aide sociale

  • Les primes d'assurance-maladie transformées en impôt

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    clystere-seringue___iniature-1470c32.jpgDes subsides pas subsidiaires

    Un quart de la population suisse doit se faire aider par l'Etat pour payer les primes d'assurance-maladie. Et au rythme actuel, ces primes vont augmenter au moins de moitié, voire doubler, en l'espace d'une génération : ce sera alors la moitié de la population suisse qui aura besoin de subsides pour les payer. Le nouveau président de l'Union Syndicale Suisse, Pierre-Yves Maillard, constatait l'année dernière, een tant que Conseiller d'Etat chargé de la santé dans le canton de Vaud, que "l'obligation de s'assurer a transformé la prime en impôt" que des assuré ne peuvent payer que si l'Etat en paie une partie (voire, pour les plus pauvres, la totalité). En 2016, les subsides à l'assurance-maladie ont coûté 4,3 milliards de francs aux caisses publiques (1,8 milliard aux cantons, 2,5 milliards à la Confédération), et dans certains cantons cette facture pèse à elle seule le quart de toutes les dépenses sociales.

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  • A propos d'un vote bernois sur l'aide sociale

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    pauvreté-travail.jpgAidés ou assistés ?

    Episode cantonal dans la guerre de tranchées politiques sur l'aide sociale : dimanche 19 mai, alors que toute la Suisse votait sur la réforme de la fiscalité des entreprise (couplée avec le financement de l'AVS) et la loi sur les armes, le canton de Berne votait sur la révision de l'aide sociale. Et refusait les deux révisions qui étaient soumises au peuple : celle proposée par la droite, le Grand Conseil et le Conseil d'Etat, qui réduisait de 8 %  (voire de 15 % pour les jeunes de 18 à 25 ans, et même de 30 % après six mois) le "forfait d'entretien" (le revenu minimum accordé aux plus pauvres), fixé à 977 francs par personne et par mois par la Conférence suisse des institutions d'aide sociale, et celle proposée par la gauche, qui renforçait le soutien aux chômeurs en fin de droit. Le statu quoi a donc été ratifié, le forfait d'aide sociale ne sera ni abaissé, ni augmenté. Mais ce n'est qu'un épisode cantonal, uune pause, une trêve, entre ceux pour qui l'aide sociale est un droit et ceux pour qui celles et ceux qui la reçoivent ne sont que des assistés, pour ne pas écrire des parasites.

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