jeudi, 19 février 2009

Candidatures socialistes au Conseil d'Etat : Qui, combien, pourquoi ?

Cinq socialistes sont candidats et candidates, devant le congrès de samedi, à la candidature au Conseil d'Etat genevois : trois députées, un Conseiller d'Etat sortant, et le Maire de Genève, dont la candidature à la candidature a eu pour premier effet, éminemment positif, de provoquer une adhésion aussi massive que sincère au principe de parité, y compris de la part ceux-là (et celles-là) même qui ont refusé avec obstination de l'inscrire dans les statuts du parti cantonal (ou tentent de la contourner dans les statuts du parti municipal). " En ne parlant que de la parité, on occulte des débats ", estime Manuel Tornare. Nuançons, Manu : ce n'est pas en parlant de la parité qu'on " occulte des débats " : c'est en n'en parlant que quand ça arrange ceux (et celles) qui en parlent… D'ailleurs, quelle question devrait importer le plus aux socialistes ? Qui présenter au Conseil d'Etat, combien de candidates et de candidats présenter… ou que faire de cette présence gouvernementale, et avec quelle majorité ?


Trois, ou rien
On ne sait pas si Manu sera finalement désigné comme candidat socialiste au Conseil d'Etat, mais on peut d'ores et déjà le vénérer comme thaumaturge : il n'a pas encore multiplié les électeurs, mais il a déjà multiplié les féministes -il n'y en a jamais eu autant au PS, ni autant de partisan-e-s de la parité des genres, que depuis que le Maire de Genève a rejoint le ministre sortant et trois députées dans la liste des postulants à la candidature exécutive. On ne doutera pas de la profonde sincérité, et du total désintéressement, des appels au respect d'un principe paritaire, même si quelque mauvais esprit pourrait trouver étrange qu'on n'y fasse référence que pour l'oublier ou le contourner quand il dérange. La candidature de Manuel Tornare a été accompagnée d'un concert de déclarations énamourées adressées au candidat, déclarations dont on est instamment prié de considérer la sincérité comme indubitable, même si les compliments les plus sonores sont suivis, in pectore, d'un plus discret (mais non moins sincère) " qu'il reste où il est et ne vienne pas troubler nos arrangements de noix sur le bâton politicien ". " En ne parlant que de la parité, on occulte des débats ", estime, à raison, Manuel Tornare. On occulte surtout le débat qui devrait nous importer le plus : celui du sens même de la présence de socialistes dans un gouvernement de " centre-gauche " (où seul le PS représente " la gauche ") qui fait à peu près le contraire de ce pourquoi ses membres socialistes y ont été élus. Se contenter de présenter deux candidat-e-s pour " sauver nos deux sièges " (les sauver de quoi au juste ? d'une majorité gouvernementale de droite dont la droite n'a pas besoin pour que le gouvernement mène la politique de la droite ?), c'est partir au combat à reculons. Le désir de rente n'est pas volonté de combattre. Surtout quand la rente ne s'appuie sur aucun bilan qui la justifierait. Seules deux positions auraient un sens pour le PS : présenter trois candidatures, ou n'en présenter aucune.

01:46 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : ps, politique, élections, tornare | |  Facebook | | | |

Commentaires

....gourmand avec ça !
pendant qu'on y est vous pourriez présenter les 5 candidats en lice chez vous (ça éviterait le psycho-drame) et nous les deux nôtres..... et on essaie un néo quasi monocolore pour une législature (:-)). A moins que tu préfères y intégrer ceux/celles qui se disent plus à gauche que vous...... et qui sont en fait des néoconservateurs, n'ont aucune fiabilité politique notamment sur les engagements pris et passent leur temps dans leurs journaux à nous, à vous chier dessus.
.....j'attendrais pour ma part le résultat des élections au Grand Conseil et n'anticiperais pas trop sur l'appétit automnal que nous (vous et nous) pourrions avoir alors.
Le PS reste le partenaire politique privilégié des Verts (je le pense vraiment) mais vous pouvez aussi choisir la voie "Alliance à gauche avant tout" !
cordialement

Écrit par : pierre losio | jeudi, 19 février 2009

Le PS se doit de décider quels candidats se présenteront; par correction et respect des candidats, le nombre se doit être "deux". Et logiquement, avec trois excellentes candidates, le ticket PS comportera une femme. Toute autre décision enlève de la crédibilité au PS.

Écrit par : Marion Sobanek | jeudi, 19 février 2009

Le visqueux "Manu" arrive comme un chien dans un jeu de quilles (si l'on ose dire) chez les socialos... C'est à pouffer de rire. Le spectacle qu'ils et elles donnent depuis ce coup de tête égomaniaque de "Manu" est tout à la fois risible et pathétique. Toujours à la recherche de la "solution" qui ménagera la chèvre et le chou, voila pas qu'ils proposent, par la voix inspirée de Pascal Holenweg, un ticket à trois...

Prolétaires, bourgeois, frontaliers: riez, riez à gorge déployée devant tant de vide et de prétention. L'électrice et l'électeur apprécieront...

Écrit par : Déblogueur | jeudi, 19 février 2009

Déblogueur, "le visqueux "Manu"... ce n'est pas très élégant. Vous préférez l'insipide Laurence Fehlmann-Rielle ?
Au-delà de ce genre de qualificatifs purement polémiques, pourriez-vous dire qui - que ce soit au PS ou au sein de n'importe quel autre parti politique - vous verriez prendre la tête du DIP ?
Charles Beer ayant largement fait preuve de son incompétence et de sa capacité de nuisance devrait être à la fois "sortant" et définitivement "sorti" de l'Exécutif.
En tant que simple citoyen réfléchissant de façon non partisane et uniquement soucieux de l'avenir de nos jeunes, je ne vois quant à moi que Manuel Tornare pour prendre la tête du DIP.

:o)

Écrit par : Blondesen | jeudi, 19 février 2009

Blondesen, vos opinions m'importent peu.

Je trouve 'Manu' visqueux, pompant, arrogant et imbu de lui-même. Ces qualités, il les partage néanmoins avec beaucoup de ses camarades de parti (et d'autres en l'occurrence), à sa décharge.

Deviser sur qui serait mieux que qui est parfaitement vain et, de surcroît, donne au PS une importance qu'il n'a pas.

C'est l'insondable vide du PS qui est affligeant.

Écrit par : Déblogueur | jeudi, 19 février 2009

... et vos opinions vous regardent, Déblogueur.
Je constate avec regret qu'elles ne font pas avancer les choses, alors que l'important à mes yeux - pour l'avenir de nos jeunes - est de trouver une personnalité apte à reprendre le DIP qui en a bien besoin, quelle qu'elle soit et de quelque horizon politique qu'elle vienne.
Une opinion constructive contre une opinion purement négative, en somme.

:o)

Écrit par : Blondesen | jeudi, 19 février 2009

Blondesen...

Je n'ai que faire de vos regrets... et de vos leçons. Je ferai mon choix électoral en temps utiles et, bien entendu, en fonction des candidats en lice. Par contre, je trouve ces agitations pré-électorales aussi amusantes que vides. Et, qui plus est, on a toujours les politiciens que l'on mérite.

Etant le père d'un certain nombre d'enfants, aujourd'hui adultes mais qui ont été scolarisés dans le secteur public, je pense pouvoir dire que ce qui compte beaucoup plus que l'incompétence d'un(e) conseiller(ère) d'Etat est la formation et la motivation des enseignants. Je crois sincèrement qu'à Genève, nous possédons un système plutôt bon même, bien sûr, il est perfectible.

Mais cela, c'est beaucoup plus terre à terre et moins facile que de commenter sententieusement, comme vous le faites, qui serait mieux que qui et pour faire quoi...

Écrit par : Déblogueur | jeudi, 19 février 2009

Il vaut mieux choisir la qualité plutôt que la quantité mais, hélas, comme ils ou elles sont tous et toutes mauvaises, il faut voter pour un autre parti ! Grace à Beer, Genève est toujours bon dernier à PISA ! Quel magnifique résultat peut afficher le "vieux beau" !

Écrit par : Octave Vairgebel | jeudi, 19 février 2009

Je commente toujours sentencieusement et avec un sérieux papal, c'est bien connu, en respectant pour le surplus l'orthographe apprise à l'école.

mdr!

:o)

Écrit par : Blondesen | jeudi, 19 février 2009

Sentencieusement, effectivement... Oups... Celle-ci m'avait échappé... Blondesen est mdr... moi je suis mdh...

Mais sur le fond, il ne donne vraiment rien de nouveau.

Écrit par : Deblogueur | jeudi, 19 février 2009

"je pense pouvoir dire que ce qui compte beaucoup plus que l'incompétence d'un(e) conseiller(ère) d'Etat est la formation et la motivation des enseignants."

Le problème est justement là. Si j'en crois certains échos, les réformes engagées, la politique menée à la baguette avec consultations bidons détériorent et la formation et la motivation des enseignants. L'incompétent actuel a pris une baffe avec l'initiative sur les notes. Il a la trouille d'en prendre une seconde avec la votation sur le CO. Les "conseils d'établissement" sont une farce sans nom, un gadget populiste. Qui va coûter cher en argent, en temps et en énergie.

Écrit par : Johann | jeudi, 19 février 2009

http://toutpasse.blog.tdg.ch/

il y est question du stade mais surtout du congrès socialiste de demain et lors duquel la décision des militants pourrait être prise sous l'emprise de la peur de perdre un siège.

pierre losio

Écrit par : pierre losio | vendredi, 20 février 2009

@pascal de "cause toujours"
la peur que j'évoque ne concerne que le fait de s'en remettre éventuellement à la "surface électorale" de M.Tornare. Quant à partir à trois c'est prendre aussi le risque qu'à l'arrivée du parcours, fin de l'automne, il y ait deux cousins et pas de cousine du tout.......ce qui ouvrirait une crise profonde dans votre parti, disent (menacent ?) les cousines.
Je ne donne pas de conseil ni de leçon......j'évoque.
J'apprécie beaucoup l'image des rentiers balzaciens, dangereusement précise et pleine de vitamines politiques.
bon congrès cher Pascal.

Écrit par : pierre losio | samedi, 21 février 2009

De nouveau on peut voir et témoigner les question de la qualité et de la quantité se heurtées. Et cette confrontation ne résulte qu’à cette dernière sentence, c’est bien compris...

Écrit par : Elizabeth - Online Payment | dimanche, 14 juin 2009

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