mercredi, 17 décembre 2008

Europe : La Suisse rame…

Le Conseil fédéral à Bruxelles, ou à Canossa ?

Drôles de rois mages, drôle de Bethléem: presque la moitié du gouvernement helvétique s'est rendue hier à Bruxelles. Conduite par le président de la Confédération Couchepin, accompagné du ministre des Finances Merz et de la ministre de la Justice Widmer-Schlumpf, la délégation suisse a dû se fendre d'explications circonstanciées sur les lenteurs, les prudences avec lesquelles, et les contradictions dans lesquelles, la Suisse " gérait " ses relations avec une Union Européenne dont elle n'est pas membre, mais dont elle finit par appliquer toutes les décisions, sans jamais avoir pu prendre part à leur élaboration. 
 
Il était un petit naviiiire...

La situation de la Suisse, par rapport à l'Europe, n'est pas tragique. Elle est seulement parfaitement ridicule. L'un des chantres de l'europhobie et de l'isolationnisme n'est pas élu au gouvernement fédéral depuis une semaine, que trois de ses collègues, dont le Président de la Confe, se rendent à Bruxelles pour tenter de convaincre les Européens que, non, la Suisse ne peut pas faire mieux, ni plus vite, pour normaliser sa fiscalité et éviter que certains de ces cantons se transforment en vulgaires paradis fiscaux, que, non, la réforme de la fiscalité des entreprises concoctée par la majorité gouvernementale de droite n'est pas destinée à piquer des entreprises aux Etats membres de l'Union européenne en accordant de nouveaux cadeaux fiscaux,  que, oui, elle est bien décidée à abolir les sociétés " boîte aux lettres " et à réformer la législation sur les holdings et les sociétés mixtes, et que, oui, le gouvernement est fermement décidé à engager tout son poids dans la bataille pour la reconduction et l'élargissement des " bilatérales " et de la " libre circulation ". Ce cirque est lassant, à force d'être répétitif. Faute d'avoir le courage de " faire le pas " d'une véritable demande d'adhésion, la Suisse se condamne elle-même à figurer dans une mauvaise marine dans le rôle du petit canot accroché à un gros bateau, les passagers du petit canot ne pouvant que tenter de rester accrocher au gros bateau sans jamais pouvoir participer ni au choix ni de la route à suivre, ni à celui de la vitesse de navigation, ni même à celui des passagers du navire. On a l'air fins, tiens, dans notre youyou, à attendre le bon vouloir de l'équipage du paquebot qui nous traîne... tant qu'il n'a pas décidé d'en finir, c'est-à-dire tant que l'Union européenne n'aura pas décidé de cesser de négocier des accords bilatéraux sur mesure pour la Suisse.

02:28 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : europe | |  Facebook | | | |

Commentaires

Et la conclusion est?...

Écrit par : Y-Diot | mercredi, 17 décembre 2008

Je pense que tout le monde attend que l'Europe adhère à la Suisse. Ce qui, dans la situation critique que nous vivons, ne va sans doute pas tarder. L'Europe — cette belle idée, mais dépassée — va d'ailleurs écoper grave (Grèce, Espagne, France…). Il ne s'agit que d'une question de temps.

Écrit par : jmo | mercredi, 17 décembre 2008

"On a l'air fins, tiens, dans notre youyou, à attendre le bon vouloir de l'équipage du paquebot qui nous traîne..."

Ne nous dites pas que vous souhaitez que la Suisse ait l'air intelligente on ne vous croirait pas...

Et dites-vous que d'être traîné par le "Titanic" nous permettra d'affronter le naufrage à venir, dans de bien meilleures conditions :o)

P.S - On rame ou on nous traîne ? Faudrait choisir, autrement ça fait confusion mentale...

Écrit par : Scipion | mercredi, 17 décembre 2008

Tiens un homme de "gauche" qui veut que son pays adhère à l'empire. Moi qui croyait que la gauche était fondamentalement anti-impérialiste...

Quant à participer et au poids de la Suisse dans une UE à 28 pays... encore moins d'influence qu'Obwald au niveau CH! Par contre pour payer... ce serait du niveau de Genève...

Écrit par : Johann | mercredi, 17 décembre 2008

"Moi qui croyait que la gauche était fondamentalement anti-impérialiste..."

C'est-à-dire qu'"ils" espèrent qu'un jour une Union - qu'ils disent - européenne de gauche nous imposera des trucs dont le peuple suisse ne voudrait à aucun prix !

Il m'a fallu quelques années pour le comprendre, après avoir éprouvé un étonnement semblable au vôtre...

Écrit par : Scipion | mercredi, 17 décembre 2008

La demande d'adhésion serait ridicule car les "27" attendent que ça pour se renflouer. N'oublions pas que l'UE est composée de 27 états en faillite !

Écrit par : Octave Vairgebel | mercredi, 17 décembre 2008

Eh bien eh bien, Johann, il me semblait bien que l'extrême-gauche altermondialiste rejoignait l'extrême-droite sur le refus de partager avec les autres dès lors qu'ils sont au sud, ou hors des frontières nationales.
Oui, si la Suisse rentrait dans l'UE, il lui faudrait contribuer. Mais elle le fait déjà, pour avoir accès au marché et aux avantages concommittants. Et elle recevrait également.
En tant qu'Européen convaincu, je ne peux que partager l'analyse d'Hollenweg. En précisant que la démarche doit être double: la Suisse doit intégrer l'UE et l'UE doit acquérir davantage de démocratie ainsi que les principes de subsidiarité qui font notre force.

Écrit par : Philippe Souaille | mercredi, 17 décembre 2008

"l'UE doit acquérir davantage de démocratie "

Un empire n'est jamais démocratique. Encore votre utopie. C'est déjà un premier pas de reconnaître que l'UE n'est pas démocratique. Cf l'Irlande.

Pour la Suisse, ce serait l'enterrement de la démocratie directe, les traités et tout ce qui viendra derrière primant sur les lois nationales ou cantonales.

Quant au Sud, l'empire se construit justement contre le Sud, pour mieux le piller. C'est une machine de guerre économique et anti-démocratique.

Quant au PS, cela fait longtemps qu'il n'a plus rien de socialiste, si ce n'est l'étiquette, qui est une tromperie sur la qualité de la marchandise.

Et enfin, c'est ça le problème des gens qui ont la double nationalité: leur loyauté peut et doit être mise en doute.

La seule bonne chose faite par l'UE, c'est qu'un citoyen de l'UE ne peut avoir qu'un seul passeport.

Je me demande du reste ce qu'attendent l'UDC et le MCG pour faire cette proposition qui aurait certainement plus de chance de passer que la précédente initiative sur la naturalisation par les urnes. A bon entendeur.

Écrit par : Johann | mercredi, 17 décembre 2008

Là, Philippe Souaille, vous rêvez ! L'UE ne sera jamais une démocratie semblable à la nôtre ! Tant que chaque petit président ou roitelet désire fairer passer son pays en premier, ce n'est pas demain la veille que la démocratie fera son entrée dans ce conglomérat de pays en faillites ! Du reste le peuple suisse l'a bien compris puisque, à chaque votation, le nombre d'oposants ne cesse d'augmenter ! Si les peuples des 27 pays composant l'UE avaient eus la possibilité de voter, comme nous, il est certain que l'UE n'existerait pas. Les peuples n'ont rien eus à dire, c'est uniquement leurs dirigeants qui ont décidés pour eux ! Elle est belle la démocratie façon UE !

Écrit par : Octave Vairgebel | mercredi, 17 décembre 2008

On voit que Noël approche, je suis TOTALEMENT d'accord avec Octave ... comme quoi tout arrive ...

Écrit par : Djinius | mercredi, 17 décembre 2008

Johann, depuis quand l'UE empêche-t-elle la plurinationalité ? J'ai effectivement un passeport européen et un passeport suisse et nous sommes au bas mot quelques centaines de milliers dans ce cas. Plus quelques millions d'européens qui ont un passeport de l'UE et un ou plusieurs autres, de différents pays.
Quand à reprendre la terminologie de l'Empire, c'est vraiment n'importe quoi. L'UE n'est pas un empire, c'est un assemblage complexe de plusieurs pays, sans centre clairement identifié, qui se sont rassemblés de manière volontaire et dont pas un seul n'a été conquis par les armes.
Si les dirigeants nationaux évitaient d'accuser l'Europe d'être responsables de tous leurs problèmes alors qu'ils savent pertinemment que ce n'est pas le cas, les peuples seraient certainement plus convaincus. L'UE a plus fait pour faire avancer la cause de la démocratie dans le monde que n'importe quel autre organisme et institution. Certes une démocratie qui n'est pas (encore) calquée sur le modèle suisse, mais il faut laisser du temps au temps.
Et Johann vraiment vous me décevez, la seule vraie raison pour laquelle la Suisse n'est pas rentrée dans l'UE c'est pour pouvoir continuer d'abriter ces superfortunes offshores que vous ne cessez de conspuer. Alors un peu de logique avec vous même ne ferait pas de mal.
Accessoirement l'UE n'est pas une machine dirigée contre le sud, très loin de là. Même si elle préserve ses intérêts. Tôt ou tard elle s'ouvrira et déjà actuellement l'UE est le marché le plus ouvert aux produits du sud que l'on puisse trouver dans le monde.

Écrit par : Philippe Souaille | mercredi, 17 décembre 2008

"Et Johann vraiment vous me décevez, la seule vraie raison pour laquelle la Suisse n'est pas rentrée dans l'UE c'est pour pouvoir continuer d'abriter ces superfortunes offshores que vous ne cessez de conspuer."

Affirmation totalement gratuire qui vous discrédite.

Vous pensez que chaque personne qui a voté 'non' lors de la votation sur l'EEE en 2000 avait une histoire de super fortune offshore derrière la tête ??? En ce qui me concerne, j'ai voté nom, car j'estimais - et j'estime toujours - que les structure "démocratiques" de l'europe sont a des années lumière de celles de la suisse ! Oui, vous savez, l'europe, ou l'exécutif établis des lois et ou le parlement a un pouvoir presque consultatif ...

Écrit par : Djinius | mercredi, 17 décembre 2008

"l'EEE en 2000"

rahhh, je voulais dire 1992 ...

Écrit par : Djinius | mercredi, 17 décembre 2008

Vous raisonnez bas de gamme, Djinius. Il n'y a pas eu besoin que chacun des votants se soit senti concerné par la défense des intérêts du secret bancaire. Il a suffi qu'un nombre décisif de personnes, disposant de relais de communications et de moyens puissants fassent pencher la balance.
Croyez-vous que la Suisse ait toujours été cette démocratie merveilleuse ? Bien sûr que non. Par ailleurs cette Suisse démocratique moderne est née de manière fort peu démocratique, voire violente. Après il y a l'histoire. On peut choisir de regarder passer le train, ou de monter dedans.
Enfin, c'est très exactement cette magnifique démocratie helvétique qui fait que la Suisse est vis-à-vis du Sud et des forçats de la faim, un pays forteresse bien davantage que la si peu démocratique UE. Alors chacun ses priorités.

Écrit par : Philippe Souaille | mercredi, 17 décembre 2008

"la Suisse doit intégrer l'UE et l'UE doit acquérir davantage de démocratie..."

C'est merveilleux ces deux doi(g)t(s) de songeries angéliques !

L'Europe n'est pas démocratique, et elle ne peut pas l'être. Pour avancer, dans le sens voulu par le Politburo - et dans aucun autre -, elle doit contraindre ceux qui ne souhaitent pas avancer. On attend avec impatience de connaître les grands axes du chantage qui sera exercé sur le peuple irlandais dès le début de l'an prochain.


Et l'Europe n'existe pas doublement pas.

Elle n’existe pas, parce qu’elle n'a pas d'identité. Il lui est interdit d’être fière d’elle-même. Elle n’a pas le droit de se proclamer continent de Shakespeare-Rembrandt-Nietzsche-Mozart-Palladio, parce que ce serait humilier et exclure, implicitement, les traîne-patins qui occupent les quatre cinquièmes de la planète et qui n’ont rien, même de vaguement approchant, à mettre dans leur plateau de la balance…

Quant à la religion des droits de l'homme que d'aucuns considèrent comme la Foi insurpassable d'une Dixième Croisade, son enracinement hors des chapelles non gouvernementales spécialisées, laisse franchement à désirer, pour ne rien dire de son aspect purement décoratif dans la plupart des sphères gouvernementales des pays du continent.

La deuxième raison de l’inexistence de l’Europe tient dans son refus désespéré d’avoir un ennemi. On ne peut pas demander à de flasques mollassons de type Barroso ou Prodi de méditer les fortes paroles de Michael Dibdin, dans "Lagune morte" :

"On ne peut avoir de vrais amis si on n'a de vrais ennemis. A moins de haïr ce qu'on n'est pas, il n'est pas possible d'aimer ce qu'on est. Voilà des réalités très anciennes que nous sommes en train de redécouvrir avec douleur après plus d'un siècle de sentimentalité. Ceux qui les nient, nient leur famille, leur héritage, leur culture, les droits qu'ils acquièrent en naissant, et jusqu'à leur moi."

Alors, il ne nous reste plus qu’à attendre l’implosion. Je pense qu’elle viendra d’Allemagne et je suis persuadé qu’il est né le leader populiste qui débarquera dans l’arène politique en clamant, sous les vivats : « La repentance, ça suffit, on paie plus ! Ni pour israël ni pour l’Europe ! »

Ce sera le commencement de la fin… Et M. Souaille sera comme ces vieux de la vieille bolcheviques, qui ont vécu la mort de Staline, la déstalinisation, la glasnost et la perestroïka, puis l’effondrement du communisme, avant de mourir avec, dans la bouche, le goût amer d’une vie gâchée…

Écrit par : Scipion | mercredi, 17 décembre 2008

"Johann, depuis quand l'UE empêche-t-elle la plurinationalité ?"

Ai-je parlé de plurinationalité? Non. Soyez plus attentifs.

http://www.taurillon.org/spip.php?page=mobile_article&id_article=2570

Écrit par : Johann | mercredi, 17 décembre 2008

Si j'ai interpreté ainsi cette histoire de passeport Johann, c'est parce que vos propos le laissaient entendre. A la lecture de votre insert je comprend que vous commettez une erreur. L'UE est en la matière comme tous les autres qui acceptent la double nationalité, Suisse comprise.
Il est cependant interdit de voyager avec deux passeports par les conventions internationales. Vous décidez avant de partir avec lequel vous voyagez et le deuxième, vous vous le gardez à la maison. En cas de contrôle à la douane de n'importe quel pays avec deux passeports, vous êtes assimilable à un usurpateur d'identité. Et bien entendu pas question de ressortir du pays avec un autre passeport que celui avec lequel vous êtes entré. Surtout dans les pays à visa. parce que ça dérègle tous les systèmes de contrôle policier.
Pour le reste l'idée d'un passeport européen unique, le même pour tous, serait excellente, mais c'est déjà un peu le cas, puisque tous ont le même format, la même couleur, seul l'emblème change, un peu comme le côté face des monnaies en euro..
Quant aux délires nazillons de Scipion, je préfère glisser. Je dois dire que j'ai toujours été pour Hamilcar. Et Salambô. Les frondeurs baléares et les éléphants d'Hannibal, c'est tout de même autrement plus romantique que les tortues en rangs serrés des Romains non ?
L'UE est en tain de construire un rêve, dont les initiants sont quasiment tous morts sur les crocs de bouchers hitlériens. Rien que cela mérite le respect et l'attention. L'utopie, si on veut la réaliser, il faut la construire pragmatiquement, pièce par pièce.

Écrit par : Philippe Souaille | mercredi, 17 décembre 2008

"A la lecture de votre insert je comprend que vous commettez une erreur."

Je n'en suis pas sûr, car une personne franco-allemande m'a certifié ne pas pouvoir obtenir 2 passeports...

Écrit par : Johann | mercredi, 17 décembre 2008

"Quand à reprendre la terminologie de l'Empire, c'est vraiment n'importe quoi. L'UE n'est pas un empire, c'est un assemblage complexe de plusieurs pays, sans centre clairement identifié, qui se sont rassemblés de manière volontaire et dont pas un seul n'a été conquis par les armes."

"pays qui se sont"... Ce ne sont pas les "pays" qui font ou ne font pas. Ce sont ceux qui sont au pouvoir pour défendre leurs intérêts (notamment à devenir superriches). Une presse aux ordres matraque l'opinion dans le "bon" sens et résultat, l'Union européenne s'est construite contre les peuples par les "élites" dirigeantes. Les peuples de la France et des Pays-Bas votent contre un traité, on repasse la compresse pratiquement dans les mêmes termes, mais le peuple français doit se la coincer, c'est plus sûr. Le peuple irlandais a mal voté, il revotera! Jusqu'à ce qu'il vote oui... Et pour qu'il vote oui, il obtient des avantages que n'auront pas ceux dont les parlements ont dit oui.

"Si les dirigeants nationaux évitaient d'accuser l'Europe d'être responsables de tous leurs problèmes alors qu'ils savent pertinemment que ce n'est pas le cas, les peuples seraient certainement plus convaincus."

Les instances dirigeantes prennent des décisions qui ont force de lois aux mépris des volonté populaires.

"L'UE a plus fait pour faire avancer la cause de la démocratie dans le monde que n'importe quel autre organisme et institution."

Pure propagande pro-union. Exemples: Tchad, Rwanda, Zaïre...

"Certes une démocratie qui n'est pas (encore) calquée sur le modèle suisse, mais il faut laisser du temps au temps."

Plus l'ue s'élargit moins elle devient démocratique.

"Et Johann vraiment vous me décevez, la seule vraie raison pour laquelle la Suisse n'est pas rentrée dans l'UE c'est pour pouvoir continuer d'abriter ces superfortunes offshores que vous ne cessez de conspuer. Alors un peu de logique avec vous même ne ferait pas de mal."

Je suis parfaitement cohérent. L'Angleterre et le Luxembourg continuent d'"abriter ces superfortunes offshores" tout en étant membres de l'union. Jersey vous connaissez? Ou alors vous faites semblant de ne pas connaître. Quand la Suisse a dû se plier aux exigences de l'ue sur les dépôts en Suisse avec prélèvement d'un impôt anticipé, les banques avaient déjà fait émigrer les butins sous d'autres cieux, dont Jersey. Pourquoi croyez-vous que le Royaume-Uni ait conservé sa monnaie?

La bonne raison pour laquelle le peuple Suisse a refusé l'ue c'est que nous ne voulons pas de juges étrangers. Malgré le matraquage (encore une fois) des médias et des politiques.

"Accessoirement l'UE n'est pas une machine dirigée contre le sud, très loin de là. Même si elle préserve ses intérêts. Tôt ou tard elle s'ouvrira et déjà actuellement l'UE est le marché le plus ouvert aux produits du sud que l'on puisse trouver dans le monde."

Et c'est vous qui parlez de logique. Je vous retourne le compliment: "Alors un peu de logique avec vous même ne ferait pas de mal."

Car le marché le plus ouvert aux produits du sud, cela s'appelle du néocolonialisme et permet la poursuite sous une autre forme* du pillage du tiers-monde qui a force d'exportation de cultures commerciales crève de faim

*(Ca coûte moins cher en troupes militaires, maintenant cette tâche est assurée par les nègres-blancs, laquets qui effectivement viennent mettre leur fortune volée à leurs peuples en Suisse et ailleurs aussi).

"Il a suffi qu'un nombre décisif de personnes, disposant de relais de communications et de moyens puissants fassent pencher la balance."

Une "balance" à 77% contre 23% n'est plus une balance et vos "relais de communications" sont bidons quand on sait que les médias étaient à fond pour l'adhésion (Edipresse avait des intérêts en Espagne). Et les "relais de communications" ne fonctionnent pas toujours: exemple le peuple français disant non au traité constitutionnel.

"Croyez-vous que la Suisse ait toujours été cette démocratie merveilleuse ? Bien sûr que non. Par ailleurs cette Suisse démocratique moderne est née de manière fort peu démocratique, voire violente."

Chic, je vais assister à une leçon d'histoire par un étranger qui doit mieux connaître mon pays que moi! J'attends les développements de cette vue disons "caricaturale", pour ne pas dire révisionniste, avec le plus grand intérêt.

"Après il y a l'histoire. On peut choisir de regarder passer le train, ou de monter dedans."

Un train qui fonce vers la dictature des élites et méprise les peuples, effectivement, je préfère ne pas monter dedans. On a les valeurs qu'on peut.

Écrit par : Johann | mercredi, 17 décembre 2008

Je n'en crois pas mes yeux.
Djinius a voté contre l'EEE en 1992.
J'ai presque envie de boire un café, un de ces quatres en sa compagnie, dis donc.
Étonnant.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | mercredi, 17 décembre 2008

"Quant aux délires nazillons de Scipion, je préfère glisser."

Moi aussi, parce que je croyais, à tort donc, qu'on pouvait attendre mieux d'un semi-notable arrivé que d'un ado boutonneux en proie aux affres de l'âge boeuf...

"Je dois dire que j'ai toujours été pour Hamilcar."

Comme quoi, il y a des prédispositions aux choix dévoyés...

"L'UE est en tain de construire un rêve, dont les initiants sont quasiment tous morts sur les crocs de bouchers hitlériens."

Ici, je crois que vous confondez un peu avec ceux des conjurés du 20 juillet 44, qui n'ont pas été fusillés dans la nuit du 20 au 21...

Écrit par : Scipion | mercredi, 17 décembre 2008

Philippe Souaille, au flan : "L'utopie, si on veut la réaliser, il faut la construire pragmatiquement, pièce par pièce."

Vladimir Bukovsky, aux Européens : "J’ai vécu dans votre futur et ça n’a pas marché."

Écrit par : Scipion | mercredi, 17 décembre 2008

"Vous raisonnez bas de gamme, Djinius."

Ok, quand on est d'avis opposé au votre on est dans le "bas de gamme".

Cela ne changera pas au fait que les structures de l'europe sont éminemment peu démocratique actuellement !

Écrit par : Djinius | jeudi, 18 décembre 2008

Johann, je ne répondrai que deux choses. Mon cousin, franco-allemand a bel et bien deux passeports et ses enfants aussi. Et je suis double-national. Pas étranger. Je suis arrivé en Suisse à l'âge de six ans à une époque où on apprenait l'histoire de ce pays, ce qui n'est plus le cas. Il se trouve que l'histoire a toujours été ma branche favorite, que j'ai à l'époque travaillé sur un projet de documentaire sur l'histoire suisse et que l'on peut en parler quand vous voulez.
Scipion, je ne confond rien du tout. Les fédéralistes européens ont été pendus à des crocs de bouchers par Hitler bien avant Von Puttkamer et consort. Quand à citer les visions futuristes d'un poivrot à l'appui de vos thèses, franchement, c'est tendre la perche pour se faire battre...

Écrit par : Philippe Souaille | jeudi, 18 décembre 2008

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