mardi, 06 janvier 2009

Bonne année… 2010 ?

Crise économique et financière, racket des fonds publics par les banques en déroute, dérèglements climatiques, Gaza, Afghanistan, Irak, Congo, Zimbabwe…

Bonne année… 2010 ?


Dans l'état actuel du monde, ce serait faire preuve d'un irréalisme absolu que souhaiter à des dizaines de millions de nos colocataires une " bonne année ". Leur souhaiter une année, entière, semble déjà optimiste. Mais nous ne serions pas socialistes si nous n'étions pas optimistes -au moins de cet " optimisme de la volonté " qui, tempéré par le " pessimisme de la raison ", nous convainc encore que toute action n'est pas vaine.

Ephéméridules

2009 commence comme 2008 a fini : mal. Et pour la suite ? Certes, il y aura la prise de fonction de Barack Obama, et la fin de la plus calamiteuse des administrations américaines depuis trois quarts de siècle. Mais pour le reste, et pour l'essentiel, qu'attendre de l'an 2009 du calendrier grégorien ? Passons sur deux événements bouleversifiants : la prestation par les membres de la Constituante genevoise d'un serment que personne ne leur a demandé de prêter, et les élections cantonales genevoise, dont pas grand monde n'attend grand chose, sinon qu'elles rétablissent un Grand Conseil un tant soit peu représentatif des choix électoraux et du rapport de force réel entre la gauche et la droite. Pour le reste, on notera la votation fédérale de février, sur l'élargissement à la Bulgarie et à la Roumanie des accords bilatéraux Suisse-Union européenne. Votation pour laquelle les zoophiles de l'UDC ont échangé sur leurs affiches les moutons noirs contre des corbeaux du même jais. Et puis, d'autres élections sont annoncées, notamment en Israël, où la campagne électorale a été déclenchée. En bombardant Gaza (et tout Gaza, pas seulement le Hamas : la population civile aussi, femmes et enfants compris) pour montrer aux électeurs qu'on est forts et déterminés. En donnant par la même occasion aux régimes " arabes " une nouvelle occasion de détourner l'attention de leurs propres peuples en les mobilisant contre un ennemi d'autant plus commode qu'il est lointain, et que la " rue arabe " en vitupérant Israël ne se dresse pas contre ses propres potentats… l'antisionisme, comme opium des peuples arabes : la recette est vieille de soixante ans, mais il semble bien que c'est dans les vieilles pipes que cet opium fasse le meilleur effet. Dans les rues " arabes " comme dans les urnes suisses, le bouc émissaire broute.

02:24 Publié dans voeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : genève, suisse, 2009 | |  Facebook | | | |

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