Sécurité publique : La droite se coule un Bronx

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" Les Pâquis, c'est le Bronx ", ont donc proclamé, tout uniment, des radicaux et des libéraux genevois dont on se permettra charitablement de supposer, vu l'imbécillité de la comparaison, qu'ils n'ont jamais mis les pieds dans le Bronx, ni dans n'importe quel autre quartier-ghetto du même genre. S'appuyant sur les papiers sensationnalistes publiés cet été par des quotidiens soucieux de rattraper par le fond de la culotte les lecteurs fuyant vers les " gratuits ", nos libéraux-radicaux locaux ont tenu une conférence de presse pour représenter, réchauffées, les propositions sécuritaires couinées depuis des mois.

Pâquis le tour ?

Ça sent la campagne électorale. Celle, un peu molle, pour la Constituante, celles, déjà, et déjà plus dures, pour le Grand Conseil et le Conseil d'Etat, l'année prochaine, celles, même, pour les municipales et les fédérales de 2011 (ou libéraux et radicaux veulent se présenter unis sur une même liste, genre " À Droite Toute "). Et donc, on nous réchauffe les pitances sécuritaires déjà servies : extension de la prison, extension des mesures d' " exclusion de zone " frappant les dealers, et dont le seul effet est de les faire migrer vers d'autres zones. Et on y ajoute une petite sauce milicienne : la garde des ambassades confiée à des sociétés privées de sécurité. Bonne idée, d'ailleurs, si ça peut faire sortir les taupes. Mais comme on n'en est qu'au début d'une campagne électorale permanente sur le thème de la " sécurité ", qu'en touillant le sentiment d'insécurité on le renforce, et que son renforcement amène à surenchérir sur les propositions sécuritaires, on peut s'attendre de la part de la droite à une élévation continue du niveau de démagogie. Le sentiment d'însécurité rentre à la niche ? Faisons l'en sortir, à grands coups de trompettes médiatiques et pâquisardes -ou alors la droite libérale-radicale qui suit l'extrême-droite comme un petit chien avec le secret espoir de pouvoir un jour la précéder, devrait trouver autre chose pour maintenir son magot électoral à l'abri du MCG et de l'UDC. Quoi d'autre ? Le rétablissement de la peine de mort, des châtiment corporels à l'école, du pal, de l'amputation de la main droite des voleurs (et de la main gauche des voleurs gauchers), l'édification d'un mur à la frontière ? D'ici là, on pourra toujours rouvrir la chasse aux Rroms. La meute est prête, elle aboie déjà, et les rabatteurs s'ébrouent dans les pages de la " grande presse ".

Lien permanent Catégories : Genève 4 commentaires

Commentaires

  • Les gauchistes on decidement des problèmes semantiques avec les expressions dites populaire (auraient perdu le contact avec le populaire ?).

    Autant "moutons noirs" n'evoque pas des moutons africains, autant l'expression "C'est le Bronx" n'a plus aucun rapport avec une circonsription de NY, mais est utilisé dans le language courant pour dire "C'est le bordel".

    Maintenant vous pouvez brailler des inepties sur l'amputation de la main ou la chasse au Rroms. Mais en niant simplement l'evidence que quelques centaines de touristes de la petites crimminalité pourrissent la vie des paquis et des quais, la gauche non seulement fait le jeu de la droite securitaire, mais se ridiculise et fache carrement l'élécteur qui est pris pour un couillon avec son "sentiment subjectif".

    Mais personnelement je ne suis pas faché que la gauche se saborde.

    CE

  • Bonjour à toutes et à tous,

    Bonjour Pascal,

    vous voyez un sentiment d'insécurité, j'y vois des victimes.

    Vous pointez du doigt la droite en signifiant qu'elle fait de l'insécurité son fond de commerce ?...

    Vous vous trompez, notre fond de commerce est assuré par l'incapacité de la gauche à faire face à ce problème.

    Pour ma part, je suis de droite et j'avoue sincèrement que j'aimerai beaucoup me consacrer à d'autres problèmes, mais la base de toute société civilisée réside dans la sécurité pour tous.

    Alors faites nous plaisir Pascal, continuez avec vos propos lénifiant à contester aux Genevois leur droit élémentaire d'aspirer à une société qui les protègent.

    Une agression physique tous les 5 jours dans la commune de Vernier, le double en Ville de Genève.

    Ce sont les chiffres, pas un sentiment virtuel d'insécurité.

    Bien à vous Pascal,

    Stéphane

  • Bonjour Pascal,

    comme l'écrit si bien Stéphane, je me joins à son commentaire en y ajoutant une couche supplémentaire sur l'incapacité politique de ces partis dit UDC et gauchiste.

    Les Radicaux ont toujours eu des idées développées sur des plaintes/doléances de citoyens qui ont en marre !

    Campagne électorale, dites-vous ? Insensé !

    A chaque fois qu'ils proposeront de bonnes idées vous nous trouverez une excuse au lieu d'être triste de vivre dans un Canton qui s'enfonce chaque jour dans ces problèmes de drogue, violences, meurtres, non-respect ???

    Personnellement sa ne me plaît pas de vivre chaque jour dans la crainte, la peur, l’angoisse. Il faut réagir et trouver des solutions ! Il y en a marre de se plaindre et attendre !!!

    Je vous laisse le temps de lire quelques lignes sur mon Blog : http://gonzo.blog.tdg.ch/

    Bien à vous.

    Gonzo.

  • Il est peut être temps de revoir la politique d'immigration et de réaliser que l'utopie de pays, quartiers multicolores et multinationaux vivant en harmonie est irréaliste, utopiste justement.
    Les propos lénifiants de la gauche ne font que prouver son désintérêt et irrespect de la réalité quotidienne des citoyens, confrontés, eux, à la simple réalité faite de violence, rackets, trafics et malaise des jeunes.
    Cette politique de l'immigration mène droit dans le mur. Les jeunes sont révoltés, insécurisés et revendiquent une identité nationale, religieuse et ethnique. Chez eux et en leur pays.
    Est ce illégitime?
    N'ont ils pas le droit de pouvoir marcher dans la rue sans se faire accoster par des dealers, agresser ou racketter?
    N'ont ils pas le droit de savoir leur soeur ou petite amie en sécurité dans la rue?
    Les sociologues savent qu'il est irréaliste de tenter de faire cohabiter un grand nombre de personnes d'origines différentes et de croire qu'il n'y aura pas de rupture d'équilibre et de paix sociale.

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