mardi, 16 octobre 2018

"Juges étrangers" : Ne pas sous-estimer l'enjeu

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Refuser un texte dangereux au prétexte qu'il ne changerait rien ?

Selon un sondage Tamedia, l'initiative udéciste dite "contre les juges étrangers" serait repoussée lors du scrutin prévu dans un mois et demi, par 50 à 53 % de "non" contre 41 à 45 % de "oui". L'opposition au texte serait plus forte en Romandie qu'en Alémanie. Le texte ne serait accepté qu'au Tessin (mais le sondage distingue les régions linguistiques, pas les cantons). Les femmes refuseraient l'initiative plus nettement que les hommes. D'entre les arguments convainquant une majorité de sondés de repousser la proposition de l'UDC, le plus cité serait celui de la capacité de la Suisse de décider déjà quels textes internationaux elle va signer, cette décision pouvant d'ailleurs être rendue au peuple par voie de référendum obligatoire au facultatif. Refusera-t-on l'initiative pour la première raison qu'elle ne changerait rien ? Ce serait se tromper sur l'enjeu, en le sous-estimant : un refus clair, net, sans bavure, de ce texte doit s'imposer -car s'il est stupide, il est tout de même dangereux : il ne s'en prend pas à la cible qu'il se donne (les fantômatiques "juges étrangers"), mais à une autre, bien plus précieuse : la garantie des droits humains fondamentaux par l'adhésion, non de la Suisse mais des Suisses à ces droits et aux textes qui les garantissent. Et là, on n'est plus dans le droit (international ou national), on est dans les droits des gens, d'ici ou d'ailleurs -dans la politique, au vrai et profond sens du terme.

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14:47 Publié dans Droits de l'Homme, Politique, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

lundi, 15 octobre 2018

Faux-derches


marionnette.jpgQuand un Conseil d'Etat dévalué dévalue le patrimoine architectural

Malgré un appel des architectes genevois et des défenseurs du patrimoine, le parvulissime gouvernement de la parvulissime république n'entend rien faire pour sauver la salle de cinéma "Le Plaza", construite en 1952 sur les plans de l'architecte Saugey, et que le propriétaire de l'ensemble (classé) dans lequel elle est insérée veut démolir pour construire à sa place un centre commercial de plus dans un quartier qui n'en manque pas, avec un parking de plus dans un quartier qui n'en manque pas plus. L'ensemble "Mont-Blanc Centre" qui abrite la salle a beau être classé, lui-même court désormais le risque d'être sérieusement affecté par des travaux qui ne pourront pas l'épargner. La salle avait été classée avec l'ensemble, mais ensuite déclassée pour de pure, et assez sordides, raisons financières : elle n'était pas assez rentable.. Qu'en pense le Conseil d'Etat ? Il n'en pense rien. Il pourrait suspendre l'autorisation de construire (c'est-à-dire de détruire) accordée au propriétaire, il ne le fait pas. Il pourrait rouvrir une procédure de classement, qui aurait cet effet suspensif, il ne le fait pas non plus. "Le Conseil d'Etat est très sensible à cette salle", fait-il dire à la secrétaire générale adjointe du département du Territoire. Vous avez dit "faux-derches" ?

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13:56 Publié dans architecture, Genève, Patrimoine, urbanisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : plaza, saugey, cinéma | |  Facebook | | | |

vendredi, 12 octobre 2018

Ouverture des commerces le dimanche : Un référendum nécessaire

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Faire respecter la volonté populaire

Le 21 septembre dernier (était-ce le dernier jour de l'été ou le premier de l'automne ?) la majorité de droite (MCG compris) du Grand Conseil genevois votait un projet de loi mitonné par le patronat et déposé par le PLR, autorisant l'ouverture des magasins trois dimanches par an sans que la condition, posée par le peuple en votation en 2016 d'une extension de la convention collective soit remplie. Le prétexte de cette loi est le même que celui de toutes les tentatives précédentes de la droite et du patronat : répondre à la concurrence transfrontalière, exercée par les commerces côté français. Comme si c'était une question d'horaires et pas de prix. Un référendum a été lancé par la gauche et les syndicats. Alors, si vous ne savez pas quoi faire dimanche, plutôt que des courses, faites acte de solidarité avec le personnel des magasins : signez et faites signer ce référendum. Et faites respecter la volonté populaire plutôt que les obsessions patronales.

 

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21:57 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : ouverture dominicale des commerces | |  Facebook | | | |

jeudi, 11 octobre 2018

Aquarius Helveticus

Aquarius2.jpgPour une fois que le drapeau de l'Etat peut être utile...

25'000 personnes ont signé une pétition au Conseil fédéral, déposée mardi à Berne, demandant que la Suisse accorde son pavillon au dernier navire de sauvetage des migrants en Méditerranée, l'Aquarius, mouillé à Marseille dans l'attente d'en retrouver un -temps d'attente pendant lequel il ne peut assumer sa mission auprès des migrants en détresse.
 une dizaine de personnalités, dont une ancienne présidente de la Confédération, un ancien président du CICR, une ancienne procureure du Tribunal pénal international, un Prix Nobel, un évêque, ont lancé un appel faisant la même demande, également soutenue au Conseil national par une interpellation déposée par des élus de gauche, du centre et de droite. Mardi, on proposera au Conseil Municipal de Genève de se souvenir que cette ville est le siège du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, et que la convention qui proclame le droit fondamental à l'asile porte le nom de Genève, comme celles qui proclament le droit international humanitaire. On proposera donc à son parlement communal d'exprimer son soutien à la demande faite à la Suisse d'accorder son pavillon à l'Aquarius. Pour une fois que le drapeau d'un Etat peut-être utile aux hommes...

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13:55 Publié dans Droits de l'Homme, Immigration, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aquarius | |  Facebook | | | |

mardi, 09 octobre 2018

Référendum de gauche contre la réforme de l'imposition des entreprises : A vos paraphes !

droite-gauche.jpgC'est fait : le référendum de gauche contre la réforme de l'imposition des entreprises et du financement de l'AVS, la RFFA, est lancé. Il a (nous avons...) jusqu'au 17 janvier pour le faire aboutir. Et on le fera aboutir. Le référendum est lancé par les Verts et les Jeunes Verts, la Jeunesse Socialiste, solidaritéS, le Parti du Travail, le SIT, le SSP, le Cartel intersyndical de la fonction publique genevoise, le MPS, l'Avivo, Attac (et on en passe). Le front est large, vous y trouverez sans peine liste de signatures à votre goût.... Certes, les poids lourds de la gauche suisse, l'Union Syndicale et le Parti socialiste, soutiennent la RFFA. Mais le référendum étant lancé sur leur gauche (et dans leur propre gauche), dans les fédérations syndicales (Unia s'est prononcée contre la réforme, mais ne participe pas au référendum, contrairement au SSP), les cartels syndicaux cantonaux, les PS cantonaux, voire les sections, ce sont les militants qui décideront de la position de leur organisation. Et ils en décideront en ayant notamment à l'esprit les menaces qui continuent de peser sur l'âge de la retraite des femmes  : les partisans de la réforme assurent que son report à 65 ans n'est plus à l'ordre du jour ? Quand le "Temps" (du 1er octobre) demande à à la présidente du PLR suisse, Petra Gössi, ce qu'elle pense de la certitude affichée par le président du PSS, Christian Levrat qu'avec le "paquet" de la RFFA, qui lie réforme fiscale et soutien financier à l'AVS, "le relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans n'est plus à l'ordre du jour", la PLR répond : "Il se trompe. (...) Des mesures structurelles et axées sur les dépenses sont nécessaires". Comme le relèvement de l'âge de la retraite des femmes. Est-ce assez clair ?

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15:18 Publié dans Assurances sociales, sécurité sociale, Fiscalité, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rffa, rie iii | |  Facebook | | | |

lundi, 08 octobre 2018

60 millions de travailleuses domestiques sans droit

balayeuse.jpgSortir du servage

A Genève, l'opération "Papyrus" -dont nous persistons à savoir gré à Pierre Maudet de l'avoir rendue possible- a permis à des centaines de travailleuses domestiques sans statut légal d'en trouver un, et avec lui d'obtenir les protections légales auxquelles elles ont droit -en même temps que les obligations qui leur sont liées. Mais dans le monde, 90% des travailleuses domestiques (et elles sont plus de 60 millions) restent privées de sécurité sociale, de rente de retraite, d'indemnités de chômage, travaillent sept jours sur sept, et souvent plus de douze heures par jour. Les syndicats d'employées de maison ont réussi à faire adopter en 2011 par l'Organisation internationale du travail une convention (N° 189) protégeant travailleurs et travailleuses domestiques et définissant leurs droits. Ce texte toutefois n'a pas été ratifié par tous les Etats, et nombre de ceux qui l'ont ratifié mne l'appliquent pas. Les syndicats de travailleurs et travailleuses domestiques luttent dans des conditions extrêmement précaires. Le SOLIFONDS lance une campagne pour les soutenir, et soutenir ainsi l'accession de dizaines de millions de travailleuses et travailleuses à des droits humains minimaux, et pour que le travail domestique cesse d'être un servage.

SOLIFONDS, mail@solifonds.ch, www.solifonds.ch, CCP 80-7761-7

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17:03 Publié dans Femmes, Solidarité, syndicats, Travail | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : travail domestique | |  Facebook | | | |

vendredi, 05 octobre 2018

Quand le gouvernement genevois oublie la traversée routière du lac...

rafiot.jpgLaissons couler le rafiot

Le Conseil consultatif pour la traversée du lac a comme un doute sur l'utilité de son travail : ce projet n'a été évoqué par le gouvernement genevois ni lors de son investiture, ni lors de la présentation de sa "stratégie de mobilité", fin septembre. "Sans volonté politique, faudra-t-il poursuivre nos travaux après notre prochain rapport ?", s'interroge le président du Conseil consultatif, Raymond Loretan. Nous, bien sûr, on répondrait "Non, laissez tomber, ce machin n'est ni utile (il est même nuisible), ni finançable. Le porte-parole du Conseiller d'Etat Dal Busco, chargé de ce dossier plombé, se contente de dire que si cet ouvrage reste prioritaire, il n'est prévu que dans plus de vingt ans, ce qui nuance considérablement son caractère très hypothétiquement "prioritaire", d'autant qu'avant lui, d'autres ouvrages sont plus "prioritairement prioritaires" (et même, eux, en voie de réalisation), comme le "Léman Express" -dont la mise en service réduira plus encore, si c'est possible, la pertinence du projet de faire traverser le Petit Lac par une semi-autoroute, quand Annemasse sera à vingt minutes de Cornavin par le train... Il y a des rafiots qu'il faut laisser couler.

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17:36 Publié dans Genève, Politique, Transports | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : traversée du lac, mobilité douce, pistes cyclables | |  Facebook | | | |

mardi, 25 septembre 2018

M le Maudet

Mlemaudit.jpgAffaire Maudet : Après l'amputation, la démission ?

Pierre Maudet va-t-il rester encore longtemps Conseiller d'Etat, quand même la présidente de son parti lui conseille, certes à mots couverts -mais à mots quand même- de démissionner ?  Le Grand Conseil, qui a levé l'immunité de Maudet, a refusé de débattre en urgence d'un projet de résolution déposé par "Ensemble à Gauche", proposant que le parlement lui demande de renoncer à son mandat gouvernemental (une telle résolution ne pouvant avoir d'effet, outre celui de satisfaire ses auteurs, que si le principal intéressé y consentait : nul autre que lui-même ne peut le contraindre à la démission). De toute façon, privé de la présidence du gouvernement, de la responsabilité ministérielle de la police, de celle de l'aéroport et de la présidence de la Conférence des chefs cantonaux de justice et police, Maudet ne dirige plus grand chose (à part la surveillance des communes et les prisons...), et, déjà politiquement amputé puis couvert de goudron et de plumes, devenu un poids pour ses collègues, ne peut plus guère porter de projet et trouver de majorité au Grand Conseil (tant mieux d'ailleurs, quand il propose de construire une nouvelle prison ou remet en cause le secret médical dont peuvent bénéficier des détenus). Sa démission est sans doute, même encore entre parenthèse, même s'il déclare se refuser à cet "échappatoire", inscrite dans son propre agenda. Dis Tonton, ça serait comment, la vie politique genevoise sans Maudet ? Ben, ça va être comme la vie politique genevoise avec Maudet, mais sans Maudet. Un seul être vous manquera (quoique...) et pas grand-chose ne sera dépeuplé : nul n'est irremplaçable, et ce qui constitue la politique, ses grands enjeux, ses clivages fondamentaux, résiste au passage des personnages politiques. Même au passage de ceux qui, après avoir été porté aux nues par les media ont été par eux, et sans l'ombre d'une autocritique, plongés dans l'opprobre. Ainsi passe-t-on sans grande transition de M le Merveilleux à M le Maudit.

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05:38 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : maudet | |  Facebook | | | |

jeudi, 13 septembre 2018

Trois hectares de zone piétonne en surface contre six niveaux de parking en sous-sol

bagnole-en-ville.jpgBon deal ou marché de dupes ?

Le Conseil administratif de la Ville propose au Conseil Municipal un crédit de 28 millions de francs pour piétonniser une partie du quartier de Rive, dans le cadre d'un accord avec le promoteur privé d'un parking qui recevrait un droit de superficie pour installer sur six niveaux souterrains son aspirateur à bagnoles (500 places) et à motos (390 places). La proposition a été renvoyée mardi en commission. Trois hectares de zone piétonne contre six niveaux de parking : Bon deal ou marché de dupes ? Enterrer les véhicules individuels motorisés, après tout, ça se défend si c'est pour laisser toute place en surface aux piétons, aux cyclistes et aux transports publics. Sauf que les bagnoles et les motos, il faut bien qu'elles y arrivent, dans leur silo souterrain. Et elles y arrivent par la surface. Et ce ne sont, sauf exceptions, pas des habitants du quartier (à qui 100 places seraient réservées dans le parking) qui les conduisent, vu que des habitants du quartier de Rive, on peine à en trouver beaucoup.. Sans surprise, la droite soutient la proposition, les Verts et Ensemble à Gauche la combattent, le PS hésite : accepter le parking pour obtenir la zone piétonne, ou renoncer à la zone piétonne pour éviter le parking ? Une méthode, en tout cas s'impose : dissocier les deux propositions, séparer la carpe et le lapin, déficeler le paquet...

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05:19 Publié dans Genève, Politique, Transports, urbanisme | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

mardi, 11 septembre 2018

LE DROIT INTERNATIONAL ? C'EST DU DROIT NATIONAL

CEDH.jpgOn votera le 25 novembre sur une initiative populaire lancée par l'UDC, visant à faire primer la Constitution fédérale sur le droit international : en cas de conflit entre les normes suisses et les normes internationales, il faudrait soit adapter les secondes aux premières et donc renégocier les traités et conventions de droit international, soit les dénoncer  L'UDC a donné à son texte le titre proclamatoire "Le droit suisse au lieu de juges étrangers" (mais qu'est-ce qu'on en a à foutre de la nationalité des juges ?) et le sous-titre prétentieux "initiative pour l'autodétermination". Titre et sous-titre arnaqueurs : en fait, la cible de l'initiative est évidente : c'est, plus précisément encore que le droit international "en général", la convention européenne des droits humains, la CEDH, texte adopté par le Conseil de l'Europe -dont il n'est pas inutile de rappeler que la Suisse est membre, et dont l'Assemblée parlementaire est actuellement présidée par une genevoise, Liliane Maury-Pasquier. Bon, elle est socialiste, ce qui doit la rendre plus étrangère encore à un udéciste de base (pensez : femme, socialiste et genevoise, on en a brûlé pour moins que ça quand on avait encore le sens des traditions)...

 

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01:00 Publié dans Droits de l'Homme, Europe, Justice, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : droit international, cedh | |  Facebook | | | |

mercredi, 05 septembre 2018

L'AVS pour faire avaler PF17 par la gauche et PF17 pour faire soutenir l'AVS par la droite ?

Chacun sa pilule et son sucre

"Il n'y aura pas de réforme fiscale des entreprises sans compensation sociale suffisante", a martelé Christian Levrat au Conseil des Etats, en menaçant de lancer des référendums contre une réforme fiscale non compensée et une réforme de l'AVS qui contiendrait une élévation de l'âge de la retraite des femmes. Et le PDC de poursuivre en appelant à un compromis "porté par tous les grands partis" (sauf l'UDC), c'est-à-dire le PS, le PLR et le PDC. Et l'UDC de dénoncer un "birchermüesli politique" mélangeant deux objets marqués tous deux par un refus populaire en votation fédérale. Mais c'est précisément parce qu'il y a eu ces deux défaites de ces deux tentatives de réforme que les auteurs du compromis accepté par le Conseil des Etats l'ont conçu : pour désarmer les oppositions à chaque réforme en accordant aux unes, à gauche, un soutien à l'AVS en échange d'un soutien au PF17, et aux autres, à droite, un soutien au PF17 en échange d'un soutien à l'AVS. Chacun sa pilule et chacun son sucre.

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23:20 Publié dans Assurances sociales, sécurité sociale, Fiscalité, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avs, pf17 | |  Facebook | | | |

lundi, 03 septembre 2018

Comment dire qu'on n'en a rien à foutre de l'"Affaire Maudet" sans passer pour un traître à la cause ?

balle dans le pied.jpgEt la politique, bordel ?

Donc, selon le Ministère public genevois, le président du gouvernement genevois, Pierre Maudet, a menti : son voyage à Abu Dhabi n'était pas un voyage privé, cadeau d'un ami, mais un voyage officiel, à l'invitation du prince héritier, dont la Maison a pris à sa charge le vol en classe affaire et l'hébergement du Conseiller d'Etat, de sa petite famille et de son chef de cabinet ("des sociétés actives à Genève dans l'immobilier, en contact régulier avec Pierre Maudet (...) ont activement pris part à la mise sur pied de ce voyage", ajoute le Ministère public). Soit "un montant de plusieurs milliers de francs" selon le Ministère public, qui demande au Grand Conseil la levée de l'immunité du président du Conseil d'Etat, pour pouvoir le mettre en prévention d'"acceptation d'un avantage". Pas encore l'en inculper (comme il a été fait de son ancien chef de cabinet), mais presque. "La faute", titre la "Tribune de Genève", dont le nouveau rédacteur en chef (Pierre Ruestchi ayant été dégommé par les tamédiacrates), Frédéric Julliard, est "abasourdi" par la maladresse du premier de classe. A force d'être sacré "surdoué de la politique", Maudet a énervé tout ceux qui se fatiguent à ramer pour qu'enfin on les prenne au sérieux. C'est la malédiction du premier de classe : tant qu'il ne commet aucune "faute" (ou qu'il arrive à les celer), on en chante les louange. Mais au premier faux pas (par exemple avoir tenté de dissimuler la véritable source de financement de son équipée) gare à lui. Nous, les cancres, on peut faire toutes les conneries sans que personne ne nous en fasse grief. Mais au fond de la classe, près du radiateur, on attend quand même qu'on nous parle politique.

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19:14 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pierre maudet | |  Facebook | | | |

vendredi, 31 août 2018

Miasmes xénophobes : Gros vents et petites brises

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Les vents politiques nous semblent souffler depuis les lieux des miasmes xénophobes ? Sans doute. Mais tout le monde ne se comporte pas en girouettes : en France, le Conseil constitutionnel a consacré, contre le ministère de l'Intérieur, et en faveur de Cedric Herrou le "principe de fraternité" en affirmant qu'une aide désintéressée à des étrangers en situation irrégulière ne saurait être passible de poursuite. Ainsi, le principe de solidarité affirmé par l'agriculteur des Hautes Alpes a-t-il été affirmé contre le "délit de solidarité" qui valait à Cédric Herrou d'être poursuivi pour l'aide qu'il apportait à des immigrants venus d'Italie. La plus haute juridiction française a rappelé que la Fraternité était proclamée, avec la Liberté et l'Egalité, par la devise de la République, et que la Constitution s'y référait comme à un "idéal commun".  Quelques jours plus tard, le philosophe Etienne Balibar publiait dans "Le Monde" (daté du 17 juillet) une tribune en appelant à l'instauration d'un "droit international de l'hospitalité", face au "retournement du droit de l'asile" en "obsession pour le refoulement de l'immigration  dite clandestine et l'identification des "faux réfugiés" : en usant de critères "extraordinairement restrictifs" pour "disjoindre l'obtention du statut de réfugié et le droit de circulation" et soustraire la souveraineté des Etats à toute véritable contestation, on ne fait plus place, comme motifs d'asile, aux "conditions de guerre civile ou de guerre économique, dictature ou restriction de la démocratie, catastrophe environnementale". Les Etats transforment ainsi "des masses de migrants en réfugiés sans refuge". De gros vents mauvais soufflent de Hongrie et d'Italie (entre autres contrées) ? Quelques brises moins pestilentielles permettent encore de respirer...

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16:15 Publié dans asile, réfugiés, France, Italie, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : xénophobie | |  Facebook | | | |

jeudi, 30 août 2018

Après la disparition du "Matin" : Nuisance des tamediacrates

 

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On n'avait pas plutôt tourné le dos à notre terre natale pour pouvoir regarder en face celle de notre lieu de vacances qu'un quotidien de plus passait l'arme à gauche en Romandie : "Le Matin" quotidien et imprimé a cessé de paraître, sur décision de son éditeur, Tamedia, qui avait refusé toutes les propositions des syndicats et de ses collaborateurs pour éviter sa disparition, dont une proposition de reprise du titre par la rédaction et des investisseurs. L'annonce de cette mise à mort avait suscité en juillet une grève des salariés du groupe de presse qui contrôle (notamment) la "Tribune de Genève", de "24 Heures", du "Matin" et du "Matin Dimanche". La grève n'aura pas fait fléchir les tamediacrates -qui ont même opéré une retenue sur les salaires des grévistes, à qui il avait été promis qu'ils ne seraient pas sanctionnés pour avoir fait grève s'ils reprenaient le travail, et qu'une médiation se déroulait sous la houlette du Conseil d'Etat vaudois -une médiation unilatéralement abandonnée par Tamedia, d'ailleurs. Et cerise sur le gâteau : hier, on apprenait que le Rédac'Chef de la "Julie", Pierre Ruetschi, était limogé, coupable qu'il fut (entre autres forfaits) d'avoir refusé de transmettre aux tamediaflics la liste des noms des grévistes de juillet... En 1998, au moment de la disparition du "Journal de Genève" et de la "Gazette de Lausanne" (qui avaient fusionné), son ancien directeur, Marian Stepczynski considérait que ce qui avait provoqué la mort de son quotidien. "c'est d'avoir appartenu à des gens qui ne connaissent rien à la presse". Les temps changent, en pire : Tamedia connaît quelque chose à la presse. Mais comme le prédateur connaît quelque chose à sa proie. Obsédée par la réduction des coûts, Tamedia coupe partout où elle peut, ferme des rédactions, fusionne des titres, licencie des journalistes. Et appauvrit donc sa propre production, réduit son propre lectorat, traite ses publications comme si elles parasitaient sa recherche de revenus publicitaires. Ainsi passe-t-on en vingt ans, du "Journal de Genève" au "Matin", de l'incompétence à la nuisance.

Les larmes de crocodile ne coûtent rien aux crocodiles

"Comment la démocratie peut soutenir la presse", nous explique (dans "Le Temps" du 29 août( le président du gouvernement genevois, Pierre Maudet. Après la disparition de "L'Hebdo" et du "Matin", et avec les menaces qui pèsent sur la "Tribune (encore) de Genève", le "Temps", le "Quotidien jurassien", la Romandie "risque bien d'atteindre des sommets en matière de réduction d'effectifs journalistiques" et de pluralisme de la presse, observe Maudet. La Romandie n'est d'ailleurs pas seule à être menacée : la Commission fédérale de la concurrence (Comco) ne voit aucune objection aux fusions et concentrations dans la presse. Le pluralisme médiatique, ce n'est pas son problème, à la Comco. Son problème, c'est la liberté du marché. Donc, la Comco autorise la fusion entre AT Medien et la NZZ, et le rachet de la régie publicitaire Goldbach par Tamedia. Et tout cela, "sans condition".

La réduction du pluralisme médiatique est "assurément hostile à la formation d'opinion", constate Pierre Maudet. Assurément, en effet. Fin juin déjà, les gouvernements vaidois et genevois s'étaient "inquiétés" de l'appauvrissement de la diversité médiatique romande. Inquiétude justifiée, mais qui ne saurait à elle seule constituer une réaction politique, ni même remplir un mandat comme celui donné par la constitution genevoise : encourager la pluralité des supports d'information. Pas par fétichisme, mais par reconnaissance que le pluralisme médiatique est une condition de la réalité démocratique.
Au nom du gouvernement qu'il préside, Pierre Maudet avance donc une proposition intéressante : un "portail d'accès libre aux articles en ligne, financé de manière indirecte et non linéaire par les internautes" et hébergé par les fournisseurs d'accès à internet (Swisscom, UPC, Sunrise etc...), qui majoreraient leurs abonnements mensuels d'un franc, redistribué aux titres consultés". On vous passe les détails de ce projet, baptisé (en anglais, forcément, en français ça ferait plouc "MyPressGE".
L'idée n'est pas mauvaise. Elle est même bonne, et pas très difficile à mettre en oeuvre. Evidemment, "MyPressGE"ne sauvera pas à lui seul (ou elle seule) le pluralisme des media genevois. Il (ou elle) n'en a d'ailleurs pas la prétention. Il faudra aller plus loin, et aller plus loin, ce n'est pas encourager "la presse" en général, mais encourager la presse indépendante en particulier -les titres possédés par un groupe de presse dépendent trop de ces groupes pour qu'on puisse éviter, en les soutenant, de soutenir leurs propriétaires, sans empêcher ceux-ci, lorsqu'il leur en viendra l'envie, de les supprimer. Soutenir la presse indépendante, donc, et la soutenir matériellement, par une aide publique. Cela coûtera quelque chose, évidemment. Les discours sur les beautés du pluralisme médiatique ne coûtent rien, mais ne préservent rien non plus. Il valent ce que valurent les larmes versées sur "La Suisse", "Le Journal de Genève", "L'Hebdo", "Le Matin", le "Giornale del Popolo". Ce que valent les larmes de crocodiles. Qui ne coûtent aux crocodiles que le seul prix qu'ils sont prêts à payer : celui de l'hypocrisie.

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mercredi, 29 août 2018

D'un sionisme l'autre

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Israël : du nationalisme au tribalisme

Tel-Aviv, 4 août : A l'appel des Druzes, des dizaines de milliers de personnes manifestent contre un texte adopté par le parlement israélien, et qui, pour le résumer, proclame que désormais Israël sera un Etat démocratique pour les juifs, et un Etat juif pour les autres : la "loi fondamentale" approuvée le 19 juillet par la majorité de droite et d'extrême-droite religieuse du parlement israélien ne dit pas autre chose, en scellant la dérive du sionisme politique (nationaliste, au strict sens du terme : qui constitue une nation, juive, laquelle se dote d'un Etat démocratique, qui, dans sa loi fondamentale, proclame l'égalité fondamentale de ses citoyens quelque soit leur religion) vers un sionisme tribaliste et religieux tenant de l'apartheid, du suprématisme religieux et de l'identarisme ethnique. Le sionisme fondait un Etat juif, mais cet Etat juif n'était pas, formellement, l'Etat des seuls juifs, s'il en était le foyer national : la déclaration d'indépendance d'Israël proclamait "une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe" -quoi qu'il en soit du respect, ensuite et dans les actes de l'Etat de cette proclamation, au moins fut-elle faite. La nouvelle "loi fondamentale", elle, stipule que "le droit d'autodétermination nationale dans l'Etat d'Israël est propre au peuple juif" (qu'est-ce d'ailleurs que ce "peuple" défini par une religion ?) ce qui signifie que les autres, les non-juifs, Palestiniens musulmans ou chrétiens, en sont privés. Ce "peuple juif" n'est pas le peuple israélien, ni même le peuple des juifs d'Israël : puisqu'il est défini par sa religion, tous les juifs de la diaspora en sont aussi (sans qu'on leur ait demandé leur avis) et disposent donc de ce "droit d'autodétermination nationale dans l'Etat d'Israël" nié aux non-juifs dans ce même Etat d'Israël. Ce n'est donc plus le peuple d'Israël qui devient le sujet principal du droit fondamental d'Israël, mais seulement la partie juive de ce peuple -et d'entre cette partie juive, celle qui se définit d'abord comme juive plutôt que comme israélienne : "Israël est désormais l'Etat des Juifs et non de ses citoyens", juifs ou non, résume Michel Warschawski. De fait, non seulement les arabes musulmans et chrétiens (ensemble, 17,5 % de la population) sont exclus du droit à l'autodétermination, mais les juifs qui ne placent pas leur judaïté au-dessus de leur citoyenneté le sont aussi. Or le judaïsme est une religion, pas une nationalité. Et Israël devrait être un Etat, une citoyenneté, pas une religion. En amalgamant l'Etat et l'une des religions qui s'y pratique, fût-elle majoritaire, en passant du sionisme nationaliste au sionisme religieux, en inscrivant une sorte de "dhimmitude" dans un texte de force constitutionnelle, la droite et l'extrême-droite israéliennes font-elles autre chose que ce que nous dénonçons, légitimement, quand les islamistes le prônent et le pratiquent ?

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13:44 Publié dans Israël, Palestine, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sionisme, druzes | |  Facebook | | | |

mardi, 28 août 2018

Rentrée scolaire à Genève, "ville sociale et solidaire" : Zavez demandé votre Carte de pauvre ?

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C'est la rentrée scolaire. En Ville de Genève, les familles les moins friquées (2571 familles en 2016, pour 3838 enfants) reçoivent une modeste allocation de rentrée scolaire (130 francs par an par enfant à l'école primaire, 180 francs par enfant au Cycle d'Orientation). Cette allocation, la droite n'en voulait pas, la gauche l'avait imposée, la droite, donc la sabote : Au Conseil municipal, une majorité formée des élus du PDC, du PLR, de l'UDC et du MCG a décidé de ne plus la verser sous forme monétaire, par virement bancaire ou postal, mais de la faire distribuer sous forme de bons valables chez les commerçants de la Ville de Genève qui condescendent à les accepter. Manque de pot, la méthode choisie (les bons valables seulement dans des commerces de la Ville) pour réduire une allocation en aumône ne pouvait être appliquée : de l'avis de la Commission de la concurrence (COMCO), la restriction aux commerces de la Ville de Genève de la validité des bons (ou des cartes) que le Conseil municipal avait décidé de substituer aux versements était contraire au droit fédéral. Du coup, le prétexte du soutien aux commerces genevois, allégué par les auteurs de la modification du règlement relatif aux aides financières du service social, se retrouvait dissout dans sa propre insignifiance. Il ne reste donc comme motivation de cette modification que celle de bien faire comprendre aux bénéficiaires de ces aides en quel mépris on les tient.

 

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13:29 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ville de genève, allocation de rentrée scolaire | |  Facebook | | | |

mercredi, 01 août 2018

1er août : Qu'est-ce qu'on fête ?

Capture.JPGOuala, on est le jour de nôtre fête nationale, à nous autres, Suisses et Suissesses. Mais on y fête quoi ? Mauvaise question : ce n'est pas "quoi" l'on fête qui interroge, : mais qui fête, et qui fête qui. On ne fête pas la Confédération, la patrie, l'ethnie, la souche : on SE fête. Et cette fête suffit à la fête. On SE fête, et tant pis si on ne le mérite pas forcément. On SE fête parce qu'on est là. La Suisse ne fête pas sa naissance (il s'en faudra de cinq siècles depuis le pacte originel pour qu'un Etat suisse soit créé), ni son indépendance (les cantons "primitifs" sont tous des petits bouts du Saint Empire) : les Suisses (au sens large : celles et ceux qui habitent la Suisse) SE fêtent tels qu'ils sont aujourd'hui. Plus riches, plus libres, plus en paix que les autres. Et très contents de l'être. Et peu soucieux de savoir à quoi tiennent ces privilèges.

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14:32 Publié dans Histoire, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : 1er août | |  Facebook | | | |

samedi, 14 juillet 2018

14 juillet, fête de la révolution "en soi" et "pour soi"

Belledemai.jpgLe meilleur et le pire

Dans le calendrier pataphysique, le 14 juillet, c'est la Fête du Père Ubu. Dans le nôtre, c'est celle de la Révolution. Même pas de la révolution française, mais de la révolution"en soi et "pour soi". La Révolution majuscule, paradigmatique. En un temps où servi à toutes les sauces le mot même de « révolution » semble ne plus rien signifier qui importe, parce qu’il a été plus souvent utilisé pour désigner ce qui trahissait l’idée même de révolution que pour désigner la révolution elle-même, il faut bien commencer par rappeler ce qu’elle est, et en quoi nous sommes désormais si peu nombreux à croire encore : un bouleversement de la politique, des institutions et des rapports sociaux. Et un bouleversement pour le meilleur, non pour le pire.

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vendredi, 29 juin 2018

Pour en finir (provisoirement) avec Mai 68

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Le moment d'une révolution

C'est promis : dès demain, on ne vous reparlera plus de Mai 1968. Plus avant la célébration de son centenaire. Dans cinquante ans. Après tout, on n'aura que 116 ans. Un bel âge pour ratiociner, comme les pépés des années cinquante "Moi, j'ai fait Verdun"... "Moi, j'ai fait Mai68"... même si en réalité on n'a rien fait du tout, qu'on n'a que vu passer un mouvement qu'on ne comprenait pas, qu'on investissait de significations qu'il n'avait pas et d'espoirs qu'il ne pouvait que décevoir... Parce que ce n'était pas une révolution, mais seulement le moment d'une révolution qui avait commencé plus de dix ans avant, prit fin dix ans après et n'était ni Petrograd en 1917, ni Barcelone en 1936, mais Paris, Rome, Mexico, San Francisco ou Prague en 1968. Ou Genève, Lausanne, Zurich, Lugano ? Oui, aussi. Et de tout ça, on conversera ce soir, dès 18 heures 30, au 8 Lissignol, à Genève.

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16:13 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

jeudi, 28 juin 2018

Le projet de nouveau Musée d'Art et d'Histoire de Genève : Tout est possible. Ou presque.

nouveau-mah-a-ville-geneve.jpgLa commission d'experts chargée par le Conseil administratif de Genève de présenter un projet culturel pour le futur "nouveau Musée d'Art et d'Histoire" (et qui assumera toujours un rôle de "suivi du projet") a rendu son rapport final. Le projet qu'elle propose ("un campus muséal au coeur de la cité") a été avalisé par le Conseil administratif, et c'est donc sur cette base que les propositions précises (et les demandes de crédits) seront présentées au Conseil municipal (un proposition de crédit de "pré-étude" lui sera présentée à la rentrée).  Créer un "campus muséal au coeur de la cité" à partir du bâtiment historique (Charles Galland), rénové et augmenté du bâtiment de l'HEAD et d'excavations sous la butte de l'Observatoire, sous le MAH et sous les Casemates, rassembler toutes les activités du muséle dans le même périmètre, renforcer le rôle scientifique du musée, le doter de crédits d'acquisition suffisants, inventer "un usage novateur des collections" : le projet, tel qu'il nous a été présenté, n'est certes pas révolutionnaire (on ne l'attendait pas, et on ne l'avait pas demandé, de la commission d'experts), mais il est séduisant. Pour la raison qu'il n'exclut rien et permet tout. Et accessoirement qu'il nous donne raison de nous nêtre opposés au précédent projet, contenant sans contenu.Il faudra cependant, pour le réaliser sans le réduire a posteriori à un bel exercice intellectuel, tenir compte de deux données d'évidence, et d'un impératif non moins évident. Les deux données sont d'abord que si le MAH est un musée municipal, la Ville de Genève n'est pas tout Genève à elle seule, et ensuite que si le MAH est le musée central (et dont le projet de la commission d'expert veut renforcer la centralité) de Genève, il n'en est ni le seul musée, ni le seul musée public. Et l'impératif est de ne rien faire sans, et surtout contre, le personnel.

Le rapport est téléchargeable sur http://www.ville-geneve.ch/fileadmin/public/Departement_3/Rapports/rapport-mah-180621-ville-geneve.pdf

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16:33 Publié dans Culture, Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mah, musées | |  Facebook | | | |