses certitudes, emmuré dans son idéologie terminale, il assène ce qu'il prend pour des vérités immuables à un prolétariat fatigué et ébahi, à un lectorat rétrécissant comme une peau de chagrin.

Après les vicissitudes du PS (ils n'en sont pas encore sortis) ce sont celles du stade de Genève qui nourrissent ses agitations nocturnes, insomniaques et post-staliniennes.

Tout a son délire, il ne réalise même pas qu'il se gausse d'un négativisme qui finit inévitablement par lasser.

Holenweg est ennuyeux. Il est lassant. Il n'est même plus le provocateur qu'il fut au siècle dernier. Il est un 'has-been' en recherche d'oxygène. Ses provocations tombent à peu près autant à plat qu'un ballon-sonde s'abîmant dans un océan d'indifférence...

Bonne nuit!

Écrit par : Déblogueur | vendredi, 20 février 2009

Ben moi, j'attends avec impatience que notre vengeur au doigt inquisiteur s'en prenne à ce gouffre à millions réservé une une, soit-disant, élite qu'est le Grand Théatre ! A moins qu'il fasse partie des amateurs du Foyer et qu'il baffre et picole aux frais des contribuables en consommant que des produits de classe !

Écrit par : Octave Vairgebel | vendredi, 20 février 2009

Au lieu de critiquer ceux qui s'efforcent de faire vivre des équipements dignes d'une ville mondialement connue comme Genève, il conviendrait de s'interroger sur les raisons de la somnolence d'une agglomération transfrontalière de près de 800'000 habitants qui s'avère incapable de faire "tourner" un stade de 32'000 places.

Écrit par : Scipion | vendredi, 20 février 2009

"Holenweg est ennuyeux."

Et vous, plus que chiant. Au lieu de développer des idées (encore faudrait-il en avoir) vous vous attaquez à la personne.

Et bien nous verrons comment la population va accueillir le référendum et la votation qui suivra.


"Au lieu de critiquer ceux qui s'efforcent de faire vivre des équipements dignes d'une ville mondialement connue comme Genève, il conviendrait de s'interroger sur les raisons de la somnolence d'une agglomération transfrontalière de près de 800'000 habitants qui s'avère incapable de faire "tourner" un stade de 32'000 places."

Tiens, le stade a pris 2000 places (vides) supplémentaires.
A part ça, ça démontre tout simplement que les Genevois sont moins cons qu'ailleurs et qu'ils ont bien mieux à faire qu'à aller voir courir 22 gugusses après un ballon. Et qu'ils sont également moins chauvins qu'ailleurs ou moins abrutis.


"7,74 mo divisés par 4 ça fait 1,935mo par année en moyenne. de plus dans ces sommes sont comprises des subventions non monétaires. Alors soyons précis !"

C'est ce qu'on verra quand il s'agira de voter au GC, puis de signer le référendum.
C'est vrai qu'il y a une ENORME différence entre 1.935.000 francs et 2.000.001.-
On se prononcera ni sur 2 millions ni sur 1.935.000 francs, mais 7.740.000 francs. Et ce sera NON. Les copains qui se filent des tunes, ça suffit.

C'est fou les sommes disponibles pour des conneries, alors que les caisses sont vides pour améliorer le sort des plus démunis, pour des crèches, pour l'AI, etc.


"...et je ne crois pas qu'on puise m'accuser d'être un stadolâtre masqué.
p.losio"

Un stadolâtre démasqué?!
Sans doute parce que la pelouse est verte...

Écrit par : Johann | dimanche, 22 février 2009

Stadium delendum est.

Et pas besoin de faire un show à la PL pour préciser simplement les choses. C'est vrai que je ne suis pas politichien.

Écrit par : Johann | dimanche, 22 février 2009

@johann
consultez le memorial du Conseil municipal (rubrique stade de Genève) ou un de mes derniers blogs (Stade de Genève : garçon, la note S'il vous plait) et vous constaterez que vous n'avez démasqué personne.
....quant à "politichien".....je vous laisse aboyer....

p.losio

Écrit par : pierre losio | dimanche, 22 février 2009

S'il est exact que le stade nous coûte cher, il faudrait que les élus cherchent pourquoi ! J'espère qu'il n'est pas utile de leur remettre en mémoire tous les retards que la construction à prise uniquement parce qu'un "Juriste Masqué" déposait des quantités de recours au TF de Lausanne pour toutes sortes de raisons invraisemblables. Il tirait également les ficelles d'une quantité de groupuscules ou de pseudo-associations qui avaient toutes pour seul but (!) la remise en question de cette construction nécessaire. Ce juriste, qui a été conseiller d'Etat pendant plusieurs législatures, a tout de même participé gtandement aux retards de la construction d'immeubles d'appartements, réussi à faire capoter la traversée de la rade, bloqué pendant des années la construction de l'autoroute de contournement (qui est déjà trop petit !)et, malgré toutes ces conneries, ce type trouve encore des andouilles qui le soutienne ! Ce pauvre type à, à lui seul, réussi à faire perdre 50 ans à Genève ! Merci M. Ch. G...et !

Écrit par : Octave Vairgebel | mercredi, 25 février 2009

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