vendredi, 26 décembre 2008

L'internationalisme contre la globalisation

Groupons et demain, l'Internationa-a-a-a-le sera le genre humain...

1

Telle que nous la concevons, l'internationalisation est un processus de décision élargi à la participation de toutes les nations ; elle est donc également, dès lors que nous ne concevons de mode de décision que démocratique et respectueux de l'égalité des droits (entre les peuples, entre les individus, entre femmes et hommes...) une participation de tous les peuples et de toutes les parties constitutives de toutes les sociétés à la prise des décisions qui les concernent. Un tel processus n'est évidemment pas, en tant qu'il est réellement démocratique, dans la logique de la globalisation et de la mondialisation capitalistes, mais il est constitutif de celle du socialisme -dont il est même la condition.

2
Il n'y a pas de réponse nationale à la mondialisation capitaliste, pas plus qu'il n'y avait de réponse féodale à la révolution industrielle : le repli à l'intérieur des frontières, le retour au cloisonnement national, l'usage purement défensif, quand il n'est pas fétichiste, des instruments de l'Etat-nation, sont non seulement inefficaces, mais également, et au sens propre du terme, réactionnaires. La critique de la globalisation capitaliste ne doit pas nous faire oublier que le mouvement socialiste a toujours eu pour projet le dépassement des limites nationales, et a dès l'origine rendu hommage au caractère révolutionnaire du capitalisme.

3
Les termes en lesquels Karl Marx ou Rosa Luxemburg saluent l'effet de rupture de l'ordre ancien apporté par le capitalisme sont sans équivoque : " La Bourgeoisie a joué dans l'histoire un rôle essentiellement révolutionnaire "... Les principes fondateurs de la Première Internationale expriment la même reconnaissance à l'égard du rôle révolutionnaire joué par le capitalisme, et la même certitude que ce ne sera qu'à partir des acquis de la mondialisation capitaliste, et en les dépassant, non en les annulant, qu'un projet socialiste pourra voir le jour. Les résultats calamiteux des tentatives d'imposer le " socialisme dans un seul pays " (si grand soit-il) sont là pour dissiper tout doute à ce sujet : les Russes et les Chinois n'ont pas fini d'en payer les conséquences.

4
Même si, fondamentalement, le mouvement socialiste est fondé sur l'internationalisme, et sur l'exigence de la solidarité internationale, son pluralisme a permis l'expression en son sein ou à ses marges de conceptions dont le moins que l'on puisse écrire est qu'elles furent fort éloignées de ces exigences . Ces conceptions nationalistes, isolationnistes, conservatrices, perdurent. La mondialisation capitaliste leur a même redonné, en même temps qu'un vernis de " résistance ", des forces et une audience nouvelles -sans leur donner plus de pertinence qu'elles n'en eurent jamais. Nous avons à nous en défaire, et à les combattre.

5
A la globalisation et à la mondialisation capitalistes, nous n'avons pas à opposer l'enfermement national, pas plus que les socialistes du XIXème siècle n'opposaient à la révolution industrielle le retour aux institutions féodales, mais l'internationalisme et l'internationalisation, c'est-à-dire l'élargissement du processus de décision à l'ensemble des nations, et la généralisation à l'ensemble des personnes et des peuples des droits fondamentaux conquis (fût-ce partiellement et précairement) dans notre partie du monde -droits qu'il convient en outre de renforcer et d'élargir ici-même. C'est en tant qu'elle est négatrice de ces droits que nous combattons la globalisation capitaliste, et c'est pour élargir ces droits que nous y opposons notre propre internationalisme.

6
Et puis, enfin, soyons clairs : l'abolition du capitalisme socialisé entraînera une dégradation des conditions matérielles d'existence pour la majorité de la population de nos pays (cette majorité formée de la " classe moyenne " et de la " classe dirigeante "), mais elle est la condition du passage de la majorité de la population du monde, d'abord de la misère à la pauvreté, ensuite de la pauvreté à la couverture matérielle de l'exercice de tous les droits fondamentaux.

02:04 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (36) | Tags : mondialisation, internationalisme, protectionnisme | |  Facebook | | | |

Commentaires

Eh bien cher Pascal, mais nous sommes presque intégralement d'accord, et sur un sujet aussi fondamental, cela fait plaisir. D'autant que c'est en gros la thèse fondamentale de mon bouquin. Il y a juste un détail, mais il est de taille où nous divergeons, évidemment: les trois dernières lignes de votre premier paragraphe. Les seules au demeurant où vous abandonnez le terrain de l'analyse objective pour celui, nettement plus glissant, de l'à-priori idéologique.
Je ne vois pas en quoi l'existence d'une gouvernance mondiale démocratique serait incompatible avec le capitalisme. Je ne parle pas bien sûr du capitalisme financier actuel, grâce auquel les puissants et les hyperriches se rient des frontières et donc des lois du commun, qui restent malheureusement nationales, mais simplement d'une société disposant de règles claires pour encadrer un libre marché et une concurrence qui ont besoin de l'être et qui actuellement ne le sont pas.
Il est évident que toute tentative de réponse nationale à la surpuissance de la finance est vouée à l'échec. Mais le principe du socialisme, qu'il soit appliqué nationalement ou mondialement comporte à mon avis en lui-même les germes de l'échec. En ce sens que la solidarité est certes nécessaire, mais que l'intelligence et l'efficacité humaine s'expriment mieux, avec davantage d'efficacité et de pertinence lorsque l'individu peut exprimer sa créativité et ses ambitions. Pas sans contrôle, ni limite et pas dans n'importe quelle direction.
C'est dans ce contrôle et la définition des règles que la gouvernance mondiale démocratique doit intervenir. Mais elle ne doit surtout pas chercher à se substituer à l'initiative individuelle, ce qui pourrait être, à mon avis, une définition du socialisme. La nature humaine est ainsi faite, ce que Marx n'avait pas forcément pris en compte, que si on la rassure part trop, elle s'encroûte et va se contenter de bétonner ses acquis.
En résumé, nous sommes d'accord sur l'objectif principal: une gouvernance mondiale démocratique et équitable. Mais ensuite que celle-ci se contente de ramener l'échelle des revenus sur la planète à des limites acceptables (genre de 1 à 10 plutôt que de 1 à 10 000) et qu'elle laisse aux gens la bride sur le cou dans leurs choix quotidiens, professionnels notamment, sans vouloir forcément tout régenter comme le ferait obligatoirement un système socialiste dans lequel l'initiative vient d'en haut et est imposée par le haut, même si elle a été votée démocratiquement auparavant.

Écrit par : Philippe Souaille | vendredi, 26 décembre 2008

Je ne vois pas comment concilier l'internationalisme et l'Egalité, puisque l'internationalisme s'appuie sur les nations, et que certaines nations comptent plus d'individus que d'autres. Il faut forcément dire que la démocratie universelle est supranationale.

Écrit par : Rémi Mogenet | vendredi, 26 décembre 2008

50'000'000 de morts en Russie et 150'000'000 en Chine ne vous ont pas suffit pour comprendre que votre idéal est encore plus meurtrier que celui de l'infâme moustachu?

Un peu triste avec bientôt 100 ans de recul, non?

En fait c'est assez normal car lorsque Marx a écrit la capital, on s'éclarait encore à la bougie, ceux qui prônent encore sa théorie comme la solution ne peuvent qu'être plus éboulis qu'éclairés!!!!

Écrit par : JULES | vendredi, 26 décembre 2008

Et dire que sur ce forum, il y a un abruti qui prétend que la gauche est pour améliorer la vie et qu'elle est pour le changement ! Quel con !

Écrit par : Octave Vairgebel | vendredi, 26 décembre 2008

@ Jules

Ah bon? Communisme rime obligatoirement avec dictature? Prouvez-le moi!

@ Oscar

Le con, c'est vous, on en est tous conscients (sauf vous, bien sûr).

Écrit par : salut | vendredi, 26 décembre 2008

Effectivement M. Salut, la gauche est l'avenir ! Regardez dans quel état se trouve tous les pays qui ont été sous le joug du socialisme ! Si c'est ça votre avenir, vous pouvez vous le mettre où je pense ! Je pense que, dans votre état, vous admirez les grandes réalisations de Castro, de Mugabe, des anciens dictateurs de l'Est, de l'ex URSS (qui était socialiste), de la Corée du Nord, du Viet-Nam, de la Chine, des pays africains passés sous les régimes gauchos ! Par rapport aux régimes socialos-communistes, les nazis étaient des enfants de coeur ! Mais, je vous comprends car, lorsque l'on est éblouis par des dirigeants de régimes totalitaires, on ne se refait pas ! Je suppose que, à Noël, vous avet chanté "C'est la lutte finale" ! Salut Salut le gaucho fanatique ! Je vous souhaite une bonne et heureuse année dans votre paradis d'arriérés socialistes !

Écrit par : Octave Vairgebel | vendredi, 26 décembre 2008

"Ah bon? Communisme rime obligatoirement avec dictature? Prouvez-le moi!"

Tout les gouvernements communistes de l'histoire furent des dictatures.Sans exeptions.Il est évident que celà ne prouve pas que tout ceux qui se définissent comme des communistes surtout en Suisse ou autres pays occidentaux soient ostiles à la démocratie.Mais vu que le communisme est contraire à la nature humaine,celà mêne forcement à une issue plus qu'incertaine.

D.J

Écrit par : D.J | vendredi, 26 décembre 2008

Petit complément. La dictature communiste est bien réelle. Le goulag n'est pas une invention de la droite et le mur de Berlin a été construit pour empêcher les occidentaux de se rendre dans les paradis socialistes. La gauche, et particulièrement les socialistes, ont toujours admirés les dictateurs de l'Est. Ce n'est pas pour rien que le PS, sous la signature de son secrétaire genéral J.-P. Metral, adressait des messages de félicitations à Ceaucescu pour les 40 et 45 ans de la République Socialiste de Roumanie pour la féliciter des grands progrets réalisée grace au Socialisme ! On croit rêver ! Les relations étaient mêmes plus chaleureuses et amicales avec Honecker, président de la RDA et les visites ou invitations des responsables socialistes suisses étaient plus que fréquentes. Et dire qu'il y a, en Suisse, des citoyens qui approuvent sans sourciller ces conneries !

Écrit par : Octave Vairgebel | vendredi, 26 décembre 2008

Allons-allons-allons, Messieurs, du calme je vous prie !
Peut-on encore débattre des mérites du socialisme ?

(citation des années "Staline")

- Que fait le capitalisme ?
- Il court à sa perte.
- Que fait le socialisme ?
- Il dépasse le capitalisme.

:o)

Écrit par : Blondesen | vendredi, 26 décembre 2008

Petit rappel en passant : le billet que vous commentez évoquait l'internationalisme. Dont le stalinisme, le "communisme" soviétique, ses avatars chinois, albanais, cubain, coréen, et toutes les formes possibles, impossibles, imaginables et inimaginables de "socialisme dans un seul pays" sont l'antithèse absolue...

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 26 décembre 2008

Citation :"Le socialisme est au bord du gouffre, alors, pour s'en sortir, une seule solution : En avant !!"

Écrit par : Octave Vairgebel | vendredi, 26 décembre 2008

"...elle est la condition du passage de la majorité de la population du monde, d'abord de la misère à la pauvreté, ensuite de la pauvreté à la couverture matérielle de l'exercice de tous les droits fondamentaux."

Mais mon bon Monsieur, il faudra vous carrer dans le tronc qu'on s'en fout "du passage de la majorité de la population du monde, d'abord de la misère à la pauvreté, ensuite de la pauvreté à la couverture matérielle de l'exercice de tous les droits fondamentaux".

D’ailleurs, il n’y a que les angéliques pour croire que les tiers mondains vont se satisfaire de la « la couverture matérielle de l'exercice de tous les droits fondamentaux », c’est bien autre chose, qu’ils ont vu à la télé, qui est à l’origine de leurs concupiscentes frustrations comme de leurs intrépides croisières méditerranéennes et atlantiques.

Elles ne seront jamais satisfaites, ces frustrations. Ce qu’il faut savoir à ce stade du développement de la planète, c’est qu'il y a des pays qui sont condamnés à ne jamais s'en sortir. Ceux qui ont vocation à s'en sortir, s'en sont sortis au cours de la seconde moitié du XXe siècle. C’était la dernière qui sonnait. Les autres continuent et continueront de végéter.

Pour une raison très simple que vous devriez absolument comprendre, disons essayer de comprendre, c’est que les pays foireux d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, sont l’expression de leurs peuples foireux et de rien d’autre.

J’entends d’ici l’objection et, paradoxalement, elle confirme ma thèse.

On me dit : « - Ah mais, ces peuples que vous appelez foireux ont, au cours des siècles, subi ceci, et cela, et ceci et cela… » Mais justement ! S’ils ont subi ceci, et cela, et ceci et cela, c’est précisément parce que c’étaient déjà des peuples foireux ! Et ils le restent ! Ca ne sert à rien de ramer contre les vagues.

Croyez-moi, l’existentialisme, c’était certes absolument nécessaire pour remplacer l’inepte mythe du bon sauvage, dans le dogmatisme de gauche, mais si vous voulez vraiment comprendre quelque chose au monde qui vous entoure, recourez, sans rien dire à personne, au bon vieil essentialisme des familles.

Vous verrez alors combien tant de choses qui paraissent inexplicables deviennent subitement lumineuses.

Écrit par : Scipion | vendredi, 26 décembre 2008

« Eh bien cher Pascal, mais nous sommes presque intégralement d'accord »

Elle est mimi tout plein la convergence du radical et du Bolcho… Elle préfigure les temps futurs comme un chromo « loup et agneau » des Témoins de Jéhovah.

« En résumé, nous sommes d'accord sur l'objectif principal: une gouvernance mondiale démocratique et équitable… »

C’est bien là l’essentiel. Ils partagent l’objectif principal de confier le destin de la planète à une majorité de primitifs, d’ignorants et de traîne-patins apathiques, afin qu’elle puisse dicter ses quatre volontés à une petite minorité de peuples inventifs, ingénieux, entreprenants et bosseurs qui, en plus, devront fournir les capitaux.

C’est une version postindustrielle du fameux « Donne-moi ta montre, je te dirai l’heure ».

Mais je ne me fais aucun souci, rien que les Russes, les Chinois et les Japonais, comment qu’ils vont les envoyer bouler vos rêveries maçonnico-altermondialistes. Comme chefs d’Etat, pour souscrire, on ne voit guère que des issus du tiers monde comme Obama, Morales, Mugabe, Chavez, Kim Jong-il, Ortega et un Castro s’il en reste…

Écrit par : Scipion | vendredi, 26 décembre 2008

"Communisme rime obligatoirement avec dictature? Prouvez-le moi!"

Le communisme va contre la nature humaine, donc il est obligé de contraindre par la force ceux qui réticent à l'édification du paradis sur terre.

Par ailleurs, comme il entend bouleverser la société et la reconstruire en application d'un dogme infrangible, il a des réponses toutes faites pour tous les problèmes, et il ne saurait tolérer une opposition qui ne serait qu'un obstacle insupportable à l'édification du paradis sur terre, sus-mentionné.

Écrit par : Scipion | vendredi, 26 décembre 2008

Qui est ce Scipion morigénant et raciste? Freysinger ou Nidegger?!

Écrit par : jmo | vendredi, 26 décembre 2008

Il y a un truc (et aussi beaucoup d'autres) que Scipion n'a pas bien compris, c'est que l'histoire avance et que les peuples qui l'écrivent en tête ne sont de loin pas toujours les mêmes. Pour mémoire, les ancêtres des égyptiens, des irakiens, des chinois, des arabes du Yémen, des hindous, parmi beaucoup d'autres ont, à des époques diverses, éclairé le monde de leurs lumières.
La roue tourne. Et à ce qu'il parait, l'Occident est bel et bien en train de perdre sa place de leader. la décadence Romaine a pris trois siècles, n'en déplaise à Scipion, il est plus que probable que la nôtre soit nettement plus accélérée. Maintenant on peut tenter de profiter de ce qui nous reste de puissance et d'autorité morale pour essayer de construire un monde global équitable, avec nos partenaires émergents, ou se réfugier dans le nihilisme incendiaire d'un facho pur jus qui oublie qu'aux temps de Scipion (et d'Hannibal), le peuple helvète était en gros un ramassis de barbares, dont les descriptions carthaginoises, lors de la traversée des Alpes, donnent une image assez proche de celle de "primitifs, d'ignorants et de traîne patins" pour citer ses propres termes.

Écrit par : Philippe Souaille | vendredi, 26 décembre 2008

Cher Pascal Holenweg, dans votre texte, le mot "impérialisme" n'apparaît pas une seule fois. Est-ce à dire que vous ne reconnaissez pas l'existence de l'impérialisme? Or, la dite mondialisation ne serait-elle pas une nouvelle forme de cette réalité bien ancienne qu'est l'impérialisme?

Écrit par : Jean-Baptiste Blanc | vendredi, 26 décembre 2008

"confier le destin de la planète à une majorité de primitifs, d’ignorants et de traîne-patins apathiques, afin qu’elle puisse dicter ses quatre volontés à une petite minorité de peuples inventifs, ingénieux, entreprenants et bosseurs qui, en plus, devront fournir les capitaux."

Quelle différence avec la démocratie? La majorité décide pour la minorité non?

"l ne saurait tolérer une opposition qui ne serait qu'un obstacle insupportable à l'édification du paradis sur terre, sus-mentionné."

Pourquoi il ne pourrait pas y avoir une opposition minoritaire? Si la majorité est communiste, la démocratie garantira le maintien du communisme. Tout est une question de majorité.

Mais en fait, vous pensez qu'il est impossible qu'une majorité de personnes dans une société données soit communiste. Sans justifier nullement cette opinion.

Vous n'avez donc rien prouvé.

Écrit par : salut | vendredi, 26 décembre 2008

C'est marrant, Oskar, vous ne comprenez vraiment rien.

Qu'il y ait eu des dictatures communistes, que les pays gérés par les soviétiques et leurs alliés étaient mal gérés etc, je ne le nie pas.

Ce que je voudrais qu'on me prouve, c'est qu'un système communiste est forcément une dictature.

C'est ce qu'a affirmé Jules, puis Scipion et DJ et vous aussi.

Petite indication: me lister tous les régimes dictatoriaux communistes du 20è siècle ne sera pas considéré comme une preuve.

Écrit par : salut | vendredi, 26 décembre 2008

Surtout que dans la liste, on oubliera probablement le plus ancien de tous ces régimes "communistes" : le Vatican. Pas de propriété privée, pas de liberté de conscience, pas de libertés religieuses, pas de liberté de la presse, une police de la pensée (unique) et un Chef suprême, vénéré et infaillible...
D'accord, y'a pas de camps de travail, mais c'est uniquement faute de place.

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 26 décembre 2008

pouf ! pouf ! Pascal Holenweg a tout à fait raison avec ce dernier commentaire.
La formule "homo homini lupus" est même antérieure au Vatican et au pouvoir de la Rome catholique.
Les problèmes de camps étaient par ailleurs aisément résolus à l'aide de bûchers.

:o)

Écrit par : Blondesen | vendredi, 26 décembre 2008

Tout à fait, et d'ailleurs, personne ne dit que toute religion est forcément totalitaire, alors que les exemples abondent..

Écrit par : salut | vendredi, 26 décembre 2008

Il y a pourtant des religions non totalitaires, mais elles sont sans Dieu unique, voire sans dieu tout court (si j'ose dire); à vrai dire, il s'agit plutôt de philosophies (le taoïsme, par exemple). Les religions monothéistes, elles, sont forcément totalitaires, puisqu'elles affirment un Dieu tout-puissant, omniscient, omniprésent, en plus d'être éternel -ce qui déjà suffirait à le rendre insupportable.
En revanche, tous les totalitarisme finissent par être religieux, même quand ils sont (ou se disent) athées...

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 26 décembre 2008

On peut très bien imaginer une religion monothéiste non-prosélytique, et donc non totalitaire..

Écrit par : salut | vendredi, 26 décembre 2008

Me fait bien rire moi, ce genre de connerie ! La globalisation c'est le capitalisme sans les règles, et l'Internationale c'est les règles à outrance du Communisme ! Bref, les deux sont invivable donc caduc ! Et vous êtes un extrêmiste de gauche, et l'extrêmisme c'est la dictature ! Globalisation et Internationale doivent être banis ! Point barre ! au fait vous n'avez jamais songer à demander l'asile politique à la corée du Nord ? là-bas ils appliquent votre politique !! Bon voyage !

Écrit par : steeve | vendredi, 26 décembre 2008

La Corée du Nord, internationaliste ? Pour une bonne nouvelle, c'est une bonne nouvelle. Un vrai cadeau de Noël pour les millions de nord-Coréens enfermés dans le royaume de Kim-Ubu...

Écrit par : Pascal Holenweg | vendredi, 26 décembre 2008

« Il y a un truc (et aussi beaucoup d'autres) que Scipion n'a pas bien compris... »

C’est ce que vous croyez.

« … c'est que l'histoire avance et que les peuples qui l'écrivent en tête ne sont de loin pas toujours les mêmes. »

Vous ne m’apprenez rien. Ma première lecture du « Déclin de l’Occident » remonte à une bonne trentaine d’années.

« Pour mémoire, les ancêtres des égyptiens, des irakiens, des chinois, des arabes du Yémen, des hindous, parmi beaucoup d'autres ont, à des époques diverses, éclairé le monde de leurs lumières. »

Vous êtes en plein anachronisme. Vous confondez les peuples avec les habitants des territoires. La civilisation des pyramides, les Sumériens, les gens de l’Indus n’ont rien à voir avec les occupants actuels des terres correspondantes

Ceux qui, en ces temps-là, éclairaient « le monde de leurs lumières » ont été submergés par des immigrés – déjà ! – qui sont, par conséquent, à l’origine de régressions phénoménales. Les Chinois, eux, sont restés Chinois, malgré les millénaires, malgré la révolution communiste, puis la révolution culturelle, ils ont conservé leur identité et ils sont toujours là. Et bien là !

« La roue tourne. Et à ce qu'il parait, l'Occident est bel et bien en train de perdre sa place de leader. »

Vous ne devriez pas vous en réjouir parce que cela affecte également, et peut-être prioritairement, les âneries qui vous sont chères, comme le droit de l’hommisme, la tolérance de l’intolérable, l’égalitarisme, l’universalisme et autres foutaises nées des divagations des petits marquis qu’on appelle, par dérision sans doute, les Lumières. L’une des grandes forces des peuples qui menacent de nous supplanter est précisément de s’asseoir sur vos suicidaires « valeurs ».

« …la décadence Romaine a pris trois siècles, n'en déplaise à Scipion, il est plus que probable que la nôtre soit nettement plus accélérée. »

Ben c’est-à-dire que la nôtre, comme vous dites, a commencé au XVIIIe siècle, avec les petits marquis susmentionnés, mais ce n’est que depuis une vingtaine d’années que leurs billevesées tournent à plein régime.

« Maintenant on peut tenter de profiter de ce qui nous reste de puissance et d'autorité morale pour essayer de construire un monde global équitable, avec nos partenaires émergents… »

Il n’y a que les jobards tragiques comme vous pour croire qu’ils se contenteront de la moitié que vous leur offrirez, alors qu’ils pressentent déjà qu’ils auront la totalité s’ils se donnent seulement la peine de se servir… Je note, en outre, que vous parlez de « partenaires émergents », mais que vous ne dites rien de ceux qui n’émergent pas du tout

« … ou se réfugier dans le nihilisme incendiaire d'un facho pur jus… »

Commencez donc par prendre conscience de la valeur de la civilisation dont vous êtes issu, avant de parler de nihilisme. Et pour ce qui est du facho pur jus*, je préfère sa rude lucidité aux creuses songeries de l’utopiste béat que vous êtes.

« …qui oublie qu'aux temps de Scipion (et d'Hannibal), le peuple helvète était en gros un ramassis de barbares, dont les descriptions carthaginoises**, lors de la traversée des Alpes, donnent une image assez proche de celle de "primitifs, d'ignorants et de traîne patins" pour citer ses propres termes. »

Ca m’ennuie de vous le dire, mais pour se vautrer dans des cliché pareils, il ne faut plus rien avoir lu sur le sujet depuis cinquante ans. Au moins. Et s’agissant des indigènes, ceux que le Maghrébin Hannibal pourrait avoir côtoyé, il s’agissait alors des Allobroges et non des Helvètes.

* Pour ma gouverne, dans votre Top 10 des nauséabonderies contemporaines, « facho pur jus » se situe au-dessus de « nazillon » ? Ou au-dessous ?

** Vous les avez trouvées dans la « Correspondance intime d’Hannibal », par Denis Vrain-Lucas ?

Écrit par : Scipion | samedi, 27 décembre 2008

"Pourquoi il ne pourrait pas y avoir une opposition minoritaire? Si la majorité est communiste, la démocratie garantira le maintien du communisme. Tout est une question de majorité."

Ah mais bien sûr, si vous parlez d'une opposition de façade, comme il y avait en Pologne, c'est-à-dire contrôlée par la majorité, c'est tout à fait possible. A l'opposé, laisser agir une minorité, c'est prendre le risque qu'elle devienne majoritaire.

"Mais en fait, vous pensez qu'il est impossible qu'une majorité de personnes dans une société données soit communiste. Sans justifier nullement cette opinion."

Si, si, mais vous n'avez pas compris. Le communisme va contre la nature humaine. Et doublement ! Il va contre les affinités naturelles de l'homme et il postule que l'homme peut se gouverner selon sa raison. En outre, je vous le répète, comme la doctrine à des explications et des solutions pour tous les problèmes, elle ne peut être soumise aux aléas du vote libre.

"Vous n'avez donc rien prouvé."

Je ne veux rien prouver du tout. Il me suffit de constater que toutes les expériences communistes passées ont basculé dans le totalitarisme et de savoir que toutes les expériences communistes du futur basculeront dans le totalitarisme.

Ce que je ne crains pas, parce que, sous nos latitudes, les révolutionnaires marxistes n'ont plus rien de crédible à offrir aux masses populaires, aux classes laborieuses et aux damnés de la terre, sinon une solidarité forcée avec le tiers monde qui, en terme de niveau de vie, les raméneraient près de cent ans en arrière.

Écrit par : Scipion | samedi, 27 décembre 2008

"...tous les totalitarisme finissent par être religieux, même quand ils sont (ou se disent) athées...", écrit François Holenweg, avec qui je suis pour une fois d'accord.

On le vérifie tous les jours avec le droit de l'hommisme et l'antiracisme. Jean-François Revel avait vu venir le phénomène de loin, puisqu'en 1992, il écrivait déjà : « On se demande souvent quelle idéologie va remplacer le socialisme. Mais elle est déjà là sous nos yeux : c’est l’anti-racisme.»

Écrit par : Scipion | samedi, 27 décembre 2008

"Ce que je voudrais qu'on me prouve, c'est qu'un système communiste est forcément une dictature.

C'est ce qu'a affirmé Jules, puis Scipion et DJ et vous aussi.

Petite indication: me lister tous les régimes dictatoriaux communistes du 20è siècle ne sera pas considéré comme une preuve."

On ne peut pas lister des régimes communistes non dictatoriaux,puisuqu'ils n'ont jamais existés.Jusqu'à présent ils ont été forcément que des dictatures.

D.J

Écrit par : D.J | samedi, 27 décembre 2008

Je ne sais pas si un système communiste est forcément une dictature, mais j'ai tendance à le croire. Même dans les structures communistes "naturelles" que j'ai visité, comme les tribus kanakes dans lesquelles la propriété des biens est par principe collective, le poids de la tradition est extrêmement oppressant. Tant que les membres de la tribu vivent de cueillette dans ce pays de cocagne qu'est la Nouvelle Calédonie, tout va à peu près bien. Mais à partir du moment où certains se mettent à travailler à l'extérieur, ceux qui travaillent plus veulent pouvoir profiter du fait qu'ils gagnent plus... et ça coince.
C'est un peu basique, mais pas davantage qu'une description du capitalisme se limitant à "la loi du plus fort dans la jungle financière". C'est pourquoi la solution médiane me paraît plus opportune: une régulation permettant la stimulation et la concurrence, mais empêchant les excès de celles ci.
Et pour ce qui est de la dictature, je me souviens d'une conversation que j'eus à 15 ans, alors que je militais à la Ligue Communiste, avec mon père, qui lui aussi avait été trotskyste avant guerre.
Comme il m'alertait sur les bas-côtés peu reluisants de la politique, je défendis mes convictions
- "Oui mais Alain Krivine, c'est un pur, il y croit vraiment".
Sa réponse m'habite encore et sous-tend ma pensée:
- "Oui, et ce sont les pires, car ils sont tellement persuadés que leurs théories sont juste et vraies que lorsqu'ils vont se retrouver au manche (nr: avec le pouvoir en mains, mon père était pilote...), comme malheureusement la réalité ne colle pas avec leurs théories, ils vont chercher à tordre la réalité pour la faire correspondre à leur vérité intime. Et c'est là qu'on débouche sur des milliers, voire des millions de morts".
Sa remarque était évidemment valable pour les extrêmes, quels qu'ils soient, de gauche ou de droite, verts, religieux ou autres...

Écrit par : Philippe Souaille | dimanche, 28 décembre 2008

"...à 15 ans, alors que je militais à la Ligue Communiste..."

Je m'étais toujours demandé comment, en étant radical, on pouvait faire son trou dans la création à la TSR... Vous venez de m'apporter la réponse, M. Souaille.

Et je comprends mieux du même coup l'utilisation de termes et expressions du type "nazillon" et "pur facho".

Contrairement à ce que je pensais, ce n'est pas quai Ernest-Ansermet que vous avalez des couleuvres, c'est au parti :o)

Écrit par : Scipion | lundi, 29 décembre 2008

Vous n'écoutez pas ce que disent ou racontent les gens Scipion. Vous êtes juste braqués sur vos théories à deux balles. La parfaite définition de ce ce que j'expliquais ci-dessus sur les théoriciens dangereux, parce que figés une fois pour toutes sur leurs convictions.
Le fait que l'on puisse évoluer, grandir, apprendre, vous est totalement étranger, parce que vous n'avez qu'une seule idée fixe: votre supériorité ethnique et celle de vos semblables, qui sont heureusement de plus en plus rares.
Le peu qu'il en reste va surtout devenir de plus en plus con, et donc finir par s'auto-éliminer. Car comme vous devriez le savoir, les mélanges et l'exogamie stimulent la créativité bien davantage que la consanguinité. Je vous souhaite une point trop mauvaise fin d'Empire, Scipion, et encore, même cela je ne nuis pas certain que vous le méritiez.
Je ne vous répondrai plus à l'avenir, c'est peine perdue.

Écrit par : Philippe Souaille | jeudi, 01 janvier 2009

"Vous n'écoutez pas ce que disent ou racontent les gens Scipion..."

Si, si, j'avais compris, mais voyez-vous, on ne peut pas avoir été trotzkyste sans que ça laisse des traces, même sans la pureté de Krivine.

"...les mélanges et l'exogamie stimulent la créativité bien davantage que la consanguinité."

Effectivement, il n'y a qu'à voir ce que cela donne au Bélize, au Guatemala, au Paraguay, en Equateur, en Haïti, et autres hauts lieux du métissage :o)

"Je ne vous répondrai plus à l'avenir..."

Judicieuse décision, vous n'avez aucune chance de l'emporter, puisque vous avez contre vous, à la fois l'histoire et l'actualité de tous les jours.

Écrit par : Scipion | jeudi, 01 janvier 2009

P.S. - Je voudrais ajouter qu'en matière de stimulation de la créativité par le métissage, la fausse fiction et vrai documentaire "Entre les murs" nous offre un exemple tout à fait probant :o)

Écrit par : Scipion | jeudi, 01 janvier 2009

Scipion@ une des caratéristiques les plus choquantes de ce que certains appelleraient peut-être la socio-psychologie, c'est la totale confusion entre subjectivisme et objectivisme. Souaille a épousé une négresse, et depuis il milite pour le métissage des civilisations.
C'est tout de même assez grossier. Mais chacun dépense ses énergies comme il veut. Dans les blogs, c'est acratopège.

Écrit par : Géo | samedi, 03 janvier 2009

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