vendredi, 26 septembre 2008

l'Alternative prend l'eau

Ville de Genève : une alliance à bout de souffle

Des Verts reprenant du parti libéral le flambeau du démantèlement de la taxe professionnelle communale ; des " indépendants de gauche " reprenant du MCG la bannière poujadiste de la défense du petit commerce contre les artistes privilégiés ; des socialistes proposant de faire revenir le fonds d'art contemporain à ce qu'il était il y a trente ans (un fonds d'achat et d'exposition d'œuvres, un point c'est tout, ou presque) : la majorité " alternative " en Ville de Genève expose ses incohérences et étale ses divisions. Si au moins il s'agissait d'oppositions de ligne politique, de divergences de fond -mais non : on est pas sur le terrain du débat politique, on est dans un préau d'école. Primaire, l'école. Très primaire, même.

Pour une alternative à l'Alternative
Comme dans toutes les principales villes de ce pays, la gauche, ou du moins les forces réputées la composer, est majoritaire en Ville de Genève. Majoritaire structurellement, en ce sens que la structure de la population urbaine, les préoccupations de cette populations et les choix, au moins rhétoriques, de " la gauche " convergent. Reste qu'être " structurellement " majoritaire ne signifie pas l'être " fatalement ", et qu'une majorité politique se mérite. Et qu'elle peut se perdre.  Non que l'opposition à cette majorité vaille mieux qu'elle, mais plus stupidement parce que les forces qui composent cette majorité ne savent pas, ou plus, quoi en faire -sinon la gaspiller,. la fragmenter, l'éclater au gré de guéguerres tribales à propos de tout et n'importe quoi -et de préférence à propos de n'importe quoi, chacun consacrant l'essentiel de son énergie et de ses forces, non à réaliser ses projets, et moins encore les projets communs, mais à empêcher le voisin de réaliser les siens. Ni Genève, ni la gauche n'ont besoin d'une " Alternative " réduite à un agrégat de clans incapables de formuler une politique commune et d'avancer des projets communs. Pour paraphraser la citation de Jean Sénac placée en exergue à cette feuille, " Si l'Alternative est une pommade lénifiante sous laquelle demeurent les plaies, qu'éclate l'Alternative ". Encore faudrait-il d^ailleurs que la pommade soit lénifiante, et que sous elle les plaies ne fassent que demeurer. De vieilles pommades, même lénifiantes, finissent par devenir infectieuses. Il y a forcément une alternative à ce qu'est devenue l'Alternative.

03:54 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique | |  Facebook | | | |

Commentaires

L'Alternative n'était que l'un de ces termes pompeux mais néanmoins vides trouvés par les gens de gauche... A l'usage, on constate qu'ils sont pires que leurs prédécesseurs: égocentriques, égoïstes, se servant eux-mêmes avant de servir la communauté - en plus, pour certains d'être de très mauvais gestionnaires. Rapellons-nous de Dédé et de ses contredanses... Ou du Khmer Vert qui voulait placer sa compagne à un poste clé... Du Marquis de gauche qui avait fait crever les budgets de certain immeuble, en plus de vouloir couler des pavillon de bronze le long du lac... Du prof de philo qui se permettait d'aller donner des leçons de socialisme aux peigne-culs de Ferney-Voltaire, entre les deux tours de la présidentielle...

Sans idées, sans programme, sans avenir. Qu'ils coulent définitivement. Personne ne les regrettera.

Écrit par : cndavid53 | vendredi, 26 septembre 2008

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