mercredi, 22 octobre 2008

Sauvetage de l'UBS : Non à l'acharnement thérapeutique !

On chipote sur le financement des assurances sociales, mais au chevet des grandes banques, les états d'âme budgétaires se dissipent comme brume au soleil : Six milliards de francs vont directement sortir des caisses fédérales et être injectés dans l'UBS sous forme d'un prêt à 12,5 % remboursable en 30 mois (si l'UBS peut le rembourser), et 54 milliards de francs sont empruntés (à intérêt) par la Banque Nationale à la Réserve fédérale américaine, pour être balancés dans un fonds spécial (basé… aux îles Caïman) reprenant les actifs pourris de l'UBS. L'impact sur les bénéfices de la BNS et donc sa redistribution aux cantons et à la Confédération est " difficilement prévisible " nous disent des " experts " devenus beaucoup plus prudents qu'il y a quelques semaines, lorsqu'ils paradaient du haut de leur immarcescible compétence…

Banque sous perfusion ou suicide assisté

Le " plan de sauvetage " de l'UBS par la Confédération, avalisé au nom de la " sauvegarde des intérêts du pays " (confondus avec ceux de la banque), ne sera pas soumis aux Chambres fédérales, puisque le Conseil fédéral a choisi, comme en temps de guerre et de pleins pouvoirs, de légiférer par ordonnance. C'est dire si la pilule est amère (en plus d'être d'une efficacité douteuse). La gauche voulait que le parlement se prononce, la droite ne lui fera pas ce cadeau politique, qui menacerait le cadeau financier. " On fait au niveau suisse ce que Genève et Berne ont fait pour leurs banques cantonales ", pontifie Jean-Pierre Ghelfi, président de la Banque cantonale neuchâteloise. Peut-être, mais les banques cantonales genevoise et bernoise étaient des banques publiques -pas l'UBS, banque privée qui ne s'est jamais privé de donner des leçons de libéralisme. Et a d'ailleurs été très libérale dans la distribution de primes de départ à ses anciens responsables. On débloque donc (le terme s'impose) soixante milliards pour sauver l'UBS de la banqueroute, sans rien exiger (ou presque) en échange. La droite applaudit, tout libéralisme rentré. Le PSS a annoncé un plan " alternatif " à celui monté par le Conseil fédéral. Pour le PS, si l'Etat investit massivement (et aventureusement, puisqu'il s'agit de racheter des titres pourris) dans l'UBS, il doit pouvoir exercer un véritable contrôle sur la banque, et pouvoir plafonner les salaires mirobolants de ses dirigeants On est bien contents qu'il y ait un plan " alternatif ". Mais on se demande tout de même si la véritable alternative ne consisterait à appeler au chevet du système financier international, et de l'UBS, non pas les banques centrales, mais Exit et Dignitas.

02:34 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : ubs, suisse, banques, crise | |  Facebook | | | |

Commentaires

Victor@ Tout le monde admire EWS et sa position sur l'imprescribilité des crimes pédophiles se tient parfaitement : j'ai 56 ans; imaginez que qqn paie une femme inconnue qui viendrait dire que je l'ai violée il y a 35 ans ?
Quels seront mes moyens de défense ? Pour 99% des gens, il n'y a pas de fumée sans feu et je serais un pédophile pour eux. Avec la place que vous prenez, je m'étonne que cette racaille gauchiste genevoise ne vous ait pas encore fait le coup...
"Un peuple n'a que le gouvernement qu'il mérite (proverbe italien)."
Non, c'est un proverbe mondial...

Écrit par : Géo | mercredi, 22 octobre 2008

La droite a interdit la mendicité, qu'on l'applique aussi à l'UBS. Deux poids, deux mesures ? Le peuple ne lui fera pas la charité pour aller graisser ses dirigeants incapables. Nationalisons l'UBS le temps de la crise du moins. Sous tutelle, svp, et rapidement !

Écrit par : duda | mercredi, 22 octobre 2008

Mon commentaire a disparu, Géo, mais ne leur donnez pas des idées, s'il vous plaît, ils sont capables de tout.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | mercredi, 22 octobre 2008

Bravo pour cet article provocateurs aux raccourcies affligeants. Un peu d'objectivité ne vous ferait pas de mal !

Écrit par : Cyril | dimanche, 26 octobre 2008

Oyez, Oyez, bon peuple de Suisse, un clônage d'ordre réligieuse est apparut. Le Conseil Fédéral c'est réuni en Conclave et le fumée jaillit. Ils ont décidé comme une des dictatures de triste mémoire qu'ils posédent la vérité de ce qui est bien pour nous. Et c'est la que le bât blesse. Une simple question s'impose: Ont ils le droit selon la Constitution de décider à notre place pour aider financierement une entreprise privée??? si c'est oui, alors arrêtons de nous plaindre. Si c'est non,-j'aimerai voir ses avocats qui font supprimer des dispositions du gouvernement parce que non conforme à la loi (cigarettes)- de faire appliquer celle-ci, et déposer plainte contre le Conseil Fédéral par abus de pouvoir.

Écrit par : Diogenes | samedi, 01 novembre 2008

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