jeudi, 04 décembre 2008

Jeux Olympitres divers

Et une baudruche de moins, une…

Genève va donc vraisemblablement renoncer à se porter candidate pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018. En fait, ce projet stupide n'avait jamais été porté que par quelques allumés jobinesques (plus Mark Muller, probablement soucieux de faire oublier le piètre bilan de sa politique du logement), mais il avait été annoncé à grande coups de trompettes médiatiques par le quotidien local d'Edipresse (qui s'était déjà illustré dans son rôle de partenaire de l'Eurofoot, et précédemment de thuriféraire du Stade de la Praille). Mais voilà : faute de soutien populaire, de soutien politique (MediaMark mis à part) et même du soutien de Swiss Olympic, le soufflé retombe et la baudruche se dégonfle. Pas de JO d'hiver 2018 à Genève, donc. Mais peut-être à Annecy. Il est vrai que la République a pris l'habitude d'exporter ses nuisances en France voisine... On construit la région comme on peut.


Ouf…

Deux visionnaires, le directeur de l'Hôtel de Rhône, Marco Torriani, et le président de Genève Tourisme, Jean-Pierre Jobin, avaient eu une idée de génie, reprise (c'est dire si c'est une idée de génie) par Mark Muller et la " Tribune de Genève " : faire organiser les Jeux Olympiques d'hiver 2018 à Genève. C'est vrai que ça manquait à notre station de sports d'hiver. Torriani et Jobin ont donc monté un comité exploratoire, pompé 200'000 balles au Sport Toto, et sont allés quémander des soutiens moraux divers et variés. Ils n'en ont guère obtenu, sinon celui de Mark Muller, toujours partant pour soutenir ce genre de foutaises (invariablement présentées comme autant de projets ambitieux et enthousiasmant). Dans la Tribune du 27 juin, le rédac'chef nous avait carrément éjaculé un édito orgasmique : Non seulement " l'Euro2008 est un succès total que même le fiasco du Bout-du-Monde ne peut entamer " (faudra qu'on nous explique comment un succès contenant un fiasco peut être total...), et l'image de la baudruche à Jobin sur le jet d'eau fut " parfaite ", mais " dans la griserie de l'instant " (raaaah lovely) " un seul projet semble désormais capable de satisfaire l'appétit des nouveaux rois de l'événement " et de leurs porte-plumes : les JO 2018, qui auraient ramené " l'Euro aux dimensions d'une belle fête foraine " (c'était donc autre chose ?), et auraient permis en prime aux fétichistes de la bagnole et aux drogués du béton de nous coller une traversée routière de la rade, une troisième voie autoroutière et un nouvel aéroport. Et pourquoi pas une " fan zone " de curling au Bout-du-Monde ? Bref, on l'a échappé belle. Et on s'est économisé un référendum.

02:22 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jo, cio, sport, jeux olympiques | |  Facebook | | | |

Commentaires

Comment peut-on écrire autant de conneries en si peu de lignes? Tous les clichés y passent… Il faudrait donner à lire ce texte aux élèves genevois (ceux qui savent lire) : même eux seraient consternés!

Écrit par : jmo | jeudi, 04 décembre 2008

J'adore votre texte M. Holenweg!

Écrit par : Riro | jeudi, 04 décembre 2008

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